Catégorie : Société

  • Edito: L’eau et l’électricité ne sont pas un luxe !

    Edito: L’eau et l’électricité ne sont pas un luxe !

    Il y a quelque chose de profondément incompréhensible, voire d’inacceptable, à demander aux consommateurs de payer plus cher pour des services dont la qualité ne cesse de se dégrader. Au Togo, les coupures répétées d’électricité viennent remettre sur la table une question fondamentale : jusqu’où les ménages devront-ils supporter les défaillances des services publics essentiels ?

    Les coupures répétées d’électricité et les informations relatives à une nouvelle hausse des tarifs de l’eau et de l’électricité relancent le débat sur la qualité des services publics au Togo. Alors que les consommateurs subissent déjà les conséquences des perturbations de la fourniture, la perspective d’une nouvelle augmentation tarifaire soulève une question de fond : peut-on payer davantage pour un service qui peine à satisfaire les attentes des usagers ?

    Les interruptions d’électricité ne sont pas sans conséquences sur les ménages et les activités économiques. Appareils endommagés, denrées alimentaires perdues, recours coûteux aux groupes électrogènes : les usagers supportent des charges supplémentaires liées aux insuffisances de la fourniture. Pour les artisans, les commerçants et les petites entreprises, les délestages se traduisent également par des pertes financières et des perturbations dans le travail.

    Dans ce contexte, une nouvelle augmentation du prix du kilowattheure, si elle venait à être confirmée, ne pourrait être envisagée sans explications préalables. L’expérience de 2025, marquée par une hausse moyenne annoncée de 12,5 % des tarifs de l’électricité et une contestation ayant conduit à une suspension partielle de la mesure, illustre les limites des décisions tarifaires insuffisamment concertées. Les consommateurs ne peuvent être simplement mis devant le fait accompli.

    Cela ne signifie pas pour autant que les difficultés financières de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) et de la Société togolaise des eaux (TdE) doivent être ignorées. Ces entreprises ont besoin de ressources pour entretenir leurs installations, moderniser leurs équipements et améliorer leurs réseaux. Mais leur équilibre financier ne saurait être dissocié de la qualité des prestations. Les populations sont en droit de connaître les coûts réels de fonctionnement, les besoins d’investissement et les raisons des dysfonctionnements persistants.

    Les informations évoquant d’éventuelles pressions du Fonds monétaire international (FMI) en faveur d’une révision des tarifs appellent également des éclaircissements. Le gouvernement gagnerait à faire preuve de transparence sur ses engagements auprès des partenaires financiers. La politique tarifaire des services essentiels ne peut être soustraite au débat public, particulièrement dans un contexte où le pouvoir d’achat des ménages reste éprouvé.

    La proposition de la LCT d’organiser des Assises nationales de l’eau et de l’énergie mérite, à cet égard, d’être examinée. Ces rencontres pourraient permettre aux différents acteurs de dresser un diagnostic partagé et de définir les orientations d’une politique durable. Encore faudrait-il qu’elles ne se limitent pas à une succession de déclarations d’intention. Elles devraient déboucher sur des engagements précis en matière de réduction des coupures, d’amélioration de la distribution, de transparence financière et de protection des consommateurs vulnérables.

    Au fond, le débat dépasse le montant des factures. Il porte sur les obligations des fournisseurs de services publics et les droits des usagers. Si les consommateurs doivent contribuer au financement des infrastructures, ils sont également en droit d’exiger une fourniture régulière et de qualité. Il appartient aux autorités de garantir cet équilibre.

    Avant toute nouvelle augmentation tarifaire, un bilan public des performances des secteurs de l’eau et de l’électricité s’impose. La modernisation de ces services ne peut se mesurer uniquement aux recettes mobilisées ou aux tarifs appliqués. Elle doit surtout se traduire par une amélioration concrète des conditions d’accès à l’eau et à l’électricité. C’est à cette exigence que devra répondre toute réforme de ces secteurs.

  • Littérature : Komlan A. Aziale interroge le Togo à l’épreuve du postmodernisme

    Littérature : Komlan A. Aziale interroge le Togo à l’épreuve du postmodernisme

    Mœurs, gouvernance politique, démocratie et développement. Dans son nouvel ouvrage intitulé Le Togo à l’épreuve du postmodernisme, le philosophe Komlan A. Aziale propose une lecture critique des mutations qui traversent la société togolaise. Une réflexion qui invite à repenser les valeurs sociales, les pratiques politiques et les conditions d’un développement durable.

    Le Togo et ses transformations sociales, politiques et économiques sont au cœur du nouvel essai de Komlan A. Aziale. Intitulé Le Togo à l’épreuve du postmodernisme : Mœurs, dynamiques politiques et exigences de développement, cet ouvrage publié aux éditions L’Harmattan, dans la collection « Diplomatie et stratégie », s’intéresse aux mutations que connaît la société togolaise dans un monde marqué par une interconnexion croissante des sociétés.

    Sur 136 pages, l’auteur entend dépasser le simple constat des changements pour en interroger les conséquences sur l’organisation de la société et les perspectives de développement. Son ambition est notamment de mettre en lumière les éventuelles pathologies sociales dont la méconnaissance pourrait compromettre les efforts de transformation.

    Des mœurs à la gouvernance politique

    L’ouvrage s’articule autour de trois grands axes. Le premier porte sur l’évolution des mœurs dans une société togolaise attachée aux valeurs morales et éducatives. À travers cette entrée, Komlan A. Aziale examine les fluctuations des comportements et les transformations des repères sociaux. Une interrogation qui renvoie à la capacité de la société à préserver certains fondements culturels tout en s’adaptant aux nouvelles réalités.

    Le deuxième axe est consacré à la gouvernance politique. L’auteur y propose une analyse critique des pratiques politiques au Togo, avec une attention particulière portée aux conditions nécessaires à l’enracinement de la démocratie. Cette réflexion place au centre du débat les exigences d’une gouvernance capable de répondre aux aspirations démocratiques et aux mutations de la société.

    Le troisième volet aborde la question du développement sous deux angles moins conventionnels : les interactions entre littérature et musique, d’une part, et le paradoxe de la « malédiction des zones minières », d’autre part. L’auteur ouvre ainsi la réflexion au-delà des seuls indicateurs économiques, en interrogeant également la place de la création culturelle et les contradictions liées à l’exploitation des ressources naturelles.

    Une réflexion dans la continuité de ses travaux

    Maître de conférences en philosophie politique et sociale à l’Université de Kara, Komlan A. Aziale est également directeur adjoint du Laboratoire d’études et de recherches sur les pratiques endogènes pour le développement durable en Afrique (LERPEDDA). Ses travaux portent notamment sur les mutations sociopolitiques et la dynamique individualiste en Afrique.

    Cette nouvelle publication s’inscrit dans la continuité d’une production intellectuelle déjà marquée par plusieurs ouvrages. En septembre 2025, il publiait Diversité et démocratie : Contributions à l’analyse du lien social en Afrique, aux Éditions Lumumba. Dans cet ouvrage, il s’intéressait aux rapports entre diversité et démocratie, notamment à la place des communautés culturelles, ethniques et religieuses dans la construction du vivre-ensemble sur le continent africain.

    Avec Le Togo à l’épreuve du postmodernisme, le philosophe resserre son champ d’observation sur la société togolaise, tout en conservant une perspective plus large sur les transformations contemporaines. Son questionnement traverse plusieurs dimensions de la vie collective et met en relation les évolutions des comportements, les pratiques de gouvernance et les impératifs du développement.

    Au-delà de sa dimension académique, cet essai se présente ainsi comme une invitation au débat sur les orientations de la société togolaise. Il pose, en filigrane, une question essentielle : comment une société peut-elle s’adapter aux mutations du monde contemporain sans perdre ses repères et tout en créant les conditions d’un progrès partagé ?

  • Réinstallation des populations à Sagonou : entre promesses de modernité et défi de la réalité

    Réinstallation des populations à Sagonou : entre promesses de modernité et défi de la réalité

    La Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) a lancé, vendredi, à Sagonou Apéyémé, dans le canton d’Abobo, un projet pilote de réinstallation de dix familles affectées par l’exploitation minière. Présentée comme un modèle de village moderne, l’initiative prévoit des logements, des espaces agricoles et des infrastructures communautaires. Reste à savoir si les réalisations seront à la hauteur des maquettes et des promesses faites aux populations.

    La réinstallation des populations affectées par les activités minières ne se résume pas à la construction de nouvelles habitations. Elle suppose également de garantir aux personnes déplacées un environnement décent, des infrastructures adaptées et des moyens de subsistance durables. C’est dans cette perspective que la SNPT entend expérimenter une nouvelle approche à Sagonou Apéyémé, dans la commune de Zio 1.

    La pose de la première pierre du projet pilote, effectuée par le président du conseil d’administration de la société, Essomanam Edjeba, marque le début d’une opération qui prévoit la construction de dix logements témoins, destinés à accueillir autant de familles affectées par l’exploitation du phosphate.

    Sur le papier, le projet présente les caractéristiques d’un véritable village moderne. Chaque logement devrait disposer d’un espace agricole équipé d’un système familial d’irrigation au goutte-à-goutte. Les bénéficiaires pourront ainsi développer des cultures maraîchères, notamment le piment, la tomate, l’oignon et le gingembre, dans le but de diversifier leurs revenus et de préserver une certaine autonomie économique.

    À ces aménagements s’ajoute la création d’un hub logistique communautaire. Celui-ci devrait regrouper des pépinières, des entrepôts d’intrants agricoles, des unités de transformation du maïs et du manioc, des équipements mutualisés, des ateliers ainsi qu’un comptoir commercial. L’accès à l’eau et aux solutions énergétiques solaires figure également parmi les prestations annoncées.

    Délocaliser ne suffit pas, encore faut-il bien reloger

    L’ambition affichée par la SNPT est appréciable au regard des enjeux sociaux liés à l’exploitation minière. Toutefois, une question essentielle demeure : quelle sera la réalité des infrastructures une fois les travaux achevés ?

    L’expérience de nombreux projets d’aménagement montre qu’il peut exister un écart considérable entre les maquettes présentées aux populations et les réalisations livrées. Les projections architecturales donnent souvent à voir des espaces modernes, fonctionnels et bien équipés. Mais, au moment de la concrétisation, les infrastructures, les équipements ou les commodités annoncés ne correspondent pas toujours aux attentes initiales.

    Il importe donc que le projet de Sagonou ne se limite pas à une présentation séduisante. Les dix logements, les espaces agricoles, les équipements collectifs et les services sociaux devront être effectivement réalisés conformément aux engagements pris. La qualité des matériaux, la fonctionnalité des installations, l’accessibilité des services et les conditions d’occupation devront également retenir l’attention.

    Car délocaliser est une chose, reloger dans de bonnes conditions en est une autre. Pour les familles contraintes d’abandonner leurs habitations et parfois leurs terres agricoles, le changement de lieu de résidence ne doit pas se traduire par une dégradation de leurs conditions d’existence. La réinstallation doit leur permettre de retrouver, voire d’améliorer, leur niveau de vie antérieur.

    Les populations déjà déplacées également dans l’équation

    La SNPT affirme vouloir étendre cette démarche aux communautés déjà réinstallées. Des hubs logistiques adaptés à leurs besoins, notamment dans les domaines de l’élevage et de la production agricole, sont annoncés. La société prévoit également de renforcer ses interventions sociales de proximité et de contribuer à la réalisation d’infrastructures socioéconomiques dans les communes de la zone minière.

    Selon Essomanam Edjeba, cette orientation répond à une instruction du président du Conseil invitant les instances de la société à explorer des approches innovantes en matière de réinstallation et d’accompagnement des populations. Il présente le projet comme une expérimentation communautaire qui devra être conduite avec et pour les populations concernées, et non comme un simple investissement immobilier.

    Le directeur général de la SNPT, Abalo Kezie, inscrit également cette initiative dans une dynamique plus large d’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines de la zone minière. Il évoque une première étape d’un programme intégré de développement des territoires ruraux.

    Reste désormais à transformer ces annonces en réalisations concrètes. L’enjeu ne se mesure pas uniquement au nombre de logements construits ou à la superficie des espaces aménagés, mais surtout à la capacité des familles réinstallées à vivre dignement, à accéder aux services essentiels et à poursuivre leurs activités économiques.

    Au-delà de Sagonou, la crédibilité de cette nouvelle approche se jouera donc dans la durée, à travers le respect des engagements, l’entretien des infrastructures et le suivi des bénéficiaires. Les populations déplacées ne devraient pas avoir simplement un nouveau toit, mais un cadre de vie réellement meilleur que celui qu’elles ont été contraintes de quitter.

  • Gilbert Houngbo face à l’épreuve du second mandat : ses atouts et ses zones de fragilité

    Gilbert Houngbo face à l’épreuve du second mandat : ses atouts et ses zones de fragilité

    Soutenu par l’Union africaine, le Togolais défend son bilan à la tête de l’OIT dans un contexte de crise financière et de concurrence internationale.

    Le 16 novembre 2026, Gilbert Houngbo jouera une nouvelle étape de sa carrière internationale. Élu en 2022 à la tête de l’Organisation internationale du travail (OIT), dont il est le premier dirigeant africain, l’ancien Premier ministre togolais brigue un second mandat. Mais derrière le symbole de cette candidature se dessinent des enjeux de gouvernance, de justice sociale et de financement qui pourraient peser dans le débat.

    Un parcours international et des acquis à faire valoir

    Le premier atout de Gilbert Houngbo réside dans son expérience. Avant de prendre les commandes de l’OIT, il a occupé les fonctions de Premier ministre du Togo, de haut responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et de président du Fonds international de développement agricole (FIDA). Ce parcours lui a permis d’acquérir une connaissance des mécanismes multilatéraux, de la coopération internationale et des questions de développement.

    Son élection en 2022 avait également marqué une étape symbolique : pour la première fois depuis la création de l’OIT en 1919, un Africain accédait à sa direction générale. Le soutien de l’Union africaine à sa candidature pour un nouveau mandat prolonge cette dynamique. Il représente un argument diplomatique important pour ceux qui défendent une meilleure représentation du continent dans les institutions internationales.

    Sur le plan du travail, le bilan du dirigeant togolais comporte des éléments concrets. Sous son mandat, l’OIT a notamment adopté de nouveaux instruments internationaux portant sur les dangers biologiques et le travail sur les plateformes numériques. L’organisation a aussi engagé des travaux sur l’évolution des normes internationales et la protection des travailleurs face aux mutations du marché de l’emploi. Des analyses publiées en octobre 2026 soulignent également les avancées enregistrées sur le terrain de la protection du droit de grève.

    Ces éléments donnent à Gilbert Houngbo des arguments pour défendre la continuité. Pour ses partisans, un second mandat permettrait de consolider les réformes engagées et de poursuivre les efforts en faveur du travail décent, de la protection sociale et du dialogue entre les gouvernements, les employeurs et les syndicats.

    La crise financière, principale zone de fragilité

    Toutefois, le bilan du directeur général sortant ne peut être dissocié des difficultés financières auxquelles l’OIT est confrontée. Les retards de paiement des contributions des États membres, particulièrement ceux des États-Unis, ont fortement fragilisé la trésorerie de l’organisation. En juillet 2026, les arriérés de contributions atteignaient 368 millions de francs suisses, dont 257 millions dus par Washington, selon Reuters.

    Cette situation a contraint l’institution à envisager des économies importantes. En août, la direction a proposé la suppression d’environ 120 postes afin de réduire les dépenses. Une mesure sensible, qui soulève des inquiétudes sur les capacités opérationnelles de l’organisation et sur les conditions dans lesquelles elle pourra poursuivre ses missions.

    Même si cette crise résulte en grande partie des impayés des États membres, elle place la gestion de Gilbert Houngbo au centre des interrogations. Les représentants des travailleurs peuvent légitimement demander comment préserver les compétences de l’organisation, maintenir les programmes essentiels et garantir que les restrictions budgétaires ne compromettent pas la défense des droits sociaux.

    Autre point de controverse : les démarches attribuées à l’entourage du directeur général pour rapprocher l’organisation de l’administration américaine, notamment à travers la possibilité de confier une fonction stratégique à un responsable américain, dans un contexte où Washington doit d’importantes contributions. Cette approche, rapportée par El País, suscite des critiques sur le risque de concessions politiques au nom du rétablissement des financements. Elle devra être appréciée au regard des explications de la direction et des garanties d’indépendance de l’institution.

    Une concurrence qui dépasse les frontières africaines

    Gilbert Houngbo ne sera pas seul en lice. La ministre espagnole du Travail, Yolanda Díaz, et l’ancien ministre péruvien des Affaires étrangères Javier González-Olaechea figurent également parmi les candidats annoncés pour l’élection du 16 novembre.

    La candidature espagnole apporte une autre lecture des priorités de l’OIT, avec un accent mis sur les droits sociaux, les réformes du marché du travail et le dialogue avec les syndicats. Les critiques formulées contre la gestion du sortant montrent que la compétition ne se résume pas à une question de représentation géographique : elle porte aussi sur les orientations à donner à l’organisation et sur la manière de répondre à la crise financière.

    Le Conseil d’administration de l’OIT, composé de 56 membres représentant les gouvernements, les travailleurs et les employeurs, devra départager les candidats. Le soutien de l’Union africaine constitue un avantage diplomatique pour Gilbert Houngbo, mais il ne suffit pas, à lui seul, à déterminer l’issue du scrutin.

    Au-delà de la bataille des candidatures, l’enjeu est celui de la capacité de l’OIT à préserver son rôle dans un monde marqué par l’essor du travail informel, les transformations technologiques et les inégalités persistantes.

    Pour Gilbert Houngbo, le défi consiste donc à défendre les acquis de son premier mandat tout en répondant aux critiques sur la gestion des ressources et les choix stratégiques. Pour le Togo et l’Afrique, sa candidature revêt une portée symbolique indéniable. Mais la question centrale demeure celle des résultats, de l’indépendance de l’institution et de sa capacité à garantir les droits des travailleurs, quelles que soient les pressions économiques ou diplomatiques.

  • Togo : le gaz de WAPCo attendu le 27 octobre, les Togolais à bout de patience

    Après le remplacement de deux vannes stratégiques sur le réseau gazier, WAPCo prévoit de reprendre le transport de gaz naturel au plus tard le 27 octobre 2026. Une échéance attendue dans un contexte de coupures d’électricité qui perturbent le quotidien des ménages et les activités économiques. La remise en service reste toutefois subordonnée aux résultats des inspections techniques.

    Les perspectives d’un retour progressif à la normale se dessinent dans le secteur énergétique togolais. La West African Gas Pipeline Company Limited (WAPCo), société chargée de l’exploitation du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (GAO), annonce des avancées dans les travaux de maintenance de la branche de Lomé. L’entreprise table sur une reprise du transport de gaz naturel d’ici au 27 octobre 2026, à condition que les vérifications techniques en cours ne révèlent aucune anomalie majeure.

    Cette annonce intervient alors que les interruptions de la fourniture d’électricité se multiplient depuis plusieurs jours dans la capitale et dans d’autres localités du pays. La maintenance du gazoduc, qui alimente notamment les centrales thermiques, constitue l’une des principales explications avancées par les responsables du secteur pour justifier ces perturbations.

    Dans un communiqué publié le 20 octobre, WAPCo indique avoir achevé, entre le 14 et le 17 octobre, le remplacement de deux équipements essentiels : la vanne sous-marine de la dérivation de Lomé et la vanne d’arrêt située à l’entrée de la station de régulation et de comptage. Selon la société, les interventions se sont déroulées sans incident.

    Ces opérations représentent une étape importante dans la remise en état des installations. Elles ne signifient cependant pas que le transport du gaz peut reprendre immédiatement. D’autres vérifications doivent encore permettre de s’assurer de la fiabilité de la conduite avant sa remise en service.

    Une inspection décisive avant la reprise

    Après le remplacement des vannes, les équipes techniques doivent procéder à l’évacuation de l’eau présente dans la conduite, puis au séchage du pipeline. Ces opérations préparatoires sont indispensables à l’inspection interne de la branche de Lomé, longue de 19 kilomètres.

    Pour cette étape, WAPCo prévoit d’utiliser un dispositif reposant sur la technologie de fuite de flux magnétique, connue sous son appellation anglaise Magnetic Flux Leakage (MFL). Cette méthode permet d’examiner l’état de la canalisation et de repérer d’éventuelles anomalies susceptibles d’affecter son intégrité.

    L’objectif est de détecter les défauts potentiels avant la reprise des opérations, afin de limiter les risques techniques et de garantir la sécurité des installations. Le calendrier annoncé prévoit l’achèvement de l’évacuation de l’eau dans les jours suivant la publication du communiqué, avant le lancement de l’inspection.

    La date du 27 octobre doit donc être considérée comme une prévision et non comme une garantie absolue. La remise en service dépendra des conclusions des contrôles et de l’absence d’imprévu technique. WAPCo entend ainsi privilégier la sécurité de l’infrastructure plutôt que de précipiter la reprise du transport.

    Le directeur général de la société, Abiodun Bodunrin, rappelle cette exigence en affirmant que « la sécurité, l’intégrité et la fiabilité à long terme du système de pipeline demeurent nos priorités absolues ».

    L’électricité, l’autre urgence pour les autorités

    Au Togo, les conséquences de cette interruption dépassent le seul secteur gazier. La suspension du transport de gaz sur la branche de Lomé depuis le 12 octobre affecte les activités liées à la production d’électricité. Or, les centrales thermiques jouent un rôle important dans l’approvisionnement du pays.

    Le directeur général de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET), Ilagou Ayéva, a confirmé, le 20 octobre sur la Télévision togolaise (TVT), que les délestages observés dans plusieurs villes sont liés à cette maintenance. Il a indiqué qu’un retour à la normale était attendu vers la fin du mois, à l’issue des travaux.

    Pour limiter les effets de la baisse des disponibilités en gaz, le recours à des combustibles liquides plus coûteux a notamment été envisagé dans le dispositif d’adaptation de la CEET. Ces solutions de substitution ont cependant leurs limites et ne suffisent pas nécessairement à prévenir toutes les interruptions de courant.

    Pour les ménages, les petits commerçants, les artisans et les entreprises, l’enjeu est désormais de savoir quand l’alimentation électrique retrouvera une plus grande régularité. Au-delà des désagréments domestiques, les coupures peuvent perturber la conservation des produits, ralentir les activités de production et entraîner des dépenses supplémentaires pour les opérateurs contraints de recourir à des groupes électrogènes.

    La reprise du transport de gaz pourrait ainsi contribuer à améliorer la disponibilité de l’électricité, sans garantir, à elle seule, la disparition immédiate de tous les délestages. Le rétablissement effectif dépendra également des conditions de fonctionnement des centrales et de l’équilibre général entre l’offre et la demande d’électricité.

    Un test pour la sécurité énergétique régionale

    Le Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest constitue une infrastructure stratégique reliant le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana. Il facilite l’acheminement du gaz naturel destiné notamment à la production d’électricité et aux activités industrielles. La maintenance de ses installations répond donc à des impératifs qui dépassent les frontières togolaises.

    En remerciant les autorités togolaises, le ministère chargé des Mines et des Ressources énergétiques, la CEET, ContourGlobal Togo, les entreprises et les populations pour leur coopération, WAPCo reconnaît implicitement l’importance de la coordination entre les différents acteurs durant cette période délicate.

    Reste que l’épisode met en lumière la vulnérabilité de l’approvisionnement électrique face aux contraintes affectant les infrastructures gazières. La date du 27 octobre est désormais attendue avec intérêt, mais la priorité demeure la remise en service d’une installation fiable et sûre.

    Pour les usagers, l’espoir est simple : que l’achèvement des travaux se traduise rapidement par une amélioration tangible de la fourniture d’électricité. La confirmation de la reprise du gaz, puis ses effets sur la distribution du courant, seront les prochains indicateurs à surveiller.

  • Kara : dans les montagnes de Koumondè, la source d’une nouvelle bataille pour l’eau

    Kara : dans les montagnes de Koumondè, la source d’une nouvelle bataille pour l’eau

    À plusieurs kilomètres de toute habitation, dans les montagnes de Koumondè, le site de Sara s’apprête à devenir l’un des points stratégiques du futur dispositif d’alimentation en eau potable de Kara. C’est ici que doit être aménagée la prise N°1 du projet, avec une retenue destinée à sécuriser la ressource et à permettre, après traitement, l’acheminement de l’eau jusqu’aux populations. Une particularité du site pourrait surtout alléger considérablement les coûts d’exploitation : sa position en hauteur doit permettre une distribution par gravité.

    Il faut parcourir plusieurs kilomètres dans la brousse avant d’atteindre le site de Sara. L’accès n’est pas évident. Mais au bout du chemin, le paysage révèle une donnée essentielle pour le futur approvisionnement en eau potable de Kara : l’altitude.

    C’est dans cette zone des montagnes de Koumondè que le ministre délégué auprès du ministre de l’Aménagement du Territoire, chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, a conduit une délégation technique pour visiter le site devant accueillir la prise N°1 du nouveau système d’adduction d’eau de la ville de Kara.

    À ses côtés figuraient notamment Yawo Ewoenam Zégue, secrétaire général par intérim du ministère, et Djibril Soulemana Hamissou, directeur de la Planification, des Études et des Travaux à la SP-EAU.

    Sur place, l’enjeu apparaît clairement : capter, stocker, traiter puis acheminer une ressource suffisante pour répondre durablement aux besoins d’une ville confrontée depuis plusieurs années à des difficultés d’approvisionnement.

    Sara, une réserve stratégique pour Kara

    Le dispositif prévu repose sur deux sites de captage. Le site visité à Sara constitue l’un des éléments majeurs de cette architecture.

    « Nous sommes sur le site où il est prévu de faire la prise N°1 pour l’adduction d’eau potable de la ville de Kara », a expliqué Séna Alipui au cours de la visite.

    L’aménagement doit notamment comprendre une digue destinée à constituer une réserve. L’objectif est de disposer d’une quantité d’eau suffisante pour sécuriser l’approvisionnement au fil des saisons, y compris lorsque les conditions hydrologiques deviennent moins favorables.

    Cette logique de stockage est au cœur du projet. Les documents de passation de marchés de la SP-EAU prévoient en effet des ouvrages de captage, de traitement, de stockage ainsi que des réseaux d’adduction et de distribution. Le financement du projet est assuré notamment par le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe et la Banque islamique de développement.

    Le projet global représente environ 27 milliards de francs CFA. Il doit permettre d’améliorer la desserte de plus de 200 000 personnes, soit environ 40 000 ménages, dans Kara et plusieurs localités environnantes. L’objectif annoncé est également de faire passer le taux d’accès à l’eau potable dans la ville de Kara de 50 % à 75 %.

    L’ambition ne consiste donc pas simplement à ajouter quelques points d’eau au réseau existant. Il s’agit de modifier l’architecture même de l’alimentation en eau de la région.

    Une eau qui pourrait descendre naturellement vers Kara

    La particularité du site de Sara tient surtout à sa topographie.

    Selon les explications fournies lors de la visite, le point de captage se trouve à une altitude supérieure à celle de la ville de Bafilo et du périmètre desservi. Cette configuration doit permettre, après traitement, de faire circuler l’eau par gravité, sans recourir au pompage pour son acheminement vers les populations.

    « De ce site jusqu’à la population, on a 30 km. Ce sera facile parce qu’ici, nous sommes en élévation », a expliqué le ministre.

    Cette donnée topographique pourrait être déterminante dans l’exploitation future de l’ouvrage. En limitant le recours au pompage sur certaines portions du système, la configuration gravitaire peut contribuer à réduire les besoins énergétiques et à simplifier l’acheminement de l’eau.

    Mais avant que l’eau ne coule naturellement vers les populations, tout un ensemble d’infrastructures devra être réalisé. Le projet prévoit notamment des ouvrages de captage, des conduites, des équipements de traitement et des réservoirs.

    Les informations techniques publiées dans le cadre des marchés du projet font état, pour certaines composantes, d’une capacité de captage pouvant atteindre 500 m³ par heure, d’une nouvelle station de traitement d’environ 10 000 m³ par jour, ainsi que d’un réservoir de 5 000 m³ à Kara-Sud.

    À terme, la capacité globale de production doit passer d’environ 12 000 à 22 000 m³ d’eau par jour.

    Le défi de la saison sèche

    Le choix d’une retenue à Sara répond à une difficulté bien connue des systèmes d’alimentation en eau : la disponibilité de la ressource ne doit pas dépendre uniquement des périodes de fortes précipitations.

    La construction d’une digue et d’une capacité de stockage vise précisément à constituer une réserve mobilisable lorsque les débits diminuent. La sécurisation de la ressource apparaît d’autant plus importante que les autorités togolaises ont récemment reconnu les difficultés d’approvisionnement rencontrées dans plusieurs régions du pays. Pour Kara, le gouvernement présente le nouveau projet comme une réponse structurelle aux limites du dispositif existant.

    La rivière Sara occupe depuis plusieurs années une place dans les réflexions sur l’avenir hydraulique de Kara. Les documents de planification de la SP-EAU mentionnaient déjà la mobilisation de ses eaux comme une solution destinée à renforcer durablement le système d’alimentation de la ville.

    Le passage du projet sur le papier à la réalité du terrain marque donc une étape importante.

    Sur le site de Sara, au milieu de la végétation et loin des grands centres urbains, l’enjeu paraît presque paradoxal : il faut d’abord construire de lourds ouvrages dans un environnement difficile d’accès pour ensuite permettre à l’eau de parcourir des dizaines de kilomètres avec, en partie, la seule force de la gravité.

    Pour Kara, le pari est de taille : transformer une ressource naturelle située dans les montagnes en un service public régulier et sécurisé.

    Le chantier devra désormais répondre à plusieurs exigences : la qualité des ouvrages, la capacité réelle de stockage, la disponibilité de la ressource pendant les périodes sèches, l’efficacité du traitement et la fiabilité des conduites jusqu’aux zones desservies.

    Le projet est porté par la Société de patrimoine eau et assainissement en milieu urbain et semi-urbain (SP-EAU). Les procédures de passation de marchés prévoient précisément des travaux de captage, de traitement, de stockage, d’adduction et de distribution.

    Le défi n’est donc plus seulement de trouver de l’eau. Il est désormais de faire en sorte que cette eau, une fois captée et traitée, arrive effectivement aux robinets, en quantité suffisante et de manière durable.

    À Sara, dans les montagnes de Koumondè, le chantier commence loin des regards. Mais son aboutissement se mesurera beaucoup plus bas, dans les quartiers de Kara et les localités environnantes, là où des milliers de familles attendent surtout une chose : ouvrir le robinet et trouver de l’eau.

  • ABOUDOU TOGBÉ : VOTRE ROUTE, VOTRE CONFORT, VOTRE DESTINATION !

    ABOUDOU TOGBÉ : VOTRE ROUTE, VOTRE CONFORT, VOTRE DESTINATION !

    Vous arrivez au Togo ? Vous souhaitez visiter le pays, voyager en toute tranquillité ou disposer d’un véhicule fiable pour vos déplacements ? Faites appel à Aboudou Togbé, chauffeur expérimenté, courtois et discret.

    Avec une expérience solide de la conduite et une parfaite attention portée à ses passagers, Aboudou Togbé met son savoir-faire au service des touristes, voyageurs, professionnels, familles et particuliers qui souhaitent se déplacer au Togo dans les meilleures conditions.

    Que vous soyez en voyage touristique, en déplacement professionnel, en excursion ou simplement à la recherche d’un véhicule avec chauffeur, une solution adaptée à vos besoins vous est proposée.

    PARTEZ À LA DÉCOUVERTE DU TOGO !

    De Lomé à Kpalimé, d’Atakpamé à Kara, jusqu’aux régions septentrionales, le Togo offre une diversité de paysages, de cultures et de sites à découvrir.

    Avec Aboudou Togbé au volant, profitez de vos déplacements sans vous soucier de la conduite. Ponctualité, prudence, discrétion, disponibilité et convivialité sont au cœur de son service.

    Besoin d’un transfert, d’une excursion, d’un véhicule pour plusieurs jours ou d’un accompagnement personnalisé pour découvrir le pays ? Aboudou Togbé est à votre disposition.

    DES VÉHICULES POUR VOS DIFFÉRENTS BESOINS

    Pour répondre aux exigences de ses clients, plusieurs types de véhicules sont disponibles :

    • Renault — pour vos déplacements individuels ou en petit groupe
    • Mazda — pour vos trajets et déplacements quotidiens
    • Ford — pour les groupes, familles, équipes et déplacements nécessitant davantage d’espace

    Etc.

    L’objectif est simple : vous permettre de voyager confortablement, en toute sérénité et avec un chauffeur de confiance.

    BESOIN D’UN CHAUFFEUR AU TOGO ?

    Ne laissez pas les contraintes de déplacement gâcher votre séjour !

    Aboudou Togbé vous accompagne sur les routes du Togo.

    WhatsApp : +228 99 43 51 30

    ABOUDOU TOGBÉ — Votre chauffeur, votre confort, votre tranquillité… et le Togo à découvrir !

  • FALILA PRESTIGE : de la lumière des réseaux à l’engagement pour les plus vulnérables

    FALILA PRESTIGE : de la lumière des réseaux à l’engagement pour les plus vulnérables

    Derrière l’entrepreneure et la personnalité suivie sur les réseaux sociaux se dessine désormais une autre ambition, celle de mettre la visibilité au service de la solidarité. Avec FALILA PRESTIGE, FALILA 228 entend faire de l’engagement social une démarche durable, tournée vers les enfants vulnérables, l’éducation, les communautés rurales et l’accès aux services essentiels. 

    Transformer la visibilité en impact social

    À Lomé, une nouvelle initiative entend donner un autre sens à l’engagement social. Baptisée FALILA PRESTIGE, l’association se présente comme une structure humanitaire portée par une ambition, celle de venir en aide aux populations vulnérables et inscrire la solidarité dans une dynamique qui dépasse les actions ponctuelles.

    Son champ d’intervention annoncé est large. L’association souhaite notamment apporter un soutien moral, social et matériel aux orphelins et aux enfants en situation de vulnérabilité. La scolarisation et la formation figurent également parmi ses priorités, avec la volonté de contribuer à offrir à ces jeunes des conditions plus favorables pour construire leur avenir.

    FALILA PRESTIGE entend aussi se rapprocher des structures qui accompagnent quotidiennement les personnes fragilisées. Orphelinats, centres d’accueil et autres structures sociales pourraient ainsi bénéficier d’actions de soutien, tandis que des collectes et campagnes de dons sont envisagées afin de mobiliser davantage de personnes autour de cette démarche.

    Mais l’association veut voir plus loin que les centres urbains. Son projet prévoit notamment des initiatives en faveur des communautés rurales. Avec l’ambition de contribuer à l’installation de forages et de systèmes d’accès à l’eau potable dans des zones où cet accès demeure une préoccupation majeure.

    L’idée affichée est donc celle d’un engagement qui ne se résume pas à un geste ponctuel. Il s’agit, selon la vision portée par l’initiative, de favoriser des actions susceptibles de produire des effets durables sur les conditions de vie des populations ciblées.

    L’éducation et les enfants au cœur de la démarche

    Dans cette vision, l’enfant occupe une place particulière. FALILA PRESTIGE veut faire de l’éducation un levier d’émancipation pour les jeunes issus de milieux défavorisés.

    L’accès à l’école, la formation et les initiatives éducatives constituent ainsi des axes autour desquels l’association souhaite développer ses interventions. Une orientation qui part d’un constat simple : pour un enfant vulnérable, l’accompagnement ne peut se limiter à répondre à une urgence immédiate. Il doit également contribuer à lui donner les moyens de construire son propre avenir.

    Cette approche explique également l’intérêt affiché pour les orphelinats et les centres d’accueil. Ces structures sont souvent au contact direct de publics ayant besoin d’un accompagnement matériel, éducatif et social. Leur apporter un appui constitue donc l’un des volets envisagés par FALILA PRESTIGE.

    La démarche se veut par ailleurs communautaire. Les populations rurales font partie des bénéficiaires potentiels, notamment à travers les projets liés à l’eau potable. En s’intéressant à cette problématique, l’association entend élargir son action à des besoins essentiels qui touchent directement la santé, les conditions de vie et le développement local.

    Derrière cette orientation se trouve une valeur revendiquée comme fondamentale : la solidarité. Une solidarité qui, dans l’esprit de FALILA PRESTIGE, doit pouvoir rassembler donateurs, bénévoles, partenaires et acteurs de terrain autour d’objectifs concrets.

    FALILA 228, de l’entrepreneuriat à la cause humanitaire

    À l’origine de cette initiative se trouve FALILA 228, entrepreneure, créatrice de contenus et personnalité présente sur les réseaux sociaux. Son parcours public s’est notamment construit autour de messages consacrés à la confiance en soi, à la persévérance, à l’ambition et au dépassement des difficultés.

    Dans ses prises de parole, elle insiste régulièrement sur la nécessité pour chacun de construire son propre parcours sans se laisser enfermer dans la comparaison avec les autres. Une ligne de communication qui s’adresse particulièrement aux femmes et aux jeunes, auxquels elle transmet des messages d’encouragement et de résilience.

    Son activité entrepreneuriale constitue également une composante importante de son parcours, notamment à travers l’univers de la mode avec FALILA 228 Fashion House. La création de FALILA PRESTIGE ouvre désormais un autre chapitre, celui d’une visibilité utilisée comme point d’appui pour une démarche à vocation sociale.

    L’enjeu sera désormais de transformer cette ambition en réalisations concrètes et durables. Car entre une vision humanitaire et son inscription dans la réalité du terrain, il existe toujours un chemin fait de mobilisation, de ressources, de partenariats et de continuité.

    FALILA PRESTIGE entend précisément s’inscrire dans cette perspective. Soutenir les enfants, accompagner les personnes vulnérables, favoriser l’éducation, contribuer à l’accès à l’eau potable et soutenir les communautés rurales constituent autant d’objectifs annoncés.

    En clair, pour FALILA 228, cette nouvelle aventure représente ainsi plus qu’une extension de son parcours entrepreneurial. Elle se veut l’ouverture d’une démarche où la réussite individuelle peut être mise au service d’une ambition collective.

    « Un geste peut changer une vie », résume la philosophie affichée par FALILA PRESTIGE. Reste désormais à transformer cette promesse en actions, sur le terrain et dans la durée.

  • LAETUS-Togo : quand l’humanitaire se transforme en actions concrètes au cœur des communautés

    LAETUS-Togo : quand l’humanitaire se transforme en actions concrètes au cœur des communautés

    De la santé à l’éducation, en passant par l’accès à l’eau potable et l’accompagnement des personnes vulnérables, l’ONG LAETUS-Togo s’est progressivement imposée comme un acteur de proximité auprès des communautés togolaises. Une présence particulièrement visible dans le Grand Lomé et le Bas-Mono.

    Créée à l’origine comme association avant d’être reconnue comme ONG, LAETUS-Togo inscrit son action dans l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables. Le Journal officiel togolais mentionne notamment, dès 2011, un objectif consacré à l’amélioration des conditions de vie des orphelins et des personnes démunies.

    De la santé à l’accès à l’eau

    Le volet sanitaire occupe une place importante dans les interventions de l’organisation. LAETUS-Togo dispose notamment d’un centre médico-sanitaire à Adidogomé, à Lomé, identifié comme structure de soins. Des expériences de volontariat documentent également la mise en place d’une pharmacie communautaire au sein de ce centre ainsi que des activités d’éducation sanitaire et de sensibilisation à l’hygiène.

    L’action de l’ONG dépasse toutefois le cadre médical. Dans le Bas-Mono, elle a participé à des initiatives portant sur l’accès à l’eau et à l’assainissement. En 2016, deux puits et une latrine publique ont notamment été réalisés à Deveme, Matchale et Afagnan-Djita avec le soutien de partenaires espagnols.

    L’éducation comme autre levier

    LAETUS-Togo intervient également dans le domaine éducatif. En novembre 2020, son projet « Éducation pour tous » a permis de cibler 980 élèves dans plusieurs établissements du Bas-Mono, avec la distribution de kits scolaires. L’objectif affiché était de soutenir les enfants issus de familles disposant de moyens limités.

    À travers ces différentes initiatives, LAETUS-Togo développe ainsi une approche multisectorielle : soigner, éduquer, accompagner et améliorer les conditions de vie. Des actions qui illustrent le rôle que peuvent jouer les organisations de la société civile dans la réponse aux besoins sociaux des communautés.

  • Space to Lead : le Togo mise sur une nouvelle génération de « Champions du changement »

    Space to Lead : le Togo mise sur une nouvelle génération de « Champions du changement »

    À Kara, Plan International Togo et ses partenaires veulent renforcer les capacités des acteurs appelés à accompagner les jeunes dans la transformation des normes sociales et la promotion de l’égalité entre filles et garçons.

    Former aujourd’hui les acteurs capables de porter les changements sociaux de demain. C’est l’objectif affiché par Plan International Togo, en partenariat avec CREUSET Togo et FAWE Togo, à travers une formation consacrée à la méthodologie « Champion of Change » (CoC).

    Organisée du 9 au 11 septembre 2026 à l’Hôtel Étoile de la Kozah, à Kara, la session a réuni 23 participants, dont 15 femmes, issus notamment de Plan International Togo, CREUSET Togo, FAWE Togo, ATAREKAD et du Youth Panel de Kara. Deux formateurs ont animé les travaux consacrés aux modules destinés aux filles et aux garçons.

    Une approche basée sur la pratique

    Durant trois jours, les participants ont été plongés dans une pédagogie participative mêlant simulations, jeux de rôles, exercices pratiques et échanges d’expériences. Un dispositif de travail en binômes a notamment permis de favoriser l’apprentissage collectif et les retours d’expérience.

    Au-delà de l’acquisition de connaissances, la formation visait à faire des participants de véritables relais de la méthodologie dans leurs communautés. « La méthodologie Champion of Change n’est pas seulement un contenu à transmettre, c’est une posture à incarner », a souligné le Chargé du Suivi-Évaluation du projet à l’ouverture de la session.

    Vers des formations en cascade

    Au terme des travaux, les participants se sont engagés à accompagner les jeunes dans la remise en question et la transformation des normes sociales au sein des communautés. Les prochaines étapes portent notamment sur le nombre de clubs à accompagner, les modules prioritaires et l’organisation de formations en cascade dans les régions de la Kara et des Plateaux.

    Financé par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (SIDA), Space to Lead est déployé au Togo depuis le 1er octobre 2025. D’une durée de 39 mois, le projet intervient dans les préfectures de l’Amou, du Wawa, de l’Assoli et de la Binah, avec une attention particulière portée au leadership et à la participation des jeunes, notamment des filles.

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes