Catégorie : Culture

  • Affaire Neveu : Akpovy présente ses excuses, le sélectionneur toujours muet !

    Affaire Neveu : Akpovy présente ses excuses, le sélectionneur toujours muet !

    Après son emportement contre un journaliste lors de la conférence de presse du 3 novembre, Patrice Neveu n’a toujours pas jugé utile de présenter personnellement ses excuses publiques. C’est le président de la Fédération togolaise de football (FTF), le Colonel Guy Kossi Akpovy, qui a dû monter au créneau pour tenter d’éteindre l’incendie. Une démarche qui soulève autant de questions qu’elle n’en résout.

    Le spectacle était déjà suffisamment embarrassant. Il aura fallu, en plus, que le président de la Fédération togolaise de football (FTF) vienne jouer les pompiers pour tenter de réparer les dégâts causés par le sélectionneur national. Au lendemain de la colère de Patrice Neveu contre le journaliste Espoir Gato, lors de la conférence de presse de présentation de la liste des Éperviers pour la double confrontation contre l’Algérie, une question demeure : où est passé le principal intéressé ?

    Alors que le technicien français s’est illustré par une réaction disproportionnée à une question pourtant légitime sur ses objectifs à la tête de la sélection nationale, aucune démarche publique personnelle de sa part n’est venue réparer l’affront. Pas un mot d’excuse adressé directement aux journalistes. Pas de déclaration pour reconnaître un éventuel dérapage. Pas davantage de geste public de contrition. En lieu et place, c’est le Colonel Guy Kossi Akpovy qui s’est retrouvé à porter la responsabilité institutionnelle de l’incident.

    Dans une déclaration adressée aux professionnels des médias, le président de la FTF a exprimé ses « sincères regrets » et présenté ses excuses à la corporation. Il a notamment rappelé que « la presse est un partenaire essentiel du football » et que les journalistes ont pleinement le droit de poser des questions, « même les plus dérangeantes ». Une mise au point qui sonne presque comme un rappel à l’ordre à l’endroit de son propre sélectionneur.

    Des excuses par procuration, mais qu’en est-il de leur sincérité ?

    La démarche du Colonel Akpovy peut être saluée sur le plan institutionnel. Il fallait bien que quelqu’un prenne ses responsabilités pour éviter que l’incident ne dégénère en une crise ouverte entre la FTF et les médias. Mais pourquoi Patrice Neveu n’a-t-il pas eu le courage de faire lui-même cet exercice élémentaire de responsabilité ? Pourquoi le président de la Fédération a-t-il dû se substituer à son sélectionneur pour lire une déclaration d’excuses ?

    Plus troublant encore, ces excuses peuvent-elles véritablement être considérées comme sincères lorsqu’elles ne sont pas accompagnées d’une reconnaissance personnelle de celui qui est directement à l’origine de l’incident ? Le Colonel Akpovy peut regretter la scène, déplorer les faits et demander pardon au nom de l’institution. Mais peut-il se repentir à la place de Patrice Neveu ? Peut-il garantir que le sélectionneur mesure réellement la portée de son comportement ?

    La présence du technicien dans cette séquence d’apaisement, rapportée par certains médias, ne saurait non plus tenir lieu d’excuses personnelles. Assister à une démarche de réparation n’est pas la même chose que l’assumer soi-même. Le silence de Neveu laisse ainsi un goût d’inachevé et donne le sentiment que l’institution cherche à protéger son entraîneur plutôt qu’à lui faire assumer pleinement ses actes.

    Un malaise de mauvais augure avant les Fennecs

    Cet épisode intervient à un moment particulièrement délicat. Les Éperviers s’apprêtent à affronter l’Algérie les 14 et 17 novembre prochains, dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027. Deux rendez-vous importants pour une sélection qui aspire à retrouver la phase finale de la compétition continentale après plusieurs années d’absence.

    Or, à quelques jours de ces échéances, le sélectionneur donne déjà des signes inquiétants de fébrilité dans sa relation avec son environnement. Si une simple question d’un journaliste sur ses objectifs peut provoquer une telle perte de contrôle, qu’en sera-t-il lorsque les résultats ne seront pas au rendez-vous ? Comment Patrice Neveu entend-il gérer la pression des supporters, les critiques de la presse et les interrogations légitimes sur ses choix techniques ?

    Le plus préoccupant est peut-être là. Un sélectionneur national doit pouvoir répondre aux questions, y compris celles qui dérangent, sans transformer une conférence de presse en scène de confrontation. La presse n’est ni son adversaire ni son ennemie. Elle a le droit d’interroger, de demander des comptes et d’évaluer les performances de l’équipe nationale.

    Le Colonel Akpovy a appelé à l’apaisement, au dialogue et à la mobilisation collective. Encore faut-il que cet appel soit entendu par celui qui a provoqué la tempête. Car on ne construit pas une union sacrée autour des Éperviers en laissant planer le doute sur la capacité du sélectionneur à reconnaître ses propres erreurs.

    À défaut d’excuses personnelles de Patrice Neveu, la déclaration présidentielle ressemble davantage à une opération de sauvetage institutionnel qu’à une véritable réconciliation. Et ce n’est certainement pas de cette manière que l’on prépare sereinement deux confrontations aussi importantes. Le malaise est désormais installé. Les prochains jours diront si le sélectionneur a compris la leçon ou si cet épisode n’est que le premier signe d’une collaboration déjà mal engagée avec son environnement.

  • Face aux Fennecs, les Éperviers au pied du mur

    Face aux Fennecs, les Éperviers au pied du mur

    À l’occasion des 3e et 4e journées des éliminatoires de la CAN 2027, le Togo affrontera l’Algérie les 14 et 17 novembre prochains. Une double confrontation déterminante pour les hommes de Patrice Neveu, qui jouent déjà une partie de leur avenir dans la course à la qualification.

    Le calendrier ne laisse guère de répit aux Éperviers. En l’espace de quatre jours, la sélection togolaise devra se mesurer à deux reprises aux Fennecs d’Algérie, l’un des poids lourds du football continental. Le premier acte est prévu le 14 novembre au stade Hocine-Aït-Ahmed de Tizi Ouzou, à 19 heures GMT. Le match retour se disputera le 17 novembre au stade de Kégué, à Lomé, à 16 heures GMT.

    Deux rendez-vous qui s’annoncent particulièrement délicats pour Patrice Neveu et ses hommes. Après deux journées disputées dans le groupe I, le Togo occupe la troisième place avec trois points, derrière l’Algérie, leader avec quatre unités, et la Zambie, également créditée de trois points mais mieux classée. Le Burundi ferme la marche avec un point.

    Les Éperviers avaient pourtant réussi leur entrée en matière en dominant le Burundi (1-0), le 25 septembre à Kégué, avant de connaître un coup d’arrêt à Ndola face à la Zambie (0-2), quatre jours plus tard. Cette double confrontation contre l’Algérie représente donc une occasion de se relancer, mais aussi un risque de décrochage en cas de mauvais résultats. Avec deux places qualificatives pour la phase finale, chaque point pèsera lourd.

    Une sélection élargie, des choix déterminants

    Pour préparer ces deux échéances, Patrice Neveu a dévoilé le 27 octobre une pré-liste de 31 joueurs, répartis entre quatre gardiens, douze défenseurs, huit milieux de terrain et sept attaquants. Une sélection élargie qui traduit la volonté du technicien français de disposer de plusieurs alternatives.

    Plusieurs cadres figurent dans ce groupe, notamment le capitaine Djéné Dakonam, Kevin Denkey, Kodjo Fo-Doh Laba, Karim Dermane et Thibault Klidjé. Le retour de certains profils et la présence de joueurs évoluant dans différents championnats européens et africains offrent des possibilités supplémentaires au sélectionneur.

    L’attention se porte également sur Lilian Brassier, défenseur de l’Eintracht Francfort. Sa présence dans la pré-liste constitue l’une des principales nouveautés. S’il est confirmé dans le groupe définitif et prend part à la rencontre, il pourrait apporter une option supplémentaire à la défense togolaise.

    Le secteur offensif dispose, pour sa part, de plusieurs arguments avec Denkey, Laba, Klidjé et Yaw Annor. Reste à transformer ce potentiel en efficacité devant les buts. Face à une équipe algérienne expérimentée, la discipline défensive, la maîtrise du milieu de terrain et le réalisme offensif seront indispensables.

    Le spectre d’une longue absence de la CAN

    Au-delà du classement, l’enjeu est aussi historique. Le Togo n’a plus participé à une phase finale de la Coupe d’Afrique des nations depuis 2017. Dix ans après cette dernière apparition, les Éperviers courent toujours derrière un retour sur la scène continentale.

    Cette longue absence commence à peser sur les attentes des supporters. La CAN 2027, organisée conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, représente une nouvelle occasion de renouer avec une compétition que le football togolais connaît bien, mais dont il est absent depuis plusieurs éditions.

    Pour y parvenir, il faudra négocier intelligemment les deux confrontations contre les Fennecs. Un résultat positif à Tizi Ouzou avant de recevoir l’Algérie à Kégué pourrait considérablement relancer les ambitions togolaises. À l’inverse, deux contre-performances compliqueraient sérieusement la suite du parcours.

    Patrice Neveu et ses joueurs sont donc attendus au tournant. Le temps des promesses doit désormais laisser place aux résultats. Car pour le Togo, l’objectif ne saurait être simplement de rivaliser avec l’Algérie, mais bien de retrouver enfin le rendez-vous continental.

  • Littérature : Komlan A. Aziale interroge le Togo à l’épreuve du postmodernisme

    Littérature : Komlan A. Aziale interroge le Togo à l’épreuve du postmodernisme

    Mœurs, gouvernance politique, démocratie et développement. Dans son nouvel ouvrage intitulé Le Togo à l’épreuve du postmodernisme, le philosophe Komlan A. Aziale propose une lecture critique des mutations qui traversent la société togolaise. Une réflexion qui invite à repenser les valeurs sociales, les pratiques politiques et les conditions d’un développement durable.

    Le Togo et ses transformations sociales, politiques et économiques sont au cœur du nouvel essai de Komlan A. Aziale. Intitulé Le Togo à l’épreuve du postmodernisme : Mœurs, dynamiques politiques et exigences de développement, cet ouvrage publié aux éditions L’Harmattan, dans la collection « Diplomatie et stratégie », s’intéresse aux mutations que connaît la société togolaise dans un monde marqué par une interconnexion croissante des sociétés.

    Sur 136 pages, l’auteur entend dépasser le simple constat des changements pour en interroger les conséquences sur l’organisation de la société et les perspectives de développement. Son ambition est notamment de mettre en lumière les éventuelles pathologies sociales dont la méconnaissance pourrait compromettre les efforts de transformation.

    Des mœurs à la gouvernance politique

    L’ouvrage s’articule autour de trois grands axes. Le premier porte sur l’évolution des mœurs dans une société togolaise attachée aux valeurs morales et éducatives. À travers cette entrée, Komlan A. Aziale examine les fluctuations des comportements et les transformations des repères sociaux. Une interrogation qui renvoie à la capacité de la société à préserver certains fondements culturels tout en s’adaptant aux nouvelles réalités.

    Le deuxième axe est consacré à la gouvernance politique. L’auteur y propose une analyse critique des pratiques politiques au Togo, avec une attention particulière portée aux conditions nécessaires à l’enracinement de la démocratie. Cette réflexion place au centre du débat les exigences d’une gouvernance capable de répondre aux aspirations démocratiques et aux mutations de la société.

    Le troisième volet aborde la question du développement sous deux angles moins conventionnels : les interactions entre littérature et musique, d’une part, et le paradoxe de la « malédiction des zones minières », d’autre part. L’auteur ouvre ainsi la réflexion au-delà des seuls indicateurs économiques, en interrogeant également la place de la création culturelle et les contradictions liées à l’exploitation des ressources naturelles.

    Une réflexion dans la continuité de ses travaux

    Maître de conférences en philosophie politique et sociale à l’Université de Kara, Komlan A. Aziale est également directeur adjoint du Laboratoire d’études et de recherches sur les pratiques endogènes pour le développement durable en Afrique (LERPEDDA). Ses travaux portent notamment sur les mutations sociopolitiques et la dynamique individualiste en Afrique.

    Cette nouvelle publication s’inscrit dans la continuité d’une production intellectuelle déjà marquée par plusieurs ouvrages. En septembre 2025, il publiait Diversité et démocratie : Contributions à l’analyse du lien social en Afrique, aux Éditions Lumumba. Dans cet ouvrage, il s’intéressait aux rapports entre diversité et démocratie, notamment à la place des communautés culturelles, ethniques et religieuses dans la construction du vivre-ensemble sur le continent africain.

    Avec Le Togo à l’épreuve du postmodernisme, le philosophe resserre son champ d’observation sur la société togolaise, tout en conservant une perspective plus large sur les transformations contemporaines. Son questionnement traverse plusieurs dimensions de la vie collective et met en relation les évolutions des comportements, les pratiques de gouvernance et les impératifs du développement.

    Au-delà de sa dimension académique, cet essai se présente ainsi comme une invitation au débat sur les orientations de la société togolaise. Il pose, en filigrane, une question essentielle : comment une société peut-elle s’adapter aux mutations du monde contemporain sans perdre ses repères et tout en créant les conditions d’un progrès partagé ?

  • Génie Imhotep, saison 3 : Tokoin 2 confirme ses ambitions face à Vogan 1

    Le lycée Tokoin 2 poursuit son parcours sans faute dans la troisième saison du jeu de culture générale Génie Imhotep. Vainqueur du lycée Vogan 1 sur le score de 470 à 380, l’établissement signe un deuxième succès consécutif et affiche déjà ses ambitions dans cette compétition éducative.

    Le lycée Tokoin 2 ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Après avoir dominé le lycée Tchékpo lors du match inaugural, l’établissement du Grand Lomé a enchaîné une deuxième victoire, samedi 17 octobre 2026, face au lycée Vogan 1. Sur le plateau du studio Prof James, à Lomé, les candidats se sont livrés à une confrontation intellectuelle qui s’est achevée sur un score de 470 points contre 380.

    Avec 90 points d’écart, Tokoin 2 confirme son bon début de saison. Cette nouvelle performance récompense le travail de préparation du Club Santé SOS Docteur TV de l’établissement et lui permet d’aborder la suite de la compétition avec confiance. En face, le lycée Vogan 1 n’a pas réussi à inverser la tendance, malgré l’engagement de ses représentants.

    Au-delà du résultat, cette confrontation illustre l’intérêt d’un format qui invite les élèves à mobiliser leurs connaissances, à faire preuve de rapidité et à défendre les couleurs de leurs établissements. Dans une compétition où chaque réponse peut peser dans la balance, la maîtrise des sujets et la cohésion de l’équipe constituent des atouts essentiels.

    Douze lycées pour une saison plus ouverte

    La troisième saison de Génie Imhotep élargit son terrain de jeu. Douze établissements scolaires sont engagés, avec une représentation équilibrée entre le Grand Lomé et la région éducative Maritime.

    Le Grand Lomé compte six participants : les lycées Tokoin 2, Adidogomé, Avédji-Élavagnon, Agoè-Nord, Agoè-Centre et Zanguéra. La région Maritime est représentée par les lycées Tchékpo, Vogan 1, Zébévi, Attitongon, Dalavé et Noépé.

    Cette ouverture permet de confronter des élèves issus de différents environnements scolaires et de donner davantage de visibilité aux établissements de l’intérieur. Les prochaines rencontres devraient ainsi offrir de nouvelles occasions de mesurer le niveau des équipes et de relancer la compétition.

    Pour Tokoin 2, l’enjeu sera désormais de maintenir cette régularité. Deux victoires en autant de sorties constituent un départ encourageant, mais la route reste longue avant le terme de la saison.

    Le savoir au service de la santé

    Promu par le professeur Serge Michel Kodom, président-fondateur de l’ONG AIMES-AFRIQUE, Génie Imhotep s’inscrit dans la dynamique des Clubs Santé SOS Docteur TV, avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

    Le programme associe culture générale, apprentissage et sensibilisation à la santé. Il vise notamment à renforcer les connaissances des jeunes, à développer leur esprit de compétition et à les encourager à prendre une part active à leur propre développement.

    Les Clubs Santé SOS Docteur TV ne se limitent d’ailleurs pas aux épreuves télévisées. Implantés dans les établissements scolaires, ils participent également à des actions de sensibilisation sur des questions de santé et de prévention.

    Les émissions de Génie Imhotep sont diffusées sur SOS Docteur TV, accessible sur les plateformes numériques ainsi que sur Canal+, au canal 6 au Togo et au canal 440 dans les autres marchés africains concernés. Les rediffusions sont programmées le dimanche et le mercredi à 15 heures GMT.

    Avec ce deuxième succès, Tokoin 2 prend un bon départ. Reste à savoir si l’établissement saura conserver son avance au fil des prochaines confrontations, alors que cette saison promet une compétition plus ouverte entre les douze lycées en lice.

  • FESPACO 2027 : le Togo sous les projecteurs du cinéma africain

    FESPACO 2027 : le Togo sous les projecteurs du cinéma africain

    Le Togo sera le pays invité d’honneur de la 30ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), prévue du 20 au 27 mars 2027 au Burkina Faso. Une distinction annoncée à l’issue du Conseil des ministres burkinabè du 24 septembre 2026.

    Le cinéma togolais s’apprête à occuper une place particulière sur l’une des plus grandes scènes cinématographiques du continent. Pour sa 30ᵉ édition, le FESPACO a choisi le Togo comme pays invité d’honneur. L’annonce a été faite à Ouagadougou à l’issue du Conseil des ministres tenu jeudi 24 septembre.

    D’après le compte rendu de cette réunion gouvernementale, le ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a présenté une communication consacrée au choix du Togo pour cette édition du festival.

    Un choix placé sous le signe du rapprochement culturel

    Les autorités burkinabè justifient cette invitation par la volonté de consolider les relations entre les peuples togolais et burkinabè et de multiplier les échanges dans le domaine culturel et professionnel.

    Au-delà des relations bilatérales, Ouagadougou entend également faire de cette initiative un levier de promotion des cinémas africains. Le choix du Togo devrait ainsi permettre de mettre davantage en lumière ses réalisateurs, producteurs, comédiens, techniciens et autres acteurs de la chaîne de création audiovisuelle.

    Cette participation particulière constitue surtout une occasion pour le secteur cinématographique togolais de présenter ses œuvres, son savoir-faire et ses talents devant un public africain et international.

    « Cinéma d’Afrique et développement endogène »

    La 30ᵉ édition du FESPACO se déroulera autour du thème « Cinéma d’Afrique et développement endogène ». Une thématique qui entend interroger la contribution du septième art au développement des industries culturelles africaines et à la valorisation des récits produits sur le continent.

    Le festival ne se limite toutefois pas aux projections. Il constitue également un important espace de rencontres, de réseautage et d’opportunités professionnelles pour les acteurs du cinéma et de l’audiovisuel.

    Le FESPACO Pro, à travers notamment le Marché international du cinéma et de l’audiovisuel africains (MICA), offre ainsi aux professionnels un cadre pour nouer des partenariats, présenter leurs projets et explorer de nouvelles perspectives de financement et de diffusion.

    Avec ce statut de pays invité d’honneur, le Togo bénéficiera donc d’une visibilité particulière lors de la prochaine édition. Reste désormais aux acteurs togolais du septième art à tirer pleinement profit de cette vitrine pour faire connaître davantage la création cinématographique nationale et renforcer sa présence sur la scène africaine.

  • FALILA PRESTIGE : de la lumière des réseaux à l’engagement pour les plus vulnérables

    FALILA PRESTIGE : de la lumière des réseaux à l’engagement pour les plus vulnérables

    Derrière l’entrepreneure et la personnalité suivie sur les réseaux sociaux se dessine désormais une autre ambition, celle de mettre la visibilité au service de la solidarité. Avec FALILA PRESTIGE, FALILA 228 entend faire de l’engagement social une démarche durable, tournée vers les enfants vulnérables, l’éducation, les communautés rurales et l’accès aux services essentiels. 

    Transformer la visibilité en impact social

    À Lomé, une nouvelle initiative entend donner un autre sens à l’engagement social. Baptisée FALILA PRESTIGE, l’association se présente comme une structure humanitaire portée par une ambition, celle de venir en aide aux populations vulnérables et inscrire la solidarité dans une dynamique qui dépasse les actions ponctuelles.

    Son champ d’intervention annoncé est large. L’association souhaite notamment apporter un soutien moral, social et matériel aux orphelins et aux enfants en situation de vulnérabilité. La scolarisation et la formation figurent également parmi ses priorités, avec la volonté de contribuer à offrir à ces jeunes des conditions plus favorables pour construire leur avenir.

    FALILA PRESTIGE entend aussi se rapprocher des structures qui accompagnent quotidiennement les personnes fragilisées. Orphelinats, centres d’accueil et autres structures sociales pourraient ainsi bénéficier d’actions de soutien, tandis que des collectes et campagnes de dons sont envisagées afin de mobiliser davantage de personnes autour de cette démarche.

    Mais l’association veut voir plus loin que les centres urbains. Son projet prévoit notamment des initiatives en faveur des communautés rurales. Avec l’ambition de contribuer à l’installation de forages et de systèmes d’accès à l’eau potable dans des zones où cet accès demeure une préoccupation majeure.

    L’idée affichée est donc celle d’un engagement qui ne se résume pas à un geste ponctuel. Il s’agit, selon la vision portée par l’initiative, de favoriser des actions susceptibles de produire des effets durables sur les conditions de vie des populations ciblées.

    L’éducation et les enfants au cœur de la démarche

    Dans cette vision, l’enfant occupe une place particulière. FALILA PRESTIGE veut faire de l’éducation un levier d’émancipation pour les jeunes issus de milieux défavorisés.

    L’accès à l’école, la formation et les initiatives éducatives constituent ainsi des axes autour desquels l’association souhaite développer ses interventions. Une orientation qui part d’un constat simple : pour un enfant vulnérable, l’accompagnement ne peut se limiter à répondre à une urgence immédiate. Il doit également contribuer à lui donner les moyens de construire son propre avenir.

    Cette approche explique également l’intérêt affiché pour les orphelinats et les centres d’accueil. Ces structures sont souvent au contact direct de publics ayant besoin d’un accompagnement matériel, éducatif et social. Leur apporter un appui constitue donc l’un des volets envisagés par FALILA PRESTIGE.

    La démarche se veut par ailleurs communautaire. Les populations rurales font partie des bénéficiaires potentiels, notamment à travers les projets liés à l’eau potable. En s’intéressant à cette problématique, l’association entend élargir son action à des besoins essentiels qui touchent directement la santé, les conditions de vie et le développement local.

    Derrière cette orientation se trouve une valeur revendiquée comme fondamentale : la solidarité. Une solidarité qui, dans l’esprit de FALILA PRESTIGE, doit pouvoir rassembler donateurs, bénévoles, partenaires et acteurs de terrain autour d’objectifs concrets.

    FALILA 228, de l’entrepreneuriat à la cause humanitaire

    À l’origine de cette initiative se trouve FALILA 228, entrepreneure, créatrice de contenus et personnalité présente sur les réseaux sociaux. Son parcours public s’est notamment construit autour de messages consacrés à la confiance en soi, à la persévérance, à l’ambition et au dépassement des difficultés.

    Dans ses prises de parole, elle insiste régulièrement sur la nécessité pour chacun de construire son propre parcours sans se laisser enfermer dans la comparaison avec les autres. Une ligne de communication qui s’adresse particulièrement aux femmes et aux jeunes, auxquels elle transmet des messages d’encouragement et de résilience.

    Son activité entrepreneuriale constitue également une composante importante de son parcours, notamment à travers l’univers de la mode avec FALILA 228 Fashion House. La création de FALILA PRESTIGE ouvre désormais un autre chapitre, celui d’une visibilité utilisée comme point d’appui pour une démarche à vocation sociale.

    L’enjeu sera désormais de transformer cette ambition en réalisations concrètes et durables. Car entre une vision humanitaire et son inscription dans la réalité du terrain, il existe toujours un chemin fait de mobilisation, de ressources, de partenariats et de continuité.

    FALILA PRESTIGE entend précisément s’inscrire dans cette perspective. Soutenir les enfants, accompagner les personnes vulnérables, favoriser l’éducation, contribuer à l’accès à l’eau potable et soutenir les communautés rurales constituent autant d’objectifs annoncés.

    En clair, pour FALILA 228, cette nouvelle aventure représente ainsi plus qu’une extension de son parcours entrepreneurial. Elle se veut l’ouverture d’une démarche où la réussite individuelle peut être mise au service d’une ambition collective.

    « Un geste peut changer une vie », résume la philosophie affichée par FALILA PRESTIGE. Reste désormais à transformer cette promesse en actions, sur le terrain et dans la durée.

  • Maquis Bar Sacré Rose : à Nukafu, la passion de la cuisine se déguste !

    Maquis Bar Sacré Rose : à Nukafu, la passion de la cuisine se déguste !

    À Nukafu, derrière la station d’essence T-Oil et à quelques encablures du marché, une adresse mérite le détour : le Maquis Bar Sacré Rose. Créé il y a quatre ans, l’établissement s’est progressivement imposé comme un espace convivial où boissons, cuisine africaine et bonne ambiance se rencontrent.

    Une cuisine généreuse aux saveurs africaines

    Au Sacré Rose, les amateurs de bonne chère ont de quoi satisfaire leurs envies. La carte fait la part belle aux classiques de la cuisine africaine avec notamment des poissons et poulets braisés, des omelettes, des boulettes ainsi que différentes préparations à base de viande de bœuf. Les clients peuvent également se laisser tenter par de l’atchèkè, sans oublier des mets particulièrement appréciés comme la tête et la queue de bœuf.

    Côté boissons, l’établissement propose également des boissons et liqueurs faites maison, de quoi accompagner agréablement les différents plats proposés.

    Sacré Rose, une passion devenue métier

    Derrière cette aventure se trouve Secramonto Rosemonde, affectueusement appelée Sacré Rose. Ancienne employée d’Ecobank aujourd’hui à la retraite, elle a choisi de consacrer une nouvelle étape de sa vie à une passion qui lui tient particulièrement à cœur : la cuisine.

    Cette reconversion lui permet de mettre son savoir-faire et son goût pour la gastronomie au service des clients. Le Maquis Bar Sacré Rose travaille par ailleurs avec plusieurs institutions, notamment Gozem, renforçant ainsi son ancrage dans son environnement professionnel.

    Ouvert tous les jours, sauf le dimanche, le Maquis Bar Sacré Rose accueille sa clientèle le dimanche de 13 heures à 23 heures. Pour un repas africain généreux, une boisson faite maison ou simplement un moment de détente entre proches, Sacré Rose entend bien rester une adresse incontournable de Nukafu.

  • ArtTrip : Kokou Ekouagou porte la création togolaise à Paris

    ArtTrip : Kokou Ekouagou porte la création togolaise à Paris

    Du 11 au 13 septembre 2026, l’Atelier Basfroi, situé au 23 rue Basfroi dans le 11e arrondissement de Paris, accueille ArtTrip, un rendez-vous consacré à la création contemporaine. Pendant trois jours, artistes, professionnels de la culture et amateurs d’art se retrouvent autour d’une programmation pensée comme un carrousel artistique, où se croisent disciplines, esthétiques et cultures.

    Plus qu’une exposition, ArtTrip se veut un espace de rencontres et d’échanges autour de l’art plastique contemporain. L’événement offre notamment une visibilité à des artistes venus d’horizons différents, dans une volonté de favoriser les passerelles entre les scènes artistiques.

    Kokou Ekouagou, représentant de l’Art Héritage Culture

    Parmi les participants, Kokou Ekouagou occupe une place particulière. Artiste plasticien, consultant et manager culturel, il prend part à cette édition en qualité de représentant en France de l’Association Art Héritage Culture. Membre actif et Conseiller Technique du programme « Promotion de la Carrière Internationale des Artistes de l’Association ART HÉRITAGE CULTURE » (ProCIAA-AHC), il porte également la mission de contribuer au développement des échanges artistiques entre l’Afrique et l’Europe.

    Sa présence à ArtTrip s’inscrit ainsi dans une démarche de promotion de la création contemporaine togolaise. Durant les trois jours de l’événement, il assure la représentation de son association et accompagne la mise en valeur des œuvres réalisées par les artistes plasticiens qui en sont membres.

    Promouvoir l’art contemporain togolais à Paris

    La participation de Kokou Ekouagou ne se limite toutefois pas à la présentation des œuvres. Elle comprend également une dimension professionnelle, avec des rencontres et des échanges avec des artistes, commissaires d’exposition, galeristes et autres acteurs du secteur culturel.

    En amont de l’événement, il a également pris en charge l’acheminement sécurisé des œuvres sélectionnées depuis les ateliers des artistes jusqu’à Paris.

    À travers ArtTrip, l’Association Art Héritage Culture entend ainsi renforcer la visibilité de ses artistes sur la scène internationale. Pour Kokou Ekouagou, cette présence parisienne constitue une nouvelle occasion de faire connaître la vitalité de la création artistique togolaise et de contribuer à tisser des liens durables entre les milieux culturels de Lomé et de Paris.

    L’Atelier Basfroi devient ainsi, le temps de trois jours, un espace où l’art dépasse les frontières et où les échanges entre artistes et cultures prennent une dimension internationale.

  • Kokou Ekouagou à Paris : l’art togolais s’invite aux Journées nationales des artistes

    Kokou Ekouagou à Paris : l’art togolais s’invite aux Journées nationales des artistes

    L’artiste peintre togolais Kokou Ekouagou est actuellement à Paris où il prend part aux Journées nationales des artistes (JNA), prévues du 2 au 4 octobre 2026. À travers cette participation, le créateur poursuit son ouverture sur la scène artistique internationale et contribue à faire dialoguer les univers artistiques de Lomé et de Paris.

    Kokou Ekouagou représente le Togo dans le cadre des Journées nationales des artistes (JNA), un rendez-vous culturel français qui invite le public à découvrir la création artistique au plus près des créateurs. Organisé dans différents ateliers, lieux culturels, associations et tiers-lieux à travers la France, l’événement met particulièrement l’accent sur la rencontre entre artistes et citoyens.

    À Paris, Kokou Ekouagou présente notamment ses toiles et ses collages et explique au public son processus de création. Une occasion pour l’artiste togolais de partager son univers, ses techniques et les inspirations qui nourrissent son travail.

    Un dialogue artistique entre Lomé et Paris

    Cette présence parisienne s’inscrit également dans la dynamique du collectif Fragments Nomades, porté par Lielie Sellier et Kokou Ekouagou. Né de la rencontre entre différentes géographies, sensibilités et mémoires, le collectif développe une démarche artistique nourrie par les circulations entre Lomé et Paris.

    Collages, arts plastiques, écriture, textures et assemblages constituent les principaux langages de cette démarche qui explore notamment l’identité, la mémoire, la transmission et les frontières visibles ou invisibles qui traversent les individus et les territoires.

    Le collectif défend ainsi une pratique artistique ouverte, expérimentale et transdisciplinaire. La matière y occupe une place particulière, qu’il s’agisse du papier, du textile, des pigments, des archives, des objets récupérés ou encore des surfaces altérées.

    Une programmation au-delà des JNA

    Aux côtés de Lielie Sellier, Kokou Ekouagou participe à une programmation comprenant également des expositions, des échanges avec le public et des ventes d’œuvres. Lielie Sellier présente notamment ses collages et propose une lecture de poèmes issus de son recueil Le Grain du Temps.

    Pour Kokou Ekouagou, cette étape parisienne ne constitue toutefois pas une fin en soi. L’artiste doit également prendre part à d’autres événements artistiques en France, prolongeant ainsi sa présence et ses rencontres sur la scène culturelle française.

    Les JNA, initiées par La Maison des Artistes, sous le parrainage du ministère français de la Culture et en partenariat avec l’Association des maires de France, entendent également promouvoir la reconnaissance du travail artistique, la contractualisation et la juste rémunération des créateurs.

    La participation de Kokou Ekouagou apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans le parcours d’un artiste togolais qui inscrit progressivement son travail dans des espaces de création et d’échanges dépassant les frontières nationales.

  • Maisons russes en Afrique : pourquoi le Togo figure dans le nouveau dispositif de Moscou

    Maisons russes en Afrique : pourquoi le Togo figure dans le nouveau dispositif de Moscou

    Lomé fait partie des huit pays africains retenus par la Russie pour accueillir de nouvelles « Maisons russes », dans le cadre d’un réseau destiné à développer les échanges culturels, éducatifs et linguistiques avec le continent.

    La Russie poursuit son implantation culturelle en Afrique. L’agence fédérale Rossotrudnitchestvo, chargée de la coopération et de la présence culturelle russe à l’étranger, vient d’annoncer de nouveaux partenariats avec des organisations locales dans huit pays africains. Le Togo figure parmi les bénéficiaires de cette nouvelle vague, aux côtés de la République démocratique du Congo, du Sénégal, du Mali, du Kenya, de Madagascar, de São Tomé-et-Príncipe et de la Sierra Leone.

    Cette annonce intervient alors que le projet d’une Maison russe au Togo était déjà engagé depuis plusieurs mois. En mai 2026, le ministère togolais du Tourisme, de la Culture et des Arts avait confirmé la perspective de création de cette structure, en partenariat avec Rossotrudnichestvo et l’organisation russe ANO Eurasia. Le futur centre doit notamment répondre à la demande croissante d’apprentissage du russe, faciliter l’accès aux opportunités d’études en Russie et favoriser les échanges culturels entre les deux pays.

    Le Togo, un terrain déjà préparé

    Le choix du Togo ne semble donc pas relever d’une simple opération d’implantation géographique. Lomé dispose déjà d’un environnement local favorable au développement de la coopération russo-togolaise. En juin dernier, l’Association Alternative russo-togolaise (ART/AART) a officiellement inauguré son siège dans la capitale. L’organisation mène notamment des activités d’apprentissage du russe, d’échanges culturels et d’accompagnement de candidats togolais souhaitant poursuivre leurs études en Russie.

    Le gouvernement togolais s’est également montré favorable à cette présence culturelle. Le ministre Isaac Tchiakpé a présenté la Maison russe comme un possible levier pour développer la coopération dans l’éducation artistique, la musique, la littérature, le cinéma, ainsi que dans la conservation et la transmission du patrimoine. Cette convergence entre une demande locale et une volonté politique constitue un élément important pour comprendre la place accordée au Togo dans le nouveau dispositif russe.

    Une présence russe qui dépasse la culture ?

    L’installation de cette Maison russe intervient dans un contexte plus large de rapprochement entre Lomé et Moscou. En novembre 2025, Faure Gnassingbé avait rencontré Vladimir Poutine au Kremlin, les deux dirigeants affichant leur volonté de renforcer les relations bilatérales dans les domaines diplomatique, commercial, économique et du capital humain.

    La dynamique s’est poursuivie sur le plan diplomatique. En juillet 2026, le ministère russe des Affaires étrangères indiquait que le processus d’ouverture d’une ambassade russe à Lomé se trouvait à un stade avancé.

    Dans ce contexte, la future Maison russe peut être considérée comme une nouvelle pièce de la présence russe au Togo. Officiellement, elle aura vocation à promouvoir la langue, les sciences, l’art et les échanges éducatifs. Mais le déploiement de ces structures en Afrique intervient aussi dans un contexte de compétition croissante entre puissances pour l’influence sur le continent. Plusieurs observateurs occidentaux et ukrainiens ont ainsi mis en garde contre leur possible utilisation comme instruments d’influence politique et informationnelle. Ces accusations, qui concernent le réseau russe dans son ensemble, ne constituent toutefois pas en elles-mêmes une preuve d’activités similaires au Togo.

    Avec la République démocratique du Congo, le Sénégal, le Mali, le Kenya, Madagascar, São Tomé-et-Príncipe et la Sierra Leone, le Togo devient ainsi l’un des nouveaux points d’ancrage de la stratégie culturelle russe en Afrique. Pour Lomé, l’enjeu sera désormais de transformer cette ouverture en véritables échanges dans les domaines de l’éducation, de la culture et de la formation, tout en préservant ses intérêts et sa souveraineté dans une Afrique devenue un terrain majeur de concurrence géopolitique.

Radio Renouveau228

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