Catégorie : Culture

  • Culture et patrimoine : l’OMS appelle à une mobilisation pour des modes de vie plus sains

    Culture et patrimoine : l’OMS appelle à une mobilisation pour des modes de vie plus sains

    Au Togo, la santé et le bien-être psychosocial passent aussi par la valorisation du patrimoine et de la culture.

    Construire un avenir plus sain ne saurait relever du seul secteur de la santé. C’est l’un des enseignements des échanges entre Hamadou Nouhou, Représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Togo, et Isaac Tchiakpe, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts. Les discussions ont notamment porté sur le rôle que peuvent jouer le patrimoine et la culture dans la promotion de modes de vie sains et du bien-être psychosocial.

    Cette rencontre met en lumière la nécessité d’une approche convergente des questions de santé et de bien-être. Au-delà de la prévention et de la prise en charge médicales, les habitudes de vie, l’environnement social et les pratiques culturelles peuvent également contribuer à la qualité de vie des populations.

    La culture, un levier de bien-être

    Le patrimoine et les pratiques culturelles constituent des composantes importantes de l’identité des communautés. Leur valorisation peut contribuer à renforcer les liens sociaux, le sentiment d’appartenance et les espaces de dialogue, autant d’éléments susceptibles de participer au bien-être psychosocial.

    Dans cette perspective, la collaboration entre les acteurs de la santé et ceux de la culture apparaît comme une piste pour développer des actions favorisant des comportements plus favorables à la santé. Elle permet également d’envisager la promotion du bien-être sous un angle plus large, intégrant les dimensions sociales, culturelles et communautaires.

    Pour une mobilisation multisectorielle

    Les échanges entre le représentant résident de l’OMS et le ministre Isaac Tchiakpe illustrent ainsi l’importance d’une mobilisation dépassant les frontières traditionnelles des politiques publiques. Santé, culture, tourisme, éducation, environnement et autres secteurs peuvent être appelés à agir de manière complémentaire pour répondre aux enjeux liés au bien-être des populations.

    Cette approche rejoint l’idée selon laquelle la construction d’un avenir plus sain nécessite l’implication de plusieurs acteurs et la mise en commun des expertises. Au Togo, le rapprochement entre le secteur sanitaire et celui de la culture pourrait ainsi ouvrir de nouvelles perspectives pour faire du patrimoine et des pratiques culturelles des outils au service de la santé et du bien-être psychosocial.

    À travers ces échanges, l’OMS et le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts affichent en tout cas une volonté de renforcer la réflexion autour de cette convergence entre culture, patrimoine, santé et qualité de vie.

  • Golfe 4 : Assad Mohamed Kadi met l’éducation au cœur de son engagement

    Golfe 4 : Assad Mohamed Kadi met l’éducation au cœur de son engagement

    À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, le conseiller municipal Assad Mohamed Kadi a apporté son soutien à des familles du Golfe 4 en offrant des kits scolaires à plusieurs élèves. La cérémonie de remise s’est déroulée mardi 8 septembre 2026 à l’École primaire catholique de Bassadji, en présence notamment de ses collègues Gérald Djossou, du Golfe 4, et Ameognine Miwonougnui Dodji, du Golfe 1.

    Un geste pour soulager les parents

    L’initiative intervient dans un contexte où de nombreux parents peinent à réunir les moyens nécessaires pour préparer la rentrée de leurs enfants. Les kits distribués, composés notamment de cahiers, stylos, règles et gommes, ont bénéficié à des écoliers ainsi qu’à des élèves du collège issus de plusieurs quartiers, notamment Bassadji, Biossé et Lom-Nava.

    Pour Assad Mohamed Kadi, ce geste répond à une double motivation : exprimer sa reconnaissance aux électeurs qui lui ont accordé leur confiance lors des élections municipales de juillet 2025 et contribuer, à son niveau, à alléger les dépenses des familles.

    « Je n’ai pas grand-chose pour les remercier de m’avoir élu. Mais comme l’éducation des enfants me tient à cœur, j’ai voulu partager ces fournitures et venir en aide aux parents qui éprouvent en ce moment des difficultés à en doter leurs enfants », a-t-il expliqué.

    Au-delà de l’aide matérielle, l’élu municipal entend ainsi rappeler que l’éducation constitue une responsabilité collective. Il a également invité les bénéficiaires à adopter de bons comportements, notamment le respect des parents et des enseignants, l’assiduité à l’école et l’éloignement de la délinquance.

    Vers une initiative appelée à durer

    Pour Assad Mohamed Kadi, cette opération ne devrait pas rester ponctuelle. Son ambition est de renouveler chaque année la distribution de fournitures scolaires afin de toucher davantage d’enfants dans la commune.

    Conscient toutefois de l’ampleur des besoins, il appelle d’autres personnes disposant de moyens à s’engager aux côtés des familles. « Toute personne qui en a la capacité, de venir en aide aux enfants pour que tous puissent aller à l’école et avoir une bonne éducation », a-t-il souhaité.

    À travers cette initiative, le conseiller municipal espère contribuer à réduire le nombre d’enfants laissés en marge de la scolarité et à faire de l’accès aux fournitures scolaires une préoccupation partagée par la communauté.

  • Rentrée scolaire 2026-2027 : au « Creuset du Savoir », chaque élève construit son avenir

    Rentrée scolaire 2026-2027 : au « Creuset du Savoir », chaque élève construit son avenir

    À l’approche de la rentrée scolaire, prévue le 14 septembre 2026, le choix d’un établissement scolaire constitue une décision importante pour les parents. À Lomé, le Complexe Scolaire Creuset du Savoir se positionne comme une adresse de référence pour accompagner les enfants dans leur parcours éducatif, du primaire jusqu’au lycée.

    Situé à Nukafu, dans la rue ouest du lycée Tokoin-Est, non loin de l’église Sainte Rita et de l’hôtel La Paillote, le Complexe Scolaire Creuset du Savoir accueille les élèves dans plusieurs cycles d’enseignement.

    Au primaire, les inscriptions sont ouvertes du CP1 au CM2, offrant aux plus jeunes un cadre pour acquérir les fondamentaux nécessaires à la poursuite de leur scolarité. Au collège, l’établissement propose les classes de 6e à la 3e, tandis que le lycée accueille les élèves de 2nde à la Terminale, dans les séries A4 et D.

    Ce parcours scolaire complet permet aux parents de faire le choix d’un établissement capable d’accompagner leur enfant sur plusieurs étapes de sa formation.

    À quelques jours de la rentrée, le Complexe Scolaire Creuset du Savoir invite donc les parents à anticiper les inscriptions et à faire le choix d’un établissement où savoir, discipline et ambition peuvent contribuer à préparer l’avenir des jeunes.

    Pour la rentrée du 14 septembre 2026, faites confiance au Creuset du Savoir : l’avenir de votre enfant se construit dès aujourd’hui.

    Contact: +228 99 29 13 94 /+228 90 07 78 93

  • Komi Aziangbédé: « La jeunesse de Djagblé doit prendre toute sa place dans le développement local »

    Komi Aziangbédé: « La jeunesse de Djagblé doit prendre toute sa place dans le développement local »

    À l’occasion de la 44ᵉ édition de Djagblé Za, la jeunesse du canton a été appelée à prendre une part active au développement local. Pour Komi Aziangbédé, vice-président du comité d’organisation, cette implication passe par une prise de conscience, la responsabilité et la volonté de sortir de sa zone de confort. C’est ce qu’il résume dans l’interview ci-après.

     Monsieur le Président, pourquoi avoir organisé cette conférence à l’endroit de la jeunesse de Djagblé ?

     Cette conférence s’inscrit dans le cadre de la 44e édition de la fête traditionnelle Djagblé Za. Avec le comité d’organisation, nous avons voulu créer un espace d’échanges autour du rôle de la jeunesse dans le développement de notre localité. Notre objectif est d’amener les jeunes à prendre conscience de leur responsabilité et à devenir de véritables acteurs du développement local.

     Quels étaient les principaux sujets abordés au cours de cette rencontre ?

    Plusieurs questions importantes ont été abordées, notamment l’entrepreneuriat, le leadership, le développement local, la délinquance juvénile et le rôle de la mairie. Les échanges ont également permis aux participants de partager leurs expériences et de réfléchir aux solutions pouvant contribuer au progrès de Djagblé.

    Quelle place accordez-vous à la jeunesse dans le développement du canton ?

    La jeunesse représente une force essentielle. Aucun développement durable ne peut se faire sans sa participation. Les jeunes doivent donc sortir de leur zone de confort, prendre des initiatives et travailler avec les différentes forces vives de la localité.

    Des personnes ressources ont également participé à la rencontre. Quel a été leur apport ?

    Leur présence a été très enrichissante. Elles ont apporté leurs connaissances et leurs expériences dans différents domaines. Cela a permis aux jeunes de mieux comprendre les opportunités qui existent et les responsabilités qui sont les leurs.

    Quel message adressez-vous finalement à la jeunesse de Djagblé ?

    Je l’invite à une véritable prise de conscience. Nous devons être une jeunesse responsable, engagée et porteuse d’initiatives. Le développement de Djagblé est l’affaire de tous, mais la jeunesse doit en être l’un des principaux moteurs. Nous souhaitons également que ce type de conférence soit régulièrement organisé afin de contribuer au changement de mentalité.

  • Kokou Ekouagou, un triple rendez-vous artistique en France sous la bannière du Collectif Fragments Nomades

    Kokou Ekouagou, un triple rendez-vous artistique en France sous la bannière du Collectif Fragments Nomades

    L’artiste plasticien togolais Kokou Ekouagou s’apprête à porter la voix de la création contemporaine africaine en France à travers trois rendez-vous artistiques majeurs prévus en octobre 2026.

    L’agenda s’annonce chargé pour Kokou Ekouagou. L’artiste togolais prendra part, en octobre prochain, à trois manifestations consacrées à la création artistique en France. Une présence qui revêt une dimension particulière puisqu’il y participera notamment sous la bannière du Collectif Fragments Nomades, qu’il préside. Une nouvelle étape dans le parcours de cet artiste engagé dans la promotion des expressions artistiques contemporaines.

    Le premier rendez-vous est prévu du 2 au 4 octobre 2026 à Paris, dans le cadre des Journées nationales des artistes (JNA) 2026. Kokou Ekouagou y exposera aux côtés de Lielie Sellier, également membre du Collectif Fragments Nomades. Les deux artistes présenteront leurs univers respectifs.

    Une première pour Fragments Nomades aux JNA

    Cette participation constitue une première pour Kokou Ekouagou dans le cadre des Journées nationales des artistes avec l’étiquette du Collectif Fragments Nomades. Une étape symbolique pour cette structure qui entend favoriser les échanges artistiques et offrir davantage de visibilité aux créateurs issus de différents horizons.

    À travers cette participation, le collectif présidé par l’artiste togolais entend ainsi inscrire son action dans une dynamique internationale, en mettant en avant la diversité des regards et des pratiques artistiques. La présence de Kokou Ekouagou et Lielie Sellier permettra notamment de confronter leurs approches et de faire découvrir leurs œuvres au public parisien.

    L’Art & lard, deuxième escale artistique

    Quelques jours plus tard, le plasticien togolais prendra la direction du Petit-Pressigny, dans la région de la Touraine, pour la 18ᵉ édition du festival L’Art & lard, programmée les 10 et 11 octobre 2026.

    Placée sous le thème « Les talents de nos artistes et créateurs – Les délices de la région », cette manifestation associera arts et découvertes culturelles. Kokou Ekouagou y poursuivra ainsi son exposition dans un autre cadre, offrant une nouvelle occasion de présenter son travail et celui du Collectif Fragments Nomades.

    Il sera présent également à l’exposition-vente d’art autonome 2026. Lui, est annoncé se dérouler du 17 au 31 octobre toujours en terre française.

    Ces trois rendez-vous successifs illustrent la volonté de l’artiste togolais de multiplier les passerelles entre les scènes artistiques africaines et européennes. Pour Kokou Ekouagou, octobre 2026 s’annonce donc comme un mois placé sous le signe de la création, du partage et de la visibilité internationale.

  • Excision des filles: Pourquoi la mutilation génitale féminine ne saurait plus faire débat?

    Excision des filles: Pourquoi la mutilation génitale féminine ne saurait plus faire débat?

    La question n’est donc pas de savoir si nous devons restaurer l’excision. La véritable question est : quelle société voulons-nous léguer à nos filles et à nos fils ?

    À vous, ma Communauté !

    Face à la résurgence récente de discours appelant au rétablissement des mutilations génitales féminines, suscitant en retour – et à juste titre – des contre-attaques virulentes, je veux exprimer une position ferme : il n’y a pas de nouveau débat de société à ouvrir sur l’excision.

    De ma modeste échelle, un rappel fondamental, d’ordre anthropologique et psychanalytique, s’impose à moi. Lorsque certains problèmes de société reviennent de manière cyclique avec une telle virulence, c’est souvent qu’ils n’ont jamais été véritablement résolus, faute d’avoir posé les bonnes questions de diagnostic.

    Un amalgame longtemps entretenu doit ainsi être évité : il ne s’agit pas d’une opposition binaire entre tradition et modernité, pas davantage d’un affrontement entre matriarcat et patriarcat.

    Il s’agit d’une question avant tout de bon sens, d’éthique et, plus profondément, de projet civilisationnel.

    Tout ce qui est traditionnel n’est pas nécessairement culturel, et tout ce qui est culturel n’est pas nécessairement intangible. Il faut donc distinguer la culture, les coutumes, les traditions et les pratiques sociales. Pour rappel, et pour faire simple, la culture est un univers de sens, de représentations, de valeurs, de langues, de créations et de manières d’habiter le monde. La coutume est une manière de faire héritée et reproduite par un groupe. La pratique sociale peut traverser les générations sans que sa seule ancienneté suffise à établir sa légitimité morale.

    Dès lors, la question qui mérite d’être posée est la suivante : pouvons-nous assumer fièrement notre culture, sauvegarder avec discernement certaines valeurs de nos héritages et, dans le même temps, rejeter certaines coutumes et certaines pratiques ?

    La réponse est évidemment oui. Car être fidèle à une culture ne signifie pas être prisonnier de toutes ses pratiques.

    La véritable interrogation est donc ailleurs. Elle touche à ce que nous voulons faire de notre société, à l’idée que nous nous faisons de la dignité humaine et au modèle de civilisation que nous voulons construire – ou restaurer.

    Quelle femme voulons-nous faire grandir ? Quel homme voulons-nous former ? Sur quelle conception du corps, de l’altérité, de la liberté et de la dignité humaine voulons-nous fonder nos rapports sociaux ?

    Ces questions ne peuvent être pensées séparément. Elles concernent les femmes et les hommes, mais aussi les rapports sociaux de sexe et de genre qui organisent nos sociétés.

    Une société ne se définit pas seulement par ce qu’elle conserve de son passé. Elle se définit aussi par sa capacité à interroger cet héritage, à distinguer ce qui mérite d’être transmis de ce qui doit être dépassé.

    Une société attachée à son héritage n’est donc pas celle qui reproduit mécaniquement toutes les pratiques d’antan. C’est celle qui sait faire le tri : préserver ce qui élève l’être humain et renoncer à ce qui détruit sa dignité.

    Nous devons pouvoir défendre nos cultures sans sacraliser toutes nos coutumes. Être fiers de nos héritages sans devenir prisonniers des pratiques sociales héritées. Penser nos sociétés avec suffisamment de liberté pour ne pas confondre la fidélité à nos racines avec la servilité aux habitudes de nos ancêtres.

    Sur l’excision, ma position est donc claire : 𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬 𝐝’𝐮𝐧𝐞 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 – 𝐞𝐭 𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 – 𝐥’𝐚𝐮𝐭𝐞𝐥 𝐝’𝐞𝐱𝐩𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐮̀ 𝐮𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐞́𝐭𝐞́, 𝐟𝐫𝐚𝐩𝐩𝐞́𝐞 𝐝’𝐚𝐦𝐧𝐞́𝐬𝐢𝐞 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐦𝐩𝐮𝐭𝐞́𝐞 𝐝𝐞 𝐬𝐚 𝐦𝐞́𝐦𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐦𝐚𝐭𝐫𝐢𝐚𝐫𝐜𝐚𝐥𝐞, 𝐯𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞𝐣𝐨𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐫𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐬 𝐝𝐞 𝐝𝐨𝐦𝐢𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐡𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞́ 𝐦𝐚𝐥 𝐚𝐬𝐬𝐮𝐦𝐞́. 𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐦𝐦𝐞𝐬 𝐧’𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐚̀ 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐫𝐬𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐬 𝐧𝐞́𝐯𝐫𝐨𝐬𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐡𝐢𝐬𝐭𝐨𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐞́𝐞𝐬 𝐚𝐮 𝐬𝐞𝐱𝐞 𝐞𝐭 𝐚𝐮 𝐠𝐞𝐧𝐫𝐞.

    Prenez le temps de relire cette pensée. C’est le condensé d’une thèse, c’est-à-dire d’une pensée documentée, méditée et profondément incarnée. On ne saurait prétendre restaurer une civilisation digne de ce nom en mutilant l’intégrité physique et psychologique de celles qui en constituent la moitié. La femme et l’homme que nous ambitionnons de former doivent pouvoir s’épanouir dans la liberté de leur être, et non dans la contrainte exercée sur leur corps.

    La question n’est donc pas de savoir si nous devons restaurer l’excision. La véritable question est : quelle société voulons-nous léguer à nos filles et à nos fils ?

    Et sur cette question, nous avons le devoir de penser. Mais nous avons aussi le devoir de choisir, et parfois avec intransigeance.

    Dr Kossigan Cyrille Kokou-Kpolou

  • Côte d’Ivoire : A’Salfo entre dans l’arène du football

    Côte d’Ivoire : A’Salfo entre dans l’arène du football

    Le leader de Magic System ajoute une nouvelle corde à son arc. A’Salfo vient de racheter un club de football basé à Abidjan, rejoignant ainsi le cercle grandissant des personnalités influentes qui investissent dans le ballon rond ivoirien.

    Le football ivoirien ne se joue plus uniquement sur les pelouses. Il se construit également dans les bureaux, les conseils d’administration et les réseaux d’influence. Dernière personnalité en date à franchir le pas : A’Salfo, leader emblématique du groupe Magic System, qui vient de s’offrir le Racing Club de Koumassi, une formation de D3 basée au sud d’Abidjan.

    Cette acquisition marque une nouvelle étape dans le parcours d’un artiste déjà très présent dans les initiatives sociales, culturelles et citoyennes. En prenant les commandes d’une formation sportive, A’Salfo investit un univers où se mêlent passion populaire, enjeux économiques et influence.

    Quand les personnalités investissent le football

    L’arrivée d’A’Salfo dans le football ivoirien n’est pas un cas isolé. Depuis plusieurs années, le championnat local attire des personnalités issues de différents milieux. Ministres, parlementaires, entrepreneurs et autres hommes d’affaires ont progressivement pris des participations ou assumé des responsabilités au sein de clubs.

    Pour ces acteurs, le football peut représenter à la fois un investissement économique, un outil de visibilité et un moyen de renforcer leur ancrage auprès du public. En Côte d’Ivoire, où le ballon rond occupe une place particulière dans l’imaginaire collectif, posséder ou diriger un club constitue également un important levier d’influence.

    A’Salfo, une nouvelle voix dans le paysage sportif

    Avec cette opération, A’Salfo devra désormais composer avec les réalités parfois complexes de la gestion d’un club : financement, recrutement, formation des jeunes, résultats sportifs et recherche de partenaires.

    Le défi sera donc de transformer la notoriété acquise dans la musique en un projet sportif solide et durable. Son arrivée pourrait aussi contribuer à attirer davantage l’attention du monde économique et médiatique sur son club.

    Reste à savoir quelle ambition l’artiste entend donner à cette nouvelle aventure. Car au-delà du prestige lié à la propriété d’un club, le véritable enjeu sera de parvenir à construire une équipe compétitive et un modèle capable de s’inscrire dans la durée. A’Salfo change de terrain, mais la quête de réussite, elle, reste la même.

  • Taekwondo : l’Open des Evala réussit son baptême à Kara

    Taekwondo : l’Open des Evala réussit son baptême à Kara

    Pour sa première édition, l’Open des Evala a tenu toutes ses promesses à Kara, réunissant 213 athlètes venus de quatre pays autour d’une compétition qui ambitionne de contribuer au développement du taekwondo à l’intérieur du Togo.

    L’esplanade du Palais des Congrès de Kara a vibré, samedi 22 août 2026, au rythme des combats de la première édition de l’Open des Evala. Pour ce rendez-vous inaugural, les organisateurs ont réussi à mobiliser un nombre important de pratiquants, dépassant même leurs prévisions initiales.

    Venus du Togo, pays hôte, mais également du Bénin, du Ghana et du Niger, les 213 athlètes engagés ont livré plusieurs combats dans les catégories minime, cadette, junior et senior. La diversité des participants a donné à la compétition une dimension sous-régionale, tout en offrant aux jeunes pratiquants une occasion de se mesurer à d’autres talents.

    Au-delà des attentes

    La participation constitue l’un des principaux motifs de satisfaction des organisateurs. Le président du comité d’organisation, Dr Souglibé Nakpakpéré, a reconnu que l’affluence avait dépassé les prévisions. « Ma satisfaction est grande », a-t-il notamment déclaré, saluant la présence de plus de 200 athlètes.

    Cette mobilisation confirme l’intérêt croissant pour une compétition pensée pour rapprocher le taekwondo des pratiquants de l’intérieur du pays. Avant le rendez-vous, les organisateurs avaient expliqué leur volonté de vulgariser davantage la discipline en dehors de Lomé et de profiter de la dynamique des Evala pour installer un événement sportif durable à Kara.

    L’initiative est portée par quatre clubs : Université de Kara Taekwondo Club, Dynamik Taekwondo Club, Lynx Taekwondo Club et Atlantique Taekwondo Club. Leur ambition est de faire de l’Open des Evala un rendez-vous régulier capable de contribuer à la détection et à l’accompagnement de nouveaux talents.

    Club Atlantique au sommet

    Au terme des différents combats, le club Atlantique s’est hissé en tête du classement général. Il totalise trois médailles d’or, quatre en argent et quatre en bronze. Le club Thoni occupe la deuxième place avec trois médailles d’or, une médaille d’argent et deux de bronze.

    Asfosa complète le podium avec une médaille d’or, trois d’argent et cinq de bronze. Ce classement illustre la compétitivité affichée lors de cette première édition et récompense les clubs ayant su tirer leur épingle du jeu dans les différentes catégories.

    Au-delà du palmarès, l’Open des Evala aura surtout permis de donner de la visibilité aux pratiquants de l’intérieur du pays et de créer un espace d’échanges entre clubs togolais et formations étrangères. L’organisation d’une telle compétition à Kara participe ainsi à la décentralisation de la pratique sportive et à l’identification de nouveaux profils.

    Avec ce premier pari réussi, les organisateurs disposent désormais d’une base solide pour inscrire l’Open des Evala dans la durée et faire de Kara un rendez-vous important du calendrier du taekwondo togolais.

  • Angélique Kidjo grave son nom dans l’histoire d’Hollywood

    Angélique Kidjo grave son nom dans l’histoire d’Hollywood

    La diva béninoise Angélique Kidjo vient de franchir un nouveau cap historique en devenant la première artiste africaine noire à recevoir une étoile sur le mythique Hollywood Walk of Fame.

    Une page importante de l’histoire de la musique africaine s’est écrite à Los Angeles. Angélique Kidjo a inauguré son étoile sur le célèbre Hollywood Boulevard, consacrant ainsi plus de quatre décennies d’une carrière internationale exceptionnelle. La chanteuse béninoise devient la première artiste africaine noire à recevoir cette distinction dans la catégorie « Recording ».

    Cette reconnaissance avait été annoncée en juillet 2025 par la Chambre de commerce d’Hollywood. Kidjo figurait alors parmi les personnalités retenues pour la promotion 2026 du Walk of Fame, aux côtés notamment de Miley Cyrus, Demi Moore, Timothée Chalamet et Shaquille O’Neal.

    Une carrière qui dépasse les frontières

    Née à Ouidah, au Bénin, Angélique Kidjo s’est imposée comme l’une des grandes voix de la musique africaine et mondiale. Son univers musical, nourri des rythmes ouest-africains mais aussi du jazz, du funk, du reggae et des sonorités latines, lui a permis de conquérir les scènes internationales.

    Récompensée à cinq reprises aux Grammy Awards, elle a également collaboré avec plusieurs figures majeures de la musique mondiale, parmi lesquelles Alicia Keys, Sting et Burna Boy. Son parcours témoigne d’une capacité constante à faire dialoguer les cultures et les générations.

    Une étoile pour toute l’Afrique

    Au-delà du symbole individuel, cette distinction porte une dimension continentale. L’étoile de Kidjo marque une reconnaissance supplémentaire de la création africaine sur l’une des avenues les plus emblématiques de l’industrie culturelle mondiale.

    Artiste engagée, notamment en faveur de l’éducation des filles et des droits des enfants, Angélique Kidjo considère depuis longtemps la musique comme un instrument de transmission et de changement.

    Son étoile sur Hollywood Boulevard ne célèbre donc pas seulement une chanteuse. Elle consacre une trajectoire, une voix et, à travers elle, une Afrique dont le talent continue de franchir les frontières.

  • Art plastique: K.Point, de la passion scolaire à l’ambition artistique

    Art plastique: K.Point, de la passion scolaire à l’ambition artistique

    Né d’une passion adolescente devenue vocation, K.Point façonne aujourd’hui son identité artistique avec l’ambition de faire de la peinture un langage universel, capable de traverser les frontières et les générations.

    TONEH Kokouvi Ephrem, né le 6 septembre 1995 à Ayakopé, dans la préfecture de Zio, connu sous le nom d’artiste K.Point, avance dans le monde de l’art avec une conviction simple : la peinture peut dire ce que les mots peinent parfois à exprimer. Son parcours, encore en construction, est celui d’un jeune artiste qui a transformé une passion née sur les bancs de l’école en une véritable quête personnelle et artistique.

    De la passion scolaire à une vocation artistique

    Chez K.Point, tout commence par une curiosité qui, au fil des années, s’est muée en passion. Alors qu’il est encore élève, il s’initie à la peinture, d’abord comme un moyen de laisser libre cours à son imagination et à ses émotions. L’exercice, loin de demeurer un simple divertissement, devient progressivement une nécessité intérieure.

    La toile se transforme alors en espace de dialogue. Chaque création lui offre la possibilité de raconter une histoire, de traduire un sentiment ou de donner une forme à ce qui mûrit silencieusement en lui. Cette relation intime avec la peinture constitue aujourd’hui l’un des fondements de sa démarche.

    K.Point ne revendique pas seulement le statut de peintre. Il aspire surtout à construire une identité artistique singulière, nourrie par l’observation, la sensibilité et la persévérance. Pour lui, créer revient à transmettre. L’œuvre n’est véritablement accomplie que lorsqu’elle parvient à provoquer une émotion, susciter une réflexion ou toucher une conscience.

    L’ambition de dépasser les frontières

    Aujourd’hui, l’artiste nourrit une ambition plus vaste : faire de son talent un véritable moyen d’expression et inscrire progressivement son nom dans le paysage artistique. Cette ambition passe d’abord par le perfectionnement. K.Point entend affiner sa technique, renforcer son univers et participer à davantage d’expositions afin de confronter son travail aux regards du public et des professionnels.

    Il souhaite également rencontrer d’autres artistes, partager des expériences et ouvrir sa création à de nouvelles influences. Son rêve dépasse ainsi les frontières du Togo : voir ses œuvres voyager, dialoguer avec différentes cultures et trouver leur place dans des espaces artistiques au-delà de son pays.

    Derrière cette ambition se dessine une philosophie : croire en son talent, croire en son rêve et accepter le travail nécessaire pour le concrétiser. Pour K.Point, la peinture n’est donc pas seulement une activité artistique. Elle est une trace à laisser, un langage à transmettre et, peut-être, une manière de survivre au temps.

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