À l’occasion de la 8ᵉ édition de DUNENYO ZA, une centaine de jeunes élèves et encadreurs de Grand Lomé se mobilisent pour promouvoir la santé, le leadership et la responsabilité citoyenne.
Les festivités de DUNENYO ZA 2026 constituent une nouvelle occasion pour les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV de porter leur message auprès de la jeunesse. Réunis autour du thème « Valoriser la jeunesse, la femme, acteurs de développement durable », les membres de ces clubs participent à une campagne axée sur la santé, l’éducation et l’engagement citoyen.
Une centaine d’élèves et d’encadreurs issus d’une dizaine d’établissements de Grand Lomé prennent part aux différentes activités. Parmi les établissements représentés figurent notamment les lycées de Zanguéra, Avédji Elavagnon, Adidogomé 1, Agoè-Centre et Gbényédji, ainsi que le Complexe scolaire Zongo, le CM René Martine et le Collège NDA.
La prévention au cœur du message
La campagne vise également à mieux faire connaître la mission et les valeurs des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, présentés comme un mouvement de leadership citoyen implanté dans les établissements secondaires du Togo. L’ambition est de contribuer à la redynamisation des activités parascolaires et extrascolaires tout en développant chez les jeunes des comportements responsables.
Les organisateurs entendent par ailleurs sensibiliser les autorités, les responsables traditionnels et les parents à l’importance de l’éducation non formelle dans l’accompagnement des adolescents.
La prévention des grossesses précoces, des infections sexuellement transmissibles et des conduites à risque, notamment la consommation d’alcool et de drogues en milieu scolaire, occupe une place importante dans les échanges. Cette démarche s’inscrit dans la campagne nationale « Zéro grossesse et IST dans mon établissement en 2026-2027 ».
À travers cette participation à DUNENYO ZA, les Clubs Santé mettent enfin l’accent sur le leadership féminin, la masculinité positive et le leadership transformationnel. Un engagement qui vise à faire émerger une jeunesse togolaise davantage consciente de son rôle dans la construction d’une société plus saine, responsable et durable.
Avec ”Les pleurs du bon Dieu”, Zeus Komi Aziadouvo signe un récit satirique qui interroge les travers d’une société où les repères semblent vaciller.
Quand la satire devient miroir
Le titre intrigue autant qu’il interpelle. Dans Les pleurs du bon Dieu, Zeus Komi Aziadouvo imagine le Pafiland, une république singulière où « le mal semble avoir pris le dessus sur le bien », selon la présentation de l’ouvrage. Mensonge, corruption, népotisme et perte des valeurs s’y côtoient, dans un univers où même la foi semble impuissante à remettre de l’ordre.
À travers Tchaa, un enseignant retraité confronté aux désillusions de son époque, et une famille pieuse dont le fils préfère les hommes aux certitudes familiales, l’auteur joue avec l’ironie pour explorer les contradictions humaines, politiques et morales. Le roman entend ainsi pousser le lecteur à regarder autrement une société qui, derrière ses apparences, porte ses propres blessures.
L’ouvrage est publié aux Éditions Baudelaire. La couverture, sombre et volontairement théâtrale, donne déjà le ton : une ville en crise, une foule inquiète et, au premier plan, une figure couronnée semblant observer un monde en plein désarroi.
Un auteur qui n’en est pas à son premier regard
Avec ce nouveau livre, Zeus Komi Aziadouvo confirme surtout une trajectoire d’écrivain nourrie par son expérience de journaliste et d’observateur de la société. Son parcours éditorial avait commencé avec Sylvanus Olympio, panafricaniste et pionnier de la CEDEAO, publié chez L’Harmattan en 2013. L’ouvrage revisitait notamment le rôle de l’ancien président togolais dans l’intégration ouest-africaine.
En 2016, il publiait également Emmanuel Adebayor, la lumière, consacré au parcours de l’attaquant togolais, de ses débuts jusqu’à son passage à Crystal Palace.
De l’histoire politique au parcours sportif, puis à la fiction satirique, Zeus Komi Aziadouvo change donc de registre sans abandonner son terrain de prédilection : la société et ses contradictions. Avec Les pleurs du bon Dieu, le journaliste-écrivain invite ainsi le lecteur à sourire, mais surtout à réfléchir. Une manière, peut-être, de rappeler que lorsqu’une société cesse de s’interroger sur elle-même, il ne reste parfois au « bon Dieu » que les larmes.
Le Palais des Congrès de Kara s’apprête à vibre au rythme du taekwondo avec la première édition des « Open des Evalas ».
Le taekwondo togolais s’offre un nouveau rendez-vous de compétition. Quatre clubs réunis autour d’une même ambition organisent, le samedi 22 août 2026 à partir de 7 heures, les « Open des Evalas » au Palais des Congrès de Kara. Une compétition qui entend rassembler les jeunes talents et les pratiquants confirmés autour des valeurs de dépassement de soi et de fair-play.
Quatre clubs, un même objectif
Placée sous le slogan « 4 clubs 1 passion, 1 objectif », cette initiative mettre aux prises des athlètes dans plusieurs catégories, aussi bien chez les hommes que chez les dames. Les minimes, cadets, juniors et seniors pourront s’affronter dans différentes catégories de poids.
L’objectif affiché est également de valoriser les clubs et leurs athlètes. Un trophée sera remis aux trois meilleurs clubs de la compétition, tandis que de nombreux lots récompenseront les performances individuelles.
Les inscriptions bientôt closes
La participation est fixée à dix (10) mille de FCFA par athlète. Les inscriptions restent ouvertes jusqu’au 17 août à 18 heures. Les organisateurs invitent ainsi les clubs intéressés à finaliser rapidement leurs engagements.
A quelques jours de l’évènement, le rendez-vous s’annonce comme une vitrine pour le taekwondo et un moment fort de la saison sportive de Kara.
Les États-Unis misent sur la formation des futurs enseignants pour renforcer l’apprentissage de l’anglais au Togo.
À Tabligbo, l’apprentissage de l’anglais prend une nouvelle dimension. Le 11 août, Tim Glenn, diplomate à l’ambassade des États-Unis au Togo, a échangé avec 50 futurs enseignants du primaire de l’École normale de formation des professeurs d’école (ENFPE), autour d’une sélection d’ouvrages destinés à renforcer leurs compétences linguistiques.
La rencontre s’est appuyée sur des livres du programme éditorial « Nouveaux Horizons », porté par les Services régionaux pour l’Afrique (ARS) du Département d’État américain. À travers cette initiative, l’objectif est de promouvoir l’enseignement de l’anglais, notamment les capacités de compréhension et d’expression orales, auprès des futurs enseignants.
Au-delà de la cinquantaine de participants directement concernés, l’initiative entend produire un effet multiplicateur. Une fois dans leurs classes, ces futurs instituteurs pourront transmettre à leur tour de meilleures méthodes et compétences en anglais à leurs élèves togolais.
L’anglais comme passeport vers l’avenir
Pour les promoteurs de cette initiative, une meilleure maîtrise de la langue anglaise constitue un atout pour les jeunes dans un environnement économique de plus en plus mondialisé. Elle peut faciliter la poursuite des études, l’accès à l’emploi et l’ouverture vers de nouvelles opportunités professionnelles.
Cette coopération éducative revêt également une dimension économique et diplomatique. Selon l’approche américaine, le renforcement des compétences linguistiques peut favoriser les échanges commerciaux, contribuer à la création d’emplois et permettre à davantage de professionnels togolais de développer des relations avec des entreprises américaines et d’accéder aux marchés internationaux.
À Tabligbo, la diplomatie américaine mise ainsi sur un levier discret mais stratégique : former ceux qui formeront la prochaine génération.
Dans un contexte où les activités artistiques restent encore peu accessibles à de nombreux enfants, l’artiste plasticien Espoir Fadu multiplie les ateliers pour faire de la peinture un véritable outil d’expression et d’éveil.
La peinture ne sert pas uniquement à produire de belles images. Elle peut aussi devenir un langage. C’est le pari fait par l’artiste plasticien Espoir Fadu, qui poursuit ses ateliers de formation destinés aux enfants. La troisième vague de son programme consacré à la peinture et à l’harmonie des couleurs a débuté ce lundi 10 août 2026.
Sur sa page Facebook, l’artiste appelle déjà les parents à anticiper les inscriptions pour la quatrième vague, annoncée du 26 au 28 août. « La place est limitée », prévient-il, alors que l’initiative entend familiariser les plus jeunes avec les fondamentaux de la création picturale.
Donner aux enfants un autre langage
Derrière l’apprentissage des couleurs, des formes et des techniques de peinture, Espoir Fadu défend une conception plus large de l’art. Pour lui, l’enfant doit pouvoir disposer d’espaces où il peut expérimenter, imaginer et traduire autrement ce qu’il ressent.
« S’exprimer autrement à travers la peinture », écrit-il pour résumer la philosophie de ces ateliers. Une formule qui place l’expression personnelle au cœur de la démarche.
L’art comme outil d’éveil
L’initiative intervient également dans un contexte où les disciplines artistiques peinent encore à occuper une place centrale dans les parcours éducatifs. En initiant les enfants à la peinture, Espoir Fadu entend contribuer au développement de leur imagination, de leur sensibilité et de leur capacité à créer.
La prochaine session, prévue du 26 au 28 août, constituera donc une nouvelle occasion pour les jeunes participants de découvrir l’univers pictural. À travers cette démarche, l’artiste défend une conviction simple : apprendre à peindre, c’est aussi apprendre à regarder, à ressentir et à s’exprimer.
Le paysage universitaire togolais poursuit sa transformation avec l’Université de Datcha, désormais troisième université publique du pays après celles de Lomé et de Kara.
Pensée comme un pôle d’excellence au cœur de la région des Plateaux, cette institution ambitionne de rapprocher l’enseignement supérieur des jeunes de l’intérieur du pays tout en répondant aux besoins de développement économique et social.
Créée par décret en septembre 2023, l’Université de Datcha est orientée vers des formations professionnalisantes, scientifiques et technologiques. Son implantation vise notamment à décongestionner les deux universités publiques existantes, tout en réduisant les coûts de déplacement et de logement pour les étudiants issus des régions centrales et des Plateaux.
Le campus, dont la première pierre a été posée en avril 2025, est conçu autour d’infrastructures modernes. La première phase comprend une Faculté des sciences de la santé, un Institut des métiers de l’agriculture, un Institut polytechnique de l’innovation, un bâtiment de la présidence ainsi qu’un restaurant universitaire. Ces filières ont été choisies pour répondre aux besoins stratégiques du pays en matière de santé, d’agriculture, d’innovation et d’industrialisation.
À la tête de cette jeune institution se trouve le Professeur Essohanam Batchana, nommé président de l’Université de Datcha. Universitaire reconnu pour son expérience dans la gouvernance académique, il aura pour mission de mettre en place les structures administratives, pédagogiques et scientifiques de cette nouvelle université, appelée à devenir un véritable moteur de recherche, d’innovation et de développement régional.
Au-delà de sa vocation académique, l’Université de Datcha représente un levier de développement local. Son implantation devrait favoriser la création d’emplois, stimuler l’économie de la région et renforcer l’accès à un enseignement supérieur de qualité. À travers ce projet, le Togo confirme sa volonté de bâtir un système universitaire plus équilibré, inclusif et tourné vers les défis de demain
Le Togo a désormais son festival pour célébrer sa Tradition et sa culture Ancestrale. Un lancement inédit qui consacre le FICSAAT comme un nouveau rendez-vous culturel majeur en Afrique dédié à la paix et à la valorisation des traditions africaines aura lieu du 08 au 23 Janvier 2027 à Lomé.
Le Festival International des Cultures et Spiritualités Ancestrales Afro-Togolaises (FICSAAT) a connu un lancement officiel d’une ampleur exceptionnelle ce samedi 25 juillet 2026, sur le terrain de CERFER non loin de l’aéroport à Lomé. Plus de 3 500 participants venus des différentes régions du Togo se sont mobilisés pour prendre part à cette première édition placée sous le thème : « Pour la Paix, Allons à nos origines ! »
Organisé par l’ONG Internationale MJPP (ONG MJPP/OIJPP) dans le cadre de son Programme GÉNÉRATION PAIX , en collaboration avec LA FEDERATION NATIONALE DES CULTES VAUDOU ET DES TRADITIONS DU TOGO Le Festival International des Cultures et Spiritualités Ancestrales Afro-Togolaises , le FICSAAT une initiative de l’Amb Johaness MAKOUVIA ambitionne de faire du patrimoine culturel et des spiritualités ancestrales un puissant levier de paix, de cohésion sociale, de dialogue entre les communautés et de rayonnement culturel.
La cérémonie officielle a réuni des membres du Gouvernement, des autorités administratives, des chefs traditionnels, des dignitaires des spiritualités ancestrales, des responsables religieux, des acteurs culturels, des organisations de jeunesse, des artistes ainsi qu’une importante mobilisation populaire, témoignant de l’intérêt suscité par cette nouvelle initiative.
Parmi les temps forts de la cérémonie, plusieurs interventions ont marqué les esprits. Togbui Adela AKLASSOU IV, Chef Canton de Bê et Protecteur des divinités et des traditions ancestrales du Sud-Togo, a lancé un vibrant appel à l’unité de tous les gardiens des traditions et des pratiquants des spiritualités ancestrales. Hounongan GNINOFOUN Akoété SOTORE II, Président de la Fédération Nationale des Cultes Vaudou et des Traditions du Togo a exhortés à fédérer leurs efforts afin de préserver les valeurs héritées des ancêtres, de promouvoir la paix dans leurs communautés et de transmettre ce patrimoine aux générations futures.
Représentant le Ministre de l’Administration Territoriale, de la Gouvernance Locale et des Affaires Coutumières, Parrain du Programme GÉNÉRATION PAIX, sa représentante Mme BATCHABANI Abidé, cheffe division organisations civiles et associations a réaffirmé le soutien et l’engagement du Ministère aux côtés de l’ONG MJPP/OIJPP dans la mise en œuvre des initiatives en faveur de la paix, de la cohésion sociale, de la gouvernance locale et de la valorisation des autorités coutumières.
Le discours officiel de lancement a ensuite été prononcé par le représentant du Ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Monsieur ADJANOU Mawuna, Attaché de cabinet qui a salué une initiative porteuse d’avenir pour la promotion du patrimoine culturel togolais. Il a souligné que la culture constitue un pilier du développement durable, du tourisme, de la cohésion nationale et du dialogue entre les peuples, tout en encourageant la pérennisation du FICSAAT comme un rendez-vous culturel de référence.
Prenant la parole à son tour, Amb. Johaness MAKOUVIA, Président International de l’ONG MJPP/OIJPP et Promoteur du Programme GÉNÉRATION PAIX, a livré un message fort en faveur de la paix et du vivre-ensemble. Dans une allocution empreinte de responsabilité et d’espérance, il a appelé l’ensemble des participants à devenir des Disciples de la paix dans leurs communautés.
« La diversité de nos croyances ne doit jamais être une source de division. Au contraire, elle doit devenir une richesse qui nous rapproche. La paix se construit lorsque chacun respecte la foi, les convictions et les traditions de l’autre, dans un esprit de dialogue, de tolérance et de fraternité », a-t-il déclaré devant une foule attentive.
Tout au long de la cérémonie, les participants ont été émerveillés par les prestations des groupes folkloriques, les danses patrimoniales, les rythmes traditionnels et les expressions artistiques qui ont mis en lumière la richesse culturelle du Togo.
Au-delà de son caractère festif, le Lancement de cette première édition du FICSAAT se positionne comme une plateforme de valorisation des cultures africaines, de transmission des savoirs ancestraux et de promotion de la paix par le dialogue culturel. Elle ouvre également la voie à une ambition plus large : faire du Togo une destination de référence en matière de tourisme culturel et un carrefour africain du dialogue entre les cultures et les traditions.
Au regard de la mobilisation exceptionnelle enregistrée et de l’engouement suscité auprès des populations, le Lancement Officiel de cette première édition du FICSAAT apparaît comme une réussite majeure et pose les bases d’un festival appelé à s’inscrire durablement dans le calendrier des grands événements culturels du Togo et du continent africain.
Le rendez-vous est d’ores et déjà pris du 08 au 23 Janvier 2027 pour la Première éditions du FICSAAT avec l’ambition de renforcer davantage le rayonnement international du Festival International des Cultures et Spiritualités Ancestrales Afro-Togolaises (FICSAAT) et de faire de la culture un langage universel au service de la paix.
Un classement de WorldAtlas met en lumière les pays affichant les taux de divorce les plus faibles au monde, avec une domination asiatique et une absence remarquée du continent africain.
Selon un classement publié par WorldAtlas, les pays où l’on divorce le moins au monde se concentrent principalement en Asie, en Europe et en Amérique latine. Fait notable, aucun pays africain ne figure dans le top 10. Cette étude s’appuie sur les données du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (UNDESA), d’Eurostat pour les pays européens, de l’Enquête nationale indienne sur la santé familiale (NFHS-4 et NFHS-5) ainsi que sur les publications des instituts nationaux de statistique.
L’Inde arrive en tête avec un taux de divorce estimé entre 0,01 et 0,1 pour 1 000 habitants, devant le Sri Lanka (0,15) et le Vietnam (0,2). Le Guatemala et le Tadjikistan complètent le top 5, suivis de la Bosnie-Herzégovine, de Malte, du Pérou, du Chili et de l’Irlande.
D’après WorldAtlas, ces faibles taux s’expliquent par plusieurs facteurs. Dans certains pays, le poids des traditions, des religions et des pressions familiales décourage fortement le recours au divorce. Ailleurs, des législations restrictives ou une légalisation relativement récente du divorce, comme à Malte, au Chili ou en Irlande, limitent encore le nombre de séparations officielles.
Le rapport souligne également que, dans plusieurs États, les unions libres sont très répandues. Leur rupture n’étant pas enregistrée dans les statistiques officielles, les chiffres du divorce apparaissent mécaniquement plus faibles.
WorldAtlas invite ainsi à interpréter ces données avec prudence. Un faible taux de divorce ne signifie pas nécessairement que les couples sont plus heureux ou plus stables. Il peut aussi traduire l’existence de contraintes sociales, religieuses ou juridiques, voire masquer des séparations informelles ou des situations de violences conjugales qui n’aboutissent jamais devant les tribunaux.
L’absence de pays africains dans ce classement rappelle enfin que les réalités matrimoniales du continent demeurent diverses et souvent insuffisamment documentées à l’échelle internationale.
Le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou misent sur la transmission artistique pour occuper utilement les jeunes durant les vacances, une démarche qui s’inscrit dans la continuité de l’engagement de l’atelier en faveur de l’initiation aux arts plastiques.
À Agoè-Kové, les vacances prennent une autre couleur. Entre pinceaux, crayons, collages et découvertes artistiques, une dizaine de jeunes à la fois franchissent chaque semaine les portes de l’Atelier Ekouagou pour une immersion gratuite dans l’univers des arts plastiques. Une initiative portée par le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou, qui placent la transmission et l’éveil créatif au cœur de leur engagement.
Pendant que beaucoup d’élèves profitent de la pause estivale pour se divertir, d’autres font le choix d’apprendre autrement. Depuis quelques jours, l’Atelier Ekouagou accueille une série de sessions de formation artistique destinées aux jeunes élèves. Organisée entièrement sur fonds propres, cette initiative est le fruit d’une concertation entre le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou.
Le principe est simple mais ambitieux : recevoir les participants par vagues de dix afin de garantir un apprentissage de qualité, un meilleur suivi pédagogique et une véritable proximité entre les formateurs et les apprenants.
À la tête de ces ateliers, le président du Collectif Fragments Nomades, l’artiste plasticien Kokou Ekouagou, partage avec les jeunes son expérience, son savoir-faire et surtout sa passion pour la création artistique.
Loin d’une simple initiation technique, ces séances invitent les participants à développer leur imagination, à exprimer leur sensibilité et à porter un regard nouveau sur le monde qui les entoure.
Faire des vacances un temps d’apprentissage
Pour les initiateurs du projet, cette formation répond à une préoccupation bien réelle : offrir aux jeunes une activité constructive pendant les vacances scolaires.
À travers le dessin, la peinture, le collage ou encore les techniques d’assemblage, les élèves découvrent que l’art peut devenir un formidable moyen d’expression, mais aussi un espace d’épanouissement personnel.
Dans un contexte où de nombreux jeunes restent sans activités durant les congés, cette initiative entend leur proposer un cadre sain, créatif et stimulant.
L’objectif dépasse largement l’apprentissage du dessin. Il s’agit aussi de développer la patience, la concentration, l’observation, l’esprit critique et la confiance en soi, autant de qualités qui accompagneront ces jeunes bien au-delà de leur parcours artistique.
Le choix d’organiser cette formation gratuitement traduit également la volonté des deux structures de rendre la pratique artistique accessible à tous, indépendamment des moyens financiers des familles.
L’Atelier Ekouagou, une histoire de transmission
Cette nouvelle action s’inscrit dans la continuité d’un engagement déjà ancien. Créé il y a plusieurs années à Agoè-Kové, l’Atelier Ekouagou est progressivement devenu un espace de référence pour l’initiation aux arts plastiques. Depuis ses débuts, il accueille enfants, jeunes et adultes désireux de découvrir le dessin et les différentes formes d’expression artistique, avec une attention particulière portée aux publics les plus vulnérables.
Malgré les difficultés rencontrées au fil des années, notamment durant la pandémie de Covid-19, l’atelier a poursuivi sa mission de transmission grâce à la détermination de ses responsables. Cette persévérance a permis de maintenir une dynamique artistique au sein du quartier, avec des moyens pourtant modestes.
L’année 2024 a marqué une étape importante avec l’aménagement d’un véritable centre artistique grâce à un financement du Fonds national de promotion culturelle (FNPC). Ce projet a permis d’améliorer les infrastructures, d’acquérir du matériel pédagogique et d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux bénéficiaires.
Les résultats parlent d’eux-mêmes : plus d’une cinquantaine de participants, principalement des enfants âgés de 6 à 15 ans, ont déjà bénéficié de ces formations, donnant naissance à de nombreuses œuvres artistiques présentées lors d’expositions de fin de session.
Fragments Nomades, un art sans frontières
Si l’Atelier Ekouagou constitue le lieu physique de cette transmission, le Collectif Fragments Nomades lui apporte une dimension internationale.
Né de la rencontre entre différentes sensibilités artistiques, le collectif relie Lomé et Paris autour d’une même vision de la création contemporaine. Son manifeste revendique un art qui explore les circulations humaines, les fragments d’histoires, les matières oubliées et les formes contemporaines du vivant.
À travers le collage, les arts plastiques, l’écriture, les textures et les assemblages, le collectif transforme les traces du réel en espaces de dialogue où se croisent mémoire, identité, transmission et diversité culturelle.
Cette philosophie irrigue naturellement les formations proposées aux jeunes élèves. Chaque création devient une invitation à raconter une histoire, à valoriser les matériaux du quotidien et à développer un regard personnel sur son environnement.
Le collectif considère en effet que la matière est une mémoire vivante. Papier, textile, pigments, archives ou objets récupérés deviennent autant de supports permettant de faire dialoguer les cultures et les générations.
Former les artistes… mais aussi les citoyens de demain
Au-delà de la pratique artistique, cette initiative porte une ambition éducative. Les responsables souhaitent faire découvrir aux jeunes que l’art est aussi un langage universel, un moyen de dialogue et un puissant outil d’inclusion sociale.
Cette vision rejoint d’ailleurs les objectifs poursuivis depuis plusieurs années par l’Atelier Ekouagou : favoriser l’accès à l’éducation artistique, développer la créativité, encourager le brassage culturel et contribuer à l’insertion sociale des bénéficiaires.
En accueillant gratuitement ces élèves durant les vacances, le Collectif Fragments Nomades et l’Atelier Ekouagou démontrent qu’il est possible de transformer le temps libre en une véritable opportunité d’apprentissage, de découverte et de construction personnelle.
À travers cette initiative, les deux structures confirment leur volonté de faire de l’art un espace ouvert à tous, où la création dépasse le simple geste esthétique pour devenir un levier de transmission, de partage et d’émancipation. Une démarche qui pourrait inspirer d’autres acteurs culturels et éducatifs, convaincus que l’éveil artistique constitue aussi un investissement durable pour l’avenir de la jeunesse togolaise.
À l’occasion du Forum Diaspora Connect 2026, le Professeur Mahougnon Kakpo animera un panel consacré au rôle du Vodoun dans le développement économique. Une intervention qui ambitionne de repositionner ce patrimoine ancestral comme un véritable moteur de création de richesses, d’attractivité et de rayonnement international.
Le Vodoun ne se résume pas à une pratique spirituelle. Héritage culturel profondément enraciné dans l’histoire du Bénin, il constitue également un potentiel économique encore largement sous-exploité. C’est autour de cette réflexion que s’articulera le panel animé par le Professeur Mahougnon Kakpo, universitaire, écrivain et Président du Comité des rites Vodoun du Bénin, dans le cadre du Forum Diaspora Connect (FDC2026).
Prévu le jeudi 30 juillet 2026 à 13h25 à l’Azalaï Hôtel de Cotonou, cet échange portera sur le thème : « Le Vodoun comme levier de développement économique au Bénin et pour sa diaspora ».
Figure reconnue du monde universitaire et spécialiste des littératures africaines, Mahougnon Kakpo proposera une approche novatrice du Vodoun, loin des clichés qui entourent encore cette tradition. Son intervention mettra en lumière les multiples opportunités qu’offre ce patrimoine immatériel dans des secteurs tels que le tourisme culturel, les industries créatives, la recherche, l’artisanat, les festivals, l’entrepreneuriat culturel ou encore les investissements de la diaspora.
À travers cette conférence, il s’agira de démontrer que la valorisation du Vodoun peut contribuer à renforcer l’attractivité du Bénin sur la scène internationale, tout en créant des emplois, en stimulant l’économie locale et en consolidant les liens entre le pays et ses communautés établies à l’étranger.
Cette lecture renouvelée du Vodoun entend également rappeler que les traditions africaines, lorsqu’elles sont structurées, protégées et promues, peuvent devenir de véritables instruments de développement durable. Pour les organisateurs du Forum Diaspora Connect, cette réflexion s’inscrit dans une dynamique plus large visant à encourager les échanges entre les acteurs du continent et ceux de la diaspora autour de projets porteurs de croissance.
Le panel devrait réunir des universitaires, entrepreneurs, investisseurs, acteurs culturels et membres de la diaspora désireux d’explorer les perspectives économiques offertes par la valorisation du patrimoine béninois.
Les inscriptions au Forum Diaspora Connect 2026 sont déjà ouvertes. Les personnes intéressées peuvent réserver leur participation via la plateforme officielle : https://fdc2026.kkp.events/.