Catégorie : Culture

  • Suicides d’élèves au Togo : après les drames, Togbui Dagban interpelle l’école et les familles

    Suicides d’élèves au Togo : après les drames, Togbui Dagban interpelle l’école et les familles

    Deux suicides d’élèves survenus après les résultats des examens de fin d’année relancent le débat sur la santé mentale, l’éducation et les valeurs transmises à la jeunesse togolaise.

    Face à la multiplication des drames liés à la pression scolaire, les interrogations se font de plus en plus pressantes au Togo. En juin 2026, deux jeunes filles, l’une élève en classe de Première et l’autre en classe de Troisième, ont mis fin à leurs jours par pendaison après avoir échoué respectivement au Probatoire et au BEPC. Ces deux tragédies ont profondément ému l’opinion publique et ravivé les débats sur la santé mentale des adolescents, le poids des attentes familiales ainsi que les mécanismes d’accompagnement psychologique dans les établissements scolaires.

    Au lendemain de ces événements, plusieurs voix se sont élevées pour tenter d’expliquer ce phénomène inquiétant et appeler à une mobilisation collective afin d’éviter que de tels drames ne se reproduisent.

    Une éducation remise en cause

    Invité sur Victoire FM après le suicide de l’élève de Première, le chef du quartier Bè Adakpamé, Togbui Dagban Ayivon IV, a livré une analyse qui met directement en cause les modèles éducatifs actuels.

    Selon le garant des us et coutumes, la société togolaise s’éloigne progressivement des valeurs fondamentales qui permettaient autrefois de mieux préparer les jeunes aux difficultés de la vie.

    « L’éducation qu’on donne à nos enfants, de la maison à l’école, fait que les enfants oublient souvent tout de la dignité humaine, l’argent est devenu la chose qui surpasse toute autre chose », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par le confrère Globalactu.

    Pour lui, cette évolution contribue à fragiliser les adolescents qui supportent de moins en moins les échecs, pourtant inhérents au parcours de toute vie.

    Le chef traditionnel estime que si aucune réponse durable n’est apportée à cette situation, ces drames risquent malheureusement de devenir récurrents.

    Une lecture à la fois spirituelle et éducative

    Au-delà des facteurs sociaux et psychologiques, Togbui Dagban Ayivon IV avance également une lecture inspirée des croyances traditionnelles.

    « La pendaison peut ne pas venir de la volonté de celui qui se pend », affirme-t-il. Selon lui, plusieurs facteurs peuvent entrer en jeu, notamment une malédiction, un déficit d’éducation ou de formation, voire ce qu’il qualifie de destin.

    « En ces moments précis, la personne perd conscience et va exécuter l’idée avant de s’en rendre compte », regrette la tête couronnée.

    Le garant des us et coutumes considère par ailleurs que le Fa, système traditionnel de divination et de sagesse, pourrait permettre à certaines familles d’anticiper des situations dramatiques et d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

    Ces déclarations relancent le débat sur la place des savoirs traditionnels dans la prévention des comportements suicidaires, aux côtés des approches psychologiques, éducatives et médicales.

    Le récit du Fa pour redonner espoir

    Pour illustrer son propos, Togbui Dagban Ayivon IV s’est appuyé sur l’arcane Gbe-Gouda, présenté comme le premier signe tombant dans la neuvième maison du Fa.

    Il raconte l’histoire d’un jeune homme extrêmement pauvre, accablé par les difficultés quotidiennes. Convaincu qu’il ne pouvait plus supporter ses souffrances, il achète un repas composé de boules de pâte, communément appelées Gblin. Avant même de les consommer, il décide de mettre fin à ses jours en se pendant à un arbre. Son repas tombe alors au pied du tronc.

    Peu après, un homme souffrant d’un handicap physique, lui aussi plongé dans une grande précarité, passe à cet endroit. Affamé, il découvre les Gblin abandonnés.

    « Oh, ce que je vais manger aujourd’hui, je l’ai trouvé », s’exclame-t-il avant de remercier la vie pour cette providence.

    Ce n’est qu’après avoir terminé son repas qu’il aperçoit le corps du jeune homme suspendu à l’arbre.

    Un appel à relativiser les épreuves

    À travers cette histoire, le chef traditionnel souhaite rappeler qu’aucune souffrance n’est absolue et qu’il existe toujours des personnes confrontées à des difficultés encore plus lourdes.

    Selon lui, le message porté par cet enseignement est clair : aucune situation, aussi difficile soit-elle, n’est éternelle. Les épreuves peuvent parfois constituer les premières étapes d’un avenir meilleur, à condition de conserver espoir et patience.

    Cette vision invite les jeunes à ne pas considérer un échec scolaire comme une fatalité, mais plutôt comme une étape dans leur parcours.

    Quel accompagnement pour la jeunesse ?

    Les deux suicides enregistrés en juin soulèvent également la question de l’accompagnement psychologique des élèves. De nombreux spécialistes de l’éducation estiment qu’au-delà des résultats scolaires, les établissements et les familles doivent renforcer le dialogue avec les adolescents, apprendre à dédramatiser l’échec et promouvoir une culture de la résilience.

    Le débat ouvert par Togbui Dagban Ayivon IV dépasse ainsi le seul cadre des traditions. Il interroge la capacité de la société togolaise à transmettre aux jeunes les outils nécessaires pour affronter les difficultés de la vie, qu’ils soient éducatifs, culturels, spirituels ou psychologiques.

    En conclusion de son intervention, le chef traditionnel pose une question qui ne manquera pas d’alimenter les discussions : « N’est-il pas temps d’enseigner le Fa à l’école togolaise, afin que les élèves puissent s’imprégner de la sagesse et de l’éducation dont il est porteur ? »

    Au-delà de cette proposition, les récents drames rappellent surtout l’urgence de renforcer l’écoute, le soutien psychologique et l’encadrement des jeunes afin qu’aucun échec scolaire ne soit plus jamais perçu comme une raison de mettre fin à sa vie.

  • Hovêzan 2026 : Hahotoé donne le coup d’envoi de la 34è édition de sa fête traditionnelle

    Hovêzan 2026 : Hahotoé donne le coup d’envoi de la 34è édition de sa fête traditionnelle

    Le canton de Hahotoé lance, le 4 juillet prochain, la 34ᵉ édition de Hovêzan, une fête traditionnelle placée sous le signe de la cohésion sociale, de la valorisation culturelle et du développement local.

    Le canton de Hahotoé s’apprête à vibrer au rythme de la 34e édition de Hovêzan. Le lancement officiel de cette fête traditionnelle est prévu le samedi 4 juillet 2026 à 8 heures, sur la place de l’ancien marché de Hahotoé, à l’initiative du Comité d’organisation.

    Placée sous le thème de la valorisation du patrimoine culturel, Hovezan se veut avant tout un cadre de brassage socioculturel, de promotion des traditions locales et de renforcement des liens entre les filles et fils de Hahotoé, d’ici et de la diaspora. Musiques et danses traditionnelles, contes, expositions artisanales, spectacles vivants et mise en valeur des talents locaux meubleront cette cérémonie de lancement.

    À travers cette fête, les organisateurs entendent également mobiliser les populations autour du développement du canton de Hahotoé. Ils invitent les habitants, les ressortissants et les amis de la localité à participer massivement à ce rendez-vous placé sous le signe de l’unité, de la solidarité et de la fierté culturelle.

  • Génie Imhotep : quatre lycées à deux pas du sacre

    Génie Imhotep : quatre lycées à deux pas du sacre

    Les demi-finales du Championnat national Génie Imhotep sont désormais connues, avec quatre lycées qui se disputeront ce samedi au Palais des Congrès de Lomé une place en finale après des quarts de finale riches en suspense et en démonstrations de talent.

    Le suspense est désormais à son comble au Championnat national Génie Imhotep. À l’issue des quarts de finale disputés vendredi au Palais des Congrès de Lomé, le dernier carré de cette compétition nationale de culture générale en santé est désormais connu. Le Lycée Avétonou, le Lycée de Tchamba, le Lycée Scientifique de Kara et le Lycée d’Adétikopé se sont qualifiés pour les demi-finales, prévues ce samedi 27 juin.

    La rencontre la plus spectaculaire de la journée a opposé le Lycée Avétonou au Lycée de Dalavé. Repêchée après avoir terminé meilleur perdant des tours précédents, l’équipe d’Avétonou semblait pourtant condamnée face à un adversaire qui comptait jusqu’à 110 points d’avance. Mais les élèves n’ont jamais baissé les bras. Après plusieurs égalités successives à 250, 330 puis 340 points, une révision des scores a totalement relancé les débats. Dans la série décisive des dix dernières questions, Avétonou a fait preuve d’un remarquable sang-froid pour s’imposer sur le fil, 410 contre 400, au terme d’un duel riche en rebondissements.

    Les autres affiches ont également confirmé le niveau élevé de cette première édition du championnat. Le Lycée de Tchamba s’est imposé avec autorité face au Lycée de Naki-Est (610-400), tandis que le Lycée Scientifique de Kara est venu à bout du Lycée de Wahala sur le score de 550 à 490. De son côté, le Lycée d’Adétikopé n’a laissé aucune chance à son adversaire en s’imposant largement 610 à 450.

    Au-delà des résultats, cette compétition met en lumière des jeunes capables de conjuguer excellence académique, esprit d’équipe et solides connaissances en matière de santé publique. Chaque épreuve révèle une préparation rigoureuse et une volonté de promouvoir la culture scientifique auprès des élèves.

    Les demi-finales promettent ainsi un spectacle de haut niveau entre quatre formations déterminées à décrocher une place en finale. Le public est attendu nombreux au Palais des Congrès de Lomé pour assister à cette ultime ligne droite d’un championnat qui s’impose déjà comme un rendez-vous majeur de la promotion de la santé et de l’excellence intellectuelle en milieu scolaire.

  • Trucage présumé de matches : l’Assemblée nationale met la pression, mais l’enquête ira-t-elle jusqu’au bout ?

    Trucage présumé de matches : l’Assemblée nationale met la pression, mais l’enquête ira-t-elle jusqu’au bout ?

    Les promesses d’une enquête indépendante sur les allégations de trucage de matchs suscitent l’espoir, mais les Togolais attendent désormais des résultats concrets.

    Le ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, Dr Abdul-Fahd Fofana, est allé plus loin en annonçant la mise en place prochaine d’une commission d’enquête indépendante, en collaboration avec la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage du Togo. Cette commission devra entendre toutes les parties concernées, examiner les preuves et rendre publiques ses conclusions dans des délais jugés raisonnables.

    L’intérêt manifesté par l’Assemblée nationale dans ce dossier constitue une bonne nouvelle. Les soupçons de manipulation de résultats sont trop graves pour être balayés d’un revers de main ou relégués au rang de simple polémique. Le football togolais, qui cherche à renforcer sa crédibilité, ne peut se permettre que cette affaire soit traitée avec légèreté.

    Reste toutefois une interrogation majeure : cette enquête aboutira-t-elle réellement ? Au Togo, les annonces d’enquêtes se multiplient souvent à la faveur de dossiers sensibles, mais leurs conclusions se font rarement connaître du public. Pour convaincre l’opinion, le gouvernement devra cette fois aller jusqu’au bout de la démarche, publier les résultats de l’enquête et, le cas échéant, sanctionner les responsables. C’est à ce prix que la confiance pourra être restaurée.

  • Génie Imhotep : l’élite des Clubs Santé scolaires en route vers la grande finale nationale

    Génie Imhotep : l’élite des Clubs Santé scolaires en route vers la grande finale nationale

    Après plusieurs mois de compétition à travers les sept régions éducatives du Togo, le championnat national de culture générale en santé publique « Génie Imhotep » s’apprête à connaître son épilogue. Les meilleures équipes scolaires du pays se retrouveront les 26 et 27 juin 2026 à Lomé pour la phase nationale de cette première édition.

    L’événement est organisé par AIMES-AFRIQUE et SOS Docteur TV, en collaboration avec l’UNFPA-Togo, sous le patronage conjoint du ministère de l’Éducation nationale, du ministère de la Santé, du ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance ainsi que du ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports.

    Cette compétition, qui met en avant les connaissances des élèves en matière de santé publique, a mobilisé des établissements scolaires de tout le pays autour des enjeux de prévention, de promotion de la santé et de citoyenneté.

    Au terme des phases régionales, sept Clubs Santé représentant les sept régions éducatives du Togo se disputeront le titre suprême. Un seul établissement sera sacré premier champion national de Génie Imhotep.

    Le programme prévoit les quarts de finale le vendredi 26 juin 2026 à partir de 9 heures au Studio Professeur James. Les demi-finales et la grande finale se dérouleront le samedi 27 juin dès 8h30 au Palais des Congrès de Lomé.

    L’événement sera retransmis en direct sur SOS Docteur TV afin de permettre au grand public de suivre cette ultime confrontation intellectuelle.

    Au-delà de la compétition, Génie Imhotep se veut un outil innovant de sensibilisation des jeunes aux questions de santé publique. Cette initiative ambitionne de renforcer la culture sanitaire en milieu scolaire et de faire émerger une nouvelle génération d’ambassadeurs de la santé au Togo.

    Tous les regards sont désormais tournés vers Lomé, où sera connu le tout premier champion national de cette compétition appelée à s’inscrire durablement dans le paysage éducatif togolais.

  • Isaac Tchiakpé au cœur d’une affaire de marché public épinglée par l’ARCOP

    Isaac Tchiakpé au cœur d’une affaire de marché public épinglée par l’ARCOP

    Une procédure d’acquisition d’un véhicule de service évalué à 15,9 millions de FCFA fait l’objet de vives interrogations après la publication d’une délibération de l’ARCOP qui relève plusieurs irrégularités et renvoie le dossier vers les institutions compétentes.

    L’acquisition d’un véhicule de service par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts se retrouve aujourd’hui au centre d’une affaire administrative sensible. Dans sa délibération n°023-2026/ARCOP/CRD du 19 juin 2026, l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) fait état de nombreuses irrégularités qui auraient entaché la procédure de passation du marché.

    L’enquête, ouverte à la suite d’une dénonciation anonyme enregistrée en février 2026, conclut notamment à un contournement des mécanismes prévus par la réglementation des marchés publics.

    Selon le document, la Personne responsable des marchés publics (PRMP), légalement chargée de conduire ce type de procédure, aurait été totalement écartée du processus.

    Le Directeur des affaires administratives et financières (DAAF), Yaovi Kéké, apparaît comme le principal responsable administratif mis en cause. L’ARCOP lui reproche notamment une intervention hors du cadre légal, la mise en place d’une concurrence qualifiée de « vraie-fausse concurrence » ainsi que la production d’un procès-verbal de réunion qui n’aurait jamais eu lieu. Il aurait également reconnu avoir reproduit des signatures afin de régulariser a posteriori certains documents.

    Le nom du ministre du Tourisme, Isaac Tchiakpé, est également mentionné dans la délibération. D’après les témoignages recueillis par l’ARCOP auprès de plusieurs responsables administratifs, certaines décisions relatives au choix du fournisseur auraient été prises sous son autorité. L’autorité de régulation précise toutefois qu’aucune sanction directe n’a été prononcée contre le membre du gouvernement à ce stade.

    L’ARCOP rappelle en effet que ses prérogatives ne lui permettent pas de sanctionner disciplinairement les ministres. Le dossier a donc été transmis à la Cour des comptes et à la Direction nationale du contrôle de la commande publique afin d’examiner d’éventuelles suites administratives, financières ou autres prévues par les textes.

    Au-delà du cas d’espèce, cette affaire relance le débat sur la transparence dans la gestion des deniers publics et sur le respect des procédures administratives. Elle rappelle surtout qu’une délibération administrative constitue un constat d’irrégularités présumées qui devra, le cas échéant, être complété par les conclusions des institutions compétentes avant toute détermination définitive des responsabilités.

  • Génie Imhotep : le Lycée de Tchamba conquiert la région centrale et vise désormais le sacre national

    Génie Imhotep : le Lycée de Tchamba conquiert la région centrale et vise désormais le sacre national

    Le Lycée de Tchamba s’impose au terme d’une finale régionale intense et décroche son ticket pour la grande finale nationale de Génie Imhotep 2026 à Lomé.

    Après une finale riche en rebondissements disputée à Sokodé, ce lundi 22juin, le Lycée de Tchamba s’est imposé face au Collège privé catholique Notre-Dame-de-la-Paix de Sotouboua et représentera la région centrale lors de la grande finale nationale du championnat de culture générale en santé Génie Imhotep, prévue le 27 juin à Lomé.

    Nette victoire

    La région centrale tient désormais son champion. Au terme d’une confrontation intense mêlant savoir, stratégie et maîtrise des questions sanitaires, le Lycée de Tchamba a décroché son billet pour la finale nationale du concours Génie Imhotep 2026, une compétition qui s’impose progressivement comme l’un des plus importants rendez-vous éducatifs consacrés à la culture générale en santé au Togo.

    La finale régionale, organisée dans la grande salle Fazao du Lycée moderne de Sokodé, a tenu toutes ses promesses. L’atmosphère y était, à un moment donné, électrique, portée par des plusieurs supporters venus encourager leurs équipes respectives.

    Bien avant le début des épreuves, les élèves du Lycée de Tchamba avaient déjà donné le ton. Chants, applaudissements et slogans d’encouragement ont rapidement transformé la salle en véritable chaudron. Une démonstration de ferveur qui laissait présager une domination sans partage de leur équipe.

    Mais sur le terrain de la connaissance, les débats ont été beaucoup plus équilibrés qu’annoncés.

    Face à eux, le Collège privé catholique Notre-Dame-de-la-Paix de Sotouboua n’a jamais tremblé. Les deux formations se sont engagées dans un véritable duel intellectuel où chaque point était arraché avec détermination.

    À deux reprises, les adversaires se sont retrouvés à égalité parfaite, maintenant un suspense permanent dans la salle.

    Le choix stratégique du collège de Sotouboua, qui a misé sur une équipe composée exclusivement de jeunes filles, a d’ailleurs failli faire basculer la rencontre en sa faveur. Les protégées des Sœurs de Notre-Dame-de-la-Paix ont pris les commandes lors des deux premières phases du concours, menant successivement 120 points contre 100, puis 130 points contre 110.

    Mais le scénario allait finalement tourner à l’avantage des élèves de Tchamba.

    Joie et promesses

    Lors de l’ultime manche, consacrée aux thématiques sanitaires et médicales, ils ont démontré une impressionnante maîtrise des sujets abordés. Réponses précises, rapidité d’exécution et sang-froid leur ont permis de creuser progressivement l’écart avant de s’imposer largement sur le score final de 470 points contre 280. Une victoire qui propulse désormais l’établissement au rang de porte-étendard de toute la région Centrale.

    Le capitaine de l’équipe victorieuse, Kudjaki Essouhouna, n’a pas caché sa joie à l’issue de la compétition. « Nous sommes très heureux et très fiers de cette victoire. Après plusieurs rencontres disputées tout au long de la compétition, notre établissement a été sacré champion de la région. C’est une immense satisfaction pour toute notre équipe », a-t-il déclaré.

    Mais pour les champions régionaux, cette qualification n’est qu’une étape. C’est ce que rappelle leur capitaine : « Nous allons poursuivre les préparatifs avec sérieux afin de représenter dignement la région Centrale à Lomé et, pourquoi pas, revenir avec le trophée national ».

    Au-delà de la dimension compétitive, Kudjaki Essouhouna souligne surtout l’impact pédagogique du concours. En effet, a-t-il enchaîné, « Cette compétition nous a permis d’acquérir de nombreuses connaissances dans le domaine de la santé et de la médecine. Elle suscite même chez certains d’entre nous l’envie de devenir médecin ou d’exercer un métier lié à la santé. »

    Du côté du Collège Notre-Dame-de-la-Paix, la déception était palpable, mais sans amertume, le Fai-play oblige. Le capitaine Affoh-Kassan Kadoukpê a préféré retenir les leçons positives de cette aventure. « Permettez-moi de citer Nelson Mandela qui disait : “Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends”. Tout au long de cette aventure, j’ai appris, je me suis découverte personnellement et j’ai énormément progressé sur le plan intellectuel », a-t-elle confié.

    Et d’ajouter : « Nous repartons sans le titre, mais avec beaucoup de satisfaction. Cette expérience restera gravée dans nos mémoires et nous reviendrons plus forts lors des prochaines éditions. »

    Présent lors de cette finale, le Directeur régional de l’éducation de la région centrale, Kankwé Adama, a salué l’engagement des participants ainsi que la pertinence de cette initiative portée par le professeur Kodom Serge Michel, président de AIMES-AFRIQUE.

    Cap sur la capitale

    Pour lui, cette compétition constitue bien plus qu’un simple jeu de connaissances. « La santé est une question fondamentale pour le développement de nos sociétés. À travers les clubs santé et cette compétition, les élèves développent des compétences essentielles pour la vie », a-t-il insisté, souhaitant que ces jeunes deviennent progressivement des ambassadeurs de la sensibilisation sanitaire au sein de leurs établissements, de leurs familles et de leurs communautés.

    « Je suis convaincu que parmi ces élèves se trouvent les futurs médecins, biologistes, pharmaciens, infirmiers et autres professionnels de santé dont notre pays aura besoin », a-t-il ajouté.

    La prochaine étape se déroulera à Lomé. Les équipes qualifiées y sont attendues dès ce 24 juin pour une immersion pédagogique comprenant des visites à l’Espace Orange Jeunes de l’UNFPA, au CHU Campus, au siège d’AIMES-AFRIQUE et de SOS Docteur TV ainsi qu’à l’Assemblée nationale.

    Le 27 juin marquera l’apothéose de cette aventure avec les quarts de finale, les demi-finales, le match de classement et la grande finale nationale.

    Vocations

    Porté par AIMES-AFRIQUE à travers les Clubs Santé SOS Docteur TV, le concours Génie Imhotep s’affirme aujourd’hui comme un véritable incubateur de vocations. En associant éducation, santé publique et citoyenneté, le programme contribue à former une jeunesse mieux informée et davantage impliquée dans les enjeux du développement national.

    Après son sacre régional, le Lycée de Tchamba portera désormais les espoirs de toute la région centrale dans la conquête du prestigieux trophée national Génie Imhotep 2026.

  • Culture générale en santé : AIMES-AFRIQUE lance un championnat national pour révéler les génies de demain

    Culture générale en santé : AIMES-AFRIQUE lance un championnat national pour révéler les génies de demain

    Le Togo s’apprête à vivre un événement inédit qui place la jeunesse, la santé et l’excellence intellectuelle au cœur des priorités éducatives. À travers la première édition du Championnat national du jeu de culture générale en santé, les autorités éducatives veulent faire émerger les talents et susciter des vocations chez les élèves de toutes les régions du pays.

    Placée sous le thème « École, un lieu de révélation de talents et de vocations », cette initiative ambitionne de transformer les établissements scolaires en véritables espaces d’expression des capacités intellectuelles des jeunes Togolais.

    Après la période intense des examens, les organisateurs invitent les élèves à se retrouver dans un cadre festif et pédagogique afin de soutenir les représentants de leurs régions éducatives respectives.

    Cette compétition nationale se déroulera simultanément dans les sept directions régionales de l’éducation (DRE), sous la coordination des DRE et des Conseils régionaux de l’éducation (CRE), avec la supervision des directions régionales de la santé et des affaires sociales.

    Les centres retenus sont répartis sur toute l’étendue du territoire national. À Dapaong, les épreuves auront lieu dans la grande salle de l’École normale des instituteurs (ENI). À Kara, les candidats se retrouveront au Collège Chaminade. Sokodé accueillera les participants au Lycée moderne, tandis qu’Atakpamé abritera les compétitions au Centre culturel d’Agbonou. À Kpalimé, c’est le Lycée de Kpodzi qui servira de cadre aux rencontres. La ville de Tsévié accueillera les élèves au Lycée Tsévié Ville 1, alors qu’à Lomé, les compétiteurs se donneront rendez-vous au Lycée scientifique de Tokoin.

    Les activités se dérouleront de 8h30 à 12h00 GMT.

    L’événement connaîtra ensuite une phase décisive le vendredi 26 juin avec les quarts de finale. Quatre rencontres permettront de désigner les équipes qualifiées pour les demi-finales. Cette étape se tiendra au Studio Prof James de SOS Docteur TV, à Agoè-Gendarmerie, de 9h00 à 14h00 GMT.

    La phase nationale, prévue le samedi 27 juin, se déroulera dans le prestigieux cadre du Palais des Congrès de Lomé, de 8h30 à 13h30.

    Au-delà de la compétition, les promoteurs veulent construire une génération de jeunes davantage sensibilisée aux questions de santé, responsable et épanouie.

    Porté par le slogan « Génie Imhotep, c’est ici et maintenant », ce championnat entend célébrer l’intelligence, encourager le dépassement de soi et valoriser le potentiel des élèves togolais sur toute l’étendue du territoire.

    Une initiative qui pourrait s’imposer, à terme, comme un rendez-vous incontournable de la vie scolaire togolaise.

  • Fête des pères au Togo : ces héros du quotidien que l’on célèbre de moins en moins

    Fête des pères au Togo : ces héros du quotidien que l’on célèbre de moins en moins

    Entre discrétion culturelle et manque de valorisation sociale, la fête des pères peine encore à s’imposer dans les habitudes des Togolais.

    Le 21 juin marque la célébration de la fête des pères dans plusieurs pays du monde. Pourtant, cette journée semble être passée presque sous silence au Togo, loin de l’engouement observé lors de la fête des mères ou encore des célébrations du 8 mars dédiées aux droits des femmes.

    Chaque année, les réseaux sociaux, les commerces et les familles se mobilisent massivement pour honorer les mères. Les pères, eux, restent souvent dans l’ombre. Une situation qui interroge sur la place accordée à la figure paternelle dans la société contemporaine.

    Plusieurs facteurs expliquent cette discrétion. D’abord, la fête des mères bénéficie d’un fort ancrage culturel et commercial. Ensuite, le 8 mars est devenu un rendez-vous international porté par des enjeux sociaux, économiques et politiques majeurs autour de la condition féminine. À l’inverse, la fête des pères ne dispose ni de la même visibilité ni d’une véritable dynamique collective.

    À Lomé, certains citoyens regrettent cette situation. « Un père qui se bat tous les jours pour sa famille mérite autant de reconnaissance qu’une mère », estime Kossi, commerçant de 42 ans.

    Pour Akouvi, fonctionnaire de 35 ans, la responsabilité est aussi familiale. « Nous avons pris l’habitude de tout organiser pour les mamans et nous oublions les papas. Cela doit changer », affirme-t-elle.

    Même son de cloche chez Yaovi, étudiant. « Beaucoup de pères sont des modèles de sacrifice, mais ils ne demandent rien. C’est peut-être aussi cette discrétion qui les rend invisibles », analyse-t-il.

    Au-delà des cadeaux, la fête des pères est une occasion de valoriser leur rôle dans l’éducation, la protection et la stabilité des familles. Car une société équilibrée se construit autant avec des mères épanouies qu’avec des pères pleinement reconnus.

    Peut-être est-il temps de redonner au 21 juin la place qu’il mérite dans le cœur des Togolais.

  • Football togolais : la FTF sanctionne, mais confirme les craintes d’une justice à moitié assumée

    Football togolais : la FTF sanctionne, mais confirme les craintes d’une justice à moitié assumée

    Des sanctions sont tombées, mais elles laissent un goût d’inachevé dans un dossier qui promettait un grand ménage dans le football togolais.

    La montagne a finalement accouché d’une souris. C’est le sentiment qui domine après la décision rendue par la Commission de discipline de la Fédération Togolaise de Football (FTF) dans l’affaire des présumées manipulations de matchs ayant entaché les deux dernières journées du championnat D1 LONATO 2025-2026.

    Depuis plusieurs semaines, des enregistrements audio circulaient et laissaient entendre des tentatives d’influence sur l’issue de certaines rencontres décisives du championnat d’élite. Face à l’ampleur de la polémique, le Comité exécutif de la FTF avait saisi sa Commission de discipline afin de faire toute la lumière sur cette affaire qui menaçait encore davantage la crédibilité du football national.

    Mais dès l’ouverture de l’enquête, certains acteurs du football togolais avaient affiché leur scepticisme. Ils doutaient de la capacité réelle de la Commission de discipline à « secouer l’arbre », autrement dit à aller jusqu’au bout des responsabilités, même si cela impliquait des personnalités influentes du milieu.

    Au final, ces craintes semblent avoir été confirmées.

    Certes, des sanctions ont été prononcées. Kokou Toulassi, président du FC Espoir de Zio, a écopé de six ans d’interdiction d’exercer toute activité liée au football et d’une amende de 500 000 FCFA pour manipulation de match.

    De son côté, Théophile Bola, entraîneur de l’AS Binah, a été suspendu pour une durée totale de cinq ans et six mois. Il devra également payer une amende de 500 000 FCFA et présenter des excuses publiques à la FTF et au public sportif togolais dans un délai de 48 heures.

    En revanche, la Commission a décidé de maintenir les résultats sportifs des deux dernières journées du championnat des 24 et 31 mai 2026, invoquant l’absence de preuves démontrant l’exécution effective du pacte de manipulation.

    Par ailleurs, plusieurs responsables de clubs ont été blanchis. Il s’agit notamment d’Ayikoé Firmin Ajavon, vice-président de l’AS Gbohloe-su, de Pré A. Sébastien, président d’honneur de l’AS Binah, de Hessou Passiwe, président de l’AS Binah, d’Aklisso Amah, président de l’ASCK, de Nabiga Kueviakoe, manager de l’AS Gbohloe-su, et de Kokou Mensah, président de Gomido FC.

    Si la FTF peut se féliciter d’avoir agi, la portée de cette décision suscite déjà de nombreuses interrogations. Pour beaucoup, les sanctions prononcées donnent davantage l’impression de cibler quelques individus sans s’attaquer véritablement au système qui nourrit les soupçons récurrents autour du championnat togolais.

    Cette affaire rappelle d’ailleurs un précédent qui demeure gravé dans les mémoires des supporters. Le 28 mai 2017, lors de la dernière journée du championnat national disputée à Bassar, Gbikinti avait écrasé Maranatha sur le score ahurissant de 11 buts à 0. Ce résultat avait immédiatement provoqué une vague d’indignation et un parfum de scandale avait envahi le football togolais.

    Là aussi, une enquête avait été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cette rencontre aux allures surréalistes. Mais au bout du compte, aucune décision forte ni véritablement courageuse n’avait émergé.

    Près de dix ans plus tard, le scénario semble se répéter. Une fois encore, les soupçons de manipulation secouent le football national, des enquêtes sont diligentées, des sanctions sont prononcées, mais le sentiment d’impunité persiste.

    Au-delà des individus concernés, c’est surtout la crédibilité des institutions qui est en jeu. Car un football qui peine à convaincre sur sa capacité à sanctionner fermement les dérives s’expose à une perte progressive de confiance de ses supporters, de ses partenaires et des acteurs eux-mêmes.

    La possibilité de recours devant la Commission de recours de la FTF reste ouverte pendant dix jours. Mais une question demeure : le football togolais est-il véritablement prêt à mener le combat contre les manipulations jusqu’au bout, quels qu’en soient les auteurs ? Pour l’instant, beaucoup ont déjà leur réponse.

Radio Renouveau228

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