Catégorie : Culture

  • Foot : Bè-Dagbuipé relance ses vétérans

    Foot : Bè-Dagbuipé relance ses vétérans

    À Bè-Dagbuipé, un groupe d’anciens footballeurs redonne vie à l’esprit du sport et de la solidarité à travers la création d’un vétéran club qui ambitionne déjà de devenir une référence dans les compétitions de gaillards au Togo.

    Chaque vendredi soir, l’ambiance change sur le terrain de Bè-Dagbuipé. Les projecteurs improvisés éclairent des hommes qui, malgré le poids des années, continuent de courir derrière le ballon avec passion. Depuis environ quatre mois, d’anciens joueurs du quartier se retrouvent régulièrement pour des séances d’entraînement dans une atmosphère conviviale et fraternelle.

    Au-delà du simple plaisir de jouer au football, cette initiative poursuit plusieurs objectifs. Les membres veulent avant tout renforcer les liens entre anciens sportifs du quartier et maintenir une bonne condition physique. Mais surtout, ils souhaitent bâtir une véritable famille autour des valeurs d’entraide, de respect et de solidarité. C’est ce que résume Komlan Sewlenou alias Magalo, son actuel président.

    Pour les initiateurs du projet, le vétéran club doit devenir un cadre où chacun peut trouver du soutien dans les moments difficiles. En cas d’évènement malheureux, les membres entendent se mobiliser pour accompagner leurs camarades et leurs familles. À l’inverse, les heureux évènements comme les mariages, baptêmes, anniversaires ou réussites professionnelles seront aussi célébrés collectivement.

    « Nous voulons créer une union forte entre anciens joueurs. Le football nous rassemble, mais l’objectif va au-delà du sport », confie le président d’honneur Tunde.

    L’organisation du club se structure progressivement. Des responsables ont été désignés afin d’assurer la coordination des entraînements, la mobilisation des membres et la préparation des futures activités. Les rencontres hebdomadaires servent également à discuter du fonctionnement de l’association et des ambitions à moyen terme. Le bureau s’active pour se faire reconnaître officiellement des autorités compétentes, complète Tunde.

    Parmi les grandes priorités figure la participation aux compétitions de vétérans et de gaillards organisées à Lomé et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays. Les membres veulent constituer une équipe compétitive capable de représenter dignement Bè-Dagbuipé lors des tournois et rencontres amicales.

    L’objectif est aussi de montrer que le sport peut continuer à jouer un rôle social important même après la carrière active des joueurs. Pour plusieurs habitants du quartier, cette initiative constitue un exemple positif pour la jeunesse, dans un contexte où les cadres de rassemblement communautaire deviennent de plus en plus rares.

    Les anciens joueurs espèrent désormais attirer davantage de membres et obtenir des soutiens pour renforcer leur organisation. L’achat d’équipements, l’amélioration des conditions d’entraînement et la participation aux déplacements figurent parmi les besoins évoqués.

    À Bè-Dagbuipé, le ballon rond redevient ainsi un outil de cohésion sociale. Entre passion du football, esprit de fraternité et ambition sportive, le jeune vétéran club entend écrire une nouvelle page de son histoire, avec la ferme volonté de faire rayonner le quartier sur les terrains de gaillards du Togo.

  • Taekwondo : hommage au maître de l’ombre

    Taekwondo : hommage au maître de l’ombre

    Dans l’ombre des podiums et des médailles, Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala apparaît comme l’un des artisans silencieux de l’ascension du taekwondo togolais à travers le parcours du champion Mamoudou Ibrahim.

    Dans le sport, les champions occupent souvent le devant de la scène. Pourtant, derrière chaque médaille, chaque victoire et chaque drapeau hissé sur un podium, se cache bien souvent un homme de l’ombre. Dans le taekwondo togolais, ce rôle est incarné par Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala, à qui un vibrant hommage vient d’être rendu par Oumarou Abdoul Rahamane.

    À travers une déclaration empreinte d’émotion et de reconnaissance, le président du Club Super Ramane a salué le parcours exceptionnel d’un homme considéré comme l’un des artisans silencieux du développement du taekwondo au Togo. Pour lui, les performances du jeune champion Mamoudou Ibrahim ne sont pas le fruit du hasard, mais celui de longues années de travail, de sacrifices et d’encadrement rigoureux.

    Selon le coach, tout a commencé lorsque Mamoudou Ibrahim n’était encore qu’un enfant animé par le rêve de réussir dans les arts martiaux. Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala aurait très tôt perçu en lui le potentiel d’un futur ambassadeur du Togo sur les tatamis africains et internationaux. Depuis lors, il n’a cessé de l’accompagner, aussi bien dans les moments de doute que dans les périodes de succès.

    « Il ne lui a pas juste appris le taekwondo. Il lui a appris la vie », souligne notamment Oumarou Abdoul Rahamane dans son message. Discipline, humilité, respect et persévérance figurent parmi les valeurs que le maître aurait transmises à son élève au fil des années.

    Cet hommage intervient à quelques semaines du Championnat d’Afrique de taekwondo prévu à Bamako en 2026, compétition au cours de laquelle Mamoudou Ibrahim représentera les couleurs togolaises. Pour plusieurs observateurs du milieu sportif, cette participation constitue une nouvelle étape importante pour le taekwondo national, en pleine progression sur la scène continentale.

    Mais au-delà des performances attendues de l’athlète togolais, c’est également le travail des formateurs qui est aujourd’hui mis en lumière. Dans sa déclaration, le président du Club Super Ramane insiste sur le rôle fondamental des encadreurs dans la construction des champions. Il appelle notamment les jeunes sportifs togolais à respecter leurs maîtres et à reconnaître les sacrifices consentis dans l’ombre pour leur réussite.

    « Le chemin vers Bamako, vers la Chine, vers le monde, passe par des hommes comme Grand Maître Oumar », affirme-t-il, dans un message adressé à la nouvelle génération d’athlètes.

    À travers cet hommage, c’est toute une vision du sport qui se dessine : celle où la transmission, la patience et l’éducation comptent autant que les trophées. Dans un contexte où les résultats sportifs attirent souvent toute l’attention, le témoignage rappelle que les grandes victoires naissent d’abord dans les salles d’entraînement, sous le regard exigeant mais bienveillant des maîtres.

    Pour de nombreux acteurs du taekwondo togolais, Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala apparaît ainsi comme l’un de ces bâtisseurs discrets dont l’influence dépasse largement les tatamis.

  • Le journaliste et les élèves : dialogue autour de l’info

    Le journaliste et les élèves : dialogue autour de l’info

    À l’heure de la désinformation numérique et des réseaux sociaux omniprésents, le Lycée Français de Lomé mise sur l’éducation aux médias pour former des élèves capables de décrypter l’information avec esprit critique et discernement.

    À l’heure où les réseaux sociaux bouleversent les habitudes de consommation de l’information, le Lycée Français de Lomé a choisi de placer ses élèves au cœur d’une réflexion essentielle sur les médias et le journalisme. Dans le cadre de la 37ᵉ édition de la Semaine de la Presse et des Médias à l’École (SPME), l’établissement a organisé une rencontre enrichissante entre les membres du Club journal du lycée, les élèves de Première HGGSP (Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques) et le journaliste togolais Pierre Claver Kuvo.

    Placée sous le thème « Où est l’info ? », cette édition 2026 de la SPME entend sensibiliser les jeunes aux défis liés à la circulation de l’information dans un univers numérique saturé de contenus. Au Centre de Documentation et d’Information (CDI) du lycée, les échanges ont permis d’aborder plusieurs questions cruciales : comment vérifier une information ? Comment distinguer les faits des opinions ? Quels sont les dangers de la désinformation et des manipulations en ligne ?

    Face à des élèves curieux et particulièrement attentifs, Pierre Claver Kuvo a partagé son expérience du terrain, revenant notamment sur les exigences du métier de journaliste d’investigation, la nécessité de recouper les sources et le rôle fondamental de la presse dans une société démocratique. Le professionnel des médias a également insisté sur l’importance de l’éthique journalistique dans un contexte où les fausses informations circulent à grande vitesse sur les plateformes numériques.

    Au-delà d’une simple conférence, cette rencontre s’est voulue interactive et pédagogique. Les élèves ont multiplié les questions sur le fonctionnement des médias, les pressions auxquelles peuvent être confrontés les journalistes, mais aussi sur les opportunités qu’offre le numérique pour mieux informer les citoyens.

    À travers cette initiative, le Lycée Français de Lomé confirme son engagement en faveur de l’éducation aux médias et à l’information. Dans un monde où chacun peut produire et diffuser du contenu en quelques clics, former les jeunes à l’analyse critique devient un enjeu majeur de citoyenneté.

    Cette activité s’inscrit ainsi dans une dynamique d’ouverture sur le monde, tout en donnant aux élèves des outils indispensables pour comprendre les réalités contemporaines de l’information et développer un regard éclairé sur l’actualité.

  • Le mystère autour du retrait de reconnaissance de Togbui Lanklivi intrigue

    Le mystère autour du retrait de reconnaissance de Togbui Lanklivi intrigue

    Entre silence officiel, spéculations politiques et interrogations sur les véritables motifs de la décision, le retrait de reconnaissance de Togbui Lanklivi 1er continue d’alimenter un vif débat dans l’opinion togolaise.

    Le retrait de l’arrêté de reconnaissance de Togbui Adjikou Lanklivi 1er, chef traditionnel du quartier d’Adakpamé Kpota-Colas, à Lomé, continue de susciter interrogations et commentaires au sein de l’opinion. Depuis l’annonce de cette décision, aucune explication officielle détaillée n’a été rendue publique par les autorités compétentes, laissant place à de nombreuses interprétations dans les milieux politiques et sociaux.

    Dans un contexte où la chefferie traditionnelle demeure une institution sensible, à la fois culturelle et politique, plusieurs observateurs s’interrogent sur les véritables raisons ayant conduit à cette mesure administrative. D’autant plus que le sujet touche une personnalité connue pour ses prises de position publiques et son influence dans une zone souvent considérée comme acquise à l’opposition.

    Selon des informations relayées dans certains médias locaux et sur les réseaux sociaux, une première explication évoquée ferait état d’un incident protocolaire lors d’une cérémonie de présentation de vœux au président du Conseil, Faure Gnassingbé. D’après cette version, une liste restreinte de chefs traditionnels autorisés à participer à l’événement aurait été établie en amont, et le nom du chef d’Adakpamé Kpota-Colas n’y figurait pas initialement.

    Toujours selon ces mêmes sources non officielles, Togbui Lanklivi aurait finalement intégré la délégation avant d’outrepasser le temps prévu pour les échanges individuels avec le chef de l’exécutif. Certains commentaires présentent cet épisode comme l’élément déclencheur du retrait de son arrêté de reconnaissance.

    Toutefois, aucune autorité officielle n’a confirmé publiquement cette version des faits. À ce stade, il convient donc de traiter ces informations avec prudence, faute de communication administrative claire permettant d’établir les circonstances exactes de la décision.

    Cette absence d’explications nourrit naturellement les spéculations. Plusieurs observateurs estiment en effet qu’une simple question protocolaire paraît insuffisante, à elle seule, pour justifier une mesure aussi lourde de conséquences symboliques et institutionnelles.

    Le sujet devient d’autant plus sensible que le chef traditionnel s’était illustré ces dernières années par des prises de position perçues comme favorables au pouvoir dans un quartier politiquement réputé critique envers les autorités. Son positionnement lui avait valu autant de soutiens que de critiques dans l’espace public.

    Parallèlement, certains analystes évoquent également un autre élément ayant pu alimenter les débats. Ces derniers mois, Togbui Lanklivi avait effectué un séjour remarqué au Bénin durant la période électorale béninoise. Au cours de différentes interventions publiques relayées localement, il avait salué l’organisation du scrutin béninois ainsi que le climat politique observé sur place.

    Là encore, aucune preuve ne permet d’établir un lien entre ces déclarations et la décision administrative prise à son encontre. Mais dans certains cercles d’opinion, ces propos ont été interprétés comme des comparaisons indirectes avec le contexte politique togolais, ce qui alimente aujourd’hui les discussions.

    Dans ses déclarations attribuées par plusieurs médias, le chef traditionnel aurait notamment insisté sur la stabilité institutionnelle, l’importance de la confiance électorale et la nécessité de transformer la légitimité politique en résultats concrets pour les populations. Des propos qui, selon certains commentateurs, auraient pu être diversement appréciés.

    En l’état actuel des choses, aucune version officielle ne permet toutefois de confirmer ou d’infirmer ces hypothèses. Et c’est précisément ce silence qui intrigue une partie de l’opinion. Beaucoup jugent, en effet, curieux que ni le ministère de tutelle ni l’intéressé lui-même ne communiquent clairement sur une affaire aussi importante que passionnante pour le débat public. Une clarification officielle permettrait sans doute d’éviter les rumeurs, les interprétations excessives et les procès d’intention qui prospèrent actuellement autour de ce dossier sensible.

    Dans un climat politique où chaque signal est scruté avec attention, l’affaire Togbui Lanklivi illustre une nouvelle fois combien les questions liées à la chefferie traditionnelle restent étroitement liées aux équilibres institutionnels et politiques du pays.


  • Abréwankor, capitale du cacao premium

    Abréwankor, capitale du cacao premium

    À Abréwankor, le Togo mise sur un centre d’excellence ultramoderne pour transformer son cacao en produit haut de gamme capable de conquérir les marchés internationaux les plus exigeants.

    Le Togo franchit une nouvelle étape dans la modernisation de sa filière cacao. Le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC) a annoncé l’inauguration prochaine d’un centre d’excellence dédié au traitement post-récolte du cacao à Abréwankor, dans la préfecture de Wawa. Une initiative ambitieuse qui vise à renforcer durablement la qualité du cacao togolais et à mieux positionner les producteurs sur les marchés internationaux.

    Présenté lors d’une conférence de presse par le secrétaire général du CCFCC, Enselme Gouthon, le projet s’étend sur une superficie de 1,37 hectare et dispose d’infrastructures modernes répondant aux standards internationaux. Le site comprend un magasin de stockage de 25 tonnes, un hall de fermentation de 78 m², cinq tunnels de séchage, des dortoirs, un vestiaire, un système d’adduction d’eau potable ainsi qu’une alimentation énergétique solaire. Des motos et tricycles ont également été prévus afin de faciliter la collecte du cacao dans les treize villages concernés du Wawa.

    Entièrement financé sur fonds propres du CCFCC à hauteur de 160 millions de francs CFA, le chantier lancé en octobre 2025 s’inspire des modèles de centres d’excellence expérimentés avec succès au Cameroun. Pour les responsables de la filière, l’objectif dépasse largement la construction d’une simple infrastructure. Il s’agit surtout d’aider les producteurs à faire face aux fluctuations du marché mondial du cacao grâce à une amélioration significative de la qualité.

    Selon Enselme Gouthon, la montée en gamme du cacao togolais constitue la meilleure réponse à la volatilité des prix internationaux. Grâce au traitement post-récolte et au respect des normes de qualité, le cacao issu du centre pourrait être vendu à des prix largement supérieurs au marché classique, ouvrant ainsi l’accès à des marchés de niche particulièrement rémunérateurs.

    Le futur centre d’Abréwankor ambitionne aussi de devenir un véritable espace de formation pour les producteurs et les transformateurs. Le CCFCC entend renforcer les capacités des acteurs de toute la chaîne de valeur afin d’améliorer durablement les rendements et les revenus des producteurs.

    Cette dynamique intervient dans un contexte favorable pour le cacao togolais. Lors du concours Cocoa of Excellence 2025, deux producteurs togolais ont remporté les deux médailles d’or de la catégorie Afrique et Océan Indien, une reconnaissance internationale qui confirme la qualité croissante du cacao produit au Togo. La gestion du nouveau centre sera d’ailleurs confiée à leur organisation coopérative, dans une logique d’appropriation locale et de valorisation du savoir-faire national.

    Prévu pour être inauguré le 23 mai 2026, le centre d’excellence d’Abréwankor apparaît déjà comme un outil stratégique pour l’avenir de la filière. À travers ce projet, le CCFCC affiche clairement son ambition : faire du cacao togolais une référence incontournable sur le marché mondial du cacao premium, tout en améliorant durablement les conditions de vie des producteurs.


  • Génie Imhotep séduit les artistes

    Génie Imhotep séduit les artistes

    À travers le championnat national « Génie Imhotep », AIMES-AFRIQUE réussit à unir artistes, humoristes et créateurs de contenus autour d’un même combat : faire de l’éducation à la santé un puissant levier d’encadrement et de sensibilisation de la jeunesse togolaise.

    L’ONG AIMES-AFRIQUE poursuit son offensive en faveur de l’éducation à la santé chez les jeunes Togolais. À travers la première édition du championnat national du jeu de culture générale en santé « Génie Imhotep », l’organisation a réussi à mobiliser plusieurs figures du monde culturel togolais autour d’un objectif commun : faire de la santé publique un sujet accessible, attractif et populaire auprès de la jeunesse.

    Le jeudi 7 mai 2026 à Lomé, artistes, humoristes, musiciens et créateurs de contenus ont participé à un match d’exhibition organisé par les clubs santé SOS Docteur TV. Une rencontre qui se voulait à la fois pédagogique, ludique et stratégique dans la campagne de sensibilisation portée par AIMES-AFRIQUE dans les établissements scolaires du pays.

    L’initiative s’inscrit dans un vaste programme d’excellence et d’émulation scolaire développé par l’ONG en partenariat avec plusieurs institutions publiques, notamment les ministères chargés de l’Éducation nationale, de la Santé et des Solidarités. À travers ce projet, AIMES-AFRIQUE entend rapprocher davantage le secteur culturel des enjeux de santé publique et renforcer les actions de prévention auprès des jeunes.

    Dans une ambiance conviviale, les invités ont découvert le fonctionnement du jeu « Génie Imhotep », un concept entièrement conçu au Togo pour renforcer les connaissances des élèves sur les questions sanitaires. Le principe repose sur des compétitions de culture générale orientées vers les thèmes liés à la santé, au civisme, au bien-être et au développement personnel.

    Pour les organisateurs, le jeu représente bien plus qu’une simple compétition intellectuelle. Il s’agit d’un outil éducatif destiné à inculquer aux jeunes des réflexes utiles pour leur quotidien, tout en développant leur esprit critique et leur capacité d’expression.

    Au cours de cette immersion, les acteurs culturels ont eux-mêmes pris part à des compétitions inspirées du format proposé aux élèves. Répartis en équipes, ils se sont affrontés dans une série de questions portant sur la santé publique et les connaissances générales.

    Après les phases éliminatoires, l’équipe « Musique Togo » s’est imposée face à « Comédie 288 » avec un score de 160 points contre 140. La grande finale a ensuite opposé « Musique Togo » à « Comédie Plus ». Une rencontre remportée par les humoristes de « Comédie Plus » sur le score de 170 à 100, sous les applaudissements du public présent.

    Au-delà de la compétition, les participants ont surtout salué une initiative qu’ils considèrent comme utile pour la jeunesse togolaise. Plusieurs artistes ont estimé que ce programme permet de détourner les jeunes de certaines distractions nocives tout en leur offrant un cadre d’apprentissage moderne et interactif.

    L’artiste togolais Yaknour Yvers a notamment insisté sur l’importance d’une telle approche éducative. Selon lui, le projet permet aux jeunes de comprendre que la santé ne se limite pas uniquement aux maladies ou aux soins médicaux, mais englobe aussi le bien-être, l’alimentation, l’hygiène et les comportements quotidiens.

    De son côté, le comédien Iréré a mis en avant le caractère fédérateur de l’initiative. Il estime que ce genre de programme peut contribuer à mieux encadrer la jeunesse togolaise en l’orientant vers des activités constructives, éducatives et citoyennes.

    Pour les responsables de AIMES-AFRIQUE, cette adhésion du monde culturel constitue un levier important dans la stratégie de sensibilisation. Les artistes et créateurs de contenus disposent en effet d’une forte influence auprès des jeunes, notamment à travers les réseaux sociaux et les plateformes numériques.

    Le président fondateur de AIMES-AFRIQUE et CEO de SOS Docteur TV, Serge Michel Kodom, explique que cette initiative s’intègre dans un programme structuré déjà déployé dans plusieurs établissements secondaires et universitaires du Togo.

    Selon lui, les clubs santé reposent sur sept axes stratégiques destinés à promouvoir l’éducation sanitaire, le leadership et l’expression des talents chez les jeunes. Parmi ces axes figure justement le jeu « Génie Imhotep », considéré comme l’un des principaux outils pédagogiques du dispositif.

    Après environ six mois d’activités dans les établissements scolaires, l’ONG a décidé de franchir une nouvelle étape avec l’organisation du championnat national. Cette phase servira de transition avant les compétitions régionales puis la grande finale nationale.

    Pour le Dr Kodom, l’implication des artistes répond également à une logique pédagogique bien précise. Le quatrième axe du programme, consacré à la production artistique et médiatique, vise justement à encourager les jeunes à utiliser l’art, la communication et les médias comme instruments de sensibilisation.

    Dans cette dynamique, les créateurs de contenus, humoristes et musiciens sont appelés à devenir de véritables relais des messages de prévention auprès de la jeunesse togolaise. Leur rôle consistera notamment à vulgariser les bonnes pratiques sanitaires et les valeurs citoyennes à travers leurs productions artistiques et leurs différentes plateformes de communication.

    À travers cette stratégie, AIMES-AFRIQUE veut renforcer la synergie entre éducation, santé et culture afin de faire de l’école un espace de prévention, d’apprentissage et de valorisation des talents.

    L’organisation rappelle d’ailleurs qu’en l’espace de deux ans, plus de 2 500 clubs santé ont été mis en place dans les établissements scolaires à travers le pays. Ces structures mobilisent aujourd’hui des milliers d’élèves autour des questions liées à la santé publique, au civisme, aux valeurs sociales et au développement personnel.

    Avec « Génie Imhotep », AIMES-AFRIQUE semble désormais vouloir franchir un nouveau cap : transformer l’apprentissage de la santé en une véritable dynamique populaire capable de mobiliser aussi bien les élèves que les figures influentes du monde culturel togolais.

  • Ferme Ahoéviwo : le naturel dans vos assiettes

    Ferme Ahoéviwo : le naturel dans vos assiettes

    Des produits 100 % naturels, sains et accessibles vous attendent ce samedi 2 mai 2026 à la Ferme Ahoéviwo pour une alimentation authentique et pleine de bien-être.

    Produits bio, sains et accessibles

    La Ferme Ahoéviwo invite chaleureusement toute la population à une grande journée de distribution de produits naturels ce samedi 2 mai 2026, de 10h à 15h. Dans un contexte où l’alimentation saine devient une priorité, la ferme met à la disposition du public une gamme variée de produits 100 % naturels, sans engrais chimiques, cultivés et transformés dans le respect de l’environnement et de la santé des consommateurs.

    Large gamme de produits naturels disponibles

    Pour cette vente exceptionnelle, la ferme propose :

    • 1 litre de Sodabi : 2000 F
    • 1 boîte de thé bleu (30 tasses) : 3000 F
    • 1 sachet d’Artemisia (21 tasses) : 1300 F
    • 1 litre d’huile de palme (Zomi, Amidjin) : 1500 F
    • 1 botte d’aloma : 500 F
    • 1 botte d’esroun : 500 F
    • 1 sachet de gboma : 500 F
    • 1 boîte de curcuma en poudre : 3500 F
    • 1 botte de citronnelle : 100 F
    • 1 boîte de bissap en poudre : 4000 F
    • 1 sachet de feuilles de laurier : 300 F
    • 1 plan d’aklikon-ti (pépinière de Spondias mombin) : 1000 F
    • 1 sachet de graines de bissap : 500 F
    • 1 sachet d’oranges : 500 F
    • 1 tas de manioc : 1500 F
    • 1 poulet (nettoyé et vidé) : 6200 F

    Les frais de livraison sont fixés à 1000 F, avec une offre exceptionnelle de livraison gratuite pour tout achat à partir de 20 000 F.

    Alimentation saine, locale et responsable

    La Ferme Ahoéviwo réaffirme son engagement pour une alimentation bio, locale et sans produits chimiques, favorisant ainsi la santé des familles et la valorisation des ressources naturelles locales. Chaque produit proposé est issu d’un savoir-faire agricole respectueux de la terre et des consommateurs.

    Consommer les produits de la ferme Ahoéviwo, c’est faire le choix : d’une meilleure santé, du soutien à l’agriculture locale, et d’une alimentation authentique et naturelle.

    Commandez dès maintenant !

    Le public est vivement invité à passer ses commandes sans attendre afin de profiter de cette opportunité unique.

    📞 Téléphone : +228 92 58 16 06
    📲 WhatsApp : +228 99 87 89 89

    Rendez-vous à ne pas manquer

    La Ferme Ahoéviwo vous donne rendez-vous ce samedi 2 mai 2026 pour une distribution spéciale de produits naturels. Venez nombreux et faites le choix du bien-être, de la santé et de la qualité.

    Ferme Ahoéviwo – Le naturel dans vos assiettes.

  • Afrique / la Candidature du concours international AMBASSADRICE DE PAIX 2027 dédié au leadership féminin et à la paix est officiellement ouverte

    Afrique / la Candidature du concours international AMBASSADRICE DE PAIX 2027 dédié au leadership féminin et à la paix est officiellement ouverte

    C’est désormais officiel. Le concours international AMBASSADRICE DE PAIX 2027 ouvre ses candidatures du 21 avril au 07 Juin 2026, marquant le coup d’envoi de sa 3ᵉ édition, placée sous le thème « Élever des voix féminines pour bâtir la paix » et signe de l’engagement, du leadership féminin et de la consolidation de la paix à l’échelle du continent africain.

    Portée par l’ONG internationale MJPP, en partenariat avec IIGC, cette initiative d’envergure internationale s’impose aujourd’hui comme une plateforme stratégique de révélation, de formation et de valorisation des jeunes femmes leaders africaines engagées pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale.

    Une vision continentale pour un impact mondial

    Ouvert à l’ensemble des pays africains, le concours AMBASSADRICE DE PAIX réunit des candidates autour d’une ambition commune :
    👉 Promouvoir la Paix
    👉 Valoriser le Leadership Féminin
    👉 Construire un avenir durable et harmonieux

    Bien plus qu’une compétition, il s’agit d’un véritable levier de transformation sociale visant à faire émerger une génération de femmes capables d’influencer positivement leurs communautés et de contribuer activement à la stabilité du continent.

    Une mission forte : former et positionner les leaders de demain

    Le concours poursuit un objectif clair : former et positionner des jeunes femmes leaders comme actrices stratégiques de paix, de sécurité et de cohésion sociale.

    À travers un processus structuré, les participantes bénéficieront d’un accompagnement de haut niveau, leur permettant de renforcer leurs capacités, de développer leur leadership et de porter leurs initiatives à une échelle nationale et internationale.

    Pourquoi participer ?

    Participer à AMBASSADRICE DE PAIX 2027, c’est :

    • Représenter son pays sur la scène internationale
    • Bénéficier de formations en leadership et en culture de paix
    • Intégrer un réseau international de femmes leaders engagées
    • Donner une portée mondiale à ses actions et à sa voix

    Conditions de candidature

    Le concours est ouvert aux jeunes femmes africaines répondant aux critères suivants :

    • Être âgée de 18 à 35 ans
    • Être titulaire au minimum d’un baccalauréat
    • Être engagée pour la paix, la cohésion sociale ou le développement
    • Porter un projet ou une initiative à impact social
    • Être animée par des valeurs de leadership, de solidarité et d’unité

    👉 Lien d’inscription : https://ambassadricedepaix.org/challenge/

    Une organisation portée par un leadership engagé

    L’initiateur de ce projet ambitieux, Amb. Johaness MAKOUVIA, Promoteur du concours et Président du Conseil d’Administration / Président International de l’ONG MJPP, donne le ton de ce lancement officiel avec une vision claire : faire du leadership féminin un pilier incontournable de la paix durable en Afrique et dans le monde.

    Ainsi La coordination générale du concours est assurée par Madame Belinda Marie Paul H. KATALAY MATOUBA , qui supervise la mise en œuvre stratégique de cette édition à l’échelle internationale.

    Un message fort pour le monde

    À travers cette 3ᵉ édition, AMBASSADRICE DE PAIX réaffirme son engagement à promouvoir une culture de paix portée par les femmes, véritables actrices de transformation sociale.

    “La Paix a désormais un visage… et il sera féminin.”

    Infoline ONG MJPP: +228 99525231 / 91996525

    La Cellule de Communication

  • Lomé, capitale du beach handball africain

    Lomé, capitale du beach handball africain

    Du 24 au 27 avril, la ville de Lomé s’apprête à vibrer au rythme de la 1ère édition du Championnat d’Afrique des Nations de Beach Handball. Un rendez-vous continental inédit qui promet spectacle, intensité et communion populaire sur le sable fin de la plage aménagée en face de l’ancien Hôtel de la Paix.

    Choisie pour accueillir cette compétition d’envergure, la capitale togolaise confirme son ambition de devenir une destination majeure du sport en Afrique de l’Ouest. Durant quatre jours, plusieurs sélections nationales s’affronteront dans une ambiance festive et compétitive, offrant au public des matchs rythmés et des gestes techniques spectaculaires propres au beach handball.

    Le programme du premier jour, ce 24 avril, annonce déjà des affiches alléchantes avec des confrontations entre la Tunisie, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali et bien sûr le Togo. Les équipes togolaises, engagées chez les hommes et chez les dames, auront fort à faire face à une concurrence relevée, mais pourront compter sur un soutien populaire attendu massif.

    Car au-delà de la compétition, c’est toute une ferveur nationale qui se prépare. Les Éperviers beach-handballeurs, symboles de la fierté sportive togolaise, auront besoin de l’énergie du public pour se transcender. Les organisateurs invitent ainsi les populations à sortir nombreuses pour vivre ce spectacle grandeur nature, encourager les athlètes et faire de cet événement une réussite totale.

    Le cadre choisi ajoute une dimension particulière à cette CAN. Entre mer, soleil et ambiance festive, la plage de Lomé se transformera en véritable arène sportive à ciel ouvert. Les spectateurs auront l’occasion de découvrir ou redécouvrir une discipline encore peu médiatisée, mais réputée pour sa rapidité, ses acrobaties et son intensité.

    Au-delà des enjeux sportifs, cette compétition représente également une opportunité économique et touristique pour le pays. Elle permettra de mettre en valeur le littoral togolais et de renforcer l’attractivité de Lomé sur la scène internationale.

    À quelques heures du coup d’envoi, l’heure est donc à la mobilisation. Supporters, passionnés de sport ou simples curieux sont attendus pour vivre des moments uniques. Plus qu’un tournoi, cette CAN de beach handball s’annonce comme une véritable fête populaire. Et tous les regards seront tournés vers Lomé, devenue, le temps de quelques jours, le cœur battant du beach handball africain.

  • Papa Wemba, l’éternel sur scène

    Papa Wemba, l’éternel sur scène

    Il y a dix ans, le 24 avril 2016, la musique africaine perdait l’une de ses voix les plus emblématiques. Papa Wemba s’effondrait sur scène à Abidjan, en pleine prestation lors du FEMUA. Une disparition brutale, presque irréelle, qui a marqué à jamais l’histoire de la rumba congolaise et laissé un vide immense dans le paysage musical africain.

    Né Jules Shungu Wembadio Pene Kikumba en 1949 en République démocratique du Congo, Papa Wemba s’est imposé comme une figure majeure de la musique africaine moderne. Dès les années 1970, il participe à l’aventure du groupe Zaïko Langa Langa, avant de fonder son propre orchestre, Viva La Musica. Son style, à la croisée de la rumba, du soukous et des sonorités urbaines, séduit rapidement bien au-delà des frontières africaines.

    Mais Papa Wemba n’était pas seulement un musicien. Il était aussi une icône culturelle, le symbole de la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes), un mouvement vestimentaire et artistique né à Kinshasa et Brazzaville. Toujours tiré à quatre épingles, il incarnait une certaine idée de l’élégance et de la fierté africaine.

    Le soir du drame, à Abidjan, rien ne laissait présager une telle tragédie. Devant un public conquis, l’artiste entame sa prestation avec l’énergie qu’on lui connaît. Mais au bout de quelques minutes, il s’écroule soudainement sur scène. Malgré une évacuation rapide, il ne survivra pas. Les images de sa chute, largement relayées, ont bouleversé des millions de fans à travers le monde.

    Sa mort en plein concert, dans un moment de communion avec son public, a renforcé son aura légendaire. Mourir sur scène, pour un artiste de sa trempe, apparaît presque comme un symbole : celui d’un homme resté fidèle à sa passion jusqu’à son dernier souffle. Pourtant, au-delà du symbole, c’est une perte humaine et artistique considérable.

    Dix ans après, l’héritage de Papa Wemba demeure intact. Ses chansons continuent de faire danser plusieurs générations, et son influence se ressent chez de nombreux artistes africains contemporains. De Koffi Olomidé à Fally Ipupa, en passant par la nouvelle vague, tous reconnaissent en lui un pionnier, un maître.

    Au-delà de la musique, Papa Wemba laisse aussi une empreinte culturelle profonde. Il a contribué à populariser une identité africaine moderne, fière et ouverte sur le monde. Son parcours, jalonné de succès mais aussi de controverses, témoigne d’une vie riche, entièrement dédiée à l’art.

    Aujourd’hui, une décennie après sa disparition, les hommages se multiplient à travers le continent et au-delà. Concerts commémoratifs, documentaires, rééditions d’albums : tout concourt à maintenir vivante la mémoire de celui que beaucoup surnommaient le « roi de la rumba rock ».

    Papa Wemba n’est plus, mais son esprit continue de vibrer dans chaque note de guitare congolaise, dans chaque pas de danse inspiré de ses rythmes. Et comme un dernier refrain suspendu dans le temps, son souvenir rappelle que certaines voix ne s’éteignent jamais vraiment.

Radio Renouveau228

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