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  • « Qu’est-ce qu’un écrivain », le nouveau livre de Togoata Apédo-Amah

    « Qu’est-ce qu’un écrivain », le nouveau livre de Togoata Apédo-Amah

    Dans son nouvel ouvrage, l’universitaire Ayayi Togoata Apédo-Amah tente d’expliquer ce qu’est un écrivain. Ecrire reste un art et il n’est pas donné à n’importe qui d’être auteur reconnu, peut-on résumer.

    QU’EST-CE QU’UN ÉCRIVAIN          ?

    “Qu’est-ce qu’un écrivain ? La question apparemment simple, ne va pas de soi, loin de là. L’écrivain est la pièce essentielle de la chaîne du livre. Son travail de création et de réflexion achevé passe par l’éditeur, les évaluateurs de manuscrits, l’imprimeur, le libraire, le distributeur, le lecteur, le critique littéraire. Si la chaîne qui fait exister l’écrivain est longue, l’exercice qui consiste à définir l’écrivain est complexe entre la production de son œuvre dans les règles de l’art, sa réception par le lecteur et le critique, l’interprétation basée sur l’imaginaire collectif et individuel, le statut du matériau qui est la langue avec ses normes et ses écarts, la figure d’autorité qu’il représente entre la réalité et le mythe “.

    Dans cet ouvrage, le chercheur a mené des réflexions sur l’écrivain et son art, sur une période de 1985 à 2023, ayant à l’esprit que l’art et les formes sociales évoluent, il se soucie d’établir le lien entre l’artiste et l’art et leur environnement dont ils sont les produits. Ce livre est aussi un parcours historique de la littérature africaine et du champ littéraire togolais. Il y est abordé les questions de la critique, des options idéologiques et esthétiques, la politique de la langue, l’avènement des maisons d’éditions qui ont bouleversé le paysage éditorial, le mythe de l’écrivain et de l’occident comme synonyme de qualité littéraire, etc.

    “Le phénomène littéraire est une pratique dynamique dont l’évolution dans le temps exige constamment le renouvellement de la lecture critique” conclut-il dans son introduction.

    Source : page facebook Littérature togolaise

  • Pipeline Bénin-Niger: Porto-Novo détaille une médiation menée par le partenaire chinois Wapco

    Pipeline Bénin-Niger: Porto-Novo détaille une médiation menée par le partenaire chinois Wapco

    Le ministre béninois de l’Énergie a fait un point ce 29 mai à Cotonou sur un comité inter-État organisé à Niamey avec la société pétrolière chinoise Wapco pour tenter de régler le différend entre les deux voisins concernant l’exploitation par les deux pays d’un pipeline. Détails.

    La société pétrolière chinoise West African Oil Pipeline Company SA (Wapco) a réuni les autorités du Bénin et du Niger pour régler le gros différend qui divise les deux pays autour du pipeline.

    Les Chinois, à l’initiative de ce comité inter-État, ont réuni à Niamey pendant deux jours les ministres du Niger et du Bénin en charge du pétrole et quelques collaborateurs pour trouver une porte de sortie.

    À son retour à Cotonou le 29 mai 2024, le ministre béninois de l’Énergie et des mines a tenu un point de presse au salon de l’aéroport. Selon lui, les Chinois de Wapco auraient mis sur la table le problème de passage par la frontière terrestre des équipements, du personnel et du matériel.

    Aucun souci du côté béninois : sa frontière est ouverte. La solution doit venir du Niger qui a maintenu la sienne fermée.

    Autre sujet : l’accord nécessaire et urgent entre les douanes des deux pays pour les opérations normales de chargement et d’enlèvement du brut nigérien à Sèmè Podji.

    « Le Bénin va continuer de jouer son rôle dans les relations bilatérales »

    Les deux ministres doivent rendre compte à leur chef d’État respectif. Le dernier mot leur revient.

    Le ministre Samou Seidou Adambi a rappelé devant la presse la dynamique dans laquelle se trouve son pays : « Le Bénin va continuer de jouer son rôle dans les relations bilatérales, mais aussi dans les obligations qui sont les nôtres par rapport au projet de pipeline Niger-Bénin. » Un message pour rassurer aussi le partenaire chinois qu’il dit avoir vu « déboussolé et découragé, ne sachant pas quelle est la porte de sortie ».

    Et puis il y a eu cet épisode qu’il rapporte : « J’étais également porteur d’un message du président Talon à son homologue et frère le général Abdourahamane Tiani qui n’a pas pu me recevoir pour prendre ce message-là. »

    Source : rfi

  • Éperviers : Patrice Neveu perd-il déjà son sang-froid face au défi algérien ?

    Éperviers : Patrice Neveu perd-il déjà son sang-froid face au défi algérien ?

    À quelques jours de la double confrontation contre l’Algérie, le sélectionneur togolais s’est illustré par un accès de colère face à un journaliste. Au-delà de cet incident regrettable, ses déclarations sur l’objectif de la CAN 2027 soulèvent une sérieuse question de cohérence. La FTF a-t-elle vendu un projet que le technicien ne reconnaît plus ou Patrice Neveu cherche-t-il à se dérober à la pression des résultats ?

    La conférence de presse du mardi 3 novembre 2026, consacrée à la publication de la liste des Éperviers pour les deux prochaines journées des éliminatoires de la CAN 2027, a pris une tournure inattendue. Au lieu de se limiter aux choix sportifs et aux perspectives de la sélection togolaise, Patrice Neveu a offert un spectacle peu reluisant de son tempérament colérique.

    Tout est parti d’une question pourtant légitime d’un journaliste sur les objectifs qui lui ont été assignés à la tête de la sélection nationale. Visiblement agacé, le technicien français a expliqué que sa mission première n’était pas de qualifier le Togo pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations, mais de reconstruire une équipe compétitive. Une réponse qui a fait monter la tension dans la salle.

    Mais le plus préoccupant est intervenu après la clôture de la conférence. Toujours sous le coup de l’énervement, Patrice Neveu s’est dirigé vers le journaliste à l’origine de la question. Il a fallu l’intervention de membres de son staff et de confrères pour éviter que l’altercation verbale ne dégénère en confrontation physique.

    Un comportement difficilement compatible avec les responsabilités d’un sélectionneur national, censé incarner la maîtrise de soi, la discipline et le sang-froid, y compris dans les moments de tension. Une question se pose alors : Patrice Neveu a-t-il déjà peur du double défi qui l’attend face aux Fennecs d’Algérie au point de perdre ainsi ses nerfs devant une simple question de journaliste ?

    CAN 2027 : la FTF et Neveu ne racontent-ils plus la même histoire ?

    L’autre dimension de cette sortie concerne le fond de la réponse du sélectionneur. À son arrivée au Togo, en février 2026, Patrice Neveu avait été présenté comme l’homme chargé de remettre les Éperviers sur les rails et de conduire le pays vers la CAN 2027. Le discours officiel et les déclarations publiques du technicien avaient alors entretenu cette attente.

    Le 2 mars 2026, lors de la signature de son contrat de trois ans, Neveu avait lui-même été explicite : « Les autorités togolaises et le peuple togolais veulent aller à la CAN 2027, donc je veux y aller aussi », déclarait-il. Le 18 septembre, à l’occasion de la publication de sa liste pour les premières journées des éliminatoires, il enfonçait le clou : « Notre objectif, c’est d’aller à la CAN 2027 ».

    Certes, le ministère chargé des Sports a officiellement présenté sa mission essentielle comme celle de reconstruire une équipe solide et compétitive. Mais cette reconstruction devait-elle devenir un argument pour relativiser l’objectif de qualification ? Rien, dans les déclarations initiales du sélectionneur, ne permettait de penser que les deux ambitions étaient incompatibles.

    Dès lors, une interrogation mérite d’être posée : qui dit aujourd’hui la vérité ? La Fédération togolaise de football a-t-elle fait croire aux supporters que Patrice Neveu avait pour principale mission de qualifier le Togo à la CAN 2027, alors que son contrat ne lui assignait officiellement qu’un chantier de reconstruction ? Ou est-ce le technicien qui, sous le coup de la colère et face à la pression grandissante, semble désormais prendre ses distances avec une ambition qu’il avait pourtant publiquement faite sienne ?

    Face à l’Algérie, le révélateur des contradictions

    Le calendrier ne laisse pourtant aucune place à l’agitation. Les Éperviers doivent affronter les Fennecs le 14 novembre en Algérie, avant de les recevoir le 17 novembre à Lomé. Deux rendez-vous importants dans la campagne qualificative du groupe I, où figurent également la Zambie et le Burundi.

    La tâche s’annonce particulièrement difficile face à une sélection algérienne rompue aux grandes compétitions continentales. Mais c’est précisément dans ce genre de circonstances que le sélectionneur doit faire preuve de sérénité et transmettre de la confiance à ses joueurs.

    À ce stade, le football togolais a davantage besoin d’un entraîneur concentré sur ses choix tactiques et ses résultats que d’un technicien qui transforme une question de journaliste en affrontement personnel. La liberté de la presse implique aussi que les objectifs du sélectionneur puissent être interrogés.

    Patrice Neveu doit-il être jugé sur ses accès de colère ou sur ses résultats ? Les deux, certainement. Mais les supporters togolais sont en droit de savoir si la CAN 2027 demeure réellement l’ambition de leur sélectionneur. À moins que la reconstruction ne soit devenue, avant même les échéances décisives, un confortable paravent contre les exigences du résultat.

  • Face aux Fennecs, les Éperviers au pied du mur

    Face aux Fennecs, les Éperviers au pied du mur

    À l’occasion des 3e et 4e journées des éliminatoires de la CAN 2027, le Togo affrontera l’Algérie les 14 et 17 novembre prochains. Une double confrontation déterminante pour les hommes de Patrice Neveu, qui jouent déjà une partie de leur avenir dans la course à la qualification.

    Le calendrier ne laisse guère de répit aux Éperviers. En l’espace de quatre jours, la sélection togolaise devra se mesurer à deux reprises aux Fennecs d’Algérie, l’un des poids lourds du football continental. Le premier acte est prévu le 14 novembre au stade Hocine-Aït-Ahmed de Tizi Ouzou, à 19 heures GMT. Le match retour se disputera le 17 novembre au stade de Kégué, à Lomé, à 16 heures GMT.

    Deux rendez-vous qui s’annoncent particulièrement délicats pour Patrice Neveu et ses hommes. Après deux journées disputées dans le groupe I, le Togo occupe la troisième place avec trois points, derrière l’Algérie, leader avec quatre unités, et la Zambie, également créditée de trois points mais mieux classée. Le Burundi ferme la marche avec un point.

    Les Éperviers avaient pourtant réussi leur entrée en matière en dominant le Burundi (1-0), le 25 septembre à Kégué, avant de connaître un coup d’arrêt à Ndola face à la Zambie (0-2), quatre jours plus tard. Cette double confrontation contre l’Algérie représente donc une occasion de se relancer, mais aussi un risque de décrochage en cas de mauvais résultats. Avec deux places qualificatives pour la phase finale, chaque point pèsera lourd.

    Une sélection élargie, des choix déterminants

    Pour préparer ces deux échéances, Patrice Neveu a dévoilé le 27 octobre une pré-liste de 31 joueurs, répartis entre quatre gardiens, douze défenseurs, huit milieux de terrain et sept attaquants. Une sélection élargie qui traduit la volonté du technicien français de disposer de plusieurs alternatives.

    Plusieurs cadres figurent dans ce groupe, notamment le capitaine Djéné Dakonam, Kevin Denkey, Kodjo Fo-Doh Laba, Karim Dermane et Thibault Klidjé. Le retour de certains profils et la présence de joueurs évoluant dans différents championnats européens et africains offrent des possibilités supplémentaires au sélectionneur.

    L’attention se porte également sur Lilian Brassier, défenseur de l’Eintracht Francfort. Sa présence dans la pré-liste constitue l’une des principales nouveautés. S’il est confirmé dans le groupe définitif et prend part à la rencontre, il pourrait apporter une option supplémentaire à la défense togolaise.

    Le secteur offensif dispose, pour sa part, de plusieurs arguments avec Denkey, Laba, Klidjé et Yaw Annor. Reste à transformer ce potentiel en efficacité devant les buts. Face à une équipe algérienne expérimentée, la discipline défensive, la maîtrise du milieu de terrain et le réalisme offensif seront indispensables.

    Le spectre d’une longue absence de la CAN

    Au-delà du classement, l’enjeu est aussi historique. Le Togo n’a plus participé à une phase finale de la Coupe d’Afrique des nations depuis 2017. Dix ans après cette dernière apparition, les Éperviers courent toujours derrière un retour sur la scène continentale.

    Cette longue absence commence à peser sur les attentes des supporters. La CAN 2027, organisée conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, représente une nouvelle occasion de renouer avec une compétition que le football togolais connaît bien, mais dont il est absent depuis plusieurs éditions.

    Pour y parvenir, il faudra négocier intelligemment les deux confrontations contre les Fennecs. Un résultat positif à Tizi Ouzou avant de recevoir l’Algérie à Kégué pourrait considérablement relancer les ambitions togolaises. À l’inverse, deux contre-performances compliqueraient sérieusement la suite du parcours.

    Patrice Neveu et ses joueurs sont donc attendus au tournant. Le temps des promesses doit désormais laisser place aux résultats. Car pour le Togo, l’objectif ne saurait être simplement de rivaliser avec l’Algérie, mais bien de retrouver enfin le rendez-vous continental.

  • Secrétariat général de l’OIF : le choix de Kako Nubukpo

    Secrétariat général de l’OIF : le choix de Kako Nubukpo

    L’économiste togolais estime que l’actuelle secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) mérite d’être reconduite à son poste. Dans une tribune, il défend son bilan, notamment en matière de gouvernance, et appelle les pays africains à soutenir sa candidature face aux autres prétendants.

    À quelques jours du XXᵉ Sommet de la Francophonie, prévu du 14 au 16 novembre 2026 à Phnom Penh, au Cambodge, la succession à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) suscite déjà des prises de position. Parmi elles, celle de l’économiste togolais Kako Nubukpo, qui affiche clairement son soutien à la candidature de la Rwandaise Louise Mushikiwabo pour un troisième mandat.

    Dans une tribune consacrée à cette échéance, l’ancien responsable de la Francophonie économique et numérique au sein de l’OIF prend fait et cause pour l’actuelle secrétaire générale. Il met en avant son expérience, sa vision de l’institution et les changements opérés depuis son arrivée à la tête de l’organisation en 2018.

    Pour étayer sa position, Kako Nubukpo établit une comparaison avec les précédentes directions de l’OIF. Ayant travaillé sous le mandat de Michaëlle Jean, après celui du Sénégalais Abdou Diouf, il estime que la transition entre ces deux responsables n’avait pas permis de dégager une vision suffisamment forte et fédératrice. À ses yeux, Louise Mushikiwabo a, en revanche, réussi à imprimer une orientation plus affirmée à l’organisation, en conciliant panafricanisme et ouverture internationale.

    Une gouvernance axée sur les résultats

    L’un des principaux arguments avancés par l’économiste concerne la gestion de l’OIF. Il considère que Louise Mushikiwabo a engagé un redressement administratif et financier après une période qu’il décrit comme marquée par des insuffisances dans la tenue des comptes et une gouvernance peu rigoureuse.

    Cette volonté de restructuration s’est notamment traduite par des réorganisations internes et le départ d’une vingtaine d’agents dont la présence ne correspondait plus, selon lui, aux nouvelles orientations de l’institution. Des décisions qui auraient suscité des mécontentements au sein du personnel, mais que Kako Nubukpo présente comme la conséquence d’une gestion davantage fondée sur la performance et les résultats.

    Sur le plan économique, il salue également l’engagement de la secrétaire générale en faveur d’un multilatéralisme plus équitable et d’une Francophonie ouverte à de nouvelles géographies. Une orientation qui s’inscrit, selon lui, dans la continuité de la stratégie économique de la Francophonie adoptée à Dakar en décembre 2014.

    L’économiste répond par ailleurs aux critiques visant les origines rwandaises de Louise Mushikiwabo et son attitude supposément réservée face aux atteintes à la démocratie dans l’espace francophone. Sur le premier point, il juge injustifié de faire de sa nationalité un motif de contestation de sa candidature. Il rappelle son parcours diplomatique, notamment son passage à la tête du ministère rwandais des Affaires étrangères pendant une dizaine d’années, ainsi que son expérience à la Banque africaine de développement (BAD).

    La diplomatie du consensus comme argument de défense

    S’agissant des reproches relatifs à son silence face aux violations démocratiques, Kako Nubukpo estime qu’ils traduisent une méconnaissance du fonctionnement de l’OIF. Il rappelle que l’organisation privilégie traditionnellement la diplomatie du consensus, les concertations discrètes et les démarches de médiation plutôt que les prises de position publiques systématiques.

    Il défend ainsi les déplacements de Louise Mushikiwabo dans les zones de tensions de l’espace francophone, considérant que sa démarche vise à promouvoir la paix et le dialogue. Il évoque notamment son intervention sur la situation libanaise, lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, au début du mois de juillet 2026, comme une illustration de son engagement.

    Pour l’économiste togolais, l’expérience personnelle de la dirigeante rwandaise, dont la famille a été directement éprouvée par le génocide de 1994, constitue également un élément important dans sa compréhension des conflits et des souffrances humaines.

    Face à Louise Mushikiwabo, trois autres personnalités sont en lice : Juliana Amato Lumumba, de la République démocratique du Congo, Coumba Bâ, de la Mauritanie, et Dacian Cioloș. Kako Nubukpo reconnaît le caractère respectable de ces candidatures, mais considère que le contexte géopolitique actuel exige à la tête de la Francophonie une personnalité expérimentée, capable de faire face aux tensions internationales et aux replis identitaires.

    Son plaidoyer se termine par un appel aux États africains à faire bloc autour de la candidature de la Rwandaise. Il y voit l’occasion pour le continent de faire preuve de lucidité et d’audace dans ses choix de leadership au sein des institutions internationales. Pour lui, un troisième mandat de Louise Mushikiwabo serait non seulement une confirmation du travail accompli, mais aussi une opportunité d’ouvrir une nouvelle étape dans la construction de projets communs au sein de l’espace francophone.

  • AGOA : pourquoi Washington veut écarter l’Afrique du Sud et le Rwanda

    AGOA : pourquoi Washington veut écarter l’Afrique du Sud et le Rwanda

    En annonçant le retrait de l’Afrique du Sud et du Rwanda du dispositif commercial AGOA à compter du 1er janvier 2027, l’administration Trump invoque des manquements aux critères d’éligibilité liés à la gouvernance, aux droits humains et aux pratiques commerciales. Mais derrière les justifications officielles, des considérations géopolitiques semblent également peser. Les griefs américains sont-ils réellement fondés ou traduisent-ils une volonté de sanctionner des gouvernements dont les orientations déplaisent à Washington ?

    L’African Growth and Opportunity Act (AGOA), l’un des principaux instruments de coopération commerciale entre les États-Unis et l’Afrique, est de nouveau au centre des tensions diplomatiques entre Washington et le continent. Cette fois, ce sont l’Afrique du Sud et le Rwanda qui se retrouvent dans le viseur de l’administration américaine. Dans un communiqué, le Bureau du représentant américain au Commerce (USTR) indique que Donald Trump a estimé que les deux gouvernements se sont livrés à des pratiques incompatibles avec les critères d’éligibilité au programme. La mesure doit prendre effet le 1er janvier 2027.

    Institué en 2000, l’AGOA permet aux pays africains remplissant certaines conditions d’exporter vers le marché américain une large gamme de produits en bénéficiant d’une exonération de droits de douane. Il constitue ainsi un levier important pour les exportations africaines, la création d’emplois et l’attractivité des économies bénéficiaires. Une exclusion représente donc bien davantage qu’un simple désaccord commercial.

    Si les deux pays sont concernés par la même décision, les reproches formulés à leur encontre ne sont pas identiques. Pour Pretoria, les tensions avec Washington sont anciennes et largement nourries par des divergences politiques et diplomatiques. Pour Kigali, les préoccupations américaines renvoient notamment à la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, sans oublier les questions de gouvernance et de droits humains.

    Pretoria et Kigali, deux dossiers différents

    L’Afrique du Sud entretient depuis plusieurs mois des relations particulièrement tendues avec l’administration Trump. Le président américain accuse notamment les autorités sud-africaines de persécuter la minorité blanche, particulièrement les Afrikaners. Une accusation rejetée par Pretoria, qui dénonce une présentation déformée de sa politique intérieure.

    La question foncière constitue également un sujet de discorde. La réforme engagée par le gouvernement sud-africain, qui autorise dans certaines circonstances l’expropriation de terres sans indemnisation, est vivement contestée par Washington. Pretoria défend, pour sa part, une politique destinée à corriger les profondes inégalités foncières héritées de l’apartheid.

    À ces différends s’ajoutent les critiques américaines contre les politiques de discrimination positive et de transformation économique en faveur de la majorité noire. Sur le terrain diplomatique, la procédure engagée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de Justice et ses relations avec des pays comme l’Iran ont également contribué à détériorer les rapports avec Washington.

    Le cas rwandais présente un autre visage. Les tensions sont notamment liées à la situation dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Les États-Unis accusent Kigali de soutenir le mouvement rebelle M23, engagé dans des combats contre les forces gouvernementales congolaises. Le Rwanda a régulièrement contesté les accusations portées contre lui. Le soutien présumé au M23 a néanmoins entraîné des mesures de rétorsion américaines, notamment des sanctions visant le ministère rwandais de la Défense.

    Le communiqué américain évoque également, concernant les deux pays, des préoccupations relatives à l’État de droit, au pluralisme politique, aux droits des travailleurs et au respect des droits humains. Des griefs qui, en l’absence de précisions détaillées sur les pratiques reprochées à chaque gouvernement, méritent d’être examinés avec attention.

    Des justifications américaines réellement fondées ?

    C’est précisément là que se situe le débat. Les États-Unis sont-ils dans leur droit en conditionnant l’accès à leur marché au respect de certaines exigences politiques, économiques et institutionnelles ? Sur le principe, la réponse est affirmative. L’AGOA n’est pas un dispositif commercial sans conditions. Les pays bénéficiaires doivent notamment progresser dans le respect de l’État de droit, des droits humains, des droits des travailleurs et de l’économie de marché.

    Il serait donc difficile de contester à Washington le droit d’évaluer l’éligibilité des pays bénéficiaires à partir de ces critères. Toutefois, leur application soulève une question de cohérence et d’impartialité. Les exigences américaines sont-elles évaluées selon les mêmes standards pour tous les pays partenaires ? Les manquements reprochés à Pretoria et à Kigali sont-ils suffisamment documentés pour justifier une sanction commerciale de cette ampleur ?

    Dans le cas sud-africain, certaines critiques américaines semblent dépasser le strict cadre des critères de l’AGOA pour toucher à des choix politiques relevant de la souveraineté nationale. La réforme foncière, la transformation économique ou encore le positionnement diplomatique de Pretoria ne constituent pas automatiquement des violations des règles commerciales ou des principes démocratiques. Assimiler ces orientations à des motifs d’exclusion nécessite donc des justifications précises.

    Pour le Rwanda, les accusations relatives au soutien au M23 soulèvent une question plus directement liée à la stabilité régionale et aux intérêts sécuritaires. Si elles sont établies, elles peuvent légitimement susciter des réactions internationales. Mais là encore, les accusations doivent être distinguées des faits formellement établis, et les critères de gouvernance invoqués par Washington doivent être étayés.

    Au-delà des considérations juridiques, cette décision révèle surtout la place de plus en plus importante du commerce dans les rapports de force diplomatiques. L’accès préférentiel au marché américain devient ainsi un instrument de pression sur les gouvernements africains.

    Pour l’Afrique du Sud comme pour le Rwanda, les conséquences économiques pourraient être significatives, même si leur ampleur dépendra des secteurs concernés et de leur capacité à trouver d’autres débouchés. Pretoria, important bénéficiaire du dispositif, est particulièrement exposée, notamment dans les secteurs automobile et agricole.

    En définitive, Washington peut légitimement défendre ses intérêts et exiger le respect des conditions attachées à ses préférences commerciales. Mais encore faudrait-il que les motifs avancés soient précis, vérifiables et appliqués sans traitement différencié. Car si l’AGOA doit être un instrument de promotion de la bonne gouvernance et du commerce équitable, il ne saurait devenir un simple levier de récompense ou de sanction des gouvernements africains en fonction de leur proximité politique avec la Maison Blanche.

  • Edito: L’eau et l’électricité ne sont pas un luxe !

    Edito: L’eau et l’électricité ne sont pas un luxe !

    Il y a quelque chose de profondément incompréhensible, voire d’inacceptable, à demander aux consommateurs de payer plus cher pour des services dont la qualité ne cesse de se dégrader. Au Togo, les coupures répétées d’électricité viennent remettre sur la table une question fondamentale : jusqu’où les ménages devront-ils supporter les défaillances des services publics essentiels ?

    Les coupures répétées d’électricité et les informations relatives à une nouvelle hausse des tarifs de l’eau et de l’électricité relancent le débat sur la qualité des services publics au Togo. Alors que les consommateurs subissent déjà les conséquences des perturbations de la fourniture, la perspective d’une nouvelle augmentation tarifaire soulève une question de fond : peut-on payer davantage pour un service qui peine à satisfaire les attentes des usagers ?

    Les interruptions d’électricité ne sont pas sans conséquences sur les ménages et les activités économiques. Appareils endommagés, denrées alimentaires perdues, recours coûteux aux groupes électrogènes : les usagers supportent des charges supplémentaires liées aux insuffisances de la fourniture. Pour les artisans, les commerçants et les petites entreprises, les délestages se traduisent également par des pertes financières et des perturbations dans le travail.

    Dans ce contexte, une nouvelle augmentation du prix du kilowattheure, si elle venait à être confirmée, ne pourrait être envisagée sans explications préalables. L’expérience de 2025, marquée par une hausse moyenne annoncée de 12,5 % des tarifs de l’électricité et une contestation ayant conduit à une suspension partielle de la mesure, illustre les limites des décisions tarifaires insuffisamment concertées. Les consommateurs ne peuvent être simplement mis devant le fait accompli.

    Cela ne signifie pas pour autant que les difficultés financières de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) et de la Société togolaise des eaux (TdE) doivent être ignorées. Ces entreprises ont besoin de ressources pour entretenir leurs installations, moderniser leurs équipements et améliorer leurs réseaux. Mais leur équilibre financier ne saurait être dissocié de la qualité des prestations. Les populations sont en droit de connaître les coûts réels de fonctionnement, les besoins d’investissement et les raisons des dysfonctionnements persistants.

    Les informations évoquant d’éventuelles pressions du Fonds monétaire international (FMI) en faveur d’une révision des tarifs appellent également des éclaircissements. Le gouvernement gagnerait à faire preuve de transparence sur ses engagements auprès des partenaires financiers. La politique tarifaire des services essentiels ne peut être soustraite au débat public, particulièrement dans un contexte où le pouvoir d’achat des ménages reste éprouvé.

    La proposition de la LCT d’organiser des Assises nationales de l’eau et de l’énergie mérite, à cet égard, d’être examinée. Ces rencontres pourraient permettre aux différents acteurs de dresser un diagnostic partagé et de définir les orientations d’une politique durable. Encore faudrait-il qu’elles ne se limitent pas à une succession de déclarations d’intention. Elles devraient déboucher sur des engagements précis en matière de réduction des coupures, d’amélioration de la distribution, de transparence financière et de protection des consommateurs vulnérables.

    Au fond, le débat dépasse le montant des factures. Il porte sur les obligations des fournisseurs de services publics et les droits des usagers. Si les consommateurs doivent contribuer au financement des infrastructures, ils sont également en droit d’exiger une fourniture régulière et de qualité. Il appartient aux autorités de garantir cet équilibre.

    Avant toute nouvelle augmentation tarifaire, un bilan public des performances des secteurs de l’eau et de l’électricité s’impose. La modernisation de ces services ne peut se mesurer uniquement aux recettes mobilisées ou aux tarifs appliqués. Elle doit surtout se traduire par une amélioration concrète des conditions d’accès à l’eau et à l’électricité. C’est à cette exigence que devra répondre toute réforme de ces secteurs.

  • Littérature : Komlan A. Aziale interroge le Togo à l’épreuve du postmodernisme

    Littérature : Komlan A. Aziale interroge le Togo à l’épreuve du postmodernisme

    Mœurs, gouvernance politique, démocratie et développement. Dans son nouvel ouvrage intitulé Le Togo à l’épreuve du postmodernisme, le philosophe Komlan A. Aziale propose une lecture critique des mutations qui traversent la société togolaise. Une réflexion qui invite à repenser les valeurs sociales, les pratiques politiques et les conditions d’un développement durable.

    Le Togo et ses transformations sociales, politiques et économiques sont au cœur du nouvel essai de Komlan A. Aziale. Intitulé Le Togo à l’épreuve du postmodernisme : Mœurs, dynamiques politiques et exigences de développement, cet ouvrage publié aux éditions L’Harmattan, dans la collection « Diplomatie et stratégie », s’intéresse aux mutations que connaît la société togolaise dans un monde marqué par une interconnexion croissante des sociétés.

    Sur 136 pages, l’auteur entend dépasser le simple constat des changements pour en interroger les conséquences sur l’organisation de la société et les perspectives de développement. Son ambition est notamment de mettre en lumière les éventuelles pathologies sociales dont la méconnaissance pourrait compromettre les efforts de transformation.

    Des mœurs à la gouvernance politique

    L’ouvrage s’articule autour de trois grands axes. Le premier porte sur l’évolution des mœurs dans une société togolaise attachée aux valeurs morales et éducatives. À travers cette entrée, Komlan A. Aziale examine les fluctuations des comportements et les transformations des repères sociaux. Une interrogation qui renvoie à la capacité de la société à préserver certains fondements culturels tout en s’adaptant aux nouvelles réalités.

    Le deuxième axe est consacré à la gouvernance politique. L’auteur y propose une analyse critique des pratiques politiques au Togo, avec une attention particulière portée aux conditions nécessaires à l’enracinement de la démocratie. Cette réflexion place au centre du débat les exigences d’une gouvernance capable de répondre aux aspirations démocratiques et aux mutations de la société.

    Le troisième volet aborde la question du développement sous deux angles moins conventionnels : les interactions entre littérature et musique, d’une part, et le paradoxe de la « malédiction des zones minières », d’autre part. L’auteur ouvre ainsi la réflexion au-delà des seuls indicateurs économiques, en interrogeant également la place de la création culturelle et les contradictions liées à l’exploitation des ressources naturelles.

    Une réflexion dans la continuité de ses travaux

    Maître de conférences en philosophie politique et sociale à l’Université de Kara, Komlan A. Aziale est également directeur adjoint du Laboratoire d’études et de recherches sur les pratiques endogènes pour le développement durable en Afrique (LERPEDDA). Ses travaux portent notamment sur les mutations sociopolitiques et la dynamique individualiste en Afrique.

    Cette nouvelle publication s’inscrit dans la continuité d’une production intellectuelle déjà marquée par plusieurs ouvrages. En septembre 2025, il publiait Diversité et démocratie : Contributions à l’analyse du lien social en Afrique, aux Éditions Lumumba. Dans cet ouvrage, il s’intéressait aux rapports entre diversité et démocratie, notamment à la place des communautés culturelles, ethniques et religieuses dans la construction du vivre-ensemble sur le continent africain.

    Avec Le Togo à l’épreuve du postmodernisme, le philosophe resserre son champ d’observation sur la société togolaise, tout en conservant une perspective plus large sur les transformations contemporaines. Son questionnement traverse plusieurs dimensions de la vie collective et met en relation les évolutions des comportements, les pratiques de gouvernance et les impératifs du développement.

    Au-delà de sa dimension académique, cet essai se présente ainsi comme une invitation au débat sur les orientations de la société togolaise. Il pose, en filigrane, une question essentielle : comment une société peut-elle s’adapter aux mutations du monde contemporain sans perdre ses repères et tout en créant les conditions d’un progrès partagé ?

  • Réinstallation des populations à Sagonou : entre promesses de modernité et défi de la réalité

    Réinstallation des populations à Sagonou : entre promesses de modernité et défi de la réalité

    La Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) a lancé, vendredi, à Sagonou Apéyémé, dans le canton d’Abobo, un projet pilote de réinstallation de dix familles affectées par l’exploitation minière. Présentée comme un modèle de village moderne, l’initiative prévoit des logements, des espaces agricoles et des infrastructures communautaires. Reste à savoir si les réalisations seront à la hauteur des maquettes et des promesses faites aux populations.

    La réinstallation des populations affectées par les activités minières ne se résume pas à la construction de nouvelles habitations. Elle suppose également de garantir aux personnes déplacées un environnement décent, des infrastructures adaptées et des moyens de subsistance durables. C’est dans cette perspective que la SNPT entend expérimenter une nouvelle approche à Sagonou Apéyémé, dans la commune de Zio 1.

    La pose de la première pierre du projet pilote, effectuée par le président du conseil d’administration de la société, Essomanam Edjeba, marque le début d’une opération qui prévoit la construction de dix logements témoins, destinés à accueillir autant de familles affectées par l’exploitation du phosphate.

    Sur le papier, le projet présente les caractéristiques d’un véritable village moderne. Chaque logement devrait disposer d’un espace agricole équipé d’un système familial d’irrigation au goutte-à-goutte. Les bénéficiaires pourront ainsi développer des cultures maraîchères, notamment le piment, la tomate, l’oignon et le gingembre, dans le but de diversifier leurs revenus et de préserver une certaine autonomie économique.

    À ces aménagements s’ajoute la création d’un hub logistique communautaire. Celui-ci devrait regrouper des pépinières, des entrepôts d’intrants agricoles, des unités de transformation du maïs et du manioc, des équipements mutualisés, des ateliers ainsi qu’un comptoir commercial. L’accès à l’eau et aux solutions énergétiques solaires figure également parmi les prestations annoncées.

    Délocaliser ne suffit pas, encore faut-il bien reloger

    L’ambition affichée par la SNPT est appréciable au regard des enjeux sociaux liés à l’exploitation minière. Toutefois, une question essentielle demeure : quelle sera la réalité des infrastructures une fois les travaux achevés ?

    L’expérience de nombreux projets d’aménagement montre qu’il peut exister un écart considérable entre les maquettes présentées aux populations et les réalisations livrées. Les projections architecturales donnent souvent à voir des espaces modernes, fonctionnels et bien équipés. Mais, au moment de la concrétisation, les infrastructures, les équipements ou les commodités annoncés ne correspondent pas toujours aux attentes initiales.

    Il importe donc que le projet de Sagonou ne se limite pas à une présentation séduisante. Les dix logements, les espaces agricoles, les équipements collectifs et les services sociaux devront être effectivement réalisés conformément aux engagements pris. La qualité des matériaux, la fonctionnalité des installations, l’accessibilité des services et les conditions d’occupation devront également retenir l’attention.

    Car délocaliser est une chose, reloger dans de bonnes conditions en est une autre. Pour les familles contraintes d’abandonner leurs habitations et parfois leurs terres agricoles, le changement de lieu de résidence ne doit pas se traduire par une dégradation de leurs conditions d’existence. La réinstallation doit leur permettre de retrouver, voire d’améliorer, leur niveau de vie antérieur.

    Les populations déjà déplacées également dans l’équation

    La SNPT affirme vouloir étendre cette démarche aux communautés déjà réinstallées. Des hubs logistiques adaptés à leurs besoins, notamment dans les domaines de l’élevage et de la production agricole, sont annoncés. La société prévoit également de renforcer ses interventions sociales de proximité et de contribuer à la réalisation d’infrastructures socioéconomiques dans les communes de la zone minière.

    Selon Essomanam Edjeba, cette orientation répond à une instruction du président du Conseil invitant les instances de la société à explorer des approches innovantes en matière de réinstallation et d’accompagnement des populations. Il présente le projet comme une expérimentation communautaire qui devra être conduite avec et pour les populations concernées, et non comme un simple investissement immobilier.

    Le directeur général de la SNPT, Abalo Kezie, inscrit également cette initiative dans une dynamique plus large d’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines de la zone minière. Il évoque une première étape d’un programme intégré de développement des territoires ruraux.

    Reste désormais à transformer ces annonces en réalisations concrètes. L’enjeu ne se mesure pas uniquement au nombre de logements construits ou à la superficie des espaces aménagés, mais surtout à la capacité des familles réinstallées à vivre dignement, à accéder aux services essentiels et à poursuivre leurs activités économiques.

    Au-delà de Sagonou, la crédibilité de cette nouvelle approche se jouera donc dans la durée, à travers le respect des engagements, l’entretien des infrastructures et le suivi des bénéficiaires. Les populations déplacées ne devraient pas avoir simplement un nouveau toit, mais un cadre de vie réellement meilleur que celui qu’elles ont été contraintes de quitter.

  • Crise politique, vie chère et dialogue national : le CAR appelle à un changement de méthode

    Crise politique, vie chère et dialogue national : le CAR appelle à un changement de méthode

    À l’occasion de sa rentrée politique 2026-2027, le Comité d’action pour le renouveau (CAR) plaide pour une sortie consensuelle de la crise politique togolaise. S’appuyant notamment sur l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO du 29 janvier 2026, le parti préconise une assise nationale, la libération des détenus politiques et une amnistie générale. Il appelle également les populations à se mobiliser contre la vie chère lors d’un meeting annoncé pour le 6 décembre prochain.

    Le Comité d’action pour le renouveau (CAR) entend remettre le réalisme politique au cœur du débat sur la résolution de la crise togolaise. Réunis à Lomé le samedi 31 octobre 2026, dans le cadre de leur rentrée politique 2026-2027, les responsables et délégués du parti ont placé leurs réflexions sous le thème : « Le réalisme politique pour une résolution durable de la crise au Togo ».

    Dans leur déclaration solennelle, ils dressent un bilan critique des différentes tentatives de sortie de crise entreprises depuis plusieurs années et appellent les acteurs politiques, particulièrement ceux de l’opposition, à revoir leurs stratégies. Pour le CAR, les postures radicales, le populisme et les calculs politiques ont souvent compromis des possibilités de compromis et, par conséquent, profité au pouvoir en place.

    Le parti estime que la crise politique actuelle a franchi une nouvelle étape avec l’arrêt rendu le 29 janvier 2026 par la Cour de justice de la CEDEAO sur le changement constitutionnel intervenu en avril 2024. La juridiction communautaire ayant, selon le CAR, déclaré ce changement inconstitutionnel, sa décision constitue désormais un fondement juridique incontournable dans la recherche d’une issue.

    Le parti attire particulièrement l’attention sur le point 109 de cet arrêt, qui évoque la nécessité d’une solution consensuelle entre les acteurs togolais. Il invite donc le gouvernement et le parti au pouvoir à se saisir de cette ouverture pour engager un processus de règlement de la crise.

    Le CAR revisite les occasions manquées du dialogue politique

    Pour justifier son appel à un changement de méthode, le CAR revient sur plusieurs épisodes qu’il considère comme des occasions manquées de construire un compromis politique durable.

    Le premier remonte à la crise postélectorale de 2005. Sous l’impulsion de feu Me Yawovi Agboyibo, le parti affirme avoir contribué à l’ouverture d’un dialogue entre les différentes composantes de la classe politique. Ce processus avait abouti, le 20 août 2006, à la signature de l’Accord politique global (APG). Celui-ci devait notamment permettre des réformes constitutionnelles et institutionnelles, améliorer la transparence des consultations électorales et créer les conditions d’une alternance démocratique.

    Le CAR rappelle également le rôle joué par son ancien président dans la formation du gouvernement d’apaisement dirigé par Me Agboyibo et dans l’organisation des élections législatives du 14 octobre 2007, dont les résultats avaient été acceptés par les différents acteurs politiques et la communauté internationale. Il regrette toutefois que les réformes prévues par l’APG n’aient pas été intégralement mises en œuvre.

    Autre rendez-vous manqué évoqué : celui de 2015. Le parti affirme avoir proposé un compromis autour de la révision constitutionnelle, notamment le rétablissement de la disposition limitant à deux le nombre de mandats présidentiels, en contrepartie d’une dernière candidature du chef de l’État sortant. Une proposition qui, selon le CAR, n’avait pas obtenu l’adhésion de toutes les forces de l’opposition.

    La déclaration revient aussi sur les événements de 2018, lorsque la Coalition des 14 (C14), engagée dans la contestation politique, avait obtenu une représentation paritaire au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Le CAR soutient qu’un accord avait été trouvé pour la prestation de serment des représentants de l’opposition, avant que cette démarche ne soit finalement abandonnée à la suite d’une décision prise par l’un des partis concernés.

    Enfin, le parti évoque sa proposition de reporter les élections législatives de 2024 afin de privilégier une concertation nationale destinée à créer les conditions d’un apaisement politique et d’un scrutin transparent. Une initiative qui avait suscité des critiques au sein même de l’opposition.

    Fort de ces expériences, le CAR estime que l’opposition doit rompre avec les approches qu’il juge contre-productives. « Le manque de réalisme politique ne fait que profiter au régime en place », soutient-il, avant d’assimiler le populisme à un obstacle majeur au fonctionnement démocratique.

    Assise nationale, amnistie et mobilisation contre la vie chère

    Au-delà du diagnostic, le CAR avance quatre pistes pour sortir de l’impasse politique : l’organisation d’une assise nationale, la libération des détenus politiques, l’adoption d’une amnistie générale et l’accompagnement de la communauté internationale.

    Ces propositions s’inscrivent dans la logique que le parti revendique depuis sa création : la pression politique combinée au dialogue. Pour ses responsables, les limites observées dans le fonctionnement du système fondé sur le principe majoritaire au Togo imposent de réfléchir à un nouveau cadre politique susceptible de favoriser la construction d’un véritable État-nation et une alternance pacifique au sommet de l’État.

    La déclaration ne se limite cependant pas aux enjeux institutionnels. Le CAR consacre également une partie importante de son intervention à la dégradation des conditions de vie des populations. Il dénonce les déguerpissements de commerçants et d’autres travailleurs de l’économie informelle sans mesures préalables de relogement, ainsi que la récente augmentation des prix des produits pétroliers.

    Pour illustrer ce qu’il considère comme une politique tarifaire difficilement justifiable, le parti établit une comparaison entre les cours du baril de pétrole et les prix à la pompe. Il rappelle qu’en 2008, avec un baril à 149 dollars, le litre de carburant était vendu à 599 FCFA, contre 650 FCFA en 2013 pour un baril à 118 dollars. Aujourd’hui, relève-t-il, alors que le baril serait autour de 100 dollars, le prix à la pompe atteindrait 817 FCFA.

    Le CAR s’interroge sur les facteurs expliquant cette évolution et estime que la hausse des prix des hydrocarbures contribue à renchérir les produits de première nécessité. Il dénonce également les délestages électriques, qu’il attribue à des insuffisances de gestion de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) accumulées au fil des années.

    Face à cette accumulation de difficultés, le parti appelle les populations à prendre part au meeting contre la vie chère annoncé pour le 6 décembre 2026.

    À travers cette rentrée politique, le CAR tente ainsi de conjuguer revendication institutionnelle et préoccupations sociales. Son message repose sur une conviction : la sortie de crise ne pourra se construire durablement sans compromis politique, mais aussi sans réponses concrètes aux difficultés quotidiennes des Togolais.

  • Vie chère au Togo : le CAR dénonce les choix économiques du gouvernement

    Vie chère au Togo : le CAR dénonce les choix économiques du gouvernement

    À l’occasion de sa rentrée politique 2026-2027, le Comité d’action pour le renouveau (CAR) a placé la vie chère au cœur de ses réflexions. Le parti pointe les faibles rémunérations, le chômage, les inégalités sociales et la hausse des prix, tout en appelant à une réorientation de la politique économique et sociale.

    La vie chère s’impose comme l’une des principales préoccupations des ménages togolais. C’est autour de cette réalité que le Comité d’action pour le renouveau (CAR) a articulé sa rentrée politique 2026-2027. Dans son intervention, le parti établit un lien direct entre la dégradation du pouvoir d’achat et les choix économiques et sociaux des pouvoirs publics.

    Pour le CAR, la vie chère ne se résume pas à l’augmentation des prix sur les marchés. Elle traduit surtout le décalage entre les revenus des populations et le coût des besoins essentiels : alimentation, logement, santé, transport, habillement et éducation. Une situation qui, selon le parti, fragilise les familles et compromet leurs conditions d’existence.

    S’appuyant sur une citation attribuée à Victor Hugo dans Les Misérables, le CAR rappelle que l’amélioration des conditions matérielles constitue également un facteur de progrès moral. Le parti estime que la pauvreté, le chômage et le sous-emploi figurent parmi les principales causes du malaise social au Togo.

    Salaires, inégalités et emploi au cœur des critiques

    Le premier facteur dénoncé concerne la faiblesse des rémunérations. Le CAR estime que les salaires versés à une partie des travailleurs ne permettent pas de couvrir convenablement les dépenses quotidiennes. Cette insuffisance pousserait de nombreux ménages à l’endettement et réduirait considérablement leur capacité d’épargne.

    Le parti critique également la répartition des richesses. Il oppose les difficultés d’une majorité de citoyens à l’accumulation de fortunes par une minorité qu’il associe à la corruption et aux détournements de deniers publics. Pour illustrer cette situation, il emploie l’expression polémique de « République des polytanks », dénonçant ainsi la dissimulation présumée de richesses plutôt que leur investissement dans le circuit économique.

    Le chômage constitue un autre volet de son réquisitoire. Le CAR reproche aux pouvoirs publics de ne pas créer suffisamment d’emplois pour absorber les nouveaux demandeurs qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Il déplore particulièrement les opérations de déguerpissement menées le long des rues, des rails, des lagunes et sur la plage, estimant qu’elles privent des personnes de leurs activités génératrices de revenus.

    Le parti souligne que ces opérations fragilisent également des petits entrepreneurs qui ont contracté des crédits pour développer leurs activités. Il plaide ainsi pour une politique de l’emploi qui ne se limite pas aux recrutements dans la fonction publique, mais favorise aussi l’entrepreneuriat et la préservation des activités économiques de proximité.

    Sur ce point, le discours avance que seulement 0,8 % de la population travaillerait dans la fonction publique togolaise, contre 8,5 % en France. Ces proportions n’ont toutefois pas pu être confirmées par des statistiques comparables. En revanche, les données officielles togolaises prévoyaient 83 795 agents actifs dans la fonction publique à la fin de 2025. Site officiel du Togo, République Togolaise

    La hausse des prix, un facteur aggravant

    Au-delà des revenus et de l’emploi, le CAR met en cause la progression des prix des produits et services essentiels. Carburant, eau, électricité et gaz figurent parmi les dépenses qui pèsent sur les budgets familiaux. Le renchérissement de l’énergie entraîne également une augmentation des coûts de transport et de distribution, avec des répercussions possibles sur les autres biens de consommation.

    La récente évolution des prix des carburants donne une illustration concrète de cette préoccupation. Depuis le 11 septembre 2026, le litre de super sans plomb est vendu à 817 FCFA, contre 725 FCFA précédemment, soit une augmentation de 92 FCFA. Le gasoil est passé de 750 à 766 FCFA et le mélange deux-temps de 811 à 896 FCFA. Les autorités ont notamment justifié cet ajustement par les fluctuations des cours internationaux des produits pétroliers et les tensions géopolitiques. Site officiel du Togo, République Togolaise+1

    Le CAR conteste cependant la manière dont les autorités justifient ces augmentations. Il établit une comparaison avec les périodes de 2008 et 2013, durant lesquelles les cours du pétrole avaient atteint des niveaux élevés, sans que les prix à la pompe au Togo aient, selon lui, suivi la même progression. Cette comparaison mérite néanmoins d’être nuancée : les cours du brut ne déterminent pas à eux seuls les prix à la pompe, qui dépendent aussi des coûts d’importation, du raffinage, du transport, de la fiscalité, des subventions et des mécanismes nationaux de fixation des prix.

    Le parti étend enfin ses critiques aux secteurs industriel, agricole, commercial et artisanal. Il dénonce les bas salaires et les restrictions des libertés syndicales dans certaines entreprises, notamment dans les zones franches. Il évoque également les difficultés des producteurs agricoles confrontés aux fluctuations des prix et les contraintes des commerçants et artisans, entre faiblesse de la demande et multiplication des taxes.

    Le CAR appelle à des mesures concrètes

    Face à ce qu’il considère comme une dégradation persistante des conditions de vie, le CAR estime que l’État dispose de plusieurs leviers pour inverser la tendance. Il recommande notamment de combattre la corruption, d’améliorer les rémunérations, de mettre en place une véritable politique nationale de l’emploi et de renforcer les mécanismes de contrôle des prix.

    Le parti préconise également une réduction des inégalités sociales, un meilleur accès aux services sociaux de base et l’émergence d’une classe moyenne capable de soutenir la consommation et l’activité économique.

    Une précision mérite toutefois d’être apportée sur l’argument relatif à l’UEMOA avancé dans le discours. Le critère communautaire de convergence ne fixe pas la masse salariale entre 35 et 40 % des budgets nationaux. Il porte sur le rapport entre les dépenses de personnel et les recettes fiscales, avec une norme maximale de 35 %. Selon le Budget citoyen 2026 du Togo, ce ratio était de 35,7 % en 2024, avec des prévisions de 34,1 % pour 2026. À fin juin 2026, il s’établissait néanmoins à 35,7 %. Ministère des Finances et du Budget+1

    En conclusion, le CAR considère que la vie chère dépasse la seule question des prix. Elle touche à la dignité des citoyens, à la cohésion sociale et à la capacité de l’économie nationale à répondre aux besoins de la population.

    Le parti entend ainsi placer le pouvoir d’achat et la justice sociale au centre du débat politique pour cette rentrée 2026-2027. Son intervention s’achève sur un appel à la mobilisation des populations défavorisées, lancé en référence au célèbre mot d’ordre marxiste : « Déshérités de toutes les contrées du Togo, unissez-vous ! »

  • CAN : le retour au rythme biennal, un camouflet pour Infantino ?

    CAN : le retour au rythme biennal, un camouflet pour Infantino ?

    Après avoir envisagé de faire passer la Coupe d’Afrique des nations à une périodicité de quatre ans, la CAF a finalement rétabli le rendez-vous biennal. Un revirement qui relance les interrogations sur les rapports de force entre les dirigeants du football africain et le président de la FIFA, Gianni Infantino.

    La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement fait marche arrière. Réuni le jeudi 29 octobre 2026, son Comité exécutif a décidé à l’unanimité de rétablir l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) tous les deux ans. Une décision qui met un terme, du moins pour le moment, à un projet de réforme qui avait provoqué de vives réactions sur le continent et alimenté les soupçons d’une influence excessive de la FIFA sur les choix du football africain.

    La décision initiale avait été annoncée en décembre 2025 par le président de la CAF, Patrice Motsepe. Selon cette nouvelle programmation, la CAN devait abandonner son traditionnel rythme biennal pour se tenir tous les quatre ans à partir de 2028. Cette orientation, défendue depuis plusieurs années par Gianni Infantino, président de la FIFA, était présentée comme un moyen de réorganiser le calendrier international et de permettre la création d’une Ligue des nations africaine.

    Mais cette réforme était loin de faire l’unanimité. Plusieurs acteurs du football africain y voyaient une remise en cause de l’identité de la compétition phare du continent, mais également une menace pour les revenus commerciaux, la visibilité des sélections nationales et les perspectives de développement du football africain.

    Une réforme abandonnée sous la pression des fédérations ?

    Le revirement de la CAF intervient dans un contexte particulier. Lors de la conférence stratégique organisée au Cap-Vert du 7 au 9 octobre, Patrice Motsepe avait déjà laissé entrevoir un changement de position. Il avait alors reconnu que le retour à une CAN tous les deux ans était à l’étude. Le président de la CAF avait également tenu à préciser que son organisation ne recevait pas d’instructions de la FIFA ou de l’UEFA. Une déclaration qui semblait répondre aux critiques suscitées par la réforme initiale.

    Dans son communiqué du 29 octobre, la CAF justifie essentiellement son revirement par des considérations économiques. L’instance estime notamment que la nouvelle Ligue des nations africaine, censée compenser la perte de revenus liée à la réduction de la fréquence de la CAN, aurait besoin de plusieurs années avant de générer des ressources financières suffisamment importantes. En attendant, le football africain ne pouvait se permettre de compromettre ses capacités de financement et de développement.

    Toutefois, derrière cet argument économique, une autre lecture mérite d’être examinée : celle des rapports de force au sommet du football mondial. Le retour au rythme biennal n’est-il pas aussi le résultat de pressions exercées par certains dirigeants africains sur Gianni Infantino ? La question se pose d’autant plus que le patron de la FIFA traverse une période délicate, marquée par plusieurs controverses autour de sa gouvernance et de ses projets de réforme.

    En août 2026, la BBC révélait que le projet controversé de création de la structure FIFA Forward Enterprise, destiné à ouvrir davantage les investissements des compétitions mondiales à des investisseurs privés, avait été abandonné face aux oppositions rencontrées. Dans le même contexte, le Comité exécutif de la CAF avait réaffirmé à l’unanimité son soutien à Infantino. Plusieurs responsables de fédérations africaines avaient également exprimé publiquement leur appui au dirigeant italo-suisse, dont certains n’ont pas caché leur souhait de le voir reconduit à la tête de l’instance mondiale en 2027.

    Dès lors, le calendrier de la CAN pourrait-il être devenu un sujet de négociation, même indirecte, entre les deux instances ? Il serait hasardeux d’affirmer que le retour à la périodicité biennale constitue une contrepartie au soutien africain à Infantino. Aucun élément public ne permet, à ce stade, d’établir un tel arrangement. Mais la proximité des deux événements, les prises de position des dirigeants africains et l’importance du poids électoral des 54 associations membres de la CAF dans les scrutins de la FIFA alimentent inévitablement les interrogations.

    Infantino peut-il encore dicter le tempo ?

    Le soutien africain représente un enjeu non négligeable pour Gianni Infantino, dont la réélection en 2027 se prépare dans un environnement où sa gouvernance fait l’objet de critiques. Les 54 associations membres de la CAF constituent un bloc électoral important au sein des 211 fédérations affiliées à la FIFA. Leur position peut donc peser dans les équilibres politiques de l’organisation mondiale.

    En rétablissant la CAN tous les deux ans, la CAF donne ainsi le sentiment de vouloir reprendre la maîtrise de son calendrier et de défendre les intérêts économiques et sportifs du continent. Reste à savoir si cette décision traduit uniquement une correction stratégique ou si elle révèle également les limites de l’influence d’Infantino sur les choix de l’instance africaine.

    Une chose est certaine : après avoir suscité une vive controverse, le projet de CAN quadriennale n’aura pas résisté à la contestation. Et cette volte-face intervient à un moment où les alliances et les soutiens deviennent particulièrement importants dans la perspective de la prochaine élection à la présidence de la FIFA.

    La CAF confirme la CAN 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Les éditions suivantes sont annoncées pour 2028, 2031 et 2033, en tenant compte notamment de la Coupe du monde 2030.

Radio Renouveau228

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