Catégorie : Panier de la Ménagère

  • Edito: L’eau et l’électricité ne sont pas un luxe !

    Edito: L’eau et l’électricité ne sont pas un luxe !

    Il y a quelque chose de profondément incompréhensible, voire d’inacceptable, à demander aux consommateurs de payer plus cher pour des services dont la qualité ne cesse de se dégrader. Au Togo, les coupures répétées d’électricité viennent remettre sur la table une question fondamentale : jusqu’où les ménages devront-ils supporter les défaillances des services publics essentiels ?

    Les coupures répétées d’électricité et les informations relatives à une nouvelle hausse des tarifs de l’eau et de l’électricité relancent le débat sur la qualité des services publics au Togo. Alors que les consommateurs subissent déjà les conséquences des perturbations de la fourniture, la perspective d’une nouvelle augmentation tarifaire soulève une question de fond : peut-on payer davantage pour un service qui peine à satisfaire les attentes des usagers ?

    Les interruptions d’électricité ne sont pas sans conséquences sur les ménages et les activités économiques. Appareils endommagés, denrées alimentaires perdues, recours coûteux aux groupes électrogènes : les usagers supportent des charges supplémentaires liées aux insuffisances de la fourniture. Pour les artisans, les commerçants et les petites entreprises, les délestages se traduisent également par des pertes financières et des perturbations dans le travail.

    Dans ce contexte, une nouvelle augmentation du prix du kilowattheure, si elle venait à être confirmée, ne pourrait être envisagée sans explications préalables. L’expérience de 2025, marquée par une hausse moyenne annoncée de 12,5 % des tarifs de l’électricité et une contestation ayant conduit à une suspension partielle de la mesure, illustre les limites des décisions tarifaires insuffisamment concertées. Les consommateurs ne peuvent être simplement mis devant le fait accompli.

    Cela ne signifie pas pour autant que les difficultés financières de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) et de la Société togolaise des eaux (TdE) doivent être ignorées. Ces entreprises ont besoin de ressources pour entretenir leurs installations, moderniser leurs équipements et améliorer leurs réseaux. Mais leur équilibre financier ne saurait être dissocié de la qualité des prestations. Les populations sont en droit de connaître les coûts réels de fonctionnement, les besoins d’investissement et les raisons des dysfonctionnements persistants.

    Les informations évoquant d’éventuelles pressions du Fonds monétaire international (FMI) en faveur d’une révision des tarifs appellent également des éclaircissements. Le gouvernement gagnerait à faire preuve de transparence sur ses engagements auprès des partenaires financiers. La politique tarifaire des services essentiels ne peut être soustraite au débat public, particulièrement dans un contexte où le pouvoir d’achat des ménages reste éprouvé.

    La proposition de la LCT d’organiser des Assises nationales de l’eau et de l’énergie mérite, à cet égard, d’être examinée. Ces rencontres pourraient permettre aux différents acteurs de dresser un diagnostic partagé et de définir les orientations d’une politique durable. Encore faudrait-il qu’elles ne se limitent pas à une succession de déclarations d’intention. Elles devraient déboucher sur des engagements précis en matière de réduction des coupures, d’amélioration de la distribution, de transparence financière et de protection des consommateurs vulnérables.

    Au fond, le débat dépasse le montant des factures. Il porte sur les obligations des fournisseurs de services publics et les droits des usagers. Si les consommateurs doivent contribuer au financement des infrastructures, ils sont également en droit d’exiger une fourniture régulière et de qualité. Il appartient aux autorités de garantir cet équilibre.

    Avant toute nouvelle augmentation tarifaire, un bilan public des performances des secteurs de l’eau et de l’électricité s’impose. La modernisation de ces services ne peut se mesurer uniquement aux recettes mobilisées ou aux tarifs appliqués. Elle doit surtout se traduire par une amélioration concrète des conditions d’accès à l’eau et à l’électricité. C’est à cette exigence que devra répondre toute réforme de ces secteurs.

  • Réinstallation des populations à Sagonou : entre promesses de modernité et défi de la réalité

    Réinstallation des populations à Sagonou : entre promesses de modernité et défi de la réalité

    La Société Nouvelle des Phosphates du Togo (SNPT) a lancé, vendredi, à Sagonou Apéyémé, dans le canton d’Abobo, un projet pilote de réinstallation de dix familles affectées par l’exploitation minière. Présentée comme un modèle de village moderne, l’initiative prévoit des logements, des espaces agricoles et des infrastructures communautaires. Reste à savoir si les réalisations seront à la hauteur des maquettes et des promesses faites aux populations.

    La réinstallation des populations affectées par les activités minières ne se résume pas à la construction de nouvelles habitations. Elle suppose également de garantir aux personnes déplacées un environnement décent, des infrastructures adaptées et des moyens de subsistance durables. C’est dans cette perspective que la SNPT entend expérimenter une nouvelle approche à Sagonou Apéyémé, dans la commune de Zio 1.

    La pose de la première pierre du projet pilote, effectuée par le président du conseil d’administration de la société, Essomanam Edjeba, marque le début d’une opération qui prévoit la construction de dix logements témoins, destinés à accueillir autant de familles affectées par l’exploitation du phosphate.

    Sur le papier, le projet présente les caractéristiques d’un véritable village moderne. Chaque logement devrait disposer d’un espace agricole équipé d’un système familial d’irrigation au goutte-à-goutte. Les bénéficiaires pourront ainsi développer des cultures maraîchères, notamment le piment, la tomate, l’oignon et le gingembre, dans le but de diversifier leurs revenus et de préserver une certaine autonomie économique.

    À ces aménagements s’ajoute la création d’un hub logistique communautaire. Celui-ci devrait regrouper des pépinières, des entrepôts d’intrants agricoles, des unités de transformation du maïs et du manioc, des équipements mutualisés, des ateliers ainsi qu’un comptoir commercial. L’accès à l’eau et aux solutions énergétiques solaires figure également parmi les prestations annoncées.

    Délocaliser ne suffit pas, encore faut-il bien reloger

    L’ambition affichée par la SNPT est appréciable au regard des enjeux sociaux liés à l’exploitation minière. Toutefois, une question essentielle demeure : quelle sera la réalité des infrastructures une fois les travaux achevés ?

    L’expérience de nombreux projets d’aménagement montre qu’il peut exister un écart considérable entre les maquettes présentées aux populations et les réalisations livrées. Les projections architecturales donnent souvent à voir des espaces modernes, fonctionnels et bien équipés. Mais, au moment de la concrétisation, les infrastructures, les équipements ou les commodités annoncés ne correspondent pas toujours aux attentes initiales.

    Il importe donc que le projet de Sagonou ne se limite pas à une présentation séduisante. Les dix logements, les espaces agricoles, les équipements collectifs et les services sociaux devront être effectivement réalisés conformément aux engagements pris. La qualité des matériaux, la fonctionnalité des installations, l’accessibilité des services et les conditions d’occupation devront également retenir l’attention.

    Car délocaliser est une chose, reloger dans de bonnes conditions en est une autre. Pour les familles contraintes d’abandonner leurs habitations et parfois leurs terres agricoles, le changement de lieu de résidence ne doit pas se traduire par une dégradation de leurs conditions d’existence. La réinstallation doit leur permettre de retrouver, voire d’améliorer, leur niveau de vie antérieur.

    Les populations déjà déplacées également dans l’équation

    La SNPT affirme vouloir étendre cette démarche aux communautés déjà réinstallées. Des hubs logistiques adaptés à leurs besoins, notamment dans les domaines de l’élevage et de la production agricole, sont annoncés. La société prévoit également de renforcer ses interventions sociales de proximité et de contribuer à la réalisation d’infrastructures socioéconomiques dans les communes de la zone minière.

    Selon Essomanam Edjeba, cette orientation répond à une instruction du président du Conseil invitant les instances de la société à explorer des approches innovantes en matière de réinstallation et d’accompagnement des populations. Il présente le projet comme une expérimentation communautaire qui devra être conduite avec et pour les populations concernées, et non comme un simple investissement immobilier.

    Le directeur général de la SNPT, Abalo Kezie, inscrit également cette initiative dans une dynamique plus large d’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines de la zone minière. Il évoque une première étape d’un programme intégré de développement des territoires ruraux.

    Reste désormais à transformer ces annonces en réalisations concrètes. L’enjeu ne se mesure pas uniquement au nombre de logements construits ou à la superficie des espaces aménagés, mais surtout à la capacité des familles réinstallées à vivre dignement, à accéder aux services essentiels et à poursuivre leurs activités économiques.

    Au-delà de Sagonou, la crédibilité de cette nouvelle approche se jouera donc dans la durée, à travers le respect des engagements, l’entretien des infrastructures et le suivi des bénéficiaires. Les populations déplacées ne devraient pas avoir simplement un nouveau toit, mais un cadre de vie réellement meilleur que celui qu’elles ont été contraintes de quitter.

  • Agriculture : le Togo change de cap

    Agriculture : le Togo change de cap

    Adopté en première lecture le 22 octobre 2026, le projet de loi d’orientation agricole ambitionne de moderniser le secteur et de renforcer la souveraineté alimentaire du pays.

    L’agriculture togolaise s’apprête-t-elle à entrer dans une nouvelle ère ? L’Assemblée nationale a adopté, jeudi 22 octobre 2026, le projet de loi d’orientation agricole, destiné à structurer durablement le développement du secteur. Composé de 207 articles, le texte entend apporter une réponse aux défis de la productivité, de la sécurité alimentaire et de la valorisation des productions nationales. Il doit encore poursuivre le processus législatif avant de devenir applicable.

    La décision a été prise lors de la quatrième séance plénière de la deuxième session ordinaire de l’année, sous la présidence de Komi Selom Klassou. Le ministre chargé de l’Agriculture, Antoine Lékpa Gbégbéni, a salué les contributions des députés, estimant qu’elles ont permis de mieux prendre en compte les réalités des agriculteurs, des éleveurs et des pêcheurs.

    Des ambitions au-delà de la production

    Le projet de loi ne se limite pas à encourager l’augmentation des récoltes. Il vise également à améliorer les conditions d’exercice des activités agricoles et à renforcer les revenus des producteurs. Pour y parvenir, plusieurs leviers sont envisagés : faciliter l’accès aux financements et aux marchés, développer la mécanisation et l’irrigation, soutenir la recherche agricole et renforcer les compétences des professionnels.

    La transformation locale occupe aussi une place importante dans cette stratégie. En encourageant la valorisation des produits sur le territoire national, les autorités entendent accroître la richesse créée au sein des filières, stimuler l’investissement privé et favoriser l’émergence d’un secteur agro-industriel compétitif. L’enjeu consiste à mieux exploiter le potentiel des productions nationales et à créer davantage d’emplois, notamment en milieu rural.

    Le texte prend par ailleurs en considération la sécurisation du foncier agricole, la préservation des ressources naturelles et l’adaptation aux changements climatiques. Les femmes et les jeunes figurent également parmi les publics auxquels cette nouvelle orientation entend offrir davantage de possibilités.

    Le défi de l’application

    Au-delà du vote parlementaire, la réussite de cette réforme dépendra des moyens mobilisés pour la rendre effective. Le ministre Antoine Lékpa Gbégbéni a lui-même souligné que son efficacité reposera sur la qualité de sa mise en œuvre, les ressources disponibles et la concertation entre les acteurs publics, privés et associatifs. Le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a également insisté sur la nécessité d’accélérer l’élaboration des textes d’application.

    Pour les producteurs, l’essentiel se mesurera aux changements concrets : des financements plus accessibles, des équipements adaptés, des débouchés rémunérateurs et une meilleure protection face aux aléas climatiques.

    Le Togo pose ainsi les bases d’une nouvelle politique agricole. Reste à transformer les ambitions affichées en résultats tangibles. Car une loi, aussi ambitieuse soit-elle, ne garantit ni de meilleures récoltes ni une alimentation plus accessible sans investissements suffisants et accompagnement durable des exploitants. La souveraineté alimentaire se jouera désormais sur le terrain, au plus près de ceux qui font vivre l’agriculture togolaise.

  • Bénin : à Nikki, la dot plafonnée à 300 000 FCFA pour une première union

    Dans le nord-est du Bénin, l’empereur de Nikki, Séro Torou Tuko Sari, a instauré de nouvelles règles encadrant le mariage traditionnel dans les communes de Nikki, Kalalé et Pèrèrè. La réforme fixe notamment la dot à 300 000 FCFA pour une jeune fille et à 80 000 FCFA pour une femme qui se remarie. Elle vise à réduire les dépenses matrimoniales et à mettre fin à certaines exigences coutumières jugées contraignantes.

    Le mariage traditionnel connaît un réaménagement dans l’empire de Nikki. Au nord-est du Bénin, les familles concernées doivent désormais se conformer à de nouvelles règles fixées sous l’autorité de l’empereur Séro Torou Tuko Sari. Annoncée à la fin du mois de mai 2025, cette réforme concerne les communes de Nikki, Kalalé et Pèrèrè.

    Selon plusieurs médias béninois, dont Oxygène et Mousso News, la mesure établit deux montants distincts pour la dot : 300 000 francs CFA pour une jeune fille qui se marie pour la première fois et 80 000 francs CFA pour une femme qui se remarie. L’objectif affiché est de mieux encadrer les pratiques matrimoniales dans une région où les dépenses liées aux cérémonies peuvent peser lourdement sur les familles.

    Des dépenses matrimoniales revues à la baisse

    La réforme ne concerne pas uniquement la dot. Elle encadre également les démarches préalables au mariage. La demande en mariage est fixée à 20 000 FCFA pour une jeune fille et à 10 000 FCFA pour une femme qui se remarie.

    En cas d’acceptation de la demande, une somme symbolique de 5 000 FCFA, accompagnée de noix de cola traditionnelles, doit être remise à la famille concernée. Ces dispositions cherchent à uniformiser les pratiques et à limiter la multiplication des dépenses qui accompagnent parfois les négociations matrimoniales.

    D’autres usages sont également visés. Les festivités organisées après l’acceptation de la demande en mariage sont interdites par les nouvelles règles rapportées par la presse locale. Il en va de même pour certaines exigences matérielles, notamment le « Kobo », une armoire traditionnellement garnie de vêtements par le futur marié.

    L’obligation de payer le petit-déjeuner de la fiancée ainsi que les contributions financières imposées au prétendant pour soutenir ses belles-sœurs lors de cérémonies et d’autres manifestations familiales figurent également parmi les pratiques supprimées.

    À travers ces restrictions, les autorités traditionnelles entendent réduire les charges qui s’ajoutent à la dot proprement dite. Car, au-delà du montant versé à la famille de la future épouse, les cadeaux, les cérémonies et les sollicitations familiales peuvent considérablement augmenter le coût d’une union.

    Une réforme coutumière, pas un tarif national

    La décision soulève néanmoins une question essentielle : quelle est sa portée juridique ? Il importe de ne pas confondre cette réglementation traditionnelle avec une loi applicable à l’ensemble du Bénin.

    Les informations publiées en mai et juin 2025 font état d’une décision prise sous l’autorité de l’empereur de Nikki et concernant spécifiquement Nikki, Kalalé et Pèrèrè. Elles indiquent également que les autorités communales, les chefs traditionnels, les responsables religieux et coutumiers ainsi que les commissaires ont été invités à veiller à son application.

    Il ne s’agit donc pas d’un plafonnement national de la dot. Les pratiques et les montants peuvent différer dans les autres régions du pays.

    Cette distinction est importante dans un débat où les traditions matrimoniales, la pression sociale et les capacités financières des jeunes ménages se croisent. En cherchant à limiter les dépenses, la réforme de Nikki pose une question plus large : comment préserver la dimension symbolique et familiale du mariage sans en faire une charge financière excessive ?

    Reste à savoir dans quelle mesure ces nouvelles règles seront effectivement respectées par toutes les familles concernées. Leur portée dépendra notamment de l’implication des autorités coutumières et de l’adhésion des communautés.

    À Nikki, le message est en tout cas clair : le mariage traditionnel doit rester un engagement entre deux familles, sans que les exigences financières et festives ne prennent le pas sur l’essentiel.

  • Canal+ garde le même prix, mais retire cinq chaînes : le MMLK crie à « l’arnaque »

    Canal+ garde le même prix, mais retire cinq chaînes : le MMLK crie à « l’arnaque »

    Le retrait de TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI du bouquet Canal+ continue de faire grincer des dents. Dans un communiqué publié le 26 septembre, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) dénonce une situation qu’il juge préjudiciable aux abonnés et interpelle les autorités. L’organisation salue parallèlement la mise en demeure des distributeurs audiovisuels concernant l’accès gratuit aux médias publics togolais et exige, pour les abonnés Canal+, soit le rétablissement des chaînes retirées, soit une réduction de moitié du prix des abonnements.

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°025/MMLK/2026

    AFFAIRE DISTRIBUTEURS AUDIOVISUELS ET RETRAIT DES CHAÎNES TF1 : LE MMLK Salue la Décision de la Ministre et Exige le Respect Total des Droits des Consommateurs

    Le Mouvement Martin Luther King – La Voix des Sans Voix (MMLK) a pris connaissance de la circulaire n°1016/MC/CAB/2026 du 18 septembre 2026 par laquelle Madame la Ministre de la Communication et des Médias, Mme Yawa KOUIGAN, rappelle à l’ordre les distributeurs audiovisuels (New World TV, Canal+) et leur donne 30 jours pour se conformer à l’article 36 de la loi n°2019-016 du 30 octobre 2019 en rendant gratuit l’accès aux services de la TVT, Radio Lomé et Radio Kara.

    Le MMLK salue cette décision courageuse et conforme à la loi.

    Notre position est claire :

    1. Sur les chaînes publiques : C’est une violation grave des droits du consommateur. Faire payer au peuple togolais l’accès à ses propres médias publics financés par ses impôts est inacceptable. Passé le délai du 18 octobre 2026, le MMLK demande à la HAAC de prononcer les sanctions prévues par la loi, sans complaisance.
    2. Sur le retrait des chaînes TF1 du bouquet Canal+ : Le MMLK condamne avec fermeté. On ne peut pas retirer 5 chaînes majeures (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI) d’un bouquet et maintenir le même prix d’abonnement. C’est une rupture de contrat au détriment du consommateur.

    A cet effet, le MMLK déplore le mutisme des abonnés qui continuent de payer un service amputé de 5 chaînes contrairement au contrat d’abonnement.

    Par conséquent, le MMLK exige :

    – La réduction immédiate de 50% du prix de l’abonnement tant que les chaînes TF1 ne sont pas rétablies, à titre de compensation.

    – Ou le rétablissement sans délai de l’intégralité des chaînes.

    Nous invitons tous les consommateurs à se joindre à nous pour exiger le respect de la loi à travers une opération « NON À L’ANARQUE BOUQUET CANAL PLUS ».

    Fait à Lomé, le 26 Septembre 2026

    Pour le MMLK, La Voix des Sans Voix,

    Le Président,

     Pasteur Edoh KOMI

  • Zio 2 et Avé 2 : AVIP-Togo renforce le leadership des femmes pour une gouvernance locale plus inclusive

    Zio 2 et Avé 2 : AVIP-Togo renforce le leadership des femmes pour une gouvernance locale plus inclusive

    Dans le cadre du Projet Dezon, l’Association pour la valorisation des initiatives paysannes (AVIP-Togo) a organisé, du 15 au 23 septembre 2026, une série de formations destinées aux femmes des communes de Zio 2 et Avé 2. L’initiative vise à renforcer leur participation à la vie publique et à promouvoir une meilleure connaissance des mécanismes de gouvernance locale et des droits familiaux.

    Placées sous le thème du leadership féminin, de la gouvernance locale et du Code des personnes et de la famille, ces sessions ont réuni des femmes appelées à jouer un rôle accru dans leurs communautés. À travers ces formations, le Projet Dezon entend contribuer à l’émergence de femmes davantage outillées pour comprendre les enjeux liés à la gestion des affaires locales et participer aux processus de décision.

    Des compétences pour participer à la gouvernance locale

    Les participantes ont été sensibilisées aux principes du leadership et aux différentes dimensions de la gouvernance locale. L’objectif est notamment de leur permettre de mieux connaître leurs responsabilités, leurs droits et les espaces dans lesquels elles peuvent faire entendre leur voix.

    La formation met ainsi l’accent sur le développement des capacités individuelles et collectives. Une meilleure maîtrise des mécanismes de gouvernance doit permettre aux femmes de prendre une part plus active aux initiatives communautaires et aux décisions qui touchent directement leurs conditions de vie.

    Mieux connaître ses droits

    Le Code des personnes et de la famille constitue également un volet important des sessions. Sa connaissance doit permettre aux participantes de mieux comprendre les dispositions relatives aux droits et devoirs au sein de la famille.

    À travers le Projet Dezon, AVIP-Togo inscrit ainsi son action dans une démarche de renforcement des capacités des femmes et de promotion de leur participation à la gouvernance locale. Dans les communes de Zio 2 et Avé 2, l’enjeu est de favoriser l’émergence de femmes mieux informées, capables de contribuer davantage aux dynamiques de développement de leurs communautés.

  • Université de Kara et CNP-Togo : le rapprochement entre formation et entreprise s’accélère

    Université de Kara et CNP-Togo : le rapprochement entre formation et entreprise s’accélère

    Le Conseil national du patronat du Togo (CNP-Togo) et l’Université de Kara veulent donner un nouvel élan à leur partenariat. Les deux institutions ont tenu, jeudi 24 septembre 2026 au siège du Patronat, une séance de travail consacrée au renforcement des liens entre l’enseignement supérieur et le monde de l’entreprise.

    La rencontre a réuni, autour du président du CNP-Togo, Coami Sédolo Tamegnon, et de la présidente de l’Université de Kara, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, leurs délégations respectives. L’objectif affiché était de faire le point sur les actions déjà engagées et surtout d’identifier de nouvelles initiatives susceptibles de rendre le partenariat plus opérationnel.

    Des formations davantage adaptées aux réalités du marché

    Au centre des discussions figure la question de l’employabilité des jeunes diplômés. Les stages en entreprise, considérés comme un important levier d’acquisition d’expérience professionnelle, ont occupé une place importante dans les échanges.

    Pour le CNP-Togo et l’Université de Kara, le rapprochement entre les deux mondes doit permettre de mieux faire correspondre les compétences développées dans les établissements d’enseignement supérieur avec les besoins réels des entreprises.

    Cette démarche intervient dans un contexte où l’insertion professionnelle des jeunes constitue un enjeu majeur. Au-delà des connaissances théoriques, les entreprises recherchent de plus en plus des profils capables de répondre rapidement aux exigences du terrain. Le développement de passerelles plus solides entre université et secteur privé apparaît ainsi comme un moyen de faciliter cette transition.

    Agriculture, énergie et qualité des produits au menu

    Les échanges ne se sont toutefois pas limités aux questions de stages et d’emploi. Plusieurs secteurs stratégiques pour l’économie ont également été abordés, notamment l’agriculture et la souveraineté énergétique.

    La question du contrôle et de la qualité des produits destinés à l’exportation a également retenu l’attention des participants. Elle renvoie à un enjeu important pour la compétitivité des entreprises et la capacité des produits togolais à répondre aux exigences des marchés extérieurs.

    À travers cette rencontre, le CNP-Togo et l’Université de Kara entendent donc poursuivre une dynamique déjà engagée. Le partenariat devrait désormais se traduire par des actions plus concrètes, avec l’ambition de rapprocher davantage les compétences universitaires des réalités économiques.

    L’enjeu est double : permettre aux étudiants de mieux préparer leur entrée dans la vie professionnelle et offrir aux entreprises un accès à des compétences adaptées à leurs besoins. Une coopération renforcée entre les deux institutions pourrait ainsi contribuer à faire de l’université un partenaire plus direct du développement du secteur productif togolais.

  • Prix du carburant : la vie chère étouffe davantage les Togolais

    Prix du carburant : la vie chère étouffe davantage les Togolais

    La nouvelle hausse des prix des produits pétroliers accentue la pression sur des ménages togolais déjà durement éprouvés par une vie chère qui ronge leur pouvoir d’achat.

    La nouvelle hausse des prix des produits pétroliers vient ajouter une pression supplémentaire au quotidien de nombreux Togolais. À Lomé comme dans plusieurs autres localités du pays, cette augmentation se répercute progressivement sur les dépenses de transport, les prix des produits alimentaires et, plus largement, sur le coût de la vie. Pour des ménages déjà confrontés à une inflation persistante, chaque franc compte désormais davantage.

    Dans les rues de la capitale, les usagers des transports en commun ne cachent pas leur inquiétude. « Nous dépensons déjà beaucoup pour nous déplacer chaque jour. Si le carburant augmente encore, les conducteurs vont forcément revoir leurs tarifs et notre budget ne pourra pas suivre », témoigne une commerçante rencontrée à Lomé.

    Un budget familial de plus en plus serré

    Pour les conducteurs de taxi-moto, cette situation constitue également un véritable casse-tête. « Nous achetons le carburant plus cher, mais nous ne pouvons pas augmenter les tarifs comme nous voulons. Les clients aussi souffrent. À la fin de la journée, il ne reste presque rien », explique un conducteur de taxi-moto.

    La hausse du carburant ne s’arrête pourtant pas aux stations-service. Elle risque d’alourdir les coûts de transport des marchandises et, par ricochet, ceux des denrées alimentaires. Dans les marchés, les consommateurs surveillent déjà leurs dépenses.

    « Avant, avec une certaine somme, je pouvais acheter plusieurs produits pour la maison. Aujourd’hui, la même somme ne suffit plus. On réduit les quantités et parfois même certains produits deviennent des luxes », déplore une mère de famille.

    La vie chère ronge les ménages

    Pour beaucoup de Togolais, le problème dépasse donc la seule question du prix à la pompe. C’est l’ensemble du pouvoir d’achat qui est mis à rude épreuve. Transport, alimentation, scolarité, loyers et autres dépenses quotidiennes pèsent lourdement sur les revenus.

    Dans ce contexte, la nouvelle hausse des prix des produits pétroliers apparaît comme une charge supplémentaire pour des populations déjà fragilisées. La vie chère ronge progressivement les ménages, contraignant beaucoup de familles à revoir leurs priorités et à se priver davantage.

  • SEQUOIA Pressing : l’expertise textile au service de vos vêtements

    SEQUOIA Pressing : l’expertise textile au service de vos vêtements

    À Lomé, prendre soin de ses vêtements ne relève plus seulement du confort : c’est aussi une manière de préserver son image, de prolonger la durée de vie de ses tenues et de gagner un temps précieux. À Kégué, SEQUOIA Pressing, spécialiste de l’entretien textile, propose une gamme de services destinée aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.

    Une offre complète pour prendre soin de vos textiles

    SEQUOIA Pressing propose plusieurs prestations adaptées aux différents besoins de sa clientèle. Au menu : nettoyage à sec, blanchisserie fine et industrielle, repassage simple, nettoyage et pose de rideaux, retouche, nettoyage de chaussures et traitement spécifique des taches.

    Cette diversité permet aux clients de confier leurs différents articles à un même professionnel. Les vêtements délicats comme les pièces du quotidien peuvent ainsi bénéficier d’un traitement approprié, avec l’objectif de préserver leur qualité et leur aspect.

    Faire appel à un pressing spécialisé constitue également une solution pratique pour ceux qui souhaitent éviter les mauvaises manipulations susceptibles d’endommager certains tissus. Avec son savoir-faire dans le domaine textile, SEQUOIA Pressing entend offrir à chaque client un service adapté à la nature de ses articles.

    Un service pensé pour vous faire gagner du temps

    L’un des principaux atouts de SEQUOIA Pressing réside également dans la praticité de ses services. L’établissement accueille sa clientèle du lundi au samedi, avec une large plage horaire. Les clients peuvent par ailleurs bénéficier d’un service de ramassage et de livraison, particulièrement utile pour les personnes ayant un emploi du temps chargé.

    Solliciter les services de SEQUOIA Pressing, c’est donc choisir une solution de proximité pour entretenir ses vêtements, chaussures, rideaux et autres textiles tout en gagnant du temps. L’enseigne met son expertise au service des clients qui souhaitent conserver des articles propres, soignés et présentables.

    À Lomé, prendre soin de ses vêtements ne relève plus seulement du confort : c’est aussi une manière de préserver son image, de prolonger la durée de vie de ses tenues et de gagner un temps précieux. À Kégué, SEQUOIA Pressing, spécialiste de l’entretien textile, propose une gamme de services destinée aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels.

    Pour un vêtement à nettoyer, une retouche à effectuer, une tache à traiter ou encore des rideaux à entretenir, SEQUOIA Pressing se présente comme une adresse à privilégier à Kégué.

    SEQUOIA PRESSING – Vos textiles entre de bonnes mains

    Adresse : Lomé – Kégué, en face de la Fédération togolaise de football (FTF)
    Téléphones : +228 90 96 10 25 / 70 76 76 56 / 98 56 74 73
    E-mail : sequoiapressing@gmail.com
    Horaires : Lundi au samedi, 7h00 à 19h45
    Service : Ramassage et livraison disponibles

  • Au Togo, le CAR dénonce deux « calvaires » : le sang manque, les diplômes se font attendre

    Au Togo, le CAR dénonce deux « calvaires » : le sang manque, les diplômes se font attendre

    À Ahépé, le Comité d’action pour le renouveau (CAR) a profité de sa rencontre politique du 29 août 2026 pour mettre en lumière deux difficultés qui touchent directement les populations : la pénurie de sang dans les hôpitaux et les lourdeurs dans la délivrance des diplômes et attestations.

    La situation des réserves de sang dans les formations sanitaires préoccupe le CAR. Dans un communiqué publié le 29 août à Ahépé, le parti appelle ses militants et l’ensemble de la population togolaise à faire don de leur sang. Il justifie cet appel par la pénurie constatée dans les hôpitaux et par le nombre croissant d’accidents de circulation, que le parti relie notamment à « l’état calamiteux » des routes.

    Pour le CAR, le sang constitue une ressource indispensable à la survie des accidentés et des personnes souffrant d’anémie. L’appel au don est ainsi présenté comme un geste de solidarité destiné à « sauver les vies » des personnes en détresse.

    Des poches de sang au cœur d’une vive dénonciation

    Au-delà de l’appel au don, le parti interpelle directement le gouvernement sur les conditions d’accès aux poches de sang. Il dénonce des pratiques de corruption dans les services concernés, estimant que certains usagers seraient contraints de soudoyer des agents avant d’obtenir satisfaction. Pour le CAR, « la vie humaine ne doit pas faire objet de marchandage ».

    L’éducation constitue l’autre dossier abordé lors du « Je dis politique » organisé à Ahépé. Sous le thème « La délivrance des diplômes et attestations au Togo : un calvaire ? », le CAR s’est intéressé aux difficultés rencontrées par les diplômés pour obtenir leurs documents officiels.

    Dapaong-Lomé, un parcours du combattant

    Le parti pointe particulièrement le cas des diplômes du CEPD et du BEPC, encore écrits à la main et délivrés uniquement au service des examens et concours. Pour un candidat résidant à Dapaong, cela implique plusieurs déplacements vers Lomé, avec les coûts de transport, les files d’attente et l’incertitude sur la disponibilité du document.

    Le CAR critique également les coûts et la centralisation des duplicatas et diplômes du BAC 2. Il propose notamment l’utilisation d’imprimantes adaptées, la décentralisation des demandes et retraits dans les régions et préfectures, ainsi que l’accélération de la digitalisation des services éducatifs.

    À travers ces deux sujets, le CAR met donc en avant une même préoccupation : faciliter l’accès des citoyens aux services essentiels, qu’il s’agisse de sauver une vie ou de permettre à un diplômé de faire valoir son parcours.

Radio Renouveau228

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