Catégorie : Panier de la Ménagère

  • Fraudes aux réservations de stands : le CETEF resserre la vis et rappelle l’unique procédure officielle pour la 21ᵉ FIL

    Fraudes aux réservations de stands : le CETEF resserre la vis et rappelle l’unique procédure officielle pour la 21ᵉ FIL

    Face aux risques de pratiques frauduleuses, le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF TOGO 2000) remet les pendules à l’heure. L’institution rappelle que toute réservation de stand pour la 21ᵉ Foire Internationale de Lomé doit impérativement suivre la procédure officielle, sous peine de ne pas être validée.

    À moins de trois mois de la clôture des réservations de la 21ᵉ Foire Internationale de Lomé (FIL), le Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF TOGO 2000) hausse le ton. Dans un communiqué publié le 13 juillet 2026, l’établissement rappelle avec insistance que seule la procédure officielle de réservation des stands fait foi, invitant les exposants à redoubler de vigilance face à d’éventuelles pratiques irrégulières.

    Ce rappel intervient alors que les demandes de participation continuent d’affluer. Pour éviter toute confusion ou tentative d’escroquerie, le CETEF réaffirme que les réservations restent ouvertes jusqu’au 30 septembre 2026 et qu’elles doivent obligatoirement être effectuées selon un processus bien défini. Les candidats à l’exposition sont d’abord invités à enregistrer leur demande sur la plateforme numérique e-FIL, avant de procéder au paiement exclusivement par dépôt ou virement sur les comptes bancaires officiels du CETEF, ou via le service Flooz intégré à la plateforme. La confirmation de la réservation n’intervient qu’après vérification de la preuve de paiement par le service commercial.

    À l’occasion de la 7ᵉ Foire Made in Togo, le Directeur général du CETEF, Dr Alexandre de Souza, affirme dans une interview exclusive accordée au Flambeau des Démocrates que la priorité est de créer de véritables débouchés commerciaux pour les producteurs togolais.

    Le point le plus sensible du communiqué concerne les modalités de paiement. Le CETEF est catégorique : aucune somme en espèces ne doit être remise directement à un membre de son personnel, quelle que soit sa fonction. L’institution souligne que seuls les paiements réalisés par les circuits officiellement reconnus garantissent la validation définitive d’un stand. Une mesure destinée à protéger les opérateurs économiques contre d’éventuelles manœuvres frauduleuses et à renforcer la transparence dans l’organisation de la manifestation.

    À travers cette communication, le CETEF appelle les entreprises, institutions et partenaires à ne traiter qu’avec les canaux officiels et à solliciter directement son service commercial pour toute information relative aux réservations. L’objectif est de préserver la crédibilité de la Foire Internationale de Lomé, rendez-vous économique majeur de la sous-région, tout en garantissant à chaque exposant des conditions de participation sécurisées et équitables.

  • Entrepreneuriat : à DIKETI 2026, Helly Gbéné appelle à transformer les richesses locales en moteurs de croissance

    Entrepreneuriat : à DIKETI 2026, Helly Gbéné appelle à transformer les richesses locales en moteurs de croissance

    Face à des milliers de jeunes entrepreneurs réunis à DIKETI 2026, le CEO du Cabinet IF&C Togo a défendu une vision ambitieuse de l’entrepreneuriat fondée sur la transformation locale, l’innovation agricole et l’économie verte pour accélérer la création de richesses et d’emplois au Togo.

    À l’occasion de l’édition 2026 de DIKETI, l’un des plus grands rendez-vous de l’écosystème entrepreneurial togolais, Helly Gbéné, CEO du Cabinet IF&C Togo, a animé un atelier consacré à la transformation locale, à l’agriculture moderne et à l’économie verte. Devant plusieurs centaines de jeunes entrepreneurs, de porteurs de projets et de professionnels, il a partagé une vision axée sur la valorisation des ressources nationales afin de bâtir des entreprises plus compétitives et créatrices de valeur.

    Miser sur la transformation locale

    Au cœur de son intervention, Helly Gbéné a plaidé pour un changement de paradigme économique. Selon lui, le Togo ne peut plus se contenter d’exporter ses matières premières à l’état brut s’il souhaite accélérer son développement économique.

    L’expert a expliqué que chaque étape de transformation, qu’il s’agisse du tri, du séchage, de la mouture, du conditionnement ou encore de la labellisation, permet d’accroître considérablement la valeur marchande des produits agricoles. Cette dynamique favoriserait non seulement une meilleure rémunération des producteurs, mais aussi la création d’emplois qualifiés, notamment pour les jeunes diplômés et les artisans spécialisés.

    Une agriculture plus moderne et plus compétitive

    L’atelier a également mis l’accent sur les mutations indispensables du secteur agricole. Helly Gbéné a présenté plusieurs leviers susceptibles d’améliorer durablement les performances des filières togolaises, parmi lesquels l’irrigation, la mécanisation, l’utilisation des technologies numériques, l’amélioration des infrastructures de stockage ainsi que le respect des normes de qualité.

    Selon lui, ces investissements constituent des conditions essentielles pour permettre aux produits agricoles togolais de gagner en compétitivité sur les marchés nationaux et sous-régionaux.

    L’économie verte, un levier d’investissement

    Les échanges ont par ailleurs accordé une place importante aux opportunités offertes par l’économie verte. L’intervenant a souligné que les initiatives intégrant les énergies renouvelables, la valorisation des déchets, les emballages biodégradables ou encore les principes de l’économie circulaire répondent désormais aux nouvelles exigences environnementales tout en attirant davantage les partenaires techniques et financiers.

    Pour Helly Gbéné, ces secteurs représentent des niches de croissance capables de générer des activités économiques durables tout en préservant les ressources naturelles.

    Des outils concrets pour des projets bancables

    Au-delà des exposés théoriques, la conférence s’est voulue résolument pratique. Les participants ont été initiés aux méthodes de conception de projets bancables, depuis l’identification des opportunités jusqu’à l’élaboration d’un modèle économique crédible. Plusieurs études de cas, adaptées aux réalités des différentes régions du Togo, ont illustré les perspectives de développement dans les filières du café, du cacao, du soja, du riz, du maraîchage, de la pêche, des céréales et du karité.

    En rassemblant près de 5 000 acteurs autour de la création de valeur locale, DIKETI 2026 confirme son ambition de s’imposer comme une plateforme de référence pour l’innovation entrepreneuriale et l’investissement au Togo. À travers son intervention, Helly Gbéné a lancé un appel aux entrepreneurs à faire de la transformation locale un véritable levier de croissance économique, de création d’emplois et de prospérité durable pour le pays.

  • Golfe 4 : face à la menace de déguerpissement, les commerçants de Hanou-kopé sollicitent l’arbitrage de Faure Gnassingbé

    Golfe 4 : face à la menace de déguerpissement, les commerçants de Hanou-kopé sollicitent l’arbitrage de Faure Gnassingbé

    Les exploitants de bars, buvettes, restaurants et autres commerces installés le long du canal d’équilibre de Hanou-kopé demandent l’ouverture d’un dialogue avec les autorités afin de trouver une issue concertée au projet de déguerpissement qui les concerne.

    L’inquiétude reste vive parmi les tenanciers de bars, de buvettes, de restaurants et plusieurs commerçants installés le long du canal d’équilibre de Hanou-kopé, dans la commune du Golfe 4. Alors que des échanges auraient déjà eu lieu entre les autorités communales et l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), les occupants des lieux estiment que leur situation demeure sans solution.

    Réunis ce mercredi 8 juillet à Lomé au cours d’un point de presse, leurs porte-parole ont lancé un appel au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, afin qu’il favorise, selon eux, un règlement concerté du différend qui les oppose à la municipalité.

    Selon la déclaration rendue publique à cette occasion, les commerçants affirment être confrontés à la perspective d’un déguerpissement imminent de leurs installations. Ils disent craindre les conséquences économiques et sociales d’une telle mesure sur leurs activités et sur les familles qui en dépendent.

    « Notre cri est un cri de détresse, de dignité et de justice », ont déclaré les porte-parole, précisant qu’ils ne remettent pas en cause « le domaine public » ni « l’autorité » des pouvoirs publics, mais souhaitent avant tout être entendus avant toute décision définitive.

    Dialogue et solution concertée?

    Dans leur déclaration, les occupants des lieux soutiennent qu’ils n’ont pas l’intention de s’opposer aux travaux d’intérêt public qui pourraient être engagés sur le canal d’équilibre. Ils affirment notamment que leurs installations ne feraient pas obstacle, selon eux, aux opérations de curage.

    « Nous ne bloquons pas le curage, nous entretenons les lieux », ont-ils déclaré, rejetant les accusations selon lesquelles leur présence empêcherait les travaux d’assainissement. Les commerçants assurent également contribuer régulièrement à l’entretien de leur environnement immédiat.

    Les signataires du document estiment par ailleurs que toute opération de déguerpissement devrait, selon eux, s’accompagner d’un dialogue préalable ainsi que de mesures permettant d’atténuer les conséquences sociales pour les personnes concernées.

    Ils évoquent les nombreuses familles qui dépendent de ces activités économiques pour faire face aux dépenses quotidiennes, notamment le paiement des loyers, de la scolarité des enfants ou encore des soins de santé.

    « Si vous détruisez aujourd’hui sans solution, vous créez la misère demain », déclarent-ils dans leur communiqué.

    Appel au secours

    S’adressant directement au Président du Conseil, les représentants des commerçants sollicitent son intervention afin de favoriser, selon leurs termes, « un dialogue franc et sincère » entre toutes les parties concernées.

    Tout en reconnaissant être installés sur une emprise relevant du domaine public, ils demandent qu’une solution négociée puisse être recherchée.

    « Nous sommes sur le domaine public. Nous le savons. Mais nous sommes vos concitoyens. Aidez-nous à avoir une solution concertée à notre situation », peut-on lire dans leur déclaration.

    À ce stade, les autorités de la commune du Golfe 4 n’avaient pas, dans le cadre de ce point de presse, rendu publique leur réaction aux différentes préoccupations exprimées par les commerçants. Les motivations précises des opérations envisagées n’ont pas non plus été détaillées au cours de cette rencontre avec la presse.

    Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs collectivités locales poursuivent des opérations d’assainissement, d’aménagement urbain ou de libération d’emprises publiques, des initiatives qui peuvent parfois susciter des inquiétudes parmi les occupants des sites concernés.

    Les commerçants de Hanou-kopé disent désormais espérer qu’une concertation permettra de concilier les impératifs d’intérêt public liés aux travaux d’aménagement et la préservation des moyens de subsistance des personnes concernées. En attendant une éventuelle évolution du dossier, ils réaffirment leur disponibilité à participer à toute discussion susceptible d’aboutir à une solution consensuelle.

  • Zoka, l’artisan des grands souliers et des grandes idées

    Zoka, l’artisan des grands souliers et des grandes idées

    À Super Taco, le nom de Zoka évoque autant l’excellence d’un artisan cordonnier que la pertinence d’un observateur averti de l’actualité sociopolitique togolaise.

    À Super Taco, à quelques mètres de la direction générale de Moov Togo, un modeste atelier est devenu au fil des années un véritable lieu de référence. Derrière son établi, André Kossi Adandjehoun, plus connu de tous sous le nom de Zoka ou encore « Monsieur le Maire », façonne bien plus que des chaussures : il cultive une réputation fondée sur l’excellence, la proximité et la sagesse.

    Quinquagénaire au parcours atypique, il fut d’abord enseignant avant de se consacrer pleinement à la cordonnerie. Depuis plus de trois décennies, il exerce ce métier avec une passion intacte et un souci du détail qui force l’admiration. Fabrication de chaussures haut de gamme sur mesure, réparation de souliers de valeur, restauration d’articles en cuir : chaque réalisation témoigne d’un savoir-faire artisanal rare, reconnu bien au-delà de son quartier.

    Mais Zoka ne se résume pas à son talent de cordonnier. Polyglotte, il s’exprime couramment en français et en anglais, entre autres, ce qui lui permet de dialoguer avec une clientèle variée. Son atelier est aussi un espace d’écoute où l’on vient chercher un conseil, un encouragement ou simplement échanger sur les réalités du quotidien. Pour de nombreux habitants de Super Taco, à Lomé, la capitale, il est un père, un grand-père, un confident et un conseiller dont la parole inspire confiance.

    À Super Taco, le nom de Zoka évoque autant l’excellence d’un artisan cordonnier que la pertinence d’un observateur averti de l’actualité sociopolitique togolaise.

    Cette aisance dans l’analyse et la communication lui vaut également une notoriété qui dépasse les limites de son atelier. Connu du grand public sous le nom de Zoka, il intervient régulièrement dans « Au jour le jour », la célèbre émission de débat et de décryptage de l’actualité sociopolitique togolaise diffusée sur les ondes de Kanal FM (93,5 FM) à Lomé. À travers ses analyses, ses observations et son regard de citoyen engagé, il contribue à offrir aux auditeurs un éclairage pertinent sur les grands événements qui rythment la vie nationale.

    Artisan accompli, observateur attentif de la société et homme de dialogue, Zoka incarne cette génération de Togolais qui ont su transformer leur métier en une véritable mission de service. Dans un monde où l’authenticité se fait rare, il rappelle qu’un artisan peut laisser une empreinte bien au-delà de son établi : dans les esprits, les cœurs et la mémoire collective.

    Son contact: (+228) 98 15 09 27

  • La Banque mondiale fait grimper le Togo dans la catégorie des revenus intermédiaires

    La Banque mondiale fait grimper le Togo dans la catégorie des revenus intermédiaires

    Le Togo franchit un cap symbolique en quittant officiellement le groupe des pays à faible revenu, une évolution qui récompense ses performances économiques tout en rappelant les défis sociaux encore à relever.

    Le Togo figure désormais parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Cette reclassification, annoncée par la Banque mondiale dans sa mise à jour annuelle des économies mondiales entrée en vigueur le 1er juillet, repose sur l’évolution du revenu national brut (RNB) par habitant, calculé selon la méthode Atlas.

    Ce changement marque une étape importante dans le parcours économique du pays. Selon la Banque mondiale, la classification des États est révisée chaque année en fonction du RNB par habitant de l’année précédente, un indicateur qui mesure la capacité économique d’un pays sans toutefois refléter l’ensemble de son niveau de développement.

    Pour le Togo, cette progression s’explique par plusieurs facteurs, notamment une croissance économique soutenue ces dernières années, estimée à plus de 6 % en moyenne, ainsi que la révision des données démographiques après le recensement national de 2022, qui a influencé le calcul du revenu par habitant.

    Cette nouvelle position pourrait renforcer la crédibilité du pays auprès des investisseurs et des partenaires techniques et financiers. Elle constitue également un signal positif pour les réformes engagées afin d’améliorer le climat des affaires et de stimuler les investissements privés.

    Toutefois, ce reclassement ne signifie pas que les difficultés économiques sont résolues. La Banque mondiale rappelle que son classement ne prend pas en compte les inégalités de revenus, le taux de pauvreté, la qualité des services publics ou encore les disparités territoriales. De nombreux Togolais continuent ainsi de faire face à des défis liés à l’emploi, au pouvoir d’achat, à l’accès aux soins, à l’éducation et aux infrastructures de base.

    Si cette reconnaissance internationale confirme les progrès accomplis par le Togo, elle place également les autorités devant une nouvelle responsabilité : transformer cette performance macroéconomique en une amélioration tangible des conditions de vie de l’ensemble de la population, tout en préservant l’accès à des financements adaptés au développement.

  • Dr Alexandre de Souza : « La Foire Made in Togo doit devenir le marché des producteurs togolais »

    Dr Alexandre de Souza : « La Foire Made in Togo doit devenir le marché des producteurs togolais »

    À l’occasion de la 7ᵉ Foire Made in Togo, le Directeur général du CETEF, Dr Alexandre de Souza, affirme dans une interview exclusive accordée au Flambeau des Démocrates que la priorité est de créer de véritables débouchés commerciaux pour les producteurs togolais.

    Lomé accueille, du 3 au 12 juillet 2026, la 7ᵉ édition de la Foire Made in Togo (FMIT), un rendez-vous devenu incontournable pour la promotion des produits locaux. Dans un entretien accordé au journal Flambeau des Démocrates, le Directeur général du Centre togolais des expositions et foires (CETEF Togo-2000), Dr Alexandre de Souza, expose les ambitions de cette nouvelle édition, revient sur le bilan des précédentes foires et dévoile les grands chantiers en cours pour la Foire internationale de Lomé.

    Pour le premier responsable du CETEF, la Foire Made in Togo est née d’un constat sans équivoque : les produits togolais, bien que reconnus pour leur qualité, peinent encore à bénéficier d’une visibilité suffisante sur le marché national.

    « Notre objectif est simple : donner un marché aux producteurs togolais », résume Dr Alexandre de Souza. Selon lui, cette foire constitue un véritable levier économique en rapprochant les producteurs des consommateurs, tout en encourageant les Togolais à privilégier les produits locaux. « Consommer togolais n’est pas seulement un slogan. Chaque achat soutient une entreprise, un emploi, une famille et toute une chaîne de production nationale », insiste-t-il.

    Après six éditions, la FMIT affiche une progression constante. La précédente édition a réuni près de 200 exposants et accueilli environ 30 000 visiteurs. Pour cette septième édition, le CETEF entend franchir une nouvelle étape avec une programmation davantage orientée vers les affaires et les opportunités commerciales.

    Au menu figurent notamment la Journée du Bureau de Restructuration et de Mise à Niveau (BRMN), consacrée au lancement des diagnostics approfondis des TPME 2026, une journée dédiée à la promotion du riz togolais, des ateliers culinaires autour des spécialités nationales telles que l’Ayimolou et le Khom, ainsi qu’une programmation culturelle renforcée. « L’objectif est clair : vendre, faire connaître, valoriser et créer des opportunités pour les producteurs togolais », souligne le directeur général.

    L’entretien a également permis de dresser le bilan du deuxième Salon de la Santé et du Bien-être « Humanis », organisé récemment au CETEF. Avec 42 exposants, la participation des principaux plateaux techniques hospitaliers de Lomé ainsi que du CHR de Kara, près de 5 000 visiteurs, 1166 consultations médicales gratuites et 31 poches de sang collectées, le salon a confirmé sa dimension sociale.

    Pour Dr Alexandre de Souza, Humanis dépasse désormais le simple cadre d’une manifestation commerciale. Il estime que le CETEF doit devenir « une plateforme permanente d’utilité économique, sociale et citoyenne », où les foires contribuent également à la prévention sanitaire et au bien-être des populations.

    À quelques mois de la 21ᵉ Foire internationale de Lomé (FIL), prévue du 27 novembre au 13 décembre 2026, les préparatifs sont déjà bien avancés. Les inscriptions sont ouvertes et l’ambition affichée est de proposer une édition plus moderne, mieux organisée et davantage tournée vers les affaires.

    Le directeur général rappelle que la dernière FIL a enregistré plus de 1 000 exposants et accueilli plus de 800 000 visiteurs, confirmant son statut de plus grand rendez-vous économique du Togo et de la sous-région. Au-delà de la fréquentation, il met l’accent sur les retombées économiques générées en matière de contrats, d’investissements et de création d’emplois.

    En conclusion, Dr Alexandre de Souza lance un double appel : aux consommateurs, afin qu’ils soutiennent les entreprises nationales en achetant les produits locaux lors de la Foire Made in Togo, et aux opérateurs économiques, qu’il invite à réserver leurs stands pour la prochaine Foire internationale de Lomé. Pour lui, les foires demeurent avant tout des espaces de visibilité, de rencontres d’affaires et de croissance économique au service du développement du Togo.

  • Lomé au cœur des décisions pour sauver la pêche artisanale en Afrique de l’Ouest

    Lomé au cœur des décisions pour sauver la pêche artisanale en Afrique de l’Ouest

    Des experts, décideurs et acteurs du secteur halieutique se réunissent à Lomé pour repenser l’avenir de la pêche artisanale dans l’Atlantique Centre-Est.

    Du 22 au 26 juin 2026, Lomé accueille la huitième réunion du Groupe de travail sur la pêche artisanale du Comité des pêches pour l’Atlantique Centre-Est (COPACE) de la FAO. Cet important rendez-vous régional rassemble des représentants gouvernementaux, des experts scientifiques et des partenaires techniques venus réfléchir aux solutions pour assurer la durabilité de la pêche artisanale, un secteur vital pour des millions de personnes en Afrique de l’Ouest.

    Organisée par le ministère togolais de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, avec l’appui du secrétariat du COPACE de la FAO et du programme WASOP financé par l’Union européenne, cette rencontre se veut un cadre stratégique de concertation autour des défis qui fragilisent les communautés de pêcheurs.

    Considérée comme la principale plateforme régionale d’échanges de connaissances sur la pêche à petite échelle, cette huitième réunion s’inscrit dans la continuité des travaux menés à Dakar en 2023. Elle ambitionne de renforcer la coopération entre les États membres et de consolider les politiques de gestion durable des ressources halieutiques.

    Pendant cinq jours, les participants examineront le plan de travail 2026-2028 et les amendements proposés au mandat du Groupe de travail. Ils se pencheront également sur la caractérisation des pêcheries artisanales de la région, l’amélioration des systèmes de collecte des données et l’évaluation des sites de débarquement.

    Les discussions porteront aussi sur des problématiques émergentes comme l’industrie des aliments pour animaux à base de poisson, qui suscite de plus en plus d’interrogations quant à son impact sur la disponibilité des ressources destinées à la consommation humaine.

    La question de la sardinelle partagée, espèce emblématique et fortement exploitée dans la sous-région, sera également au centre des débats à travers une collaboration renforcée avec le projet EAF-Nansen afin d’élaborer un cadre régional de gestion.

    Au-delà des aspects techniques, la rencontre accordera une place importante aux enjeux sociaux et environnementaux. La cogestion des ressources, les migrations humaines liées aux activités de pêche, l’égalité des sexes et la revitalisation de la Plateforme des acteurs non étatiques de la pêche et de l’aquaculture en Afrique de l’Ouest (PANEPAO) figurent parmi les thèmes transversaux retenus.

    Face aux effets du changement climatique, à la surexploitation des ressources marines et à la fragilité économique des communautés côtières, les participants sont appelés à formuler des recommandations concrètes pour bâtir un modèle de pêche artisanale plus résilient et plus durable.

    En accueillant cette rencontre régionale, le Togo confirme sa volonté de s’imposer comme un acteur majeur de la gouvernance des ressources marines en Afrique de l’Ouest et de contribuer à la souveraineté alimentaire des populations de la sous-région.

  • Afrique de l’ouest : la faim, une bataille sans fin ?

    Afrique de l’ouest : la faim, une bataille sans fin ?

    En cette Journée mondiale contre la faim du 15 juin, l’Afrique de l’Ouest est confrontée à une question essentielle : malgré ses immenses ressources agricoles, pourquoi peine-t-elle encore à nourrir sa population ?

    Chaque année, le 15 juin rappelle au monde une évidence douloureuse : des millions de personnes continuent de souffrir de la faim alors que la planète produit suffisamment de nourriture pour tous. En Afrique de l’ouest, ce paradoxe est particulièrement frappant. Région fertile, riche en terres arables, en ressources halieutiques et en main-d’œuvre agricole, elle demeure pourtant l’un des principaux foyers mondiaux de l’insécurité alimentaire.

    Le constat est alarmant. Selon les dernières estimations de la FAO, près de 52,8 millions de personnes pourraient être confrontées à une insécurité alimentaire aiguë pendant la période de soudure, entre juin et août 2026, si des mesures urgentes ne sont pas prises.

    Le Nigéria, le Mali, le Niger, le Tchad, le Ghana et la Guinée figurent parmi les pays les plus touchés. Plusieurs facteurs se combinent et se renforcent mutuellement : les conflits armés, les attaques djihadistes, les déplacements massifs de populations, les inondations, les sécheresses répétées, la flambée des prix des denrées alimentaires et la baisse des financements internationaux.

    Pourtant, le problème n’est pas seulement celui de la production agricole. L’Afrique de l’Ouest produit chaque année des dizaines de millions de tonnes de céréales, mais elle souffre d’un déficit d’organisation, de transformation et de conservation des produits agricoles. Les pertes post-récolte, le manque d’infrastructures de stockage, la dépendance aux importations et la faiblesse des chaînes de distribution aggravent la vulnérabilité des populations rurales et urbaines.

    Alors, cette partie du continent peut-elle un jour éradiquer la faim ?

    La réponse est oui, mais à plusieurs conditions. Les gouvernements devront investir davantage dans l’agriculture familiale, accélérer la mécanisation, sécuriser les zones rurales, développer les industries de transformation alimentaire et favoriser la consommation des produits locaux. La souveraineté alimentaire ne pourra être atteinte sans une volonté politique forte et durable.

    L’objectif mondial de « Faim zéro » fixé pour 2030 paraît désormais hors de portée. Mais cela ne signifie pas que la bataille est perdue. L’Afrique de l’Ouest possède les terres, les compétences et la jeunesse nécessaires pour inverser la tendance.

    La véritable question n’est donc plus de savoir si elle en est capable, mais si ses dirigeants sauront enfin transformer cet immense potentiel en une sécurité alimentaire durable. Car, au XXIe siècle, mourir de faim dans une région aussi riche constitue sans doute le plus grand des échecs collectifs.

  • Quand le savoir-faire rencontre le savoir-vendre

    Quand le savoir-faire rencontre le savoir-vendre

    À travers une formation en marketing et en promotion des produits locaux, 25 femmes transformatrices de Yoto 2 et Zio 1 renforcent leurs compétences pour mieux valoriser leurs productions et accroître leurs revenus.

    Dans les communes de Yoto 2 et Zio 1, vingt-cinq femmes transformatrices issues de cinq coopératives viennent de franchir une étape importante dans le développement de leurs activités économiques. Pendant plusieurs jours, elles ont bénéficié d’une formation dédiée au marketing et à la promotion des produits locaux, avec pour objectif de renforcer leur capacité à mieux valoriser et commercialiser le fruit de leur travail.

    Si la production constitue déjà un savoir-faire maîtrisé par la plupart de ces entrepreneures, l’écoulement des produits demeure un défi majeur. Trouver des débouchés, fidéliser une clientèle, améliorer la visibilité des produits et se démarquer dans un environnement concurrentiel sont autant d’obstacles auxquels elles sont régulièrement confrontées.

    Pour répondre à ces préoccupations, la formation a mis l’accent sur des outils pratiques et adaptés aux réalités locales. Les participantes ont été initiées aux techniques de présentation des produits, à l’amélioration de la relation client, à l’élaboration de stratégies de vente efficaces ainsi qu’à la conception de mini plans marketing destinés à soutenir le développement de leurs activités.

    Au-delà des connaissances techniques acquises, cette initiative a également favorisé les échanges d’expériences entre les participantes. Ces moments de partage ont permis à chacune de s’inspirer des réussites et des difficultés des autres, tout en renforçant l’esprit de solidarité au sein des coopératives.

    Pour les organisateurs, le développement des compétences commerciales constitue un levier essentiel de l’autonomisation économique des femmes. En maîtrisant davantage les mécanismes du marché, ces entrepreneures augmentent leurs chances de générer des revenus plus stables et plus importants.

    Cette formation illustre ainsi l’importance d’accompagner les femmes non seulement dans la production, mais aussi dans la valorisation de leurs produits. Car lorsque les femmes disposent des outils nécessaires pour réussir sur le marché, c’est toute la communauté qui bénéficie des retombées positives de leur réussite économique.

  • L’Afrique perd Jean Ziegler, une voix infatigable contre la faim et les injustices

    L’Afrique perd Jean Ziegler, une voix infatigable contre la faim et les injustices

    La disparition de Jean Ziegler, décédé le 10 juin 2026 à Genève à l’âge de 92 ans, marque la fin d’un combat de plusieurs décennies en faveur des peuples marginalisés, particulièrement en Afrique. Sociologue, intellectuel engagé et ancien rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l’alimentation, il s’était imposé comme l’un des plus ardents défenseurs des victimes de la faim et des inégalités dans le monde.

    Pour de nombreux Africains, Jean Ziegler n’était pas seulement un observateur des drames du continent. Il était un allié. Pendant des années, il a dénoncé avec vigueur les mécanismes économiques internationaux qu’il jugeait responsables de l’appauvrissement de millions de personnes. Ses prises de position contre la spéculation sur les denrées alimentaires, l’accaparement des ressources naturelles et les effets dévastateurs de certaines politiques économiques ont trouvé un écho particulier en Afrique, où la faim demeure une réalité quotidienne pour des millions d’habitants.

    À la tête du mandat onusien sur le droit à l’alimentation entre 2000 et 2008, il a multiplié les missions et les plaidoyers pour rappeler que la faim n’était pas une fatalité, mais le résultat de choix politiques et économiques. Pour lui, chaque enfant mourant de faim était la preuve d’un échec collectif de la communauté internationale.

    Critique inflexible du capitalisme néolibéral, Jean Ziegler a consacré sa vie à défendre une vision plus juste du monde. Jusqu’à ses dernières années, il continuait d’alerter sur les ravages des guerres, des famines et des inégalités croissantes, appelant à une mobilisation des consciences.

    Avec sa disparition, l’Afrique perd l’un de ses plus fervents défenseurs sur la scène internationale. Mais son héritage demeure : celui d’un homme qui a refusé le silence face à l’injustice et qui a fait de la dignité humaine un combat universel.

Radio Renouveau228

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