La Banque mondiale fait grimper le Togo dans la catégorie des revenus intermédiaires
Le Togo franchit un cap symbolique en quittant officiellement le groupe des pays à faible revenu, une évolution qui récompense ses performances économiques tout en rappelant les défis sociaux encore à relever.
Le Togo figure désormais parmi les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Cette reclassification, annoncée par la Banque mondiale dans sa mise à jour annuelle des économies mondiales entrée en vigueur le 1er juillet, repose sur l’évolution du revenu national brut (RNB) par habitant, calculé selon la méthode Atlas.
Ce changement marque une étape importante dans le parcours économique du pays. Selon la Banque mondiale, la classification des États est révisée chaque année en fonction du RNB par habitant de l’année précédente, un indicateur qui mesure la capacité économique d’un pays sans toutefois refléter l’ensemble de son niveau de développement.
Pour le Togo, cette progression s’explique par plusieurs facteurs, notamment une croissance économique soutenue ces dernières années, estimée à plus de 6 % en moyenne, ainsi que la révision des données démographiques après le recensement national de 2022, qui a influencé le calcul du revenu par habitant.
Cette nouvelle position pourrait renforcer la crédibilité du pays auprès des investisseurs et des partenaires techniques et financiers. Elle constitue également un signal positif pour les réformes engagées afin d’améliorer le climat des affaires et de stimuler les investissements privés.
Toutefois, ce reclassement ne signifie pas que les difficultés économiques sont résolues. La Banque mondiale rappelle que son classement ne prend pas en compte les inégalités de revenus, le taux de pauvreté, la qualité des services publics ou encore les disparités territoriales. De nombreux Togolais continuent ainsi de faire face à des défis liés à l’emploi, au pouvoir d’achat, à l’accès aux soins, à l’éducation et aux infrastructures de base.
Si cette reconnaissance internationale confirme les progrès accomplis par le Togo, elle place également les autorités devant une nouvelle responsabilité : transformer cette performance macroéconomique en une amélioration tangible des conditions de vie de l’ensemble de la population, tout en préservant l’accès à des financements adaptés au développement.
