Mondial 2026 : l’Afrique envoie 10 nations, le Maghreb sauve l’honneur
Avec un nombre record de dix représentants à la Coupe du monde 2026, le football africain nourrissait de grandes ambitions. Pourtant, à l’issue des seizièmes de finale, le constat est sans appel : seules deux sélections africaines ont décroché leur billet pour les quarts de finale, et toutes deux sont issues du Maghreb.
L’Afrique avait réussi une performance historique en qualifiant dix équipes pour le tournoi mondial : le Maroc, l’Algérie, l’Égypte, la Tunisie, le Sénégal, le Ghana, la Côte d’Ivoire, la RD Congo, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud. Une représentation inédite qui laissait espérer une présence massive dans le dernier carré de la compétition.
Mais les huitièmes de finale ont brutalement réduit ces ambitions. Le Sénégal s’est incliné face à la Belgique (3-2), la Côte d’Ivoire a cédé devant la Norvège (1-0), le Ghana a été éliminé par la Colombie (1-0), la RD Congo a chuté contre l’Angleterre (2-1), le Cap-Vert a livré une bataille héroïque avant de s’incliner face à l’Argentine (3-2), tandis que l’Afrique du Sud avait déjà quitté la compétition au tour précédent.
Au final, seuls le Maroc et l’Égypte ont réussi à franchir le cap des huitièmes de finale. Les Lions de l’Atlas ont créé la surprise en éliminant les Pays-Bas aux tirs au but, confirmant leur statut de valeur sûre du football africain après leur épopée historique au Mondial 2022. Les Pharaons, eux, ont également validé leur qualification au terme d’un duel intense face à l’Australie.
Cette situation met une nouvelle fois en lumière la montée en puissance des sélections maghrébines sur la scène mondiale. Depuis plusieurs années, le Maroc, l’Algérie et l’Égypte bénéficient d’une meilleure structuration de leurs championnats, d’investissements importants dans la formation et d’un vivier de joueurs évoluant dans les plus grands clubs européens.
Si l’Afrique peut se réjouir d’avoir battu un record de participation, les résultats rappellent que le défi reste désormais de transformer cette présence quantitative en véritables performances sportives. Pour l’heure, le rêve africain repose uniquement sur deux représentants du Maghreb, seuls rescapés d’un contingent pourtant historique.
