Catégorie : Santé

  • Santé mentale : le REMAPSEN-Togo et le PNAPP appellent à briser le silence

    Santé mentale : le REMAPSEN-Togo et le PNAPP appellent à briser le silence

    À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, les deux organisations ont organisé un webinaire consacré à l’écoute, au partage d’expériences et à la lutte contre la stigmatisation.

    Parler de sa souffrance psychologique sans craindre le jugement, écouter les personnes en difficulté et favoriser leur orientation vers des professionnels de santé : tels sont les principaux messages portés lors d’un webinaire organisé le vendredi 23 octobre 2026 par le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN-Togo), en collaboration avec le Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP).

    Placée sous le thème « Une expérience vécue : parlons-en pour impacter le changement autour de nous », cette rencontre en ligne s’inscrivait dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la santé mentale, commémorée chaque année le 10 octobre. Elle a permis d’aborder les difficultés psychologiques, l’importance de l’entourage et la nécessité de dépasser les préjugés entourant les troubles mentaux.

    Écouter sans juger, accompagner sans stigmatiser

    Au cours des échanges, le spécialiste en santé mentale et soutien psychosocial, Dr Matièyédou Bomboma, a attiré l’attention sur certains signes susceptibles de révéler une souffrance psychologique, notamment les troubles du sommeil, la perte d’appétit et la détresse émotionnelle. Ces manifestations méritent une attention particulière, même si elles ne suffisent pas, à elles seules, à établir un diagnostic.

    Le spécialiste a également mis en avant plusieurs facteurs favorables au bien-être mental, parmi lesquels la pratique régulière d’une activité physique, une bonne hygiène de vie et la qualité des relations familiales et professionnelles. Il a, en outre, souligné l’importance d’éviter les drogues et les abus d’alcool, susceptibles d’aggraver certaines difficultés psychologiques.

    Au-delà de la prévention, l’accompagnement des personnes en souffrance a occupé une place importante dans les discussions. Dr Bomboma a insisté sur la nécessité de faire preuve de bienveillance, de respecter la confidentialité des confidences et d’orienter les personnes concernées vers des professionnels compétents, notamment les psychologues et les psychiatres.

    « Nous devons écouter sans juger, soutenir sans imposer », a-t-il résumé, selon l’Agence togolaise de presse (ATOP). Un principe qui invite à rompre avec les réactions de rejet, les moqueries et les attitudes culpabilisantes auxquelles peuvent être confrontées les personnes souffrant de troubles psychiques.

    L’expérience vécue, un levier de changement

    Personne ressource ayant pris part au webinaire, Dédé Ajavon a, pour sa part, mis l’accent sur l’écoute active et la bienveillance dans l’accompagnement des personnes concernées. Elle a également appelé à combattre la stigmatisation et à privilégier une prise en charge adaptée auprès des professionnels de santé.

    Le choix du thème rejoint l’orientation de la campagne 2026 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), intitulée « À l’écoute de l’expérience vécue : des voix authentiques pour un réel changement ». L’organisation internationale rappelle que les personnes ayant traversé des problèmes de santé mentale détiennent une connaissance précieuse de leurs besoins et des obstacles rencontrés. Leur parole ne devrait donc pas se limiter au témoignage : elle doit aussi contribuer à améliorer les politiques et les services de santé mentale.

    Dans cette perspective, l’initiative du REMAPSEN-Togo et du PNAPP souligne le rôle que peuvent jouer les médias dans la sensibilisation du public, la diffusion d’informations fiables et la promotion de comportements plus solidaires.

    Au Togo, le Plan stratégique de santé mentale 2024-2027 identifie le PNAPP comme un acteur de coordination des interventions en santé mentale et dans le domaine des addictions aux produits psychoactifs. La collaboration avec les médias constitue ainsi un relais potentiel pour rapprocher les messages de prévention des populations.

    Le défi reste désormais de traduire les paroles en actes : reconnaître les signes de détresse, éviter les jugements hâtifs, soutenir les personnes concernées et faciliter leur accès aux soins. Car parler de santé mentale ne consiste pas seulement à lever un tabou. C’est aussi contribuer à bâtir un environnement où chacun peut demander de l’aide sans honte ni exclusion.

  • Génie Imhotep, saison 3 : Tokoin 2 confirme ses ambitions face à Vogan 1

    Le lycée Tokoin 2 poursuit son parcours sans faute dans la troisième saison du jeu de culture générale Génie Imhotep. Vainqueur du lycée Vogan 1 sur le score de 470 à 380, l’établissement signe un deuxième succès consécutif et affiche déjà ses ambitions dans cette compétition éducative.

    Le lycée Tokoin 2 ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Après avoir dominé le lycée Tchékpo lors du match inaugural, l’établissement du Grand Lomé a enchaîné une deuxième victoire, samedi 17 octobre 2026, face au lycée Vogan 1. Sur le plateau du studio Prof James, à Lomé, les candidats se sont livrés à une confrontation intellectuelle qui s’est achevée sur un score de 470 points contre 380.

    Avec 90 points d’écart, Tokoin 2 confirme son bon début de saison. Cette nouvelle performance récompense le travail de préparation du Club Santé SOS Docteur TV de l’établissement et lui permet d’aborder la suite de la compétition avec confiance. En face, le lycée Vogan 1 n’a pas réussi à inverser la tendance, malgré l’engagement de ses représentants.

    Au-delà du résultat, cette confrontation illustre l’intérêt d’un format qui invite les élèves à mobiliser leurs connaissances, à faire preuve de rapidité et à défendre les couleurs de leurs établissements. Dans une compétition où chaque réponse peut peser dans la balance, la maîtrise des sujets et la cohésion de l’équipe constituent des atouts essentiels.

    Douze lycées pour une saison plus ouverte

    La troisième saison de Génie Imhotep élargit son terrain de jeu. Douze établissements scolaires sont engagés, avec une représentation équilibrée entre le Grand Lomé et la région éducative Maritime.

    Le Grand Lomé compte six participants : les lycées Tokoin 2, Adidogomé, Avédji-Élavagnon, Agoè-Nord, Agoè-Centre et Zanguéra. La région Maritime est représentée par les lycées Tchékpo, Vogan 1, Zébévi, Attitongon, Dalavé et Noépé.

    Cette ouverture permet de confronter des élèves issus de différents environnements scolaires et de donner davantage de visibilité aux établissements de l’intérieur. Les prochaines rencontres devraient ainsi offrir de nouvelles occasions de mesurer le niveau des équipes et de relancer la compétition.

    Pour Tokoin 2, l’enjeu sera désormais de maintenir cette régularité. Deux victoires en autant de sorties constituent un départ encourageant, mais la route reste longue avant le terme de la saison.

    Le savoir au service de la santé

    Promu par le professeur Serge Michel Kodom, président-fondateur de l’ONG AIMES-AFRIQUE, Génie Imhotep s’inscrit dans la dynamique des Clubs Santé SOS Docteur TV, avec l’appui du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).

    Le programme associe culture générale, apprentissage et sensibilisation à la santé. Il vise notamment à renforcer les connaissances des jeunes, à développer leur esprit de compétition et à les encourager à prendre une part active à leur propre développement.

    Les Clubs Santé SOS Docteur TV ne se limitent d’ailleurs pas aux épreuves télévisées. Implantés dans les établissements scolaires, ils participent également à des actions de sensibilisation sur des questions de santé et de prévention.

    Les émissions de Génie Imhotep sont diffusées sur SOS Docteur TV, accessible sur les plateformes numériques ainsi que sur Canal+, au canal 6 au Togo et au canal 440 dans les autres marchés africains concernés. Les rediffusions sont programmées le dimanche et le mercredi à 15 heures GMT.

    Avec ce deuxième succès, Tokoin 2 prend un bon départ. Reste à savoir si l’établissement saura conserver son avance au fil des prochaines confrontations, alors que cette saison promet une compétition plus ouverte entre les douze lycées en lice.

  • AIMES-AFRIQUE : 473 patients à Tchamba, quatre jours pour changer des vies

    AIMES-AFRIQUE : 473 patients à Tchamba, quatre jours pour changer des vies

    À Tchamba, l’espoir prend une dimension concrète pour 473 patients. Après neuf jours de consultations dans les formations sanitaires de la préfecture, AIMES-AFRIQUE s’apprête à passer à l’acte chirurgical du 28 septembre au 1er octobre. Hernies, fibromes, goitres, cataractes, hydrocèles ou encore kystes ovariens : autant de pathologies pour lesquelles des populations souvent confrontées au coût des soins pourront bénéficier d’une intervention gratuite.

    L’attente touche à sa fin à Tchamba. Après plusieurs jours de consultations et de recensement dans les structures sanitaires de la préfecture, 473 patients ont été identifiés pour la phase chirurgicale d’une nouvelle campagne médico-chirurgicale gratuite conduite par AIMES-AFRIQUE.

    Démarrée le 17 septembre, la première phase s’est achevée le 25 septembre. Elle a permis aux équipes médicales de parcourir plusieurs formations sanitaires afin d’identifier les patients nécessitant une intervention. La prochaine étape est désormais fixée : du 28 septembre au 1er octobre, les bénéficiaires retenus pourront être opérés gratuitement.

    Des interventions pour plusieurs pathologies

    Sur les 473 patients recensés, 377 sont concernés par la chirurgie générale, l’ORL et la gynécologie. Les consultations ont notamment permis d’identifier des cas de hernie, d’hydrocèle, de lipome, de goitre, de fibrome et certains kystes ovariens.

    À ces pathologies s’ajoutent celles relevant de l’ophtalmologie. 96 patients ont été recensés dans ce volet, avec notamment des cas de cataracte et de ptérygion. Pour ces personnes, la campagne constitue une occasion d’accéder à une intervention spécialisée sans avoir à supporter directement son coût.

    La diversité des pathologies prises en compte illustre l’ampleur du dispositif déployé dans la préfecture. Mais derrière les chiffres se trouvent surtout des patients dont les problèmes de santé peuvent parfois perdurer faute de moyens financiers ou d’accès rapide à des soins spécialisés.

    Les soins au plus près des populations

    La campagne s’est voulue décentralisée. Les consultations ont été réalisées dans plusieurs structures sanitaires de Tchamba, notamment au CHP de Tchamba, dans différents CMS et USP. Cette organisation permet aux équipes de se rapprocher des populations, y compris celles vivant loin des grands centres hospitaliers.

    Certaines structures ont enregistré une forte mobilisation. 77 patients ont été recensés au CMS de Kaboli, contre 73 au CPMI de Koussountou et 57 au CHP de Tchamba.

    Cette proximité constitue l’un des enjeux majeurs de la mission. Pour des populations confrontées à l’éloignement géographique ou au coût des interventions, rapprocher le spécialiste du patient peut faire toute la différence.

    Quatre jours décisifs

    Du 28 septembre au 1er octobre, les consultations laisseront donc place aux interventions. Les patients retenus seront pris en charge selon les indications établies par les équipes médicales.

    Avec cette nouvelle campagne, AIMES-AFRIQUE poursuit sa démarche de promotion de l’accès aux soins et de prise en charge gratuite des populations. À Tchamba, quatre jours d’interventions se profilent ainsi comme une étape importante pour des centaines de patients qui attendent désormais de voir leur parcours de soins connaître un tournant.

  • LAETUS-Togo : quand l’humanitaire se transforme en actions concrètes au cœur des communautés

    LAETUS-Togo : quand l’humanitaire se transforme en actions concrètes au cœur des communautés

    De la santé à l’éducation, en passant par l’accès à l’eau potable et l’accompagnement des personnes vulnérables, l’ONG LAETUS-Togo s’est progressivement imposée comme un acteur de proximité auprès des communautés togolaises. Une présence particulièrement visible dans le Grand Lomé et le Bas-Mono.

    Créée à l’origine comme association avant d’être reconnue comme ONG, LAETUS-Togo inscrit son action dans l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables. Le Journal officiel togolais mentionne notamment, dès 2011, un objectif consacré à l’amélioration des conditions de vie des orphelins et des personnes démunies.

    De la santé à l’accès à l’eau

    Le volet sanitaire occupe une place importante dans les interventions de l’organisation. LAETUS-Togo dispose notamment d’un centre médico-sanitaire à Adidogomé, à Lomé, identifié comme structure de soins. Des expériences de volontariat documentent également la mise en place d’une pharmacie communautaire au sein de ce centre ainsi que des activités d’éducation sanitaire et de sensibilisation à l’hygiène.

    L’action de l’ONG dépasse toutefois le cadre médical. Dans le Bas-Mono, elle a participé à des initiatives portant sur l’accès à l’eau et à l’assainissement. En 2016, deux puits et une latrine publique ont notamment été réalisés à Deveme, Matchale et Afagnan-Djita avec le soutien de partenaires espagnols.

    L’éducation comme autre levier

    LAETUS-Togo intervient également dans le domaine éducatif. En novembre 2020, son projet « Éducation pour tous » a permis de cibler 980 élèves dans plusieurs établissements du Bas-Mono, avec la distribution de kits scolaires. L’objectif affiché était de soutenir les enfants issus de familles disposant de moyens limités.

    À travers ces différentes initiatives, LAETUS-Togo développe ainsi une approche multisectorielle : soigner, éduquer, accompagner et améliorer les conditions de vie. Des actions qui illustrent le rôle que peuvent jouer les organisations de la société civile dans la réponse aux besoins sociaux des communautés.

  • Au Togo, le dépistage de la lèpre renforcé pour couper la chaîne de transmission

    Au Togo, le dépistage de la lèpre renforcé pour couper la chaîne de transmission

    Le Togo intensifie sa lutte contre la lèpre. Le ministère en charge de la Santé renforce les compétences des professionnels de santé afin d’améliorer le dépistage, la prise en charge précoce des cas et, à terme, de documenter l’arrêt de la transmission de la maladie dans le pays.

    Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), une rencontre consacrée à la meilleure utilisation des outils d’élimination de la lèpre réunit les acteurs concernés. L’initiative s’inscrit dans une approche visant à consolider les connaissances et les pratiques des agents de santé face à une maladie qui, malgré les progrès enregistrés, demeure un enjeu de santé publique dans plusieurs régions du monde.

    Miser sur le dépistage précoce

    La stratégie repose notamment sur le renforcement des capacités des professionnels de santé. L’objectif est de leur permettre de mieux identifier les signes de la lèpre, d’orienter rapidement les personnes suspectes et de contribuer à une détection plus systématique des nouveaux cas.

    Le dépistage précoce constitue en effet un maillon essentiel dans la lutte contre la maladie. Pris en charge à temps, les patients peuvent bénéficier du traitement approprié, tandis que la détection des personnes ayant été en contact avec les cas permet de renforcer les actions de surveillance et de prévention.

    La rencontre met ainsi l’accent sur l’utilisation efficace des outils disponibles pour mesurer les progrès accomplis et identifier les éventuelles insuffisances dans le dispositif de lutte.

    Vers la certification de l’interruption de la transmission

    Au-delà de la détection et du traitement des malades, le Togo ambitionne de franchir une nouvelle étape : réunir les éléments nécessaires permettant de certifier l’arrêt de la transmission de la lèpre.

    Cette perspective suppose une surveillance épidémiologique rigoureuse, des données fiables et une capacité renforcée à rechercher activement les cas, notamment dans les communautés où la maladie pourrait encore circuler de manière silencieuse.

    L’accompagnement de l’OMS vient donc soutenir les efforts du ministère de la Santé pour consolider les acquis et rapprocher le pays de cet objectif. La formation et la mise à niveau des professionnels apparaissent, dans cette démarche, comme des leviers déterminants pour maintenir la vigilance et éviter que les progrès réalisés ne soient fragilisés.

  • Grossesses précoces, VIH, drogues : la tradition au service de la prévention

    Grossesses précoces, VIH, drogues : la tradition au service de la prévention

    Les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV ont transformé la fête traditionnelle Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi en une tribune de sensibilisation des jeunes aux enjeux de santé et de citoyenneté à Sotouboua.

    À Sotouboua, la fête traditionnelle Kiyèna-Foudoulém-Rodjoubi n’a pas seulement célébré le patrimoine culturel. Pour sa 7ᵉ édition, tenue le samedi 5 septembre 2026 sous le thème « La cohésion sociale pour un développement inclusif de Sotouboua », elle a également servi de cadre à une vaste campagne de sensibilisation sanitaire portée par les jeunes.

    Les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV ont profité de la forte mobilisation populaire pour aller à la rencontre des adolescents, des parents et des communautés. Grossesses précoces, infections sexuellement transmissibles, VIH/SIDA, drogues et abus d’alcool en milieu scolaire ont figuré au cœur des échanges.

    Dépliants, affiches et banderoles à l’appui, les jeunes membres des Clubs ont privilégié le dialogue entre pairs. Une approche qui fait d’eux non plus de simples bénéficiaires, mais de véritables acteurs de la prévention.

    « Dans la vision du Dr Kodom, il faut profiter des fêtes traditionnelles pour sensibiliser les populations. Les acteurs principaux, ce sont les jeunes eux-mêmes », explique AKPAOU Diyana, président inspectorale des encadreurs SOS DOCTEUR TV, évoquant la vision du professeur honoraire Dr Serge Michel Kodom.

    La lutte contre les grossesses précoces a notamment occupé une place importante, avec un message centré sur la protection de la scolarité et de l’avenir des adolescentes.

    Au-delà de la santé, les Clubs Santé entendent également former une jeunesse responsable, engagée et capable d’exercer un leadership positif. À Sotouboua, la tradition devient ainsi un nouvel espace de mobilisation citoyenne et de prévention.

  • Santé et jeunesse : le Dr Abdallah Ouedraogo, nouveau visage des Clubs Santé dans l’espace AES

    Santé et jeunesse : le Dr Abdallah Ouedraogo, nouveau visage des Clubs Santé dans l’espace AES

    Un médecin pas comme les autres pour une mission qui sort des sentiers battus. Le Dr Abdallah Ouedraogo a été désigné ambassadeur des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une nomination qui marque une nouvelle étape dans l’ambition d’AIMES-AFRIQUE de rapprocher les messages de santé des jeunes à travers des outils innovants, notamment l’humour, la musique et les réseaux sociaux.

    La plateforme SOS DOCTEUR TV et le Dr Abdallah Ouedraogo ont officialisé leur collaboration mardi à Lomé à travers la signature d’une convention. Médecin spécialisé en santé publique et en promotion de la santé, le nouveau ambassadeur possède également plusieurs cordes à son arc : chanteur-compositeur, écrivain et humoriste.

    C’est précisément ce profil atypique qui devrait lui permettre de porter autrement les messages de prévention et d’éducation sanitaire auprès des jeunes.

    Un médecin qui mise sur l’humour et la musique

    À l’heure où les modes de communication évoluent rapidement, les acteurs de la santé cherchent de nouveaux moyens pour atteindre une jeunesse de plus en plus présente sur les plateformes numériques. Le Dr Abdallah Ouedraogo entend s’inscrire dans cette dynamique en transformant les connaissances médicales en contenus simples, accessibles et attractifs.

    Ses productions sont déjà diffusées depuis plusieurs années sur SOS DOCTEUR TV. Près d’une dizaine de ses clips figurent parmi les contenus proposés par la plateforme, selon les responsables du projet.

    Pour le Dr Serges Michel Kodom, président de l’ONG AIMES-AFRIQUE, ce parcours constitue un atout majeur. Il décrit le nouvel ambassadeur comme « un médecin décomplexé » et « un médecin engagé ».

    Pour le principal intéressé, cette nomination représente surtout une responsabilité. Son ambition est de mettre ses compétences médicales et artistiques au service de la jeunesse en faisant de la musique et de l’humour des vecteurs de sensibilisation.

    Cette stratégie pourrait permettre de rendre certains messages sanitaires plus compréhensibles et surtout plus proches des réalités quotidiennes des jeunes.

    Les Clubs Santé à la conquête de l’espace AES

    Au-delà de la nomination d’un ambassadeur, l’initiative traduit la volonté d’AIMES-AFRIQUE d’élargir progressivement son programme de Clubs Santé au-delà des frontières togolaises. Le dispositif est déjà implanté dans plusieurs établissements scolaires au Togo, où il s’appuie sur des activités parascolaires et extrascolaires.

    L’objectif affiché est de faire de l’école un espace où les jeunes peuvent non seulement apprendre, mais également développer leurs talents, leurs vocations et leur sens de la responsabilité communautaire.

    L’espace AES constitue désormais un nouveau terrain d’action. Le Dr Abdallah Ouedraogo aura ainsi pour mission de contribuer au rayonnement des Clubs Santé auprès des jeunes du Burkina Faso, du Mali et du Niger, tout en participant à la diffusion de messages portant sur la santé, l’éducation et l’engagement citoyen.

    Cette démarche mise également sur les réseaux sociaux, devenus un important espace d’éducation informelle. L’ambition est d’inciter les jeunes à produire eux-mêmes des contenus utiles et à valoriser leurs initiatives.

    La cérémonie de signature de la convention a par ailleurs été marquée par la présentation de l’ouvrage du Dr Abdallah Ouedraogo, « Là où tout semblait perdu », un livre d’environ 260 pages qui vient compléter le portrait d’un professionnel dont le parcours se situe au croisement de la médecine, de la création artistique et de la transmission.

    Avec cette nouvelle responsabilité, le médecin-artiste est donc appelé à jouer un rôle de passerelle entre le monde médical et une jeunesse qui ne demande qu’à être sensibilisée autrement. Pour les initiateurs, le pari est clair : faire de la santé non plus seulement un sujet médical, mais aussi un levier d’éducation, de créativité et d’engagement pour la jeunesse de l’espace AES.

  • Kloto : la traque aux faux médicaments s’intensifie

    Kloto : la traque aux faux médicaments s’intensifie

    À Kpalimé, le Club RFI-Togo intensifie la lutte contre les médicaments de rue.

    Trois jours pour renforcer la vigilance

    La Coordination des Clubs RFI-Togo, en collaboration avec ses partenaires, a lancé vendredi 21 août à Kpalimé la 8ᵉ édition de sa campagne de sensibilisation contre la vente et la consommation de faux médicaments. Placée sous le thème « Attention aux médicaments vendus dans la rue », cette campagne de trois jours entend renforcer la vigilance des populations face aux risques liés aux produits pharmaceutiques provenant de circuits non autorisés.

    La cérémonie d’ouverture a rassemblé des représentants des autorités administratives et locales, des professionnels de santé, des organisations professionnelles, des partenaires, des médias, des membres des Clubs RFI ainsi que des populations de la préfecture de Kloto.

    Au programme figurent des séances de sensibilisation, des panels sur les dangers des faux médicaments et un gala de football destiné notamment à toucher davantage la jeunesse.

    Une menace qualifiée d’« armes silencieuses »

    Le secrétaire général de la préfecture de Kloto, Koudjo Kodjo, a décrit les faux médicaments comme des « armes silencieuses » susceptibles de compromettre les efforts du système de santé et de toucher particulièrement les populations vulnérables. Il a appelé à une mobilisation impliquant pouvoirs publics, collectivités, professionnels de santé, forces de sécurité, médias, société civile et citoyens.

    Pour le maire de Kloto 1, Kossi Afelete Atigaku, la lutte ne saurait se limiter à la sensibilisation. L’accessibilité financière et géographique aux médicaments de qualité constitue également un enjeu majeur.

    Le porte-parole de la Coordination des Clubs RFI, Alfred Nadjere, a rappelé qu’un médicament falsifié, mal conservé ou vendu hors des circuits officiels peut représenter une grave menace pour la santé. « Ne pas prendre n’importe quel médicament, c’est protéger sa santé et sa famille », a-t-il insisté, invitant les populations à privilégier les pharmacies et structures sanitaires agréées.

    La Fondation Brazzaville, représentée par son directeur général Foulo Basse, participe également à cette campagne qui entend contribuer à un changement durable des comportements face aux médicaments de provenance douteuse. D’autres partenaires tels que l’OMS, l’Ordre des pharmaciens, la Mairie de kloto1, Ramco Brasserie, la FETAP, Laborex, Cameg, DMPL, Voltic, entre autres ont rendu possible l’organisation de l’évènement.

  • Paludisme : visites inopinées du PNLP pour vérifier le respect des règles

    Paludisme : visites inopinées du PNLP pour vérifier le respect des règles

    Gratuité des intrants antipaludiques : le PNLP passe cinq districts au crible pour traquer les écarts et s’assurer que les populations bénéficient réellement des soins et produits qui leur sont destinés.

    Depuis 2013, le Togo bénéficie de l’appui du Fonds mondial pour mettre gratuitement à la disposition des populations des intrants essentiels à la prévention et à la prise en charge du paludisme. Pour s’assurer du respect des directives nationales dans les formations sanitaires, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) a mené, du 17 au 21 août 2026, une série de visites inopinées dans plusieurs districts sanitaires.

    Des intrants essentiels sous surveillance

    Les produits concernés comprennent notamment les moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII), distribuées lors des campagnes de masse et en routine. S’y ajoutent la sulfadoxine-pyriméthamine (SP) destinée aux femmes enceintes, la combinaison sulfadoxine-pyriméthamine-amodiaquine (SPAQ) pour les enfants de 3 à 59 mois, ainsi que les tests de diagnostic rapide (TDR).

    Les combinaisons thérapeutiques à base d’artémisinine (CTA) et l’artésunate injectable figurent également parmi les intrants mis gratuitement à la disposition des formations sanitaires publiques, privées et socio-confessionnelles.

    L’objectif est de garantir une prise en charge conforme aux protocoles nationaux et de permettre aux patients d’accéder sans frais aux interventions essentielles de lutte contre le paludisme. Mais entre les directives et leur application effective, le PNLP veut s’assurer que les règles sont correctement observées sur le terrain.

    Cinq districts passés au crible

    C’est dans cette perspective que les équipes du PNLP ont effectué des contrôles dans les formations sanitaires des districts de l’Avé, de l’Agou, de l’Anié, de Blitta et de Sotouboua. Pendant cinq jours, les agents ont procédé à une vérification approfondie des pratiques liées à la prévention, au diagnostic et au traitement du paludisme.

    Le protocole de prise en charge, l’application des directives nationales, le respect des consignes relatives à la gratuité des interventions ainsi que la disponibilité des outils nécessaires ont notamment été examinés. Les difficultés rencontrées par les prestataires ont également été recueillies.

    Au-delà du contrôle, la démarche se veut corrective. Les équipes du PNLP ont apporté des mesures d’ajustement et formulé des recommandations adaptées aux différents niveaux de responsabilité.

    À travers ces visites, le Programme entend renforcer l’application des normes nationales, améliorer la disponibilité et l’utilisation appropriée des intrants antipaludiques et, surtout, garantir aux populations un accès effectif aux services essentiels de prévention, de diagnostic et de prise en charge du paludisme.

  • Atakpamé : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV évaluent une année d’engagement

    Atakpamé : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV évaluent une année d’engagement

    Près de 100 acteurs, dont des enseignants encadreurs, parents d’élèves, élèves et responsables d’AIMES-AFRIQUE, ont pris part à la revue annuelle de performance des activités des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV à Atakpamé.

    La ville d’Atakpamé a accueilli la revue annuelle de performance des activités des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, une rencontre consacrée à l’évaluation des actions menées au cours de l’année et aux perspectives de renforcement du programme.

    La rencontre a réuni environ 100 participants issus des différents maillons de la communauté éducative : enseignants encadreurs, parents d’élèves, élèves ainsi que responsables de l’ONG AIMES-AFRIQUE. Les échanges ont permis de faire le point sur les activités réalisées, d’identifier les acquis, mais aussi de relever les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des Clubs Santé.

    Cette revue intervient dans un contexte où AIMES-AFRIQUE et SOS DOCTEUR TV renforcent leur présence dans les établissements scolaires togolais. En février et mars 2026, l’organisation avait déjà organisé douze ateliers de renforcement des capacités ayant touché 1 053 acteurs dans les 39 préfectures du pays.

    Les Clubs Santé constituent un outil de promotion de la santé et du bien-être des adolescents en milieu scolaire. Le dispositif entend notamment faire des élèves des acteurs et ambassadeurs de la prévention auprès de leurs pairs.

    En avril 2024, AIMES-AFRIQUE et SOS DOCTEUR TV avaient par ailleurs signé des conventions avec plusieurs ministères togolais, consacrant notamment la promotion de la santé en milieu scolaire.

    À Atakpamé, la revue annuelle apparaît ainsi comme une étape importante pour consolider les acquis, améliorer les interventions et donner une nouvelle impulsion aux Clubs Santé SOS DOCTEUR TV.

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