Catégorie : Santé

  • DUNENYO ZA 2026 : SOS DOCTEUR TV mise sur une jeunesse engagée et responsable

    DUNENYO ZA 2026 : SOS DOCTEUR TV mise sur une jeunesse engagée et responsable

    À l’occasion de la 8ᵉ édition de DUNENYO ZA, une centaine de jeunes élèves et encadreurs de Grand Lomé se mobilisent pour promouvoir la santé, le leadership et la responsabilité citoyenne.

    Les festivités de DUNENYO ZA 2026 constituent une nouvelle occasion pour les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV de porter leur message auprès de la jeunesse. Réunis autour du thème « Valoriser la jeunesse, la femme, acteurs de développement durable », les membres de ces clubs participent à une campagne axée sur la santé, l’éducation et l’engagement citoyen.

    Une centaine d’élèves et d’encadreurs issus d’une dizaine d’établissements de Grand Lomé prennent part aux différentes activités. Parmi les établissements représentés figurent notamment les lycées de Zanguéra, Avédji Elavagnon, Adidogomé 1, Agoè-Centre et Gbényédji, ainsi que le Complexe scolaire Zongo, le CM René Martine et le Collège NDA.

    La prévention au cœur du message

    La campagne vise également à mieux faire connaître la mission et les valeurs des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, présentés comme un mouvement de leadership citoyen implanté dans les établissements secondaires du Togo. L’ambition est de contribuer à la redynamisation des activités parascolaires et extrascolaires tout en développant chez les jeunes des comportements responsables.

    Les organisateurs entendent par ailleurs sensibiliser les autorités, les responsables traditionnels et les parents à l’importance de l’éducation non formelle dans l’accompagnement des adolescents.

    La prévention des grossesses précoces, des infections sexuellement transmissibles et des conduites à risque, notamment la consommation d’alcool et de drogues en milieu scolaire, occupe une place importante dans les échanges. Cette démarche s’inscrit dans la campagne nationale « Zéro grossesse et IST dans mon établissement en 2026-2027 ».

    À travers cette participation à DUNENYO ZA, les Clubs Santé mettent enfin l’accent sur le leadership féminin, la masculinité positive et le leadership transformationnel. Un engagement qui vise à faire émerger une jeunesse togolaise davantage consciente de son rôle dans la construction d’une société plus saine, responsable et durable.

  • Togo : le mentorat clinique au cœur de l’amélioration des soins en santé maternelle et reproductive

    Togo : le mentorat clinique au cœur de l’amélioration des soins en santé maternelle et reproductive

    Une session nationale de formation à Tsévié vise à renforcer les compétences des professionnels de santé afin d’améliorer durablement la qualité des soins maternels, néonatals et reproductifs.

    Le Togo renforce son dispositif d’amélioration de la qualité des soins en santé maternelle et reproductive à travers la promotion du mentorat clinique. Une session nationale de formation consacrée à cette approche s’est ouverte le lundi 3 août 2026 à Tsévié, réunissant des professionnels de santé issus des six régions sanitaires du pays.

    Organisée par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, avec l’appui technique et financier du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), cette formation se déroule jusqu’au 7 août. Elle s’inscrit dans la stratégie nationale visant à garantir à chaque femme, chaque nouveau-né et chaque adolescent un accès à des soins de qualité, sûrs et accessibles, quel que soit leur lieu de résidence.

    Former des mentors pour accompagner les jeunes professionnels

    L’objectif principal de cette session est de renforcer les capacités de professionnels de santé expérimentés afin qu’ils deviennent des mentors cliniques dans le domaine de la Santé sexuelle, reproductive, maternelle, néonatale, infantile, des adolescents et de la planification familiale (SSRMNIA/PF).

    À travers cette approche, les participants acquerront des compétences pédagogiques et techniques leur permettant d’accompagner leurs collègues moins expérimentés dans leur pratique quotidienne. Le mentorat clinique favorise notamment le perfectionnement des gestes techniques, le partage d’expériences et l’amélioration continue des pratiques médicales au sein des formations sanitaires.

    Cette démarche contribue également à instaurer une culture d’apprentissage permanent et de supervision de proximité, considérée comme un levier essentiel pour renforcer la qualité des services de santé.

    Une stratégie pour des soins plus équitables et efficaces

    En misant sur le mentorat clinique, le ministère de la Santé et l’UNFPA ambitionnent d’assurer une offre de soins de qualité dans l’ensemble des établissements sanitaires du pays, à tout moment et dans toutes les régions.

    Les promoteurs de l’initiative estiment que cette approche permettra d’améliorer la prise en charge des urgences obstétricales et néonatales, tout en renforçant l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive adaptés aux besoins des populations, notamment en matière de planification familiale.

    Au-delà du renforcement des compétences des prestataires, cette formation s’inscrit dans les efforts déployés par le Togo pour réduire la mortalité maternelle et néonatale, améliorer la qualité des soins et promouvoir des services de santé plus équitables, centrés sur les patients et conformes aux standards internationaux.

  • Préfecture de Vo : une vaste mission chirurgicale gratuite pour redonner le sourire aux enfants

    Préfecture de Vo : une vaste mission chirurgicale gratuite pour redonner le sourire aux enfants

    Du 3 au 9 août, AIMES-AFRIQUE offre des consultations et interventions chirurgicales gratuites aux enfants de la préfecture de Vô afin de rapprocher les soins spécialisés des populations rurales.


    La préfecture de Vo devient le théâtre d’une importante opération humanitaire de santé du 3 au 9 août 2026. L’Association Internationale des Médecins pour la promotion de l’Éducation et de la Santé en Afrique (AIMES-AFRIQUE), en partenariat avec les organisations allemandes Sternstunden et Aktion PiT Togohilfe e.V., organise une mission médico-chirurgicale foraine gratuite destinée aux enfants souffrant de pathologies nécessitant une intervention chirurgicale.

    Selon le programme, les consultations médicales se déroulent du 3 au 6 août dans les Unités de Soins Périphériques (USP) de Zoti et Dzrékpo, tandis que les opérations chirurgicales sont prévues du 7 au 9 août. Les équipes médicales prendront en charge plusieurs affections courantes, notamment les hernies, hydrocèles, lipomes et d’autres pathologies chirurgicales pédiatriques.

    Rapprocher l’hôpital des populations rurales

    Cette initiative s’inscrit dans la vision portée depuis plus de vingt ans par AIMES-AFRIQUE, dont la mission consiste à rapprocher les soins spécialisés des populations vivant en milieu rural. Fondée en 2005 par le Professeur Serge Michel Kodom, l’organisation intervient régulièrement dans plusieurs pays africains pour offrir gratuitement des consultations spécialisées et des interventions chirurgicales aux personnes les plus vulnérables.

    Au fil des années, ces campagnes ont permis à des milliers de patients de retrouver la santé sans supporter les coûts souvent prohibitifs des soins spécialisés. Les précédentes missions organisées notamment dans les préfectures de l’Ogou, de la Kozah ou encore de Sotouboua ont enregistré une forte mobilisation des populations et des résultats jugés très satisfaisants par les autorités sanitaires.

    Un appel aux familles concernées

    Au-delà des interventions chirurgicales, cette mission constitue également une occasion de sensibiliser les familles sur l’importance d’une prise en charge précoce des maladies chirurgicales chez l’enfant. Des pathologies comme les hernies ou les hydrocèles, souvent négligées faute de moyens financiers ou d’accès aux spécialistes, peuvent entraîner des complications lorsqu’elles ne sont pas traitées à temps.

    Les organisateurs invitent ainsi les parents dont les enfants présentent ces affections à se rendre dans les centres de consultation de Zoti et Dzrékpo afin de bénéficier d’un diagnostic gratuit et, si nécessaire, d’une intervention chirurgicale sans frais.

    À travers cette nouvelle campagne, AIMES-AFRIQUE confirme une nouvelle fois son engagement en faveur d’un accès équitable aux soins de santé spécialisés et contribue à améliorer durablement la qualité de vie des enfants de la préfecture de Vo.

  • Bibi Reine : le BUTODRA affiche son soutien à l’artiste hospitalisée

    Bibi Reine : le BUTODRA affiche son soutien à l’artiste hospitalisée

    Le Bureau togolais du droit d’auteur (BUTODRA) a manifesté son soutien à la chanteuse togolaise Bibi Reine en dépêchant, ce lundi 27 juillet 2026, une délégation officielle à son chevet, à la suite des informations faisant état de la dégradation de son état de santé.

    Cette visite s’inscrit dans le cadre des instructions données par le ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, Isaac Tchiakpé. Conduite par le Directeur des Affaires juridiques du BUTODRA, Kagna Fousséni Arimiyaou, la délégation est allée transmettre à l’artiste un message de solidarité et d’encouragement de la part des responsables du ministère ainsi que de l’ensemble du personnel du BUTODRA.

    La visite a également été marquée par la présence du président de la Fédération togolaise de musique (FTM), Ariel Dassanou, témoignant de la mobilisation des acteurs du secteur culturel autour de la chanteuse.

    Au cours de cette rencontre, le représentant du BUTODRA a réaffirmé l’engagement de l’institution à accompagner les créateurs, y compris dans les moments difficiles. « L’ensemble de la famille culturelle et les instances de gestion des droits d’auteur sont de tout cœur avec vous. Nous vous adressons nos vœux les plus sincères de prompt rétablissement afin de vous revoir très vite sur scène », a-t-il déclaré.

    Pour sa part, Ariel Dassanou a salué cette initiative, tout en appelant à un renforcement du soutien du ministère et du BUTODRA envers les artistes confrontés aux difficultés que traverse actuellement l’industrie culturelle togolaise. Cette visite traduit ainsi la solidarité des institutions culturelles envers une figure appréciée de la scène musicale nationale.

  • Vincent Palokinam Pitché, le médecin togolais qui prend les rênes de la santé ouest-africaine

    Vincent Palokinam Pitché, le médecin togolais qui prend les rênes de la santé ouest-africaine

    Un parcours d’excellence désormais au service de toute la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest.

    La nomination du Professeur Vincent Palokinam Pitché à la direction générale de l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) marque une nouvelle étape dans une carrière consacrée à la santé publique. En accédant à cette haute responsabilité régionale pour un mandat de quatre ans, le médecin togolais voit son expertise reconnue bien au-delà des frontières nationales. Cette désignation témoigne également de la confiance accordée par les États de la CEDEAO aux compétences togolaises.

    Du terrain à la gouvernance sanitaire régionale

    Médecin dermatologue et professeur à la Faculté des sciences de la santé de l’Université de Lomé, Vincent Pitché s’est imposé comme une figure de référence grâce à un parcours alliant recherche, innovation et engagement au service des populations. Ses initiatives de télédermatologie, développées avec le soutien de la Fondation Pierre Fabre, ont permis d’améliorer l’accès aux soins spécialisés dans plusieurs localités rurales et périurbaines.

    Depuis juillet 2012, il dirigeait le Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST). Sous sa coordination, des avancées significatives ont été enregistrées dans la riposte au VIH, avec une prévalence nationale passée de 1,6 % en 2024 à 1,5 % en 2025. Au cours des deux dernières années, 189 425 personnes ont bénéficié d’un traitement antirétroviral.

    À la tête de l’OOAS, le Professeur Pitché devra désormais relever des défis d’envergure : renforcer les systèmes de santé des quinze États membres, améliorer la surveillance épidémiologique, prévenir les épidémies, mobiliser davantage de financements et accélérer l’intégration sanitaire régionale. Sa nomination consacre un parcours individuel remarquable tout en renforçant le rayonnement du Togo dans la gouvernance sanitaire de l’Afrique de l’Ouest.

  • Évala 2026 : plus de 155 400 personnes sensibilisées, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV saluent une mobilisation sans précédent à Kara

    Évala 2026 : plus de 155 400 personnes sensibilisées, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV saluent une mobilisation sans précédent à Kara

    Plus de 155 400 personnes sensibilisées : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV signent un bilan remarquable à l’issue des Évala 2026 à Kara.

    La campagne de sensibilisation menée par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV à l’occasion des Évala 2026 dans la région de la Kara a largement atteint ses objectifs. Réunis le lundi 20 juillet 2026 pour une rencontre d’évaluation, les différents acteurs engagés dans cette initiative ont dressé un bilan particulièrement encourageant. Plus de 155 400 personnes sensibilisées, 1 500 élèves mobilisés et 75 000 préservatifs distribués : les chiffres témoignent de l’ampleur de cette opération consacrée à la lutte contre les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles (IST) en milieu scolaire.

    Placée sous le thème « Zéro grossesse et zéro infection sexuellement transmissible (IST) en milieu scolaire », cette campagne est le fruit d’une collaboration entre les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, l’ONG AIMES-AFRIQUE, SOS DOCTEUR TV, la Direction régionale de l’éducation (DRE) de Kara et l’Inspection de l’enseignement secondaire. Pendant toute la période des Évala, les équipes ont investi les arènes de lutte et les lieux de rassemblement afin d’aller directement à la rencontre des jeunes et des populations pour promouvoir des comportements responsables en matière de santé sexuelle et reproductive.

    Un bilan qui confirme l’efficacité de la stratégie de proximité

    La rencontre d’évaluation a permis de mettre en évidence les résultats obtenus au cours de cette campagne intensive d’une semaine. Présentant les statistiques officielles, le chef de l’Inspection de l’enseignement secondaire de Kara, Kolombia Guetaba, a souligné l’ampleur de la mobilisation.

    « Plus de 1 500 élèves sensibilisateurs ont touché 155 400 personnes dans les différentes arènes de lutte. Le message est vraiment passé. Plusieurs personnes rencontrées dans les cantons souhaitent que cette action soit reconduite à chaque édition des Évala », a-t-il déclaré.

    Ce bilan constitue l’un des principaux enseignements de cette campagne. Les élèves, formés au préalable, ont multiplié les échanges directs avec les populations dans les quinze cantons concernés par les festivités traditionnelles. À travers des discussions de proximité, des affiches, des supports pédagogiques et des séances d’information, ils ont sensibilisé les jeunes aux conséquences des grossesses précoces, aux risques liés aux infections sexuellement transmissibles ainsi qu’aux moyens de prévention.

    Les équipes ont également procédé à la distribution de plus de 75 000 préservatifs. Toutefois, les responsables de la campagne ont rappelé que, dans le cadre de la prévention en milieu scolaire, l’abstinence demeure le premier moyen recommandé pour éviter les grossesses précoces et les IST chez les élèves.

    Au-delà des chiffres, les responsables estiment que cette mobilisation a surtout permis de renforcer la prise de conscience des jeunes, notamment grâce à une approche basée sur la sensibilisation par les pairs, où les élèves deviennent eux-mêmes des acteurs de changement au sein de leurs communautés.

    Capitaliser sur les acquis pour renforcer la prévention toute l’année

    Pour le professeur honoraire Serge Michel Kodom, président-directeur général de l’ONG AIMES-AFRIQUE, de SOS DOCTEUR TV et promoteur des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, cette séance d’évaluation ne devait pas seulement consister à présenter des statistiques. Elle visait également à recueillir les observations des différents intervenants afin d’améliorer les prochaines éditions.

    « Il était important de réunir les enseignants encadreurs, les chefs d’établissement et les élèves pour écouter les acteurs du terrain. Leurs suggestions, les difficultés rencontrées et leurs recommandations permettront d’améliorer les prochaines campagnes », a-t-il expliqué.

    Et d’enchaîner: «Un sincère merci et une profonde reconnaissance au CNLS et à l’UNFPA-Togo pour la mise à disposition des préservatifs masculins et féminins à AIMES AFRIQUE qui ont permis de couvrir une partie de la campagne de sensibilisation lors des Évalas 2026 faite par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV dans les 15 Cantons de la préfecture de la Kozah».

    Le promoteur a rappelé que les bureaux des Clubs Santé avaient été déployés dans les quinze cantons concernés par les Évala afin d’assurer une couverture maximale des festivités. Cette stratégie s’appuie sur un vaste réseau qui couvre aujourd’hui près de 80 % des établissements publics du Togo, offrant ainsi une capacité de mobilisation exceptionnelle.

    Pour Serge Michel Kodom, les jeunes représentent désormais un levier essentiel dans la promotion de la santé.

    « Les élèves sont aujourd’hui les ambassadeurs de la santé dans leurs communautés. Nous leur faisons confiance, tout comme aux enseignants et aux encadreurs qui continueront à renforcer leurs capacités afin que ce message atteigne pleinement son objectif », a-t-il affirmé.

    Cette vision repose sur la conviction que les changements de comportement sont plus efficaces lorsqu’ils sont portés par les jeunes eux-mêmes auprès de leurs camarades et de leurs familles.

    Les responsables ne comptent d’ailleurs pas limiter cette dynamique aux seules festivités des Évala. Les activités de sensibilisation reprendront dès la prochaine rentrée scolaire à travers des causeries-débats, des séances d’information et des rencontres régulières dans les établissements.

    Kolombia Guetaba a précisé que cette stratégie concernera également d’autres préfectures de la région.

    « Mon inspection couvre également les préfectures de l’Assoli et de la Binah. Tous les chefs d’établissement recevront ces orientations afin de relayer la sensibilisation », a-t-il indiqué.

    Cette continuité apparaît comme l’un des principaux défis de la campagne. Les acteurs souhaitent maintenir un travail de proximité tout au long de l’année afin de consolider les acquis enregistrés durant les Évala et d’ancrer durablement les messages de prévention auprès des élèves.

    Au regard des résultats annoncés, les organisateurs considèrent que cette campagne constitue une réussite majeure en matière de santé publique et d’éducation préventive. Les 155 400 personnes sensibilisées, la mobilisation de plus de 1 500 élèves, la distribution de 75 000 préservatifs ainsi que l’adhésion manifestée par les populations des différents cantons illustrent l’impact de cette initiative.

    Forts de ce bilan, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, leurs partenaires institutionnels et l’ONG AIMES-AFRIQUE entendent désormais inscrire cette démarche dans la durée afin de contribuer à réduire les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles en milieu scolaire, tout en faisant des élèves de véritables relais de promotion de la santé au sein de leurs communautés.

  • Santé mentale : Lomé sonne la mobilisation de 25 pays africains

    Santé mentale : Lomé sonne la mobilisation de 25 pays africains

    Réunis à Lomé, les représentants de 25 pays africains veulent faire de la santé mentale une priorité des politiques publiques à l’approche du 7ᵉ Sommet ministériel mondial de 2027.

    Lomé est devenue, depuis le 15 juillet, le carrefour africain de la réflexion sur la santé mentale. Pendant quatre jours, experts, décideurs et partenaires de 25 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre y élaborent une feuille de route destinée à accélérer les progrès vers les objectifs régionaux à l’horizon 2030, en prélude au 7ᵉ Sommet ministériel mondial sur la santé mentale prévu en 2027 au Rwanda.

    Une urgence sanitaire qui ne peut plus attendre

    Organisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), en collaboration avec le ministère togolais de la Santé, cette réunion met en lumière l’ampleur d’une crise souvent silencieuse. Selon le représentant résident de l’OMS au Togo, le Dr Hamadou Nouhou, près de 150 millions d’Africains vivent avec des troubles mentaux, neurologiques ou liés à l’usage de substances psychoactives, alors que les financements demeurent largement insuffisants. Il a rappelé que la santé mentale constitue un droit humain fondamental et a salué les efforts du Togo, notamment à travers son Plan stratégique national de santé mentale 2024-2027.

    Représentant le ministre de la Santé, le secrétaire général, Dr Kokou Wotobé, a appelé les États à transformer leurs engagements en actions concrètes, en renforçant le financement, les ressources humaines, la disponibilité des médicaments psychotropes et l’intégration de la santé mentale dans les soins de santé primaires.

    Le Togo mise sur la proximité et la lutte contre la stigmatisation

    Le coordonnateur du Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP), le Pr Abago Balaka, a rappelé que la santé mentale ne se limite pas aux maladies psychiatriques sévères. Elle englobe également l’anxiété, la dépression et les détresses psychologiques du quotidien. Il a souligné que le Togo dispose désormais d’un dispositif de prise en charge couvrant les services spécialisés, les unités régionales et les 39 districts sanitaires, tout en insistant sur la nécessité de combattre la stigmatisation et d’encourager une consultation précoce.

    Les conclusions de cette rencontre alimenteront les débats politiques et les engagements financiers attendus lors du 7ᵉ Sommet ministériel mondial sur la santé mentale, que le Rwanda accueillera en 2027.

    À noter que, sur invitation du bureau du Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP), transmise au REMAPSEN-Togo, le réseau a pris part, le mercredi 15 juillet 2026, à la cérémonie d’ouverture de cette grande réunion régionale sur la santé mentale à Lomé.

  • Infertilité au Togo : le combat silencieux des couples en quête d’un enfant

    Infertilité au Togo : le combat silencieux des couples en quête d’un enfant

    Entre souffrance intime, pression sociale et insuffisance de l’offre de soins, des milliers de couples togolais vivent chaque jour le poids de l’infertilité. Pourtant, derrière les larmes et les préjugés, la médecine progresse et l’espoir renaît. Reportage.

    Dans la salle d’attente d’un cabinet de gynécologie à Lomé, les regards se croisent sans se rencontrer. Les conversations sont rares. Chacun semble porter un secret trop lourd pour être partagé. Des femmes serrent leur dossier médical contre leur poitrine. À leurs côtés, quelques hommes gardent le silence. Tous sont venus pour une même raison : comprendre pourquoi, malgré les années de mariage, aucun enfant n’est venu agrandir leur foyer.

    Au Togo, comme dans de nombreuses sociétés africaines, donner naissance reste bien plus qu’un événement familial. La maternité et la paternité constituent des marqueurs sociaux, parfois même une condition d’intégration dans la communauté. Lorsqu’un couple ne parvient pas à concevoir, la souffrance dépasse largement le cadre médical.

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’environ une personne sur six dans le monde sera confrontée à l’infertilité au cours de sa vie. Cette réalité touche aussi bien les hommes que les femmes, même si les responsabilités continuent, dans bien des cas, d’être attribuées presque exclusivement à ces dernières.

    Une douleur qui ne se voit pas

    « Chaque fête de famille devenait une épreuve. On nous demandait toujours : “Alors, c’est pour quand le bébé ?” À force, nous avons arrêté de participer aux cérémonies. » Ce témoignage, recueilli dans un reportage réalisé par notre rédaction auprès d’un couple ayant souhaité conserver l’anonymat, résume le quotidien de nombreuses familles togolaises confrontées à l’infertilité.

    Dans certains foyers, les conseils fusent. Les recettes traditionnelles se multiplient. Les consultations chez les tradipraticiens succèdent aux visites dans les hôpitaux. Les dépenses s’accumulent.

    Pour beaucoup, la souffrance est aggravée par le regard de l’entourage.

    « Ce n’est pas seulement une maladie. C’est une blessure sociale », confie une psychologue spécialisée dans l’accompagnement des couples, rencontrée à Lomé.

    Cette pression culturelle conduit parfois à des ruptures conjugales, à la polygamie ou encore à des violences psychologiques, principalement dirigées contre les femmes, alors même que les causes de l’infertilité concernent les deux sexes.

    L’homme aussi peut être concerné

    Longtemps, dans l’imaginaire collectif, l’absence d’enfant était automatiquement attribuée à la femme. La science raconte pourtant une autre histoire. Selon l’OMS, les causes de l’infertilité sont réparties entre facteurs féminins, masculins, mixtes ou parfois inexpliqués. Les anomalies du sperme, certaines infections, les troubles hormonaux, les maladies des trompes, l’endométriose ou encore des facteurs environnementaux peuvent être en cause.

    Pourtant, beaucoup d’hommes hésitent encore à réaliser un spermogramme. Cette réticence retarde souvent le diagnostic.

    Les spécialistes rappellent désormais que le bilan d’infertilité doit toujours concerner les deux membres du couple, afin d’éviter des années de traitements inutiles.

    Une prise en charge encore insuffisante

    Au Togo, la question mobilise progressivement les professionnels de santé. En effet, créée en 2020, la Société de fertilité du Togo (SOFT) s’est donné pour mission d’améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge de l’infertilité.

    L’organisation souligne que l’infertilité constitue un véritable problème de santé publique. Elle relève également plusieurs difficultés : insuffisance de spécialistes, recours fréquent à des personnes non qualifiées, accès limité aux techniques modernes d’assistance médicale à la procréation et coût élevé des traitements.

    Selon la SOFT, de nombreux couples perdent plusieurs années avant d’être orientés vers des structures adaptées.

    Pendant ce temps, certaines pathologies évoluent et réduisent les chances d’obtenir une grossesse.

    Le poids des croyances

    Dans plusieurs localités du pays, l’infertilité continue d’être interprétée à travers des croyances spirituelles ou mystiques. Sorts, malédictions familiales, envoûtements…

    Ces explications conduisent parfois des couples à abandonner les soins médicaux au profit de solutions sans fondement scientifique.

    Les médecins ne rejettent pas les dimensions culturelles de cette souffrance, mais insistent sur la nécessité d’un diagnostic médical précoce.

    Une infection sexuellement transmissible mal soignée, une obstruction des trompes, un déséquilibre hormonal ou une varicocèle peuvent être traités lorsqu’ils sont détectés suffisamment tôt.

    Quand la médecine redonne espoir

    Contrairement aux idées reçues, l’infertilité n’est pas toujours définitive. Les progrès réalisés ces dernières années permettent aujourd’hui de proposer différentes solutions : traitements hormonaux, chirurgie reproductive, amélioration de l’hygiène de vie, insémination artificielle ou fécondation in vitro selon les indications médicales.

    L’OMS insiste également sur l’importance de rendre ces soins plus accessibles dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où leur coût demeure souvent prohibitif.

    Au Togo, même si les techniques de procréation médicalement assistée restent encore peu développées, plusieurs spécialistes poursuivent leur formation afin d’améliorer progressivement l’offre de soins.

    La SOFT fait notamment du plaidoyer auprès des autorités sanitaires l’une de ses priorités afin de renforcer les capacités nationales et faciliter l’accès aux traitements.

    Prévenir plutôt que subir

    Les spécialistes rappellent que certaines causes d’infertilité peuvent être évitées. En effet, le traitement rapide des infections sexuellement transmissibles, la lutte contre les avortements non sécurisés, une meilleure prise en charge des complications obstétricales ainsi qu’une bonne hygiène de vie contribuent à préserver la fertilité.

    Le tabac, l’alcool, certaines drogues, l’obésité et l’exposition à certains polluants figurent également parmi les facteurs susceptibles d’altérer la fertilité, chez les hommes comme chez les femmes.

    Les médecins recommandent également de consulter sans tarder lorsqu’un couple n’obtient pas de grossesse après douze mois de rapports sexuels réguliers non protégés, ou plus tôt lorsque la femme a plus de 35 ans ou présente des facteurs de risque.

    Briser enfin le silence

    Au-delà des traitements, c’est un changement de regard que réclament les associations et les professionnels de santé.

    L’infertilité ne devrait plus être un sujet honteux. Elle ne devrait plus conduire à l’exclusion sociale, aux accusations ou aux violences. Elle mérite d’être reconnue comme une maladie nécessitant écoute, accompagnement psychologique et prise en charge médicale.

    Dans les couloirs des centres de consultation, les couples continuent d’attendre. Certains repartiront avec un traitement. D’autres devront poursuivre les examens. D’autres encore entendront enfin un diagnostic qui mettra un nom sur des années d’incompréhension.

    Tous partagent néanmoins une même espérance, car derrière chaque dossier médical se cache un projet de vie. Et derrière chaque couple qui franchit la porte d’un service de fertilité demeure une conviction, fragile mais tenace : celle qu’un jour, peut-être, le silence laissera place aux premiers cris d’un enfant.

    Kossivi AMETOWOGBLONA

  • Grossesses précoces et IST en milieu scolaire : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV déclarent la riposte nationale depuis Kara

    Grossesses précoces et IST en milieu scolaire : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV déclarent la riposte nationale depuis Kara

    Kara a servi de point de départ, samedi 11 juillet 2026, à une vaste campagne nationale de sensibilisation contre les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles (IST) en milieu scolaire. Portée par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, cette initiative ambitionne de faire des établissements secondaires togolais des espaces de prévention, de responsabilité et de réussite pour les jeunes.

    La Grande salle du Palais des Congrès de Kara a accueilli le lancement officiel de la campagne nationale « Zéro grossesse et IST dans mon établissement », une initiative inscrite dans le cadre du déploiement des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV dans les établissements secondaires du Togo. La cérémonie a mobilisé un large éventail d’acteurs du système éducatif et sanitaire, témoignant de l’importance accordée à la protection de la jeunesse.

    Autour des responsables de SOS DOCTEUR TV se sont retrouvés des autorités administratives, éducatives, sanitaires et traditionnelles, des chefs d’établissements, des enseignants, des encadreurs des Clubs Santé ainsi que de nombreux élèves et étudiants. Tous ont réaffirmé leur volonté commune de lutter contre les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles, deux défis qui continuent d’affecter le parcours scolaire de nombreux jeunes.

    Au Togo, comme dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, les grossesses en milieu scolaire demeurent une préoccupation majeure. Elles sont souvent à l’origine de décrochages scolaires, compromettent l’avenir académique et professionnel des jeunes filles et peuvent entraîner des conséquences sanitaires, sociales et économiques importantes. Les IST, quant à elles, représentent également un enjeu de santé publique qui appelle une meilleure sensibilisation des adolescents.

    Face à cette réalité, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV misent sur une approche éducative fondée sur l’information, la prévention et la responsabilisation des élèves. La campagne entend promouvoir l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, encourager l’adoption de comportements responsables et renforcer les valeurs citoyennes auprès des jeunes.

    L’un des piliers du projet consiste à faire des élèves eux-mêmes des acteurs du changement. Les membres des Clubs Santé auront pour mission de sensibiliser leurs camarades, de diffuser les bonnes pratiques en matière de santé et de promouvoir des choix favorables à la poursuite des études. L’objectif est de créer, au sein des établissements scolaires, un réseau de jeunes ambassadeurs capables d’influencer positivement leur environnement.

    Les initiateurs de la campagne rappellent toutefois que la réussite d’une telle démarche ne peut reposer uniquement sur les élèves. Ils plaident pour une implication concertée des parents, des enseignants, des professionnels de santé, des autorités publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés locales. Selon eux, seule une mobilisation collective permettra de réduire durablement les grossesses précoces et les IST en milieu scolaire.

    Au cours de la cérémonie, un hommage appuyé a été rendu au Professeur Serge Michel Kodom, président fondateur d’AIMES-AFRIQUE et de SOS DOCTEUR TV, pour son engagement en faveur de la santé communautaire et du bien-être des jeunes. Les organisateurs ont également exprimé leur gratitude aux autorités administratives, éducatives et sanitaires pour leur accompagnement dans la mise en œuvre de cette initiative nationale.

    En clôturant la cérémonie, les responsables de la campagne ont invité les élèves à devenir les premiers défenseurs de leur santé et de leur avenir. À travers « Zéro grossesse et IST dans mon établissement », les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV affichent l’ambition de bâtir des écoles où chaque apprenant peut poursuivre son cursus dans un environnement sécurisé, propice à son épanouissement et à la réalisation de ses ambitions.

  • Lycée Wahala : des champions reçus en héros à la préfecture

    Lycée Wahala : des champions reçus en héros à la préfecture

    Le parcours remarquable du lycée Wahala continue de susciter des félicitations. Quelques jours après sa brillante participation au championnat « Génie Imhotep », l’équipe de l’établissement a été reçue à la préfecture afin de présenter son trophée au préfet, en présence des encadreurs et du proviseur.

    Selon l’inspecteur TOITRE, qui a conduit la délégation, l’autorité préfectorale s’est dite « émerveillée » d’apprendre qu’un établissement de sa circonscription a représenté toute la région éducative Plateaux Est lors de cette compétition. Le préfet a salué cette performance, adressé ses félicitations aux élèves ainsi qu’à l’équipe d’encadrement et exprimé sa reconnaissance au promoteur de l’initiative, qu’il considère comme une contribution importante à la promotion de l’excellence en milieu scolaire.

    L’inspecteur TOITRE a également souligné l’impact positif de ce type d’activité sur les résultats académiques. Il relève que, parmi les membres de l’équipe du lycée Wahala, six élèves étaient en classe de terminale et ont tous obtenu leur baccalauréat.

    Pour lui, cette réussite constitue une illustration du fait que les clubs éducatifs favorisent l’épanouissement des apprenants plutôt que la distraction. Il a enfin souhaité le renforcement de cette collaboration, estimant que de telles initiatives contribuent à atteindre les objectifs pédagogiques tout en encourageant la culture scientifique, l’esprit d’équipe et le goût de l’excellence chez les jeunes.

Radio Renouveau228

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