Le District autonome du Grand Lomé et l’ONG Aimes-Afrique renforcent leur collaboration pour promouvoir la santé préventive dans les établissements scolaires.
Le District autonome du Grand Lomé (DAGL) et l’ONG Aimes-Afrique renforcent leur partenariat en faveur de la santé des jeunes en milieu scolaire. La gouverneure du DAGL, Zouréhatou Kassah-Traoré, a reçu en audience une délégation de l’organisation conduite par son président, le docteur Michel Kodom, dans le cadre d’une tournée institutionnelle consacrée à la promotion de la santé et de l’éducation sanitaire dans les établissements secondaires.
La rencontre a mobilisé plusieurs autorités administratives et territoriales, notamment les préfets du Golfe et d’Agoè-Nyivé, les maires et élus locaux du Grand Lomé, ainsi que les directeurs régionaux de l’Éducation, de la Santé et de l’Action sociale. Ensemble, ils ont examiné les modalités de déploiement des « Clubs Santé SOS Docteur TV », un programme destiné à sensibiliser les élèves aux bonnes pratiques sanitaires et à développer une véritable culture de la prévention.
Au cours des échanges, les responsables d’Aimes-Afrique ont présenté les premiers résultats enregistrés dans les établissements déjà engagés dans cette initiative. Ils ont notamment mis en avant les retombées positives du concours de culture générale en santé « Génie Imhotep », considéré comme l’un des piliers du projet. Cette compétition contribue à renforcer les connaissances des élèves sur les questions de santé tout en développant leur esprit de leadership et leur sens des responsabilités.
À l’issue de la séance de travail, la gouverneure Zouréhatou Kassah-Traoré a salué les efforts de l’ONG en faveur du bien-être des jeunes. Elle a appelé les autorités locales, les responsables éducatifs et les acteurs du secteur sanitaire à accompagner cette dynamique afin d’assurer son succès.
Par cette collaboration, le DAGL et Aimes-Afrique affichent leur ambition de faire de l’école un espace privilégié de prévention, d’éducation sanitaire et de formation citoyenne, convaincus qu’une jeunesse sensibilisée aux enjeux de santé constitue un levier essentiel pour le développement durable du Togo.
Le Lycée d’Adétikopé s’impose comme le premier champion national de Génie IMHOTEP, une compétition qui célèbre l’excellence, le talent et l’innovation à l’école.
Le Lycée d’Adétikopé est entré dans l’histoire de l’éducation togolaise. En remportant, samedi 27 juin 2026, au Palais des congrès de Lomé, la première édition du Championnat national Génie IMHOTEP, l’établissement ne s’est pas seulement offert un trophée. Il a démontré que l’école peut être un véritable creuset de talents, d’innovation et de leadership, au-delà de sa mission traditionnelle de transmission des savoirs.
Au terme d’une finale disputée au Palais des Congrès de Lomé, le Lycée d’Adétikopé a dominé le Lycée scientifique de Kara sur le score de 490 points contre 360, décrochant ainsi le titre national. Les nouveaux champions repartent avec un trophée, des médailles et une récompense financière de 1,5 million de francs CFA.
Cette confrontation de haut niveau, articulée autour d’épreuves de culture générale, de sciences et de santé publique, a illustré le niveau de préparation des deux finalistes. Placée sous le thème « L’école, un lieu de révélation des talents et des vocations », la compétition a rassemblé élèves, enseignants, parents et responsables éducatifs autour d’une même conviction : l’excellence scolaire se construit aussi par des approches pédagogiques innovantes.
Une autre vision de l’école
Pour le promoteur de l’initiative, le Professeur Michel Serge Kodom, cette première édition est une réussite qui dépasse largement le cadre d’un simple concours. « Nous sommes très satisfaits de cette grande finale qui a opposé deux établissements très talentueux, d’un très bon niveau. C’est une victoire pour la jeunesse togolaise», s’est-il réjoui.
Le médecin et acteur humanitaire estime que l’école doit désormais évoluer vers un modèle capable de révéler les aptitudes individuelles des élèves.
Et d’ajouter: « L’école doit être un lieu de révélation des talents. Nous devons enseigner autrement et amener les élèves à découvrir le talent qui est en eux. »
À travers le concept de ludopédagogie, le Professeur Kodom entend promouvoir un apprentissage fondé sur le jeu, favorisant non seulement l’acquisition des connaissances, mais aussi le développement du leadership, de la résilience et des compétences sociales. Il a d’ailleurs annoncé la généralisation des Clubs Santé dans les collèges et lycées du Togo ainsi que l’organisation de la deuxième édition du championnat entre janvier et avril 2027, durant les semaines culturelles.
Le sacre d’Adétikopé, fruit de la persévérance
Pour les vainqueurs, cette consécration récompense plusieurs mois d’efforts et de préparation. Le capitaine de l’équipe du Lycée d’Adétikopé, Ali Bienvenue, a exprimé sa satisfaction après cette victoire acquise face à un adversaire de grande qualité: « Remporter ce défi malgré les hauts et les bas est une immense fierté. Cette compétition est bien plus qu’une simple victoire : c’est l’une des meilleures initiatives actuelles pour valoriser la jeunesse et ses talents.»
Selon lui, les connaissances acquises tout au long de la compétition constitueront un précieux atout pour la poursuite des études et la future carrière professionnelle des participants.
Les autorités éducatives séduites
La Directrice régionale de l’Éducation du Grand Lomé, Djani Akossiwa, voit dans Génie IMHOTEP un outil pertinent pour répondre aux défis actuels du système éducatif. C’est pourquoi elle précise que « Face aux défis de l’éducation, le Club Santé et son jeu Génie IMHOTEP révèlent le potentiel de nos enfants. Après cette victoire du Grand Lomé, notre ambition est de généraliser cette initiative dans tous les établissements. »
Pour la responsable éducative, cette approche contribue à renforcer la culture générale, la confiance en soi, l’esprit d’équipe et les capacités de leadership des élèves, autant de qualités devenues indispensables dans le monde actuel.
Les parents saluent une initiative éducative
Même satisfaction du côté des parents d’élèves. La Présidente du Conseil d’administration de l’Union Togolaise des associations des parents d’élèves,Tamekloe Sitsope, reste impressionnée par la qualité des prestations offertes par les candidats.
« Je suis impressionnée par les talents révélés des élèves. Cette initiative détourne les jeunes des écrans au profit de la recherche, de la lecture et de l’apprentissage. Nous nous engageons à accompagner activement le promoteur», a-t-elle déclaré à l’issue de la finale.
Elle a réaffirmé la volonté de son organisation de sensibiliser davantage les familles afin qu’elles encouragent leurs enfants à participer à ce type de compétition qui favorise l’épanouissement intellectuel.
Un nouveau rendez-vous de l’excellence
Au-delà du sacre du Lycée d’Adétikopé, cette première édition de Génie IMHOTEP marque l’émergence d’un nouveau rendez-vous majeur de l’éducation togolaise. En conciliant culture générale, sciences, santé publique et développement personnel, la compétition ouvre la voie à une pédagogie plus participative et plus inclusive.
Dans un contexte où les systèmes éducatifs sont appelés à former des jeunes capables de s’adapter à un monde en constante évolution, Génie IMHOTEP apporte une réponse concrète en misant sur les compétences, l’innovation et la créativité.
Le succès de cette première édition, l’adhésion des autorités éducatives, des enseignants, des élèves et des parents, ainsi que les perspectives déjà annoncées pour 2027, laissent entrevoir l’installation durable de cette compétition dans l’agenda scolaire national. Plus qu’un jeu de culture générale, Génie IMHOTEP s’affirme désormais comme un levier de promotion de l’excellence, de découverte des talents et de formation d’une jeunesse prête à relever les défis du développement du Togo.
Les demi-finales du Championnat national Génie Imhotep sont désormais connues, avec quatre lycées qui se disputeront ce samedi au Palais des Congrès de Lomé une place en finale après des quarts de finale riches en suspense et en démonstrations de talent.
Le suspense est désormais à son comble au Championnat national Génie Imhotep. À l’issue des quarts de finale disputés vendredi au Palais des Congrès de Lomé, le dernier carré de cette compétition nationale de culture générale en santé est désormais connu. Le Lycée Avétonou, le Lycée de Tchamba, le Lycée Scientifique de Kara et le Lycée d’Adétikopé se sont qualifiés pour les demi-finales, prévues ce samedi 27 juin.
La rencontre la plus spectaculaire de la journée a opposé le Lycée Avétonou au Lycée de Dalavé. Repêchée après avoir terminé meilleur perdant des tours précédents, l’équipe d’Avétonou semblait pourtant condamnée face à un adversaire qui comptait jusqu’à 110 points d’avance. Mais les élèves n’ont jamais baissé les bras. Après plusieurs égalités successives à 250, 330 puis 340 points, une révision des scores a totalement relancé les débats. Dans la série décisive des dix dernières questions, Avétonou a fait preuve d’un remarquable sang-froid pour s’imposer sur le fil, 410 contre 400, au terme d’un duel riche en rebondissements.
Les autres affiches ont également confirmé le niveau élevé de cette première édition du championnat. Le Lycée de Tchamba s’est imposé avec autorité face au Lycée de Naki-Est (610-400), tandis que le Lycée Scientifique de Kara est venu à bout du Lycée de Wahala sur le score de 550 à 490. De son côté, le Lycée d’Adétikopé n’a laissé aucune chance à son adversaire en s’imposant largement 610 à 450.
Au-delà des résultats, cette compétition met en lumière des jeunes capables de conjuguer excellence académique, esprit d’équipe et solides connaissances en matière de santé publique. Chaque épreuve révèle une préparation rigoureuse et une volonté de promouvoir la culture scientifique auprès des élèves.
Les demi-finales promettent ainsi un spectacle de haut niveau entre quatre formations déterminées à décrocher une place en finale. Le public est attendu nombreux au Palais des Congrès de Lomé pour assister à cette ultime ligne droite d’un championnat qui s’impose déjà comme un rendez-vous majeur de la promotion de la santé et de l’excellence intellectuelle en milieu scolaire.
Après plusieurs mois de compétition à travers les sept régions éducatives du Togo, le championnat national de culture générale en santé publique « Génie Imhotep » s’apprête à connaître son épilogue. Les meilleures équipes scolaires du pays se retrouveront les 26 et 27 juin 2026 à Lomé pour la phase nationale de cette première édition.
L’événement est organisé par AIMES-AFRIQUE et SOS Docteur TV, en collaboration avec l’UNFPA-Togo, sous le patronage conjoint du ministère de l’Éducation nationale, du ministère de la Santé, du ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance ainsi que du ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports.
Cette compétition, qui met en avant les connaissances des élèves en matière de santé publique, a mobilisé des établissements scolaires de tout le pays autour des enjeux de prévention, de promotion de la santé et de citoyenneté.
Au terme des phases régionales, sept Clubs Santé représentant les sept régions éducatives du Togo se disputeront le titre suprême. Un seul établissement sera sacré premier champion national de Génie Imhotep.
Le programme prévoit les quarts de finale le vendredi 26 juin 2026 à partir de 9 heures au Studio Professeur James. Les demi-finales et la grande finale se dérouleront le samedi 27 juin dès 8h30 au Palais des Congrès de Lomé.
L’événement sera retransmis en direct sur SOS Docteur TV afin de permettre au grand public de suivre cette ultime confrontation intellectuelle.
Au-delà de la compétition, Génie Imhotep se veut un outil innovant de sensibilisation des jeunes aux questions de santé publique. Cette initiative ambitionne de renforcer la culture sanitaire en milieu scolaire et de faire émerger une nouvelle génération d’ambassadeurs de la santé au Togo.
Tous les regards sont désormais tournés vers Lomé, où sera connu le tout premier champion national de cette compétition appelée à s’inscrire durablement dans le paysage éducatif togolais.
À Lomé, la chicha s’impose chez les jeunes comme une pratique banalisée, alors que les spécialistes alertent sur ses graves dangers pour la santé.
Le phénomène prend de l’ampleur dans la capitale togolaise où des groupes de jeunes se retrouvent au bord des rues pour consommer ce mélange de tabac, de sirops et d’arômes fruités importé du Moyen-Orient et devenu un effet de mode.
Selon N’takinawé Kondoh, rapporte le confrère Letabloïd, chargé de suivi-évaluation au Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP), une séance d’une heure équivaut à l’inhalation de la fumée de 100 cigarettes, voire plus, car l’eau ne filtre pas les toxines mais les masque simplement.
Il ajoute que la nicotine contenue favorise une addiction rapide et augmente les risques pulmonaires, la fumée atteignant directement les poumons sans réelle protection.
Ayaovi Montcho, coordonnateur de la Croix Bleue du Togo, toujours selon le confrère cité plus haut, insiste sur le caractère trompeur de la chicha, qui donne l’impression d’une consommation douce grâce aux arômes et au dispositif de refroidissement.
C’est du tabac fumé à travers un dispositif qui permet de l’adoucir, explique-t-il, ce qui conduit les consommateurs à fumer sans en mesurer la quantité réelle.
Selon lui, certaines pratiques aggravent encore le danger, notamment le remplacement de l’eau par des boissons alcoolisées et l’usage de résine de cannabis ou d’autres substances psychoactives dans le dispositif.
Il souligne également le risque accru de transmission de maladies lié au partage du même embout entre plusieurs consommateurs.
Face à cette tendance en hausse, les professionnels de santé appellent à une prise de conscience urgente et à un renforcement des campagnes de prévention en direction des jeunes, particulièrement exposés à cette mode perçue à tort comme inoffensive.
Les autorités sanitaires rappellent que la chicha n’est pas une alternative sûre et qu’elle peut constituer une porte d’entrée vers d’autres addictions plus sévères chez les jeunes aujourd’hui urbains.
L’alcool représente près de 39 % des substances consommées au Togo, tandis que les jeunes de 10 à 25 ans demeurent les plus exposés à ce phénomène inquiétant.
La lutte contre les addictions aux produits psychoactifs devient un enjeu majeur de santé publique au Togo. Réunis le 3 juin 2026 dans le cadre des « Rendez-vous du REMAPSEN », des professionnels des médias ont échangé avec les responsables du Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP) afin de mieux comprendre l’ampleur du phénomène et renforcer la sensibilisation auprès des populations.
Les chiffres présentés par le coordonnateur du PNAPP, le Pr Francis Balaka, sont particulièrement préoccupants. Selon les données du réseau épidémiologique national et du rapport WENDU de la CEDEAO, l’alcool arrive largement en tête des substances les plus consommées avec 38,83 % des cas recensés. Une consommation qui concerne notamment le sodabi et les alcools frelatés.
Le cannabis occupe la deuxième place avec 23,59 %, soit près d’un quart des consommations observées. La cocaïne représente quant à elle 2,3 % des usages, tandis que d’autres substances comme le tramadol, le tabac et la chicha gagnent également du terrain en raison de leur grande accessibilité sur le marché informel.
Le profil des personnes les plus vulnérables interpelle davantage. Les jeunes âgés de 10 à 25 ans constituent la principale cible des addictions, avec une implication quotidienne dans la consommation d’alcool et de drogues.
Sur le plan géographique, le phénomène touche l’ensemble du pays, mais certaines zones apparaissent particulièrement exposées. Le Grand Lomé, la région Maritime et la région de la Kara figurent parmi les territoires les plus affectés.
Au-delà des statistiques, les conséquences sont lourdes. Les spécialistes évoquent des abandons scolaires, des pertes de mémoire, des lésions cérébrales, des atteintes du foie, des risques accrus de cancers et même des arrêts cardiaques.
Face à cette situation, le PNAPP, créé en 2020, articule son action autour de trois piliers majeurs : la prévention et l’éducation à la santé, la prise en charge médicale et l’accompagnement psychosocial.
Les responsables du programme lancent également un appel aux parents et aux médias. Les premiers sont invités à renforcer leur vigilance auprès des enfants, tandis que les journalistes sont encouragés à multiplier les actions de proximité afin de briser la chaîne des addictions.
Une certitude se dégage de cette rencontre : lorsque près de 4 consommateurs sur 10 sont concernés par l’alcool et que les adolescents et jeunes adultes deviennent les premières victimes, l’urgence n’est plus seulement sanitaire, elle est désormais sociétale.
Le Lycée de Tchamba s’impose au terme d’une finale régionale intense et décroche son ticket pour la grande finale nationale de Génie Imhotep 2026 à Lomé.
Après une finale riche en rebondissements disputée à Sokodé, ce lundi 22juin, le Lycée de Tchamba s’est imposé face au Collège privé catholique Notre-Dame-de-la-Paix de Sotouboua et représentera la région centrale lors de la grande finale nationale du championnat de culture générale en santé Génie Imhotep, prévue le 27 juin à Lomé.
Nette victoire
La région centrale tient désormais son champion. Au terme d’une confrontation intense mêlant savoir, stratégie et maîtrise des questions sanitaires, le Lycée de Tchamba a décroché son billet pour la finale nationale du concours Génie Imhotep 2026, une compétition qui s’impose progressivement comme l’un des plus importants rendez-vous éducatifs consacrés à la culture générale en santé au Togo.
La finale régionale, organisée dans la grande salle Fazao du Lycée moderne de Sokodé, a tenu toutes ses promesses. L’atmosphère y était, à un moment donné, électrique, portée par des plusieurs supporters venus encourager leurs équipes respectives.
Bien avant le début des épreuves, les élèves du Lycée de Tchamba avaient déjà donné le ton. Chants, applaudissements et slogans d’encouragement ont rapidement transformé la salle en véritable chaudron. Une démonstration de ferveur qui laissait présager une domination sans partage de leur équipe.
Mais sur le terrain de la connaissance, les débats ont été beaucoup plus équilibrés qu’annoncés.
Face à eux, le Collège privé catholique Notre-Dame-de-la-Paix de Sotouboua n’a jamais tremblé. Les deux formations se sont engagées dans un véritable duel intellectuel où chaque point était arraché avec détermination.
À deux reprises, les adversaires se sont retrouvés à égalité parfaite, maintenant un suspense permanent dans la salle.
Le choix stratégique du collège de Sotouboua, qui a misé sur une équipe composée exclusivement de jeunes filles, a d’ailleurs failli faire basculer la rencontre en sa faveur. Les protégées des Sœurs de Notre-Dame-de-la-Paix ont pris les commandes lors des deux premières phases du concours, menant successivement 120 points contre 100, puis 130 points contre 110.
Mais le scénario allait finalement tourner à l’avantage des élèves de Tchamba.
Joie et promesses
Lors de l’ultime manche, consacrée aux thématiques sanitaires et médicales, ils ont démontré une impressionnante maîtrise des sujets abordés. Réponses précises, rapidité d’exécution et sang-froid leur ont permis de creuser progressivement l’écart avant de s’imposer largement sur le score final de 470 points contre 280. Une victoire qui propulse désormais l’établissement au rang de porte-étendard de toute la région Centrale.
Le capitaine de l’équipe victorieuse, Kudjaki Essouhouna, n’a pas caché sa joie à l’issue de la compétition. « Nous sommes très heureux et très fiers de cette victoire. Après plusieurs rencontres disputées tout au long de la compétition, notre établissement a été sacré champion de la région. C’est une immense satisfaction pour toute notre équipe », a-t-il déclaré.
Mais pour les champions régionaux, cette qualification n’est qu’une étape. C’est ce que rappelle leur capitaine : « Nous allons poursuivre les préparatifs avec sérieux afin de représenter dignement la région Centrale à Lomé et, pourquoi pas, revenir avec le trophée national ».
Au-delà de la dimension compétitive, Kudjaki Essouhouna souligne surtout l’impact pédagogique du concours. En effet, a-t-il enchaîné, « Cette compétition nous a permis d’acquérir de nombreuses connaissances dans le domaine de la santé et de la médecine. Elle suscite même chez certains d’entre nous l’envie de devenir médecin ou d’exercer un métier lié à la santé. »
Du côté du Collège Notre-Dame-de-la-Paix, la déception était palpable, mais sans amertume, le Fai-play oblige. Le capitaine Affoh-Kassan Kadoukpê a préféré retenir les leçons positives de cette aventure. « Permettez-moi de citer Nelson Mandela qui disait : “Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends”. Tout au long de cette aventure, j’ai appris, je me suis découverte personnellement et j’ai énormément progressé sur le plan intellectuel », a-t-elle confié.
Et d’ajouter : « Nous repartons sans le titre, mais avec beaucoup de satisfaction. Cette expérience restera gravée dans nos mémoires et nous reviendrons plus forts lors des prochaines éditions. »
Présent lors de cette finale, le Directeur régional de l’éducation de la région centrale, Kankwé Adama, a salué l’engagement des participants ainsi que la pertinence de cette initiative portée par le professeur Kodom Serge Michel, président de AIMES-AFRIQUE.
Cap sur la capitale
Pour lui, cette compétition constitue bien plus qu’un simple jeu de connaissances. « La santé est une question fondamentale pour le développement de nos sociétés. À travers les clubs santé et cette compétition, les élèves développent des compétences essentielles pour la vie », a-t-il insisté, souhaitant que ces jeunes deviennent progressivement des ambassadeurs de la sensibilisation sanitaire au sein de leurs établissements, de leurs familles et de leurs communautés.
« Je suis convaincu que parmi ces élèves se trouvent les futurs médecins, biologistes, pharmaciens, infirmiers et autres professionnels de santé dont notre pays aura besoin », a-t-il ajouté.
La prochaine étape se déroulera à Lomé. Les équipes qualifiées y sont attendues dès ce 24 juin pour une immersion pédagogique comprenant des visites à l’Espace Orange Jeunes de l’UNFPA, au CHU Campus, au siège d’AIMES-AFRIQUE et de SOS Docteur TV ainsi qu’à l’Assemblée nationale.
Le 27 juin marquera l’apothéose de cette aventure avec les quarts de finale, les demi-finales, le match de classement et la grande finale nationale.
Vocations
Porté par AIMES-AFRIQUE à travers les Clubs Santé SOS Docteur TV, le concours Génie Imhotep s’affirme aujourd’hui comme un véritable incubateur de vocations. En associant éducation, santé publique et citoyenneté, le programme contribue à former une jeunesse mieux informée et davantage impliquée dans les enjeux du développement national.
Après son sacre régional, le Lycée de Tchamba portera désormais les espoirs de toute la région centrale dans la conquête du prestigieux trophée national Génie Imhotep 2026.
Face à la progression des addictions au Togo, le REMAPSEN-Togo et l’ONG RAPAA scellent un partenariat stratégique pour renforcer la prévention et la sensibilisation auprès des populations.
Face à la montée inquiétante des addictions qui touchent toutes les couches de la société togolaise, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement au Togo (REMAPSEN-Togo) et l’ONG Recherche, Action, Prévention, Accompagnement des Addictions (RAPAA) ont décidé de renforcer leur collaboration pour mieux sensibiliser les populations.
Une délégation du REMAPSEN-Togo a effectué, vendredi 19 juin 2026, une visite immersive au siège de l’ONG RAPAA à Lomé. Cette rencontre avait pour objectif de découvrir les actions menées par l’organisation et d’explorer des pistes de partenariat autour de la lutte contre les addictions.
Accueillis par Mme Kama-Djonna Akoura, vice-présidente du conseil d’administration et coordonnatrice des activités de RAPAA, les journalistes ont échangé sur l’ampleur du phénomène et les réponses à apporter.
Dans son intervention, Mme Kama-Djonna a insisté sur le rôle déterminant des médias dans la prévention. Selon elle, les addictions constituent aujourd’hui un véritable défi sociétal qui n’épargne personne, y compris les enfants. Elle a ainsi appelé à une mobilisation collective pour renforcer les actions de sensibilisation.
De son côté, Mme Mémêdé, représentant le REMAPSEN-Togo, a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans une vaste campagne nationale d’information et de sensibilisation lancée en mai 2026. Cette initiative prévoit une série de « Rendez-vous du REMAPSEN » qui culmineront avec une grande conférence consacrée aux addictions et à leurs conséquences sur la santé publique.
Le programme prévoit également des échanges avec plusieurs acteurs institutionnels, notamment les responsables du Programme national des addictions aux produits psychoactifs, la direction nationale des pharmacies, le Centre de prise en charge des addictions ainsi que le Comité national anti-drogue.
La rencontre s’est achevée par des débats enrichissants, une présentation des missions respectives des deux structures et une remise symbolique de supports de communication.
L’ONG RAPAA a par ailleurs invité le REMAPSEN-Togo à participer à une conférence sur les addictions prévue le 26 juin prochain, preuve supplémentaire d’une collaboration appelée à s’inscrire dans la durée.
Le Togo s’apprête à vivre un événement inédit qui place la jeunesse, la santé et l’excellence intellectuelle au cœur des priorités éducatives. À travers la première édition du Championnat national du jeu de culture générale en santé, les autorités éducatives veulent faire émerger les talents et susciter des vocations chez les élèves de toutes les régions du pays.
Placée sous le thème « École, un lieu de révélation de talents et de vocations », cette initiative ambitionne de transformer les établissements scolaires en véritables espaces d’expression des capacités intellectuelles des jeunes Togolais.
Après la période intense des examens, les organisateurs invitent les élèves à se retrouver dans un cadre festif et pédagogique afin de soutenir les représentants de leurs régions éducatives respectives.
Cette compétition nationale se déroulera simultanément dans les sept directions régionales de l’éducation (DRE), sous la coordination des DRE et des Conseils régionaux de l’éducation (CRE), avec la supervision des directions régionales de la santé et des affaires sociales.
Les centres retenus sont répartis sur toute l’étendue du territoire national. À Dapaong, les épreuves auront lieu dans la grande salle de l’École normale des instituteurs (ENI). À Kara, les candidats se retrouveront au Collège Chaminade. Sokodé accueillera les participants au Lycée moderne, tandis qu’Atakpamé abritera les compétitions au Centre culturel d’Agbonou. À Kpalimé, c’est le Lycée de Kpodzi qui servira de cadre aux rencontres. La ville de Tsévié accueillera les élèves au Lycée Tsévié Ville 1, alors qu’à Lomé, les compétiteurs se donneront rendez-vous au Lycée scientifique de Tokoin.
Les activités se dérouleront de 8h30 à 12h00 GMT.
L’événement connaîtra ensuite une phase décisive le vendredi 26 juin avec les quarts de finale. Quatre rencontres permettront de désigner les équipes qualifiées pour les demi-finales. Cette étape se tiendra au Studio Prof James de SOS Docteur TV, à Agoè-Gendarmerie, de 9h00 à 14h00 GMT.
La phase nationale, prévue le samedi 27 juin, se déroulera dans le prestigieux cadre du Palais des Congrès de Lomé, de 8h30 à 13h30.
Au-delà de la compétition, les promoteurs veulent construire une génération de jeunes davantage sensibilisée aux questions de santé, responsable et épanouie.
Porté par le slogan « Génie Imhotep, c’est ici et maintenant », ce championnat entend célébrer l’intelligence, encourager le dépassement de soi et valoriser le potentiel des élèves togolais sur toute l’étendue du territoire.
Une initiative qui pourrait s’imposer, à terme, comme un rendez-vous incontournable de la vie scolaire togolaise.
L’ONG AIMES-AFRIQUE accélère le déploiement des Clubs Santé SOS Docteur TV à travers le pays en impliquant les gouverneurs et les autorités régionales dans une vaste stratégie de prévention sanitaire et de promotion de l’excellence en milieu scolaire.
Face à la multiplication des défis sanitaires et sociaux auxquels sont confrontés les adolescents togolais, l’ONG AIMES-AFRIQUE franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son ambitieux projet des Clubs Santé SOS Docteur TV. Du 15 au 18 juin 2026, une tournée nationale a été organisée dans les six gouvernorats du pays afin de présenter cette initiative aux gouverneurs et à leurs proches collaborateurs.
L’objectif est clair : faire des établissements secondaires des espaces privilégiés d’éducation à la santé, de responsabilisation des jeunes et de développement du civisme.
Initiée dès octobre 2023, cette démarche se veut une réponse concrète à des indicateurs sanitaires jugés préoccupants chez les adolescents et les jeunes. L’essor des réseaux sociaux et l’affaiblissement progressif des activités parascolaires traditionnelles ont également renforcé la nécessité de mettre en place des mécanismes d’encadrement plus structurés.
Porté par le professeur honoraire Dr Serge Michel Kodom, président fondateur d’AIMES-AFRIQUE, le projet s’inscrit dans un vaste programme d’excellence et d’émulation en milieu scolaire et universitaire composé de cinq projets majeurs.
Au cœur du dispositif, les Clubs Santé SOS Docteur TV ambitionnent d’installer durablement une culture de prévention dans les établissements scolaires. Le programme repose sur sept axes stratégiques intégrant notamment l’éducation sanitaire, la sensibilisation aux comportements à risque, la promotion de la responsabilité citoyenne et des activités pédagogiques innovantes comme le jeu de culture générale en santé « Génie Imhotep ».
Au-delà de la simple présentation du projet, la tournée vise à associer étroitement les autorités déconcentrées à sa mise en œuvre. Gouverneurs, présidents des conseils régionaux, préfets, maires, responsables régionaux de l’éducation, de la santé et des affaires sociales sont désormais appelés à jouer un rôle central dans l’accompagnement du programme.
Cette implication des acteurs territoriaux apparaît indispensable au regard des chiffres alarmants qui concernent la jeunesse togolaise.
Les données présentées par les promoteurs du projet révèlent des réalités préoccupantes : la persistance des grossesses en milieu scolaire, la faible connaissance du VIH chez les jeunes, la consommation importante d’alcool, de tabac et de drogues ainsi qu’une vulnérabilité accrue face aux infections sexuellement transmissibles.
Le phénomène des grossesses scolaires demeure particulièrement inquiétant. Plus de 2 000 cas sont enregistrés chaque année depuis quatre années consécutives dans les établissements du pays.
À cela s’ajoutent des comportements à risque observés chez les adolescents, notamment la précocité des rapports sexuels et la faible utilisation des moyens de protection.
Pour AIMES-AFRIQUE, ces défis nécessitent une mobilisation collective dépassant le seul cadre éducatif. D’où la volonté d’associer l’administration territoriale, les collectivités locales et les services déconcentrés de l’État afin de bâtir un véritable écosystème de protection des jeunes.
Déjà présente dans quinze pays, l’organisation entend ainsi renforcer sa vision : « Santé et Éducation pour tous en Afrique ».
Cette tournée nationale marque donc un tournant stratégique. Elle traduit la volonté des promoteurs du projet de territorialiser davantage leurs actions et de faire des gouvernorats des relais essentiels dans la construction d’une jeunesse plus responsable, mieux informée et davantage préparée aux défis de demain.
Un pari ambitieux qui pourrait, à terme, redessiner le paysage de l’éducation sanitaire au Togo.