Catégorie : Sports

  • Affaire Neveu : Akpovy présente ses excuses, le sélectionneur toujours muet !

    Affaire Neveu : Akpovy présente ses excuses, le sélectionneur toujours muet !

    Après son emportement contre un journaliste lors de la conférence de presse du 3 novembre, Patrice Neveu n’a toujours pas jugé utile de présenter personnellement ses excuses publiques. C’est le président de la Fédération togolaise de football (FTF), le Colonel Guy Kossi Akpovy, qui a dû monter au créneau pour tenter d’éteindre l’incendie. Une démarche qui soulève autant de questions qu’elle n’en résout.

    Le spectacle était déjà suffisamment embarrassant. Il aura fallu, en plus, que le président de la Fédération togolaise de football (FTF) vienne jouer les pompiers pour tenter de réparer les dégâts causés par le sélectionneur national. Au lendemain de la colère de Patrice Neveu contre le journaliste Espoir Gato, lors de la conférence de presse de présentation de la liste des Éperviers pour la double confrontation contre l’Algérie, une question demeure : où est passé le principal intéressé ?

    Alors que le technicien français s’est illustré par une réaction disproportionnée à une question pourtant légitime sur ses objectifs à la tête de la sélection nationale, aucune démarche publique personnelle de sa part n’est venue réparer l’affront. Pas un mot d’excuse adressé directement aux journalistes. Pas de déclaration pour reconnaître un éventuel dérapage. Pas davantage de geste public de contrition. En lieu et place, c’est le Colonel Guy Kossi Akpovy qui s’est retrouvé à porter la responsabilité institutionnelle de l’incident.

    Dans une déclaration adressée aux professionnels des médias, le président de la FTF a exprimé ses « sincères regrets » et présenté ses excuses à la corporation. Il a notamment rappelé que « la presse est un partenaire essentiel du football » et que les journalistes ont pleinement le droit de poser des questions, « même les plus dérangeantes ». Une mise au point qui sonne presque comme un rappel à l’ordre à l’endroit de son propre sélectionneur.

    Des excuses par procuration, mais qu’en est-il de leur sincérité ?

    La démarche du Colonel Akpovy peut être saluée sur le plan institutionnel. Il fallait bien que quelqu’un prenne ses responsabilités pour éviter que l’incident ne dégénère en une crise ouverte entre la FTF et les médias. Mais pourquoi Patrice Neveu n’a-t-il pas eu le courage de faire lui-même cet exercice élémentaire de responsabilité ? Pourquoi le président de la Fédération a-t-il dû se substituer à son sélectionneur pour lire une déclaration d’excuses ?

    Plus troublant encore, ces excuses peuvent-elles véritablement être considérées comme sincères lorsqu’elles ne sont pas accompagnées d’une reconnaissance personnelle de celui qui est directement à l’origine de l’incident ? Le Colonel Akpovy peut regretter la scène, déplorer les faits et demander pardon au nom de l’institution. Mais peut-il se repentir à la place de Patrice Neveu ? Peut-il garantir que le sélectionneur mesure réellement la portée de son comportement ?

    La présence du technicien dans cette séquence d’apaisement, rapportée par certains médias, ne saurait non plus tenir lieu d’excuses personnelles. Assister à une démarche de réparation n’est pas la même chose que l’assumer soi-même. Le silence de Neveu laisse ainsi un goût d’inachevé et donne le sentiment que l’institution cherche à protéger son entraîneur plutôt qu’à lui faire assumer pleinement ses actes.

    Un malaise de mauvais augure avant les Fennecs

    Cet épisode intervient à un moment particulièrement délicat. Les Éperviers s’apprêtent à affronter l’Algérie les 14 et 17 novembre prochains, dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027. Deux rendez-vous importants pour une sélection qui aspire à retrouver la phase finale de la compétition continentale après plusieurs années d’absence.

    Or, à quelques jours de ces échéances, le sélectionneur donne déjà des signes inquiétants de fébrilité dans sa relation avec son environnement. Si une simple question d’un journaliste sur ses objectifs peut provoquer une telle perte de contrôle, qu’en sera-t-il lorsque les résultats ne seront pas au rendez-vous ? Comment Patrice Neveu entend-il gérer la pression des supporters, les critiques de la presse et les interrogations légitimes sur ses choix techniques ?

    Le plus préoccupant est peut-être là. Un sélectionneur national doit pouvoir répondre aux questions, y compris celles qui dérangent, sans transformer une conférence de presse en scène de confrontation. La presse n’est ni son adversaire ni son ennemie. Elle a le droit d’interroger, de demander des comptes et d’évaluer les performances de l’équipe nationale.

    Le Colonel Akpovy a appelé à l’apaisement, au dialogue et à la mobilisation collective. Encore faut-il que cet appel soit entendu par celui qui a provoqué la tempête. Car on ne construit pas une union sacrée autour des Éperviers en laissant planer le doute sur la capacité du sélectionneur à reconnaître ses propres erreurs.

    À défaut d’excuses personnelles de Patrice Neveu, la déclaration présidentielle ressemble davantage à une opération de sauvetage institutionnel qu’à une véritable réconciliation. Et ce n’est certainement pas de cette manière que l’on prépare sereinement deux confrontations aussi importantes. Le malaise est désormais installé. Les prochains jours diront si le sélectionneur a compris la leçon ou si cet épisode n’est que le premier signe d’une collaboration déjà mal engagée avec son environnement.

  • Éperviers : Patrice Neveu perd-il déjà son sang-froid face au défi algérien ?

    Éperviers : Patrice Neveu perd-il déjà son sang-froid face au défi algérien ?

    À quelques jours de la double confrontation contre l’Algérie, le sélectionneur togolais s’est illustré par un accès de colère face à un journaliste. Au-delà de cet incident regrettable, ses déclarations sur l’objectif de la CAN 2027 soulèvent une sérieuse question de cohérence. La FTF a-t-elle vendu un projet que le technicien ne reconnaît plus ou Patrice Neveu cherche-t-il à se dérober à la pression des résultats ?

    La conférence de presse du mardi 3 novembre 2026, consacrée à la publication de la liste des Éperviers pour les deux prochaines journées des éliminatoires de la CAN 2027, a pris une tournure inattendue. Au lieu de se limiter aux choix sportifs et aux perspectives de la sélection togolaise, Patrice Neveu a offert un spectacle peu reluisant de son tempérament colérique.

    Tout est parti d’une question pourtant légitime d’un journaliste sur les objectifs qui lui ont été assignés à la tête de la sélection nationale. Visiblement agacé, le technicien français a expliqué que sa mission première n’était pas de qualifier le Togo pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations, mais de reconstruire une équipe compétitive. Une réponse qui a fait monter la tension dans la salle.

    Mais le plus préoccupant est intervenu après la clôture de la conférence. Toujours sous le coup de l’énervement, Patrice Neveu s’est dirigé vers le journaliste à l’origine de la question. Il a fallu l’intervention de membres de son staff et de confrères pour éviter que l’altercation verbale ne dégénère en confrontation physique.

    Un comportement difficilement compatible avec les responsabilités d’un sélectionneur national, censé incarner la maîtrise de soi, la discipline et le sang-froid, y compris dans les moments de tension. Une question se pose alors : Patrice Neveu a-t-il déjà peur du double défi qui l’attend face aux Fennecs d’Algérie au point de perdre ainsi ses nerfs devant une simple question de journaliste ?

    CAN 2027 : la FTF et Neveu ne racontent-ils plus la même histoire ?

    L’autre dimension de cette sortie concerne le fond de la réponse du sélectionneur. À son arrivée au Togo, en février 2026, Patrice Neveu avait été présenté comme l’homme chargé de remettre les Éperviers sur les rails et de conduire le pays vers la CAN 2027. Le discours officiel et les déclarations publiques du technicien avaient alors entretenu cette attente.

    Le 2 mars 2026, lors de la signature de son contrat de trois ans, Neveu avait lui-même été explicite : « Les autorités togolaises et le peuple togolais veulent aller à la CAN 2027, donc je veux y aller aussi », déclarait-il. Le 18 septembre, à l’occasion de la publication de sa liste pour les premières journées des éliminatoires, il enfonçait le clou : « Notre objectif, c’est d’aller à la CAN 2027 ».

    Certes, le ministère chargé des Sports a officiellement présenté sa mission essentielle comme celle de reconstruire une équipe solide et compétitive. Mais cette reconstruction devait-elle devenir un argument pour relativiser l’objectif de qualification ? Rien, dans les déclarations initiales du sélectionneur, ne permettait de penser que les deux ambitions étaient incompatibles.

    Dès lors, une interrogation mérite d’être posée : qui dit aujourd’hui la vérité ? La Fédération togolaise de football a-t-elle fait croire aux supporters que Patrice Neveu avait pour principale mission de qualifier le Togo à la CAN 2027, alors que son contrat ne lui assignait officiellement qu’un chantier de reconstruction ? Ou est-ce le technicien qui, sous le coup de la colère et face à la pression grandissante, semble désormais prendre ses distances avec une ambition qu’il avait pourtant publiquement faite sienne ?

    Face à l’Algérie, le révélateur des contradictions

    Le calendrier ne laisse pourtant aucune place à l’agitation. Les Éperviers doivent affronter les Fennecs le 14 novembre en Algérie, avant de les recevoir le 17 novembre à Lomé. Deux rendez-vous importants dans la campagne qualificative du groupe I, où figurent également la Zambie et le Burundi.

    La tâche s’annonce particulièrement difficile face à une sélection algérienne rompue aux grandes compétitions continentales. Mais c’est précisément dans ce genre de circonstances que le sélectionneur doit faire preuve de sérénité et transmettre de la confiance à ses joueurs.

    À ce stade, le football togolais a davantage besoin d’un entraîneur concentré sur ses choix tactiques et ses résultats que d’un technicien qui transforme une question de journaliste en affrontement personnel. La liberté de la presse implique aussi que les objectifs du sélectionneur puissent être interrogés.

    Patrice Neveu doit-il être jugé sur ses accès de colère ou sur ses résultats ? Les deux, certainement. Mais les supporters togolais sont en droit de savoir si la CAN 2027 demeure réellement l’ambition de leur sélectionneur. À moins que la reconstruction ne soit devenue, avant même les échéances décisives, un confortable paravent contre les exigences du résultat.

  • Face aux Fennecs, les Éperviers au pied du mur

    Face aux Fennecs, les Éperviers au pied du mur

    À l’occasion des 3e et 4e journées des éliminatoires de la CAN 2027, le Togo affrontera l’Algérie les 14 et 17 novembre prochains. Une double confrontation déterminante pour les hommes de Patrice Neveu, qui jouent déjà une partie de leur avenir dans la course à la qualification.

    Le calendrier ne laisse guère de répit aux Éperviers. En l’espace de quatre jours, la sélection togolaise devra se mesurer à deux reprises aux Fennecs d’Algérie, l’un des poids lourds du football continental. Le premier acte est prévu le 14 novembre au stade Hocine-Aït-Ahmed de Tizi Ouzou, à 19 heures GMT. Le match retour se disputera le 17 novembre au stade de Kégué, à Lomé, à 16 heures GMT.

    Deux rendez-vous qui s’annoncent particulièrement délicats pour Patrice Neveu et ses hommes. Après deux journées disputées dans le groupe I, le Togo occupe la troisième place avec trois points, derrière l’Algérie, leader avec quatre unités, et la Zambie, également créditée de trois points mais mieux classée. Le Burundi ferme la marche avec un point.

    Les Éperviers avaient pourtant réussi leur entrée en matière en dominant le Burundi (1-0), le 25 septembre à Kégué, avant de connaître un coup d’arrêt à Ndola face à la Zambie (0-2), quatre jours plus tard. Cette double confrontation contre l’Algérie représente donc une occasion de se relancer, mais aussi un risque de décrochage en cas de mauvais résultats. Avec deux places qualificatives pour la phase finale, chaque point pèsera lourd.

    Une sélection élargie, des choix déterminants

    Pour préparer ces deux échéances, Patrice Neveu a dévoilé le 27 octobre une pré-liste de 31 joueurs, répartis entre quatre gardiens, douze défenseurs, huit milieux de terrain et sept attaquants. Une sélection élargie qui traduit la volonté du technicien français de disposer de plusieurs alternatives.

    Plusieurs cadres figurent dans ce groupe, notamment le capitaine Djéné Dakonam, Kevin Denkey, Kodjo Fo-Doh Laba, Karim Dermane et Thibault Klidjé. Le retour de certains profils et la présence de joueurs évoluant dans différents championnats européens et africains offrent des possibilités supplémentaires au sélectionneur.

    L’attention se porte également sur Lilian Brassier, défenseur de l’Eintracht Francfort. Sa présence dans la pré-liste constitue l’une des principales nouveautés. S’il est confirmé dans le groupe définitif et prend part à la rencontre, il pourrait apporter une option supplémentaire à la défense togolaise.

    Le secteur offensif dispose, pour sa part, de plusieurs arguments avec Denkey, Laba, Klidjé et Yaw Annor. Reste à transformer ce potentiel en efficacité devant les buts. Face à une équipe algérienne expérimentée, la discipline défensive, la maîtrise du milieu de terrain et le réalisme offensif seront indispensables.

    Le spectre d’une longue absence de la CAN

    Au-delà du classement, l’enjeu est aussi historique. Le Togo n’a plus participé à une phase finale de la Coupe d’Afrique des nations depuis 2017. Dix ans après cette dernière apparition, les Éperviers courent toujours derrière un retour sur la scène continentale.

    Cette longue absence commence à peser sur les attentes des supporters. La CAN 2027, organisée conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda, représente une nouvelle occasion de renouer avec une compétition que le football togolais connaît bien, mais dont il est absent depuis plusieurs éditions.

    Pour y parvenir, il faudra négocier intelligemment les deux confrontations contre les Fennecs. Un résultat positif à Tizi Ouzou avant de recevoir l’Algérie à Kégué pourrait considérablement relancer les ambitions togolaises. À l’inverse, deux contre-performances compliqueraient sérieusement la suite du parcours.

    Patrice Neveu et ses joueurs sont donc attendus au tournant. Le temps des promesses doit désormais laisser place aux résultats. Car pour le Togo, l’objectif ne saurait être simplement de rivaliser avec l’Algérie, mais bien de retrouver enfin le rendez-vous continental.

  • CAN : le retour au rythme biennal, un camouflet pour Infantino ?

    CAN : le retour au rythme biennal, un camouflet pour Infantino ?

    Après avoir envisagé de faire passer la Coupe d’Afrique des nations à une périodicité de quatre ans, la CAF a finalement rétabli le rendez-vous biennal. Un revirement qui relance les interrogations sur les rapports de force entre les dirigeants du football africain et le président de la FIFA, Gianni Infantino.

    La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement fait marche arrière. Réuni le jeudi 29 octobre 2026, son Comité exécutif a décidé à l’unanimité de rétablir l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) tous les deux ans. Une décision qui met un terme, du moins pour le moment, à un projet de réforme qui avait provoqué de vives réactions sur le continent et alimenté les soupçons d’une influence excessive de la FIFA sur les choix du football africain.

    La décision initiale avait été annoncée en décembre 2025 par le président de la CAF, Patrice Motsepe. Selon cette nouvelle programmation, la CAN devait abandonner son traditionnel rythme biennal pour se tenir tous les quatre ans à partir de 2028. Cette orientation, défendue depuis plusieurs années par Gianni Infantino, président de la FIFA, était présentée comme un moyen de réorganiser le calendrier international et de permettre la création d’une Ligue des nations africaine.

    Mais cette réforme était loin de faire l’unanimité. Plusieurs acteurs du football africain y voyaient une remise en cause de l’identité de la compétition phare du continent, mais également une menace pour les revenus commerciaux, la visibilité des sélections nationales et les perspectives de développement du football africain.

    Une réforme abandonnée sous la pression des fédérations ?

    Le revirement de la CAF intervient dans un contexte particulier. Lors de la conférence stratégique organisée au Cap-Vert du 7 au 9 octobre, Patrice Motsepe avait déjà laissé entrevoir un changement de position. Il avait alors reconnu que le retour à une CAN tous les deux ans était à l’étude. Le président de la CAF avait également tenu à préciser que son organisation ne recevait pas d’instructions de la FIFA ou de l’UEFA. Une déclaration qui semblait répondre aux critiques suscitées par la réforme initiale.

    Dans son communiqué du 29 octobre, la CAF justifie essentiellement son revirement par des considérations économiques. L’instance estime notamment que la nouvelle Ligue des nations africaine, censée compenser la perte de revenus liée à la réduction de la fréquence de la CAN, aurait besoin de plusieurs années avant de générer des ressources financières suffisamment importantes. En attendant, le football africain ne pouvait se permettre de compromettre ses capacités de financement et de développement.

    Toutefois, derrière cet argument économique, une autre lecture mérite d’être examinée : celle des rapports de force au sommet du football mondial. Le retour au rythme biennal n’est-il pas aussi le résultat de pressions exercées par certains dirigeants africains sur Gianni Infantino ? La question se pose d’autant plus que le patron de la FIFA traverse une période délicate, marquée par plusieurs controverses autour de sa gouvernance et de ses projets de réforme.

    En août 2026, la BBC révélait que le projet controversé de création de la structure FIFA Forward Enterprise, destiné à ouvrir davantage les investissements des compétitions mondiales à des investisseurs privés, avait été abandonné face aux oppositions rencontrées. Dans le même contexte, le Comité exécutif de la CAF avait réaffirmé à l’unanimité son soutien à Infantino. Plusieurs responsables de fédérations africaines avaient également exprimé publiquement leur appui au dirigeant italo-suisse, dont certains n’ont pas caché leur souhait de le voir reconduit à la tête de l’instance mondiale en 2027.

    Dès lors, le calendrier de la CAN pourrait-il être devenu un sujet de négociation, même indirecte, entre les deux instances ? Il serait hasardeux d’affirmer que le retour à la périodicité biennale constitue une contrepartie au soutien africain à Infantino. Aucun élément public ne permet, à ce stade, d’établir un tel arrangement. Mais la proximité des deux événements, les prises de position des dirigeants africains et l’importance du poids électoral des 54 associations membres de la CAF dans les scrutins de la FIFA alimentent inévitablement les interrogations.

    Infantino peut-il encore dicter le tempo ?

    Le soutien africain représente un enjeu non négligeable pour Gianni Infantino, dont la réélection en 2027 se prépare dans un environnement où sa gouvernance fait l’objet de critiques. Les 54 associations membres de la CAF constituent un bloc électoral important au sein des 211 fédérations affiliées à la FIFA. Leur position peut donc peser dans les équilibres politiques de l’organisation mondiale.

    En rétablissant la CAN tous les deux ans, la CAF donne ainsi le sentiment de vouloir reprendre la maîtrise de son calendrier et de défendre les intérêts économiques et sportifs du continent. Reste à savoir si cette décision traduit uniquement une correction stratégique ou si elle révèle également les limites de l’influence d’Infantino sur les choix de l’instance africaine.

    Une chose est certaine : après avoir suscité une vive controverse, le projet de CAN quadriennale n’aura pas résisté à la contestation. Et cette volte-face intervient à un moment où les alliances et les soutiens deviennent particulièrement importants dans la perspective de la prochaine élection à la présidence de la FIFA.

    La CAF confirme la CAN 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Les éditions suivantes sont annoncées pour 2028, 2031 et 2033, en tenant compte notamment de la Coupe du monde 2030.

  • TENNIS DE TABLE : LE TOGO S’ARRÊTE EN QUARTS DE FINALE

    TENNIS DE TABLE : LE TOGO S’ARRÊTE EN QUARTS DE FINALE

    La sélection togolaise quitte les Championnats d’Afrique de tennis de table sans atteindre le dernier carré. Entre l’épreuve par équipes, le double messieurs et le simple, les pongistes togolais ont été confrontés à une forte opposition continentale.

    Par équipes, l’Algérie fait barrage

    L’aventure togolaise s’est achevée en quarts de finale de l’épreuve par équipes, après une défaite face à l’Algérie.

    En double, une paire égyptienne trop forte

    Associés en double messieurs, Elias AGBODJAN et Abdourazaq SOUFIANOU n’ont pas réussi à franchir le cap des quarts de finale. Ils ont été éliminés par une paire égyptienne.

    Des résultats contrastés en simple

    En simple messieurs, les représentants togolais n’ont pas réussi à se qualifier pour la suite de la compétition. Sédik TCHAGOLE et Elias AGBODJAN ont chacun enregistré une victoire contre deux défaites en phase de groupes. Abdourazaq SOUFIANOU, de son côté, a terminé cette étape avec trois défaites.

    Malgré ces résultats, cette participation aura permis aux athlètes togolais de se mesurer à l’élite africaine et d’acquérir une expérience précieuse pour les prochaines échéances.

    Le parcours s’arrête ici, mais le défi reste entier : poursuivre les efforts pour renforcer le tennis de table togolais et améliorer ses performances sur la scène continentale.

    Soutenons nos pongistes et continuons à faire grandir le tennis de table togolais !

  • Football togolais : Samuel Ekoé Galé, une compétence à valoriser avant qu’il ne soit trop tard?

    Éliminés dès le premier tour des qualifications pour la CAN U23 par la Libye, les Éperviers espoirs relancent le débat sur les choix techniques de la Fédération togolaise de football (FTF). Au moment où Samuel Ekoé Galé rejoint le cercle des détenteurs de la prestigieuse licence UEFA Pro, le Togo peut-il continuer à regarder ailleurs sans examiner sérieusement les compétences dont il dispose ?

    Le football togolais n’a peut-être pas besoin de chercher systématiquement son salut à l’extérieur. Il lui faut aussi apprendre à reconnaître, évaluer et promouvoir ses propres compétences. L’élimination des Éperviers U23 face à la Libye, le 6 octobre dernier, donne une nouvelle actualité à cette question.

    Au match aller, disputé le 30 septembre à Lomé, les hommes de Kader Coubadja-Touré avaient concédé un nul (1-1). Au retour, ils se sont inclinés 3-1 à Benina, en Libye, quittant ainsi prématurément la course à la CAN U23, qualificative pour les Jeux olympiques de 2028.

    Cette nouvelle désillusion ne suffit pas, à elle seule, à condamner un entraîneur. Mais elle impose un bilan sans complaisance : objectifs atteints ou non, qualité du jeu proposé, gestion des rencontres, progression des joueurs et capacité du staff à corriger les insuffisances. Le maintien d’un technicien à la tête d’une sélection ne devrait jamais relever de l’habitude ou de la seule notoriété acquise comme joueur.

    Samuel Ekoé Galé, un profil qui mérite d’être examiné

    Pendant que le débat se poursuit au Togo, Samuel Ekoé Galé a franchi une étape importante de sa carrière. En novembre 2025, le technicien germano-togolais a obtenu la licence UEFA Pro, la plus haute certification d’entraîneur délivrée par l’instance européenne. Il a notamment dirigé Kotoko de Lavié et l’AS OTR, après plusieurs expériences dans le football européen.

    Ce diplôme ne garantit pas automatiquement le succès à la tête d’une sélection nationale. Le métier de sélectionneur exige également une expérience adaptée, une capacité à fédérer un groupe, une bonne lecture des matchs et une maîtrise des contraintes propres aux compétitions internationales. Mais cette qualification constitue un atout sérieux qui mérite d’être pris en considération.

    Le parcours de Galé soulève ainsi une interrogation légitime : quelle place la FTF entend-elle réserver aux entraîneurs togolais disposant de qualifications de haut niveau ?

    Le cas de Desmond Offei, membre du staff technique des Black Stars aux côtés de Carlos Queiroz, est également révélateur. La Fédération ghanéenne de football a confirmé sa présence auprès du sélectionneur portugais en avril 2026.

    Desmond Offei et Samuel Ekoé Galé sont présentés comme des promotionnaires. Cette proximité de parcours, si elle est confirmée par les intéressés, ne signifie pas qu’ils possèdent nécessairement la même expérience ni les mêmes compétences. Elle invite toutefois à réfléchir aux possibilités offertes aux techniciens africains et à la manière dont les fédérations valorisent leurs ressources humaines.

    Pourquoi un technicien africain peut-il participer à l’encadrement d’une sélection majeure tandis que d’autres, dans leur propre pays, peinent à accéder aux responsabilités les plus élevées ? La question mérite mieux qu’une réponse fondée sur les habitudes ou les préjugés.

    Les entraîneurs expatriés ne doivent pas bénéficier d’un privilège automatique

    Le problème n’est pas de recruter des entraîneurs étrangers. Leur expérience internationale peut être précieuse et leur apport bénéfique. Le problème commence lorsque la nationalité ou la réputation d’un technicien devient un argument suffisant, sans examen rigoureux de ses méthodes, de ses résultats et de sa capacité à répondre aux besoins du football togolais.

    Le temps où l’on pouvait se contenter de reproduire les mêmes recettes sans tenir compte de l’évolution du jeu est révolu. L’analyse vidéo, les statistiques, le suivi individualisé des performances, les outils numériques et les nouvelles méthodes de préparation ont profondément transformé le travail des staffs techniques.

    L’âge d’un entraîneur ne constitue ni une faiblesse ni une garantie de compétence. Ce qui compte, c’est sa capacité à se former, à comprendre les évolutions du football et à les traduire en résultats sur le terrain.

    Dans ce contexte, les techniciens togolais disposant de diplômes reconnus devraient être évalués selon les mêmes exigences que les candidats étrangers. Leur confier des responsabilités ne devrait être ni un geste de complaisance ni une faveur patriotique, mais le résultat d’une sélection fondée sur les qualifications, l’expérience, la vision du jeu et les objectifs assignés.

    La question mérite d’autant plus d’attention que le Togo compte plusieurs entraîneurs de haut niveau. Samuel Ekoé Galé, Nibombé Daré et Afizou Traoré figurent parmi les techniciens togolais présentés comme détenteurs de la licence UEFA Pro. D’autres entraîneurs disposent de qualifications reconnues par la CAF, à l’image de Jonas Kokou Komla, titulaire de la licence A CAF.

    Le pays dispose donc de profils diversifiés. Encore faut-il les identifier, les accompagner et leur permettre de concourir pour les postes correspondant à leurs compétences.

    La réglementation de la CAF impose aussi d’anticiper

    La question de la qualification des entraîneurs dépasse le seul débat sur les résultats. La CAF a rappelé les nouvelles exigences de certification applicables aux clubs et aux sélections nationales. Pour les entraîneurs déjà en poste, titulaires d’un contrat antérieur à l’introduction des nouvelles règles mais ne disposant pas de la licence requise, une période transitoire couvre les saisons 2025-2026 et 2026-2027. Les nouvelles nominations ne bénéficient pas automatiquement de cette dérogation.

    Cette échéance doit inciter les responsables togolais à préparer leurs choix plutôt qu’à attendre une difficulté administrative ou sportive. Il serait peu judicieux de découvrir au dernier moment qu’un profil ne répond pas aux exigences réglementaires.

    Mais la mise en conformité ne doit pas devenir une simple formalité. Elle peut être l’occasion de bâtir une véritable politique technique : formation continue, identification des talents, évaluation des sélectionneurs, intégration des outils modernes et définition d’objectifs précis pour chaque catégorie.

    Pour les Éperviers U23, la récente élimination appelle donc une analyse approfondie. Faut-il maintenir Kader Coubadja-Touré, réorganiser son staff ou envisager une autre option ? La décision appartient aux instances compétentes, mais elle devrait être éclairée par un bilan sportif transparent et une comparaison sérieuse des profils disponibles.

    Préparer demain plutôt que subir les échecs

    Le Togo ne peut pas prétendre reconstruire durablement son football en se limitant à des décisions prises dans l’urgence. Les sélections de jeunes constituent un espace essentiel de développement, aussi bien pour les joueurs que pour les entraîneurs appelés à prendre davantage de responsabilités.

    La FTF gagnerait à établir une cartographie de ses techniciens, de leurs diplômes, de leurs expériences et de leurs domaines de compétence. Elle pourrait ainsi constituer un vivier de sélectionneurs et d’adjoints capables d’intervenir dans les différentes catégories nationales, selon des critères clairement établis.

    Samuel Ekoé Galé doit-il diriger demain une sélection nationale ? La réponse ne peut être automatique. Son profil mérite toutefois d’être examiné sans préjugé, comme celui de tout technicien dont les qualifications et le parcours correspondent aux exigences du poste.

    Le véritable enjeu n’est donc pas de choisir entre Togolais et expatriés. Il est de sortir d’une logique dans laquelle les compétences locales risquent d’être sous-estimées avant même d’avoir été évaluées.

    Le football togolais a besoin d’une vision, d’une méthode et d’une politique cohérente de développement des entraîneurs. Les éliminations successives ne doivent pas seulement nourrir les critiques : elles doivent aussi conduire à revoir les pratiques, à mieux préparer la relève et à faire confiance aux compétences qui ont fait leurs preuves.

    Le moment est venu de préparer l’avenir. Non pas en nommant un entraîneur sur la seule base de son passeport, mais en donnant à chaque technicien qualifié, togolais ou étranger, une chance équitable de démontrer ce qu’il peut apporter aux Éperviers.

  • CAN 2027 : de l’espoir de Kégué aux vieux démons de Ndola, le Togo rechute

    CAN 2027 : de l’espoir de Kégué aux vieux démons de Ndola, le Togo rechute

    Après avoir lancé sa campagne par une courte victoire contre le Burundi à Lomé, le Togo a rapidement retrouvé ses mauvaises habitudes en Zambie. Battus 2-0 à Ndola, les Éperviers ont montré que le succès de Kégué ne suffisait pas encore à effacer les fragilités qui accompagnent l’équipe depuis plusieurs années.

    Il aura donc fallu seulement quatre jours pour que l’enthousiasme retombe. Vendredi 25 septembre, le Togo avait ouvert les éliminatoires de la CAN 2027 par une victoire 1-0 contre le Burundi au stade de Kégué. Un succès étriqué, mais suffisamment précieux pour rallumer une petite flamme autour d’une sélection en reconstruction sous Patrice Neveu. Mardi 29 septembre, à Ndola, cette flamme a vacillé.

    Face à la Zambie, les Éperviers se sont inclinés 2-0 au Levy Mwanawasa Stadium. Albert Kangwanda a frappé dès la 2e minute, avant qu’Eliya Mandanji ne scelle le sort de la rencontre dans le temps additionnel, à la 90e+5.

    Entre les deux rencontres, le contraste est saisissant. À Lomé, le Togo avait donné l’image d’une équipe capable de résister, de défendre son avantage et de s’appuyer sur l’énergie de son public. À Ndola, il a surtout donné celle d’une sélection encore prisonnière de ses vieux réflexes.

    Kégué avait pourtant rallumé l’espoir

    Le succès contre le Burundi avait été accueilli comme davantage que trois points. Dans un contexte où les Éperviers cherchent depuis longtemps à retrouver une place parmi les grandes nations africaines, cette entrée en matière avait nourri l’espoir d’un nouveau départ.

    Karim Dermane avait inscrit l’unique but de la rencontre à la 17e minute, avant que le Togo ne s’accroche à son avantage jusqu’au coup de sifflet final. La sélection avait souffert en seconde période, mais elle avait tenu. Le gardien Malcolm Barcola avait notamment dû s’employer, tandis que le public de Kégué poussait derrière son équipe.

    Il y avait donc matière à croire que quelque chose avait changé. Pas encore dans le jeu, qui restait perfectible, mais au moins dans l’attitude et la capacité à gérer un résultat.

    Patrice Neveu lui-même avait reconnu que cette victoire constituait un apport important pour la confiance du groupe. Mais le sélectionneur avait aussi prévenu : Ndola serait un contexte totalement différent, notamment sans le soutien du public togolais qui avait joué un rôle important à Kégué.

    La mise en garde était finalement prémonitoire.

    À Ndola, le scénario des vieux démons

    Le premier problème est apparu presque immédiatement. Deux minutes. C’est le temps qu’il a fallu à Albert Kangwanda pour donner l’avantage aux Chipolopolo. Un but précoce qui a placé le Togo dans une situation qu’il connaît malheureusement bien : courir après le score, loin de ses bases, face à une équipe portée par son public.

    La réaction togolaise n’a pourtant pas été inexistante. Les statistiques disponibles montrent même que les Éperviers ont davantage eu le ballon et ont tenté davantage de frappes : 61,1 % de possession et 12 tirs contre 11 pour la Zambie. Mais cette domination statistique n’a pas débouché sur une véritable menace offensive. Le Togo n’a cadré qu’une seule tentative, contre quatre pour son adversaire.

    C’est là que se situe probablement l’une des principales leçons de cette défaite : avoir le ballon ne signifie pas maîtriser un match.

    Le Togo a eu la possession, mais pas suffisamment de tranchant. Il a circulé, mais sans réellement déséquilibrer la défense zambienne. Kévin Denkey, Charles Abi, Karim Dermane et leurs partenaires ont eu du mal à transformer les séquences de possession en occasions franches.

    Puis, alors que l’espoir d’une égalisation subsistait, la Zambie a porté le coup de grâce dans les dernières secondes. Eliya Mandanji a inscrit le deuxième but à la 90e+5 minute.

    Le symbole est cruel : le Togo avait besoin de tenir, de pousser et de croire jusqu’au bout. C’est finalement la Zambie qui a mieux maîtrisé les moments décisifs.

    Une victoire à Kégué ne pouvait pas tout effacer

    Il serait toutefois excessif de réduire cette défaite à un simple retour à la case départ. Le Togo est une équipe en reconstruction, et Patrice Neveu ne l’a jamais caché. Avant le déplacement à Ndola, le technicien français parlait lui-même d’une équipe en reconstruction et insistait sur la nécessité de répondre au défi physique zambien par le jeu.

    Mais cette reconstruction ne pourra pas éternellement servir d’explication aux mêmes insuffisances.

    Le problème révélé à Ndola dépasse le résultat brut. Il concerne la capacité des Éperviers à reproduire à l’extérieur ce qu’ils montrent par séquences à domicile. À Kégué, le public avait donné de l’énergie à l’équipe. À Ndola, les joueurs devaient trouver cette énergie en eux-mêmes. Or, dès que la Zambie a marqué très tôt, le Togo a semblé perdre une partie de sa maîtrise.

    C’est précisément là que les vieux démons réapparaissent : difficulté à réagir après avoir encaissé, manque d’efficacité offensive, possession stérile et incapacité à transformer les temps forts en buts.

    Le Togo quitte donc Ndola avec trois points sur six après deux journées. Une victoire et une défaite. Le bilan comptable n’est pas encore rédhibitoire, mais la manière impose déjà une remise en question.

    Le succès contre le Burundi avait fait naître l’espoir d’un nouveau chapitre. La défaite contre la Zambie rappelle, elle, que changer d’entraîneur, renouveler certains joueurs ou afficher de nouvelles ambitions ne suffit pas.

    Les fantômes du passé ne disparaissent pas après une seule victoire. Ils sont chassés par la régularité, la maîtrise, l’efficacité et surtout la capacité à reproduire les bonnes performances loin de Lomé.

    À Ndola, les Éperviers ont manqué ce rendez-vous. La prochaine étape sera désormais de démontrer que cette rechute n’est qu’un faux pas et non le retour durable des vieilles habitudes.

  • CAN 2027 : la Côte d’Ivoire frappe fort, le Cameroun assure, la Tunisie cale

    CAN 2027 : la Côte d’Ivoire frappe fort, le Cameroun assure, la Tunisie cale

    La course à la qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2027 est officiellement lancée. Pour cette première soirée, plusieurs cadors ont réussi leur entrée, à l’image de la Côte d’Ivoire et du Cameroun. La Tunisie, en revanche, a été tenue en échec à domicile par l’Ouganda.

    Les premiers résultats des qualifications pour la CAN 2027 ont livré une soirée riche en buts et en enseignements. Plusieurs sélections africaines ont déjà marqué leur territoire, tandis que d’autres devront rapidement réagir pour ne pas compromettre leur parcours.

    La Côte d’Ivoire et le Cameroun réussissent leur entrée

    Dans le groupe C, la Côte d’Ivoire a réalisé l’une des performances les plus remarquées de la soirée en dominant le Ghana sur le score de 2-0. Les Ivoiriens ont fait la différence grâce à Yalcouyé, avant que Franck Kessié ne scelle le succès sur penalty. Une entrée en matière convaincante pour les Éléphants face à un adversaire ghanéen qui n’a pas réussi à trouver la faille.

    Dans le groupe G, le Cameroun a également tenu son rang. Les Lions indomptables se sont imposés 3-1 devant les Comores. Bryan Mbeumo et Namaso figurent notamment parmi les buteurs camerounais. Une victoire qui permet au Cameroun de prendre immédiatement position dans la course à la qualification.

    Dans le même groupe, la Namibie a dominé le Congo sur la plus petite des marges (1-0).

    La RD Congo démarre fort, la Tunisie freinée

    La RD Congo a, elle aussi, parfaitement lancé sa campagne dans le groupe E. Les Léopards ont pris le meilleur sur la Guinée équatoriale (2-0), avec notamment des réalisations de Chancel Mbemba et Yoane Wissa. Dans l’autre rencontre du groupe, le Zimbabwe a arraché une victoire spectaculaire face à la Sierra Leone (3-2).

    La Mauritanie a également connu une entrée réussie dans le groupe F en venant à bout de la Centrafrique (3-1).

    La principale surprise de la soirée est venue du groupe H. À domicile, la Tunisie n’a pas réussi à prendre les trois points face à l’Ouganda. Les deux équipes se sont séparées sur un score de parité (1-1), un résultat qui laisse les Tunisiens avec une marge de manœuvre réduite pour la suite de la campagne. Dans l’autre rencontre du groupe, la Libye et le Botswana ont également livré un match prolifique, conclu sur le score de 2-2.

    Avec ces premiers résultats, la bataille pour les places qualificatives est déjà lancée. Les prochaines journées permettront de mesurer la capacité des différentes sélections à confirmer leurs ambitions et à prendre une option sérieuse sur la CAN 2027.

  • Éperviers : le bus est neuf, le mal est ancien

    Éperviers : le bus est neuf, le mal est ancien

    À une semaine de la réception du Burundi et à onze jours du déplacement en Zambie, la Fédération togolaise de football (FTF) s’offre une séquence communication autour d’un nouveau bus destiné aux Éperviers. Annoncé début septembre par le président de la FTF, le colonel Guy Akpovy, le véhicule devait mettre fin à plusieurs années de location de cars pour la sélection nationale.

    La livraison annoncée ce vendredi 18 septembre intervient pourtant à un moment pour le moins curieux. Les Éperviers entrent dans une période où l’essentiel devrait être ailleurs : la préparation des deux premières journées des éliminatoires de la CAN 2027. Le Togo reçoit le Burundi le 25 septembre à Kégué, avant de se rendre quatre jours plus tard à Ndola pour affronter la Zambie.

    Quand le bus devient l’événement

    Certes, disposer enfin d’un véhicule propre à la sélection constitue une amélioration logistique. Le confort et les conditions de déplacement des joueurs ne sont pas à négliger. Mais fallait-il en faire quasiment un événement à quelques jours de deux rendez-vous sportifs aussi importants ?

    La question mérite d’être posée. Car à force de mettre en avant les accessoires autour de l’équipe nationale, le risque est de donner l’impression que le football togolais se satisfait davantage de ses symboles que de ses résultats.

    Plus étonnant encore : le design du véhicule laisse une impression de déjà-vu. À regarder les motifs retenus, difficile de ne pas penser au bus des Guépards du Bénin. La sélection béninoise avait déjà été dotée d’un bus aux couleurs et à l’identité visuelle fortement travaillées, notamment celui remis à la Fédération béninoise de football en 2023.

    Si l’objectif était de donner une identité forte au nouveau bus des Éperviers, on pouvait donc attendre davantage d’originalité. Pourquoi reproduire des codes visuels déjà vus chez le voisin béninois au lieu de chercher une signature propre au football togolais ?

    Un bus ne marque pas de buts

    Il faut surtout rappeler une évidence : un bus, aussi neuf et rutilant soit-il, ne gagne pas un match.

    Le Togo reste placé dans un groupe comprenant l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Les deux premiers de la poule accéderont à la phase finale de la CAN 2027.

    Or, depuis plusieurs campagnes, les Éperviers ont accumulé les rendez-vous manqués avec les grandes compétitions. La nouvelle campagne ne pardonnera probablement pas les approximations.

    Le véritable enjeu n’est donc ni la carrosserie, ni les motifs, ni la couleur du bus. Il est à Kégué, puis à Ndola. C’est là que se mesurera la valeur du chantier annoncé autour des Éperviers.

    À force de soigner la vitrine sans garantir le contenu, tout donne malheureusement le sentiment que le football togolais prépare encore une fois son décor… pour assister ensuite, impuissant, à une nouvelle non-qualification pour la CAN.

  • Maquis Bar Sacré Rose : à Nukafu, la passion de la cuisine se déguste !

    Maquis Bar Sacré Rose : à Nukafu, la passion de la cuisine se déguste !

    À Nukafu, derrière la station d’essence T-Oil et à quelques encablures du marché, une adresse mérite le détour : le Maquis Bar Sacré Rose. Créé il y a quatre ans, l’établissement s’est progressivement imposé comme un espace convivial où boissons, cuisine africaine et bonne ambiance se rencontrent.

    Une cuisine généreuse aux saveurs africaines

    Au Sacré Rose, les amateurs de bonne chère ont de quoi satisfaire leurs envies. La carte fait la part belle aux classiques de la cuisine africaine avec notamment des poissons et poulets braisés, des omelettes, des boulettes ainsi que différentes préparations à base de viande de bœuf. Les clients peuvent également se laisser tenter par de l’atchèkè, sans oublier des mets particulièrement appréciés comme la tête et la queue de bœuf.

    Côté boissons, l’établissement propose également des boissons et liqueurs faites maison, de quoi accompagner agréablement les différents plats proposés.

    Sacré Rose, une passion devenue métier

    Derrière cette aventure se trouve Secramonto Rosemonde, affectueusement appelée Sacré Rose. Ancienne employée d’Ecobank aujourd’hui à la retraite, elle a choisi de consacrer une nouvelle étape de sa vie à une passion qui lui tient particulièrement à cœur : la cuisine.

    Cette reconversion lui permet de mettre son savoir-faire et son goût pour la gastronomie au service des clients. Le Maquis Bar Sacré Rose travaille par ailleurs avec plusieurs institutions, notamment Gozem, renforçant ainsi son ancrage dans son environnement professionnel.

    Ouvert tous les jours, sauf le dimanche, le Maquis Bar Sacré Rose accueille sa clientèle le dimanche de 13 heures à 23 heures. Pour un repas africain généreux, une boisson faite maison ou simplement un moment de détente entre proches, Sacré Rose entend bien rester une adresse incontournable de Nukafu.

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