À Agoènyivé, un club est en train de changer de dimension. Derrière la progression de JCA se trouve un homme dont l’investissement a profondément transformé les ambitions du club : Daniel Kokou Agbeko. Novice dans le monde du football, le dirigeant a pourtant mis les moyens pour permettre à JCA de franchir un cap et de se rapprocher de l’élite togolaise.
Daniel Kokou Agbeko, le pari d’un novice
Lorsqu’il s’engage aux côtés de JCA, Daniel Kokou Agbeko n’a pas forcément le profil classique du dirigeant chevronné du football. Mais son manque d’expérience dans le milieu n’a visiblement pas constitué un frein. Il a investi, structuré et accompagné le club avec une ambition claire : faire de JCA une formation capable de rivaliser avec les meilleures.
Les résultats commencent à donner du crédit à ce pari. JCA s’est hissé jusqu’aux play-offs, étape décisive pour une formation qui ambitionne de rejoindre l’élite. Cette qualification n’est pas le fruit du hasard. Elle récompense un travail et des investissements consentis au fil du temps.
Agbeko apparaît ainsi comme le grand artisan de ce renouveau. Son mérite est d’autant plus important qu’il a accepté de prendre des risques dans un environnement où investir dans le football ne garantit ni retour immédiat ni reconnaissance.
Une accession à l’élite loin d’être une formalité
Au Togo, atteindre la D1 reste une véritable épreuve. La qualité sportive ne suffit pas toujours à garantir une accession. Le parcours est souvent jalonné de difficultés administratives, financières, organisationnelles et sportives qui rendent la marche vers l’élite particulièrement complexe.
Le dernier match de JCA contre Abou Ossé a d’ailleurs suscité des interrogations. Certains épisodes de la rencontre ont paru pour le moins troublants et alimentent les commentaires dans l’environnement du club. Sans préjuger des responsabilités ni tirer de conclusions définitives en l’absence d’éléments établis, ces faits posent une question plus large : dans quelles conditions les clubs méritants peuvent-ils réellement accéder à l’élite ?
La question mérite d’être posée alors que JCA se trouve désormais aux portes de la D1. Les « faiseurs de rois », ces acteurs capables d’influencer le destin sportif des clubs, laisseront-ils finalement le club phare d’Agoènyivé aller jusqu’au bout de son rêve ?
L’année ou jamais pour JCA ?
Une chose est certaine : JCA n’est plus le même club. Le projet porté par Daniel Kokou Agbeko lui a permis de franchir plusieurs paliers et de s’offrir une occasion historique. Désormais, le club doit transformer cette dynamique en accession.
Pour Agbeko comme pour toute la communauté d’Agoènyivé, l’enjeu dépasse une simple montée de division. Il s’agit de concrétiser plusieurs années d’efforts et d’investissements. Les play-offs constituent donc un rendez-vous capital.
Tout porte à croire que 2026 est l’année ou jamais pour JCA. Le club est suffisamment proche du sommet pour ne plus se contenter de rêver. Reste maintenant à savoir si, sur le terrain comme en dehors, toutes les conditions seront réunies pour que le projet porté par Daniel Kokou Agbeko connaisse son aboutissement : une place dans l’élite du football togolais.
Cinq mois après la naissance de son deuxième enfant, Clarisse Agbegnenou a réussi son retour à la compétition en décrochant, samedi 29 août, la médaille de bronze au Grand Slam de Lausanne.
La Française, d’origine togolaise, n’a pas retrouvé directement l’or, mais elle a confirmé qu’elle reste une sérieuse prétendante au plus haut niveau. Engagée dans sa catégorie des -63 kg, la sextuple championne du monde a remporté quatre de ses cinq combats disputés sur les tatamis suisses.
Son parcours s’est arrêté en demi-finale face à la Polonaise Angelika Szymanska, vice-championne du monde 2024. Battue sur un simple yuko à dix secondes de la fin, Agbegnenou a reconnu une « grosse » frustration, tout en préférant retenir les enseignements de cette première sortie.
La médaillée olympique a notamment marqué les esprits en quarts de finale en dominant la Néerlandaise Joanne van Lieshout, championne d’Europe en titre et championne du monde 2024. En petite finale, elle a pris sa revanche sur la Tchèque Renata Zachová.
À 33 ans, Agbegnenou regarde déjà vers ses prochains défis. Elle vise une septième couronne mondiale à Bakou, en octobre, avant de rêver d’un nouveau titre olympique à Los Angeles en 2028.
Déjà mère d’un premier enfant après les Jeux de Tokyo, la judoka avait effectué un retour similaire cinq mois après son accouchement, avant de décrocher un sixième titre mondial onze mois plus tard. À Lausanne, elle démontre une nouvelle fois que maternité et sport de très haut niveau peuvent se conjuguer.
Les Éperviers connaissent désormais leurs deux premiers rendez-vous sur la route de la CAN 2027. Face au Burundi à Lomé, puis à la Zambie à Ndola, Patrice Neveu joue déjà une partie importante de son pari : ramener le Togo à une phase finale continentale après une décennie de disette.
Le calendrier est connu, le décor est planté et la pression commence à monter. La Confédération africaine de football (CAF) a officialisé les deux premières rencontres du Togo dans les éliminatoires de la CAN 2027. Le vendredi 25 septembre, les Éperviers recevront le Burundi au stade de Kégué à 16h GMT. Quatre jours plus tard, ils seront attendus au Levy Mwanawasa Stadium de Ndola pour défier la Zambie, également à 16h GMT.
Deux matches en quelques jours, deux adversaires directs et surtout deux occasions de mesurer la véritable valeur du nouveau Togo de Patrice Neveu.
Un groupe difficile, mais pas impossible
Le Togo évolue dans le groupe I avec l’Algérie, la Zambie et le Burundi. Sur le papier, les Fennecs partent avec les faveurs des pronostics. Mais derrière l’Algérie, la bataille s’annonce ouverte. La Zambie possède une solide expérience continentale, tandis que le Burundi a montré ces dernières années qu’il pouvait poser de sérieux problèmes à des sélections mieux cotées.
Pour les Éperviers, le calcul est donc relativement simple : il faudra éviter de laisser filer des points à domicile et être capable de prendre des résultats à l’extérieur. Le premier rendez-vous contre le Burundi revêt, à ce titre, une importance particulière. Une victoire à Kégué permettrait non seulement de lancer la campagne sur une bonne dynamique, mais aussi d’installer une certaine confiance avant le déplacement en Zambie. À l’inverse, un faux pas à domicile placerait immédiatement Neveu et ses hommes sous pression.
La difficulté supplémentaire réside dans l’enchaînement. Entre le Burundi et la Zambie, il n’y aura que quatre jours. La gestion de l’effectif, la récupération physique, les déplacements et la capacité du staff à adapter son approche tactique seront donc déterminants.
Neveu a-t-il les armes pour réussir là où les autres ont échoué ?
La question est désormais incontournable. Patrice Neveu réussira-t-il là où plusieurs de ses prédécesseurs se sont cassé les dents ? En effet, depuis la dernière participation du Togo à la CAN, en 2017, les Éperviers n’ont plus retrouvé la phase finale. Les campagnes 2019, 2021, 2023 et 2025 se sont toutes soldées par des éliminations.
Claude Le Roy avait conduit le Togo à la CAN 2017, mais n’avait pas réussi à prolonger l’aventure lors de la campagne suivante. Paulo Duarte, arrivé en 2021, n’a pas davantage réussi à qualifier les Éperviers pour la CAN 2023. Son bilan à la tête de la sélection s’est arrêté à 23 matches, pour 7 victoires, 10 nuls et 6 défaites.
Nibombé Daré, nommé en 2024 avec la mission de conduire le Togo à la CAN 2025, n’a pas non plus réussi à inverser la tendance. Le Togo a encore manqué le rendez-vous marocain.
C’est dans ce contexte que Patrice Neveu a été nommé en février 2026. Le technicien français, qui connaît bien le football africain après ses passages notamment en Guinée, en Mauritanie, au Gabon et en RDC, a signé un contrat de trois ans avec la FTF.
Et ses premiers résultats donnent quelques raisons d’espérer. Depuis son arrivée, le Togo reste invaincu en quatre rencontres : nul 2-2 contre la Guinée, victoire 1-0 face au Niger, nul 1-1 contre la République centrafricaine et spectaculaire succès 5-1 devant le Bénin.
Ce dernier résultat est particulièrement encourageant. Au-delà du score, Neveu a montré sa volonté d’élargir son groupe en donnant leur chance à plusieurs joueurs locaux. Il dispose également d’un secteur offensif capable de faire la différence, avec notamment Kevin Denkey, auteur de quatre buts lors de ses quatre premiers matches sous les ordres du technicien français.
Mais les matches amicaux ne garantissent rien. C’est précisément lorsque les points compteront que le véritable test commencera.
Kégué doit redevenir une forteresse
Le premier objectif de Neveu sera probablement de transformer le stade de Kégué en véritable avantage compétitif. Le Togo ne peut raisonnablement ambitionner de terminer devant la Zambie ou de résister à l’Algérie s’il abandonne des points à domicile face au Burundi.
La victoire sera donc recherchée, mais elle devra être accompagnée de maîtrise. Les Éperviers devront éviter le piège d’une équipe qui pourrait venir à Lomé avec un bloc bas et miser sur les contres.
Puis viendra la Zambie. Un déplacement qui pourrait déjà constituer un premier révélateur du caractère de cette sélection. Prendre un point à Ndola serait précieux. Gagner serait un énorme coup dans la course à la qualification.
Patrice Neveu devra surtout réussir à construire une équipe capable de voyager. C’est peut-être là que se trouve l’une des clés de cette campagne. Les Éperviers ont souvent affiché de belles intentions à domicile avant de perdre de leur efficacité loin de leurs bases.
Une pression qui dépasse Patrice Neveu
L’enjeu ne concerne finalement pas uniquement le sélectionneur. Il touche toute la chaîne du football togolais. Après quatre CAN manquées consécutivement, le public n’attend plus de simples promesses. Il veut des résultats. La Fédération togolaise de football (FTF), les joueurs et le staff technique savent donc que cette campagne sera scrutée avec une attention particulière.
Patrice Neveu, lui, avait demandé du temps, de la patience et de l’unité autour des Éperviers lors de sa prise de fonction. Il dispose désormais de plusieurs mois pour préparer son groupe, mais le compte à rebours vers le 25 septembre est lancé.
La question n’est donc plus de savoir si le Togo possède des joueurs talentueux. Il en possède. Elle n’est plus non plus de savoir si cette équipe peut produire du beau football. Le 5-1 contre le Bénin a apporté un début de réponse. La véritable interrogation est ailleurs : les Éperviers ont-ils enfin acquis la régularité, la solidité mentale et l’efficacité nécessaires pour gagner les matches qui comptent ? Burundi à Kégué, Zambie à Ndola : les deux premières réponses seront données en septembre.
Et si le technicien français réussit à transformer les promesses de ses premiers mois en résultats compétitifs, alors le rêve d’une CAN 2027 ne sera plus une simple ambition. Il pourrait devenir une perspective crédible.
Après neuf ans d’attente, le Togo n’a plus droit à une nouvelle campagne sans lendemain.
À 36 ans, Emilio Nsue tourne définitivement la page du football professionnel. Une retraite annoncée discrètement, mais qui marque la fin d’une carrière majeure pour le football équato-guinéen.
Le football équato-guinéen perd l’un de ses visages les plus emblématiques. Emilio Nsue a annoncé, le 26 août 2026, sa décision de mettre un terme à sa carrière professionnelle, après plus de deux décennies passées sur les terrains. Une sortie presque en catimini pour celui qui reste l’un des joueurs les plus marquants de l’histoire du Nzalang Nacional.
Plus de vingt ans au service du football
Né à Palma de Majorque en Espagne, Emilio Nsue a fait ses premiers pas dans le football professionnel avec le RCD Majorque. Au fil des années, le joueur a multiplié les expériences en Espagne, en Angleterre et à Chypre. Il a notamment porté les couleurs de la Real Sociedad, de Middlesbrough, de Birmingham City, de l’Apollon Limassol et de l’APOEL Nicosie, avant de terminer son parcours au CF Intercity en Espagne.
Mais c’est surtout avec la sélection équato-guinéenne que son nom s’est définitivement inscrit dans l’histoire. Attaquant polyvalent et longtemps capitaine du Nzalang Nacional, Nsue est devenu le meilleur buteur de l’histoire de la sélection, avec 23 réalisations selon les statistiques disponibles.
Son sommet international restera la CAN 2023, disputée en Côte d’Ivoire en janvier-février 2024. À cette occasion, l’attaquant a terminé meilleur buteur de la compétition avec cinq buts. Il avait notamment inscrit un triplé contre la Guinée-Bissau avant de s’offrir un doublé face à la Côte d’Ivoire. Une performance qui a contribué à faire de lui l’un des grands acteurs de cette édition.
Une page se tourne
La trajectoire de Nsue n’a toutefois pas été exempte de controverses. Son parcours international a notamment été marqué par un long contentieux autour de son éligibilité à représenter la Guinée équatoriale. En 2024, la FIFA avait conclu qu’il avait joué pour la sélection alors qu’il n’était pas éligible, avant de prononcer une suspension de six mois. Son éligibilité a ensuite été rétablie en 2025.
Sur le terrain, son héritage reste néanmoins considérable. À 36 ans, après une carrière de plus de vingt ans, Emilio Nsue quitte la scène professionnelle avec un palmarès individuel qui témoigne de son importance : meilleur buteur de la CAN 2023, figure incontournable du Nzalang Nacional et longtemps référence offensive de la sélection.
Dans son message d’adieu, le désormais ancien international a évoqué le rêve d’un garçon de neuf ans devenu réalité. Il ferme ainsi un chapitre de sa vie sportive, mais laisse derrière lui une empreinte durable dans l’histoire du football équato-guinéen et de la Coupe d’Afrique des nations.
Pour sa première édition, l’Open des Evala a tenu toutes ses promesses à Kara, réunissant 213 athlètes venus de quatre pays autour d’une compétition qui ambitionne de contribuer au développement du taekwondo à l’intérieur du Togo.
L’esplanade du Palais des Congrès de Kara a vibré, samedi 22 août 2026, au rythme des combats de la première édition de l’Open des Evala. Pour ce rendez-vous inaugural, les organisateurs ont réussi à mobiliser un nombre important de pratiquants, dépassant même leurs prévisions initiales.
Venus du Togo, pays hôte, mais également du Bénin, du Ghana et du Niger, les 213 athlètes engagés ont livré plusieurs combats dans les catégories minime, cadette, junior et senior. La diversité des participants a donné à la compétition une dimension sous-régionale, tout en offrant aux jeunes pratiquants une occasion de se mesurer à d’autres talents.
Au-delà des attentes
La participation constitue l’un des principaux motifs de satisfaction des organisateurs. Le président du comité d’organisation, Dr Souglibé Nakpakpéré, a reconnu que l’affluence avait dépassé les prévisions. « Ma satisfaction est grande », a-t-il notamment déclaré, saluant la présence de plus de 200 athlètes.
Cette mobilisation confirme l’intérêt croissant pour une compétition pensée pour rapprocher le taekwondo des pratiquants de l’intérieur du pays. Avant le rendez-vous, les organisateurs avaient expliqué leur volonté de vulgariser davantage la discipline en dehors de Lomé et de profiter de la dynamique des Evala pour installer un événement sportif durable à Kara.
L’initiative est portée par quatre clubs : Université de Kara Taekwondo Club, Dynamik Taekwondo Club, Lynx Taekwondo Club et Atlantique Taekwondo Club. Leur ambition est de faire de l’Open des Evala un rendez-vous régulier capable de contribuer à la détection et à l’accompagnement de nouveaux talents.
Club Atlantique au sommet
Au terme des différents combats, le club Atlantique s’est hissé en tête du classement général. Il totalise trois médailles d’or, quatre en argent et quatre en bronze. Le club Thoni occupe la deuxième place avec trois médailles d’or, une médaille d’argent et deux de bronze.
Asfosa complète le podium avec une médaille d’or, trois d’argent et cinq de bronze. Ce classement illustre la compétitivité affichée lors de cette première édition et récompense les clubs ayant su tirer leur épingle du jeu dans les différentes catégories.
Au-delà du palmarès, l’Open des Evala aura surtout permis de donner de la visibilité aux pratiquants de l’intérieur du pays et de créer un espace d’échanges entre clubs togolais et formations étrangères. L’organisation d’une telle compétition à Kara participe ainsi à la décentralisation de la pratique sportive et à l’identification de nouveaux profils.
Avec ce premier pari réussi, les organisateurs disposent désormais d’une base solide pour inscrire l’Open des Evala dans la durée et faire de Kara un rendez-vous important du calendrier du taekwondo togolais.
À la croisée du management sportif et du marché des transferts, Hugues Rhodes veut faire de la conformité et de l’accompagnement des joueurs africains des leviers de carrière.
Plus de vingt ans dans les coulisses du football
Dans un football où les carrières se jouent désormais autant sur les terrains que dans les bureaux des clubs, le rôle des agents est devenu stratégique. Au Togo, Hugues Orobiyi Rhodes fait partie de ces professionnels qui évoluent depuis plusieurs années dans cet univers souvent méconnu du grand public. À la tête de World Sport Management TG – RHODES, il travaille depuis 2003 dans le management sportif et la représentation de joueurs.
Des sources spécialisées dans le marché des agents répertorient aujourd’hui Hugues Rhodes comme agent de football licencié par la FIFA. Une base de données consacrée aux agents indique notamment qu’il exerce au Togo sous la bannière de World Sport Management TG – RHODES.
La trajectoire de l’intéressé s’inscrit donc dans un secteur qui a profondément changé ces dernières années. Depuis l’entrée en vigueur complète, en octobre 2023, du nouveau Règlement des agents de football de la FIFA (FFAR), l’instance mondiale a renforcé les exigences liées à l’exercice de cette profession. Licence, formation continue, obligations de transparence et encadrement des rémunérations font désormais partie intégrante du dispositif.
Pour Hugues Rhodes, cette évolution réglementaire constitue moins une contrainte qu’une nécessité. Elle impose aux agents de mieux connaître les mécanismes du football international et de proposer aux joueurs un accompagnement qui dépasse la simple recherche d’un club.
Une agence tournée vers les marchés internationaux
Fondée en 2003, World Sport Management revendique une activité centrée sur la gestion de carrière, le management et l’accompagnement des joueurs, mais aussi sur les relations avec les clubs et les fédérations. La présentation publique de l’agence indique qu’elle s’adresse notamment aux clubs et aux fédérations et entend apporter des services de management et de gestion de carrière aux joueurs.
La presse sportive spécialisée classe par ailleurs World Sport Management parmi les principales agences sportives togolaises. Selon AfricaFoot, la structure, dirigée par Hugues Rhodes, dispose de plus de deux décennies d’expérience et intervient dans le management, le marketing, la communication et la gestion de trajectoires professionnelles. Le média cite notamment plusieurs joueurs africains accompagnés par l’agence.
Cette expérience ne se limite pas à la représentation individuelle. World Sport Management a également été associée à l’organisation de matchs et de stages pour des sélections nationales, notamment le Cameroun, le Burkina Faso et le Togo, selon les informations publiées par la presse spécialisée.
Cette capacité à travailler avec différents acteurs du football constitue un élément important dans un marché devenu extrêmement concurrentiel. Pour un jeune joueur africain, trouver une opportunité ne suffit plus. Il faut pouvoir évaluer le projet sportif, comprendre les engagements contractuels, mesurer les perspectives d’évolution et anticiper les difficultés administratives liées à un transfert international.
La conformité au cœur du métier d’agent
La nouvelle réglementation de la FIFA a justement cherché à professionnaliser davantage le secteur. Pour devenir agent de football, un candidat doit notamment satisfaire aux conditions d’éligibilité, réussir l’examen organisé par la FIFA et s’acquitter de la licence annuelle. Le maintien de cette licence suppose également de respecter des obligations de formation continue et de déclaration.
Dans ce contexte, la connaissance du Règlement du Statut et du Transfert des Joueurs (RSTJ), des règles relatives aux contrats et des mécanismes de transfert devient déterminante. L’agent n’est plus seulement celui qui met un joueur en relation avec un club. Il intervient dans un environnement juridique et financier où la moindre erreur peut avoir des conséquences importantes.
La FIFA définit d’ailleurs l’agent de football comme une personne licenciée chargée de fournir des services au bénéfice de joueurs, entraîneurs, clubs, ligues ou associations membres dans le cadre de transactions. Ces transactions peuvent concerner l’emploi d’un joueur, son enregistrement, son transfert ou encore la modification de ses conditions contractuelles.
Cette professionnalisation rejoint la philosophie affichée par Hugues Rhodes : sécuriser les parcours plutôt que rechercher uniquement des signatures rapides.
Des garde-fous pour protéger les joueurs
L’une des grandes difficultés du football africain réside dans la fragilité de certains jeunes joueurs face aux intermédiaires qui leur promettent une carrière européenne ou internationale. La FIFA a donc renforcé les mécanismes destinés à protéger les acteurs les plus vulnérables.
Le règlement encadre notamment la représentation des mineurs. Un agent ne peut approcher un jeune joueur ou conclure un accord de représentation avec lui que dans les conditions prévues par les règles de la FIFA et le droit applicable. La représentation d’un mineur nécessite également des exigences spécifiques de formation et d’accréditation.
Les rémunérations des agents sont elles aussi encadrées par le FFAR. Selon les règles présentées par la FIFA, des plafonds de rémunération sont prévus en fonction de la nature du client et du niveau de rémunération du joueur. Pour un joueur gagnant jusqu’à 200 000 dollars par an, le plafond applicable à certaines catégories de représentation est fixé à 5 %, tandis qu’il descend à 3 % au-delà de ce seuil, avec des règles spécifiques en cas de représentation multiple autorisée.
Cette logique de transparence vise à limiter les conflits d’intérêts, les pratiques abusives et les arrangements opaques. La FIFA souligne également l’importance de protéger les joueurs, souvent moins expérimentés que les clubs et autres acteurs du marché.
Une passerelle entre l’Afrique et le reste du monde
L’ambition affichée par World Sport Management est de connecter les talents africains aux marchés internationaux. Le portefeuille public de l’agence répertorie notamment plusieurs joueurs maliens, nigériens et béninois, illustrant une implantation qui dépasse les seules frontières togolaises.
L’actualité récente confirme également cette dimension internationale. En juillet 2026, des contacts ont été établis avec Hugues Rhodes dans le cadre du dossier de l’attaquant malien Aboubacar Diakité, alors que le club saoudien Al-Hazem manifestait son intérêt pour le joueur.
Ce type de dossier illustre la nouvelle géographie du football professionnel. L’Europe demeure une destination majeure, mais l’Arabie saoudite, l’Asie et d’autres marchés développent désormais leurs propres stratégies de recrutement. Pour les agents africains, cette diversification ouvre de nouvelles possibilités, à condition de disposer d’un réseau suffisamment solide et d’une bonne maîtrise des réglementations.
Construire une carrière, pas seulement un transfert
Pour Hugues Rhodes, le véritable enjeu semble être là : transformer le potentiel sportif en carrière durable. La mission d’un agent consiste certes à négocier, mais aussi à conseiller, orienter et accompagner.
Cette approche avait déjà été mise en avant dans des publications consacrées à son parcours. Renouveau 228 décrit ainsi un professionnel qui entend inscrire la gestion de carrière dans une vision de long terme, en associant performance sportive, stabilité financière et réflexion sur l’avenir du joueur.
Son nom apparaît par ailleurs dans les archives du football togolais depuis plusieurs années. En 2013, il intervenait déjà publiquement comme agent dans un dossier concernant le joueur togolais Sapol Mani et son différend avec le CA Batna, preuve d’une présence ancienne dans le circuit du football professionnel africain.
Vingt-trois ans après la création de World Sport Management, Hugues Rhodes cherche ainsi à inscrire son activité dans une nouvelle phase du football africain : celle d’un marché plus réglementé, plus internationalisé et davantage tourné vers la professionnalisation.
Dans cet environnement, la licence FIFA, la connaissance des textes, le réseau international et l’accompagnement personnalisé peuvent constituer des avantages importants. Mais le défi demeure entier : faire en sorte que les nombreux talents africains ne soient plus seulement considérés comme des joueurs à exporter, mais comme des professionnels dont les carrières doivent être construites, protégées et valorisées sur le long terme.
Pour sa première édition, l’Open des Evalas a dépassé les attentes de ses organisateurs avec 213 athlètes venus notamment du Togo et de plusieurs pays de la sous-région. À Kara, le taekwondo veut désormais s’inscrire durablement dans la dynamique des Evalas, souhaite Dr Souglibé Nakpakpere, le président de son Comité d’organisation dans l’interview ci-après.
Vous êtes le président du comité d’organisation. Il s’agit de la première édition de l’Open des Evalas. Pourquoi avoir pensé à organiser cette compétition de taekwondo ?
Merci beaucoup pour cette question qui est d’une importance capitale. Étant pratiquant des arts martiaux et ayant longtemps pratiqué cet art dans le nord du pays, nous avons constaté à un moment donné une certaine situation. Nous étions, il faut le dire, un peu orphelins de la Fédération et de tout ce qui se faisait sur les plans national et international.
À ce niveau, nous avons des enfants qui ont envie de s’essayer à cette discipline, de fouler les tatamis et de se mesurer à d’autres pratiquants. Il fallait donc créer un cadre propice pour permettre à cette jeune génération de se développer et de s’exprimer sur le plan sportif et professionnel.
C’est dans cet esprit que nous avons pensé à initier l’Open des Evalas. L’objectif premier était de rassembler nos jeunes athlètes, mais aussi tous les amoureux de cet art noble, afin que nous puissions échanger nos savoir-faire techniques, pratiques et professionnels.
Aujourd’hui, c’est une rencontre qui constitue pour nous une grande fierté. Voir tout ce monde réuni autour du taekwondo est une véritable satisfaction.
Nous avons également voulu que le concept de l’Open des Evalas soit en harmonie avec la fête des Evalas. Les vacances constituent une période qui rassemble beaucoup de monde à Kara. L’Open des Evalas permet donc de créer un lien avec les rites Evalas en pays Kabyè, tout en donnant aux participants l’occasion de découvrir la ville de Kara, ainsi que les rites initiatiques que sont les Evalas et l’Akpéma.
Aujourd’hui, nous sommes à la fin de cette première édition. Êtes-vous satisfait du bilan ?
Ma satisfaction est à 500 % ! Je ne m’attendais pas à accueillir plus de 200 athlètes. À ce jour, nous avons enregistré 213 participants, ce qui est au-delà de nos prévisions.
Nous avons même été contraints de revoir nos dispositions en matière d’hébergement. Les logements que nous avions prévus n’ont pas suffi et nous avons dû trouver d’autres solutions pour accueillir les athlètes.
Pour moi, c’est donc une satisfaction à 500 %. Je ne m’y attendais vraiment pas. Des participants sont venus du Niger, du Mali et du Ghana. Honnêtement, je ne m’attendais pas à une telle mobilisation.
Pour moi, cet Open est une grande réussite.
Pensez-vous déjà à la prochaine édition ?
Ah oui ! Bien sûr. Cette année, vous avez pu constater que nous n’avions pas de plastrons électroniques ni d’écrans. Notre prochain défi est donc de nous doter de ce matériel.
Nous avons déjà acquis une partie du matériel nécessaire pour pouvoir exprimer notre savoir-faire. Il nous faut maintenant disposer des équipements répondant aux standards internationaux, notamment les plastrons électroniques et les écrans utilisés dans les grandes compétitions, y compris aux Jeux olympiques.
Je pense que, si Dieu nous donne la santé, nous ferons le nécessaire l’année prochaine pour disposer de ces équipements. C’est mon principal défi pour la prochaine édition.
Organiser une telle compétition demande beaucoup de moyens. Comment avez-vous réussi à mobiliser les ressources nécessaires ?
Merci beaucoup pour cette question. Vous voyez que je souris déjà ! Organiser un tel événement nécessite effectivement beaucoup de moyens.
Cela me donne l’occasion de saluer certaines personnes qui nous ont permis de mobiliser les fonds et surtout le matériel nécessaire. Je voudrais notamment saluer le vice-président de la Fédération Togolaise de Taekwondo, Maître Daniel, qui a apporté une contribution très importante à l’organisation de cet événement.
Je voudrais également remercier l’ancien président de la Fédération, Maître Frank Eyii Klutse, qui a été l’un des précurseurs de cet Open. Depuis 2023, lorsque j’ai annoncé mon intention d’organiser cette compétition, ses sages conseils et sa disponibilité m’ont été d’un précieux soutien. Je n’oublie pas le soutien précieux de Daniel Agbozo, vice-président de la Fédération togolaise de taekwondo.
Je tiens aussi à remercier Soroubat Togo, notre premier partenaire, qui nous a accompagnés dans la réalisation de ce projet. Je salue particulièrement les responsables de cette entreprise qui ont accepté de nous faire confiance et de nous accompagner.
Il faut également remercier les autorités locales, notamment le gouverneur, le préfet et le maire de la ville, sans oublier le commandant du Palais qui nous accueille aujourd’hui et qui a accepté d’abriter cet événement dans son enceinte.
C’est donc pour nous une grande satisfaction de constater que toutes ces autorités nous accompagnent dans cette dynamique.
Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées dans les préparatifs de cette compétition ?
Les difficultés sont essentiellement d’ordre financier. Comme je l’ai dit, notre principal défi pour l’année prochaine sera de mobiliser davantage de moyens afin d’acquérir les équipements électroniques.
Il faut reconnaître que nous ne sommes pas encore suffisamment équipés. Avec davantage de moyens financiers, je pense que nous pourrons surmonter la plupart des difficultés auxquelles nous sommes confrontés.
Il faut également saluer la bravoure et l’engagement de toutes les personnes qui nous ont accompagnés sur le plan humain. Nous avions vraiment besoin de leur soutien.
Aujourd’hui, je n’aurais pas cette satisfaction si j’étais resté seul. Comme on le dit souvent, l’union fait la force. C’est grâce à cette mobilisation collective que nous avons pu relever le défi de cette première édition.
Merci pour avoir accepté répondre à nos questions.
Les athlètes, coaches et délégations sont désormais à Kara. Le coup d’envoi des « Open des Evalas » est imminent.
Kara retient son souffle. Les « Open des Evalas » vont démarrer dans quelques instants dans la ville de Kara. Après leur arrivée dans la soirée de ce vendredi 21 août 2026, les athlètes, leurs coaches et les différentes délégations ont pris leurs quartiers, donnant le dernier signal avant le début des hostilités.
Tout est désormais en place pour le lancement de cette compétition consacrée au taekwondo. Les participants ont rejoint la ville avec la volonté de défendre les couleurs de leurs clubs et de se mesurer aux autres concurrents dans une ambiance qui s’annonce sportive et compétitive.
Prévue autour de plusieurs catégories d’âge et de poids, cette première édition des « Open des Evalas » constitue un rendez-vous important pour les pratiquants de la discipline. Les combats permettront notamment aux différents athlètes de se jauger et de faire valoir leur niveau technique.
Le moment tant attendu
Après les derniers préparatifs, l’heure est désormais à l’action. Les encadreurs sont mobilisés, les athlètes prêts à entrer sur l’aire de compétition et le public attend le lancement des premières confrontations.
Dans quelques instants, les premiers combats vont retentir à Kara. La compétition va ainsi laisser place aux performances, aux duels et, surtout, à la passion du taekwondo. Les « Open des Evalas » entrent dans leur phase la plus attendue.
Conakry veut accueillir pour la première fois de son histoire la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations et vient de formaliser sa candidature pour les éditions 2032 et 2036.
La Guinée se positionne officiellement pour accueillir la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2032 et 2036. Le Premier ministre Amadou Oury Bah a signé, jeudi 20 août à Conakry, la demande de candidature du pays, à l’issue d’une réunion de travail consacrée à ce dossier. L’information a été confirmée par la Primature guinéenne et relayée par plusieurs médias.
Cette démarche s’inscrit dans la volonté affichée par les autorités de positionner la Guinée parmi les pays africains capables d’accueillir de grandes compétitions internationales. Selon le gouvernement, le pays dispose désormais d’un « dossier solide », élaboré à partir d’une analyse des exigences liées à l’organisation d’un événement sportif de cette envergure.
Un défi historique pour Conakry
La candidature revêt une dimension particulière pour le football guinéen. La Guinée n’a encore jamais accueilli une phase finale de la CAN. Le Syli national n’a par ailleurs pas participé aux deux dernières éditions de la compétition, ce qui donne à cette ambition un double enjeu : renforcer les infrastructures sportives et replacer le pays au cœur du football continental.
La Confédération africaine de football (CAF) a ouvert en juillet la procédure de candidature pour les éditions 2028, 2032 et 2036. L’instance précise que les dossiers sont soumis à un processus d’évaluation présenté comme transparent et conforme aux meilleures pratiques internationales.
Une CAN désormais quadriennale
Après la CAN 2025 organisée au Maroc, le tournoi se déplacera en Afrique de l’Est en 2027, avec une organisation conjointe du Kenya, de la Tanzanie et de l’Ouganda, du 19 juin au 17 juillet.
À partir de 2028, la CAN sera organisée tous les quatre ans. Cette réforme vise notamment à rapprocher son calendrier de celui des grandes compétitions internationales de la FIFA.
La Guinée devra désormais défendre son projet face aux autres candidatures, avec l’objectif de décrocher une première historique.
Alors que la contestation contre Gianni Infantino prend de l’ampleur au sein du football mondial, la position de la Confédération africaine de football (CAF) est de plus en plus scrutée.
La Supercoupe d’Europe entre le Paris Saint-Germain et Aston Villa, ce mercredi 12 août à Salzbourg, en Autriche, n’a pas seulement été marquée par la victoire parisienne. En coulisses, les discussions entre responsables du football européen auraient également porté sur l’avenir de Gianni Infantino, président de la FIFA.
Selon des informations rapportées dans l’entourage de l’UEFA, plusieurs acteurs du football mondial travailleraient désormais à un changement de gouvernance à la FIFA. Une motion de censure pourrait même être envisagée si le dirigeant suisse ne quittait pas son poste dans les prochains mois.
Une fronde qui s’élargit
Le projet de réforme évoqué au sein de l’UEFA viserait notamment à mieux séparer les fonctions de régulation, les activités commerciales et l’organisation des compétitions. Les clubs pourraient également obtenir davantage de poids dans la gouvernance de l’instance mondiale.
Cette contestation intervient alors qu’Infantino semble perdre progressivement certains soutiens. L’abandon de plusieurs projets controversés et les polémiques entourant sa gouvernance ont alimenté les critiques.
Dans ce contexte, la présence à Salzbourg de Patrice Motsepe, président de la CAF, est observée avec attention par les responsables européens. Le dirigeant sud-africain a pourtant réaffirmé publiquement son soutien à Infantino.
La CAF face à un choix stratégique
Reste une question centrale. La CAF maintiendra-t-elle cette position si la contestation continue de s’étendre ? L’Afrique dispose d’un poids électoral important au sein de la FIFA. Un éventuel changement de cap de la confédération africaine pourrait donc modifier sensiblement les rapports de force.
Pour l’heure, aucun revirement officiel de la CAF n’est annoncé. Mais à mesure que le cercle de la grogne contre Infantino s’élargit, son soutien africain pourrait devenir l’un des enjeux majeurs de la bataille pour l’avenir de la FIFA.