Catégorie : Culture

  • Les USA renforcent les compétences des enseignants togolais en anglais

    Les USA renforcent les compétences des enseignants togolais en anglais

    Huit enseignants d’anglais et responsables de l’éducation togolais ont reçu, le 15 juillet, leurs certificats de fin de formation à l’ambassade des États-Unis à Lomé, à l’issue d’un programme de développement professionnel en ligne soutenu par le gouvernement américain.

    Cette initiative, mise en œuvre grâce à l’ambassade des États-Unis à Lomé en partenariat avec le Bureau régional de la langue anglaise basé à Dakar, visait à renforcer les capacités des participants en matière d’enseignement de l’anglais. Au cours de cette formation, les bénéficiaires ont été initiés à des approches pédagogiques innovantes et ont eu accès à des ressources inspirées des meilleures pratiques du système éducatif américain.

    À travers ce programme, les États-Unis entendent contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement de l’anglais au Togo. En dotant les enseignants d’outils et de méthodes plus efficaces, cette coopération vise également à offrir aux élèves de meilleures perspectives d’apprentissage et à renforcer leurs compétences linguistiques.

    Selon l’ambassade, une solide maîtrise de l’anglais constitue un levier pour accéder à davantage d’opportunités académiques et professionnelles. Elle favorise aussi l’intégration dans l’économie mondiale, stimule les échanges commerciaux et renforce les liens entre le Togo et les États-Unis.

    Cette formation illustre ainsi l’engagement américain en faveur du développement des compétences éducatives et du renforcement de la coopération bilatérale dans le domaine de l’éducation.

  • En chair et en ville de Anas Atakora, Caraquet, les éditions de la francophonie, 2025.

    En chair et en ville de Anas Atakora, Caraquet, les éditions de la francophonie, 2025.

    L’actualité douloureuse n’échappe pas à la plume de Anas Atakora dans “Une mouche au Fréau Jardin”, lorsqu’il aborde le massacre de Fréau Jardin le 25 janvier 1993 à Lomé.

    Anas Atakora fait partie de la jeune génération de poètes qui ont redessiné le visage de la poésie togolaise. En témoigne amplement son recueil de poèmes En chair et en ville. Ces poèmes nous livrent la sensibilité du poète à travers des villes personnifiées qu’il met en relation avec lui-même ou des personnages qui lui sont chers.

    D’entrée de jeu, le titre interpelle le lecteur par son originalité, car l’expression connue est en chair et en os. Lorsque le mot ville est substitué à os, il est clair que la ville, telle que évoquée dans le recueil, est assimilable au corps. L’amour et les souvenirs nous livrent des vers qui font du corps une matière charnelle qui excite le sens tactile, puisque l’amour dont il est question est, au-delà des poussées de nostalgie, physique. La chair et son besoin de sensualité ravivent les bons souvenirs. L’amour omniprésent porte des identités de femmes et de villes qui se confondent souvent. Dans le poème “Angélique en trois villes”, sont évoquées en même temps que le personnage Angélique, des villes: Lomé, Halifax au Canada et quelque part en Louisiane aux États-Unis d’Amérique. “J’ai caressé des villes sur la peau d’Angélique/Douceurs océaniques/Dans les mains nomades du rêveur” (p. 17.) ” Angélique/Est un morceau de la Louisiane/Qui bouge sur un air d’Acadie [•••] Toutes les beautés mènent à sa hanche”(p.18). Dans le poème “Dalia fait face à l’aurore”, l’auteur nous dit que: “Le ciel dans ses yeux est volcanique” (p.24), en usant d’une métaphore sexuelle.

    Ailleurs, “Si vous passez par La Paz”, la capitale de la Bolivie, Anas Atakora rend  hommage au poète Apollinaire et au peuple Aymara. Il y souligne la ressemblance entre l’Amérique et l’Afrique :”Qu’importe/Si La Paz dit l’Amérique ou l’Afrique/Le désir est braisé par la même poussière/Les mêmes flammes/Sorties d’une bouche antique ” (p. 50.). Dans “Des villes intérieures” Atakora suggère au lecteur à quel point les villes sont intériorisées dans son corps et son imaginaire. “Tendre amour tu disais/ Mon corps est ta ferme/ Tu y manges bien [•••] Mon sperme a un goût de légumes” (p.58.). De fil en aiguille, le poète se rappelle son défunt père : “Et je vois mon père/Égrener son dernier chapelet/Mon père/Un morceau de linceul/Déposé dans la poussière/Devant une foule de personnes/Alignées en prière musulmane [•••] Et je touche ce corps/Père/Voici la dernière jetée de cauris/Qui me lira ton silence” (p. 54-55).

    “Lettres aux gens d’amour et de rêves” est l’occasion de rendre hommage aux êtres chers et aux poètes admirés : Maïakovski, Mahmoud Darwich, Jean-Jacques Dabla et Paul Valéry.

    L’actualité douloureuse n’échappe pas à la plume de Anas Atakora dans “Une mouche au Fréau Jardin”, lorsqu’il aborde le massacre de Fréau Jardin le 25 janvier 1993 à Lomé. Il s’agit de manifestants pacifiques couchés par les balles meurtrières d’une soldatesque ennemie de la démocratie et de la liberté. La mouche est ici l’image des tueurs et de la mort. “Je vis de morts qu’on sème/Avec du gazon et des arbres/Le fumier est de feu/Et de visages déchiquetés [•••] Je flâne/Dans le vide cri/L’espace flagrant/Où la mère a reçu un bouquet de grenades” (p. 34-35).

    L’ensemble des vers de “Portapique”, une ville canadienne, est dédié aux vingt-deux victimes d’une fusillade. “Portapique [•••] En ce printemps de la mort/Voici nos pétales pour panser/Ta douleur ” (p. 10).

    Les différents lieux visités par le poète nous montrent qu’il est très attaché aux voyages. Il en fait des lieux de souvenirs où il a laissé une partie de lui-même. L’amour et la mort se côtoient en donnant à ce recueil des senteurs de bonheurs et de malheurs à travers des vers dont la poéticité prennent aux tripes.

    Anas Atakora arrive avec sa plume à sublimer des choses simples ou prosaïques en leur donnant un cachet poétique. Le lire est un plaisir que je tiens à partager.

    Ayayi Togoata Apédo-Amah

  • Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Interview – Kokou Ekouagou, président du Collectif Fragments Nomades : « Nous voulons faire de l’art un pont entre les cultures »

    Née à Paris de la rencontre entre un artiste togolais et une historienne de l’art française, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de la création contemporaine un puissant levier de dialogue entre les cultures. Son président, Kokou Ekouagou, dévoile les ambitions de cette aventure artistique.

    Le Collectif Fragments Nomades vient d’être officiellement créé en France. Que représente cette naissance pour vous ?

    C’est l’aboutissement d’un projet que nous mûrissions depuis plusieurs années avec Lielie Sellier. La création officielle de l’association, enregistrée à la Préfecture de police de Paris et publiée au Journal officiel de la République française, donne un cadre légal à une vision que nous partageons : faire de l’art un espace de dialogue, de création et de rencontre entre les cultures. C’est le début d’une aventure humaine et artistique que nous souhaitons ouverte sur le monde.

    Pourquoi avoir choisi le nom « Collectif Fragments Nomades » ?

    Ce nom traduit parfaitement notre philosophie. Les « fragments » évoquent les histoires, les mémoires, les identités et les expériences que chacun porte en lui. Quant au terme « nomades », il symbolise le mouvement, les échanges et la circulation des idées. Nous voulons montrer que les cultures ne sont pas figées ; elles se nourrissent des rencontres et des voyages, qu’ils soient physiques, artistiques ou intellectuels.

    Quelles sont les principales missions que s’est fixées votre association ?

    Notre ambition est de promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes. Nous souhaitons organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres et des publications. Nous voulons également accompagner les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels en France, au Togo et dans d’autres pays. Notre objectif est de permettre aux artistes de différents horizons de créer ensemble et de partager leurs univers avec les publics.

    Vous formez un tandem avec Lielie Sellier. Qu’apporte cette collaboration franco-togolaise au projet ?

    Notre complémentarité constitue l’une des forces du collectif. Lielie Sellier est historienne de l’art, artiste collagiste et auteure. Elle apporte une approche analytique, une grande connaissance de l’histoire de l’art ainsi qu’une sensibilité créative remarquable. De mon côté, je viens de la pratique artistique et de mon expérience de plasticien. Ensemble, nous partageons la conviction que l’art peut rapprocher les peuples et créer des passerelles durables entre les cultures.

    Votre travail artistique est souvent présenté comme une réflexion sur la mémoire et l’identité. Comment cela se traduit-il dans vos œuvres ?

    Mes œuvres cherchent moins à représenter des paysages qu’à révéler des territoires intérieurs. J’explore les thèmes de la mémoire, des déplacements, des racines et de l’identité. Les couleurs, les matières et les formes deviennent un langage qui raconte les émotions, les souvenirs et les héritages culturels. Je pars de mon expérience togolaise, mais je souhaite que chacun puisse y retrouver une part de sa propre histoire.

    Quel impact espérez-vous pour les artistes togolais grâce à ce collectif ?

    Nous souhaitons offrir davantage d’opportunités aux artistes émergents. Le collectif pourra faciliter leur participation à des résidences, des expositions ou des projets collaboratifs avec des partenaires européens. Il s’agit aussi de renforcer la visibilité internationale de la création contemporaine togolaise et de favoriser des échanges où chacun apprend de l’autre, dans un esprit d’égalité et de respect mutuel.

    Lielie Sellier a écrit que vos œuvres révèlent « des territoires invisibles ». Comment recevez-vous ce regard porté sur votre travail ?

    J’ai été profondément touché par cette lecture de mon univers artistique. Lielie a su exprimer avec beaucoup de justesse ce que j’essaie de transmettre. Effectivement, je m’intéresse aux présences invisibles, aux traces que les individus et les cultures laissent en nous. Son regard d’historienne de l’art enrichit notre dialogue et nourrit notre collaboration au sein du collectif.

    Au-delà des expositions, quelle vision souhaitez-vous défendre avec Fragments Nomades ?

    Kokou Ekouagou : Nous voulons défendre une vision profondément humaniste de la création artistique. L’art ne doit pas seulement être contemplé ; il doit aussi favoriser la rencontre, la réflexion et le dialogue. À travers nos ateliers, nos publications, nos performances et nos résidences, nous souhaitons créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière. Dans un monde souvent marqué par les divisions, nous croyons que la culture peut contribuer à construire un horizon commun.

    Quel message adressez-vous aux artistes et aux partenaires qui souhaitent rejoindre cette aventure ?

    Je voudrais leur dire que Fragments Nomades est une maison ouverte. Nous invitons les artistes, les institutions culturelles, les chercheurs et tous les amoureux de la création à nous rejoindre pour imaginer ensemble de nouveaux projets. Notre ambition est simple : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre le Togo, la France et, demain, bien au-delà. Chaque rencontre peut devenir une source d’inspiration et chaque collaboration une nouvelle passerelle entre les peuples.

  • Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Collectif Fragments Nomades : une passerelle artistique entre le Togo et la France voit le jour

    Créée à Paris et portée par le Togolais Kokou Ekouagou et la Française Lielie Sellier, l’association Collectif Fragments Nomades ambitionne de faire de l’art un véritable langage de dialogue entre les cultures. Plus qu’une simple structure, elle se présente comme un laboratoire de création où se rencontrent les regards, les mémoires et les imaginaires des deux pays.

    Le paysage culturel franco-togolais s’enrichit d’un nouvel acteur. Le Collectif Fragments Nomades a été officiellement créé le 3 juin 2026, avant d’être enregistré à la Préfecture de police de Paris et publié au Journal officiel de la République française le 9 juin 2026, sous le numéro RNA W751284585. Une reconnaissance administrative qui donne une existence légale à un projet artistique mûri depuis plusieurs années.

    À la tête de cette association se trouvent deux personnalités aux parcours complémentaires : le plasticien togolais Kokou Ekouagou, président du collectif, et la Française Lielie Sellier, historienne de l’art, artiste collagiste, auteure et secrétaire générale. Ensemble, ils défendent une vision de l’art qui dépasse les frontières géographiques et culturelles.

    Une ambition : faire voyager les œuvres, les idées et les cultures

    Le Collectif Fragments Nomades affiche une mission ambitieuse : promouvoir la création artistique contemporaine sous toutes ses formes tout en favorisant les échanges entre les territoires et les cultures.

    Son champ d’action couvre les arts plastiques, le collage, l’écriture, les pratiques mixtes ainsi que toutes les formes d’expérimentation visuelle. L’association entend organiser des expositions, des résidences d’artistes, des ateliers, des performances, des rencontres, des publications et divers événements culturels destinés à rapprocher les créateurs et les publics.

    L’association souhaite également encourager la transmission artistique, soutenir les démarches collaboratives et développer des partenariats culturels aussi bien en France qu’à l’international.

    Cette philosophie repose sur une conviction forte : l’art constitue un langage universel capable de créer des ponts là où les différences pourraient dresser des murs.

    Kokou Ekouagou, un artiste qui fait dialoguer mémoire et identité

    Au cœur de cette aventure figure Kokou Ekouagou, figure montante de la scène artistique togolaise.

    Reconnu pour son univers pictural singulier, l’artiste développe une œuvre qui interroge la mémoire, les déplacements, l’identité et les multiples territoires que chacun porte en soi. Ses tableaux ne cherchent pas uniquement à représenter un paysage ; ils invitent à explorer des espaces intérieurs où dialoguent souvenirs, émotions et héritages culturels.

    Son travail s’appuie sur ses racines togolaises tout en s’ouvrant à une lecture universelle. Les couleurs, les matières et les formes deviennent les éléments d’une géographie sensible qui parle aussi bien aux publics africains qu’européens.

    Au fil des expositions et des rencontres artistiques, Kokou Ekouagou s’est imposé comme un créateur attaché au dialogue interculturel. Son engagement dépasse désormais la production artistique : avec le Collectif Fragments Nomades, il souhaite contribuer à construire des espaces où les artistes de différents horizons peuvent créer ensemble, confronter leurs pratiques et enrichir mutuellement leurs inspirations.

    Lielie Sellier, une historienne de l’art au service des passerelles culturelles

    Aux côtés de Kokou Ekouagou, Lielie Sellier apporte une expertise qui conjugue recherche, création et écriture.

    Historienne de l’art, artiste collagiste et auteure, elle place depuis plusieurs années la question de la mémoire, de la transmission et du dialogue entre les œuvres au cœur de son travail.

    Dans un texte consacré à Kokou Ekouagou, elle résume l’esprit qui anime leur collaboration :

    « Il existe des artistes qui peignent des paysages. D’autres révèlent des territoires invisibles. C’est dans cette seconde famille que s’inscrit Kokou Ekouagou. »

    Elle explique que leurs échanges artistiques et humains ont progressivement donné naissance au Collectif Fragments Nomades, fondé sur une conviction commune : l’art crée des passerelles entre les cultures, les mémoires et les expériences de vie.

    Pour Lielie Sellier, les œuvres de Kokou Ekouagou racontent davantage que des lieux. Elles révèlent « des présences, des traces, des circulations invisibles où se croisent l’histoire personnelle, l’identité et l’espoir ».

    Elle voit dans cette démarche une illustration de la fonction première de la création artistique : « offrir un espace de rencontre, de réflexion et de dialogue entre les individus. »

    Une association capable de renforcer les échanges entre le Togo et la France

    La création de Fragments Nomades intervient dans un contexte où les coopérations culturelles occupent une place croissante dans les relations internationales.

    En réunissant un artiste togolais et une historienne de l’art française autour d’un projet commun, le collectif illustre une nouvelle manière de concevoir la coopération : non plus uniquement par les institutions, mais aussi grâce aux initiatives portées directement par les créateurs.

    Pour le Togo, cette association pourrait ouvrir davantage de perspectives aux artistes émergents grâce à l’organisation de résidences, d’expositions ou de projets collaboratifs avec des partenaires européens. Elle peut également favoriser une meilleure visibilité internationale des talents togolais.

    Du côté français, Fragments Nomades offre l’occasion de mieux faire connaître la richesse de la création contemporaine africaine et de développer des projets où les influences se croisent sans hiérarchie, dans un dialogue équilibré.

    Cette dynamique pourrait également contribuer à faire émerger de nouvelles formes artistiques issues des rencontres entre les traditions, les techniques et les sensibilités des deux pays.

    Faire de l’art un espace de rencontre

    Au-delà des expositions ou des événements culturels, le Collectif Fragments Nomades porte une vision profondément humaniste de la création.

    À travers les ateliers, les publications, les performances ou les résidences d’artistes, il entend créer des espaces où les différences deviennent une richesse plutôt qu’une frontière.

    Son inscription officielle au Journal officiel français marque ainsi le début d’une aventure qui dépasse largement le cadre administratif. Elle donne naissance à une plateforme appelée à faire dialoguer les imaginaires du Togo, de la France et, à terme, d’autres territoires.

    En réunissant l’expérience artistique de Kokou Ekouagou et le regard analytique et créatif de Lielie Sellier, le Collectif Fragments Nomades affiche une ambition claire : faire circuler les œuvres, les idées et les sensibilités entre les peuples. Dans un monde où les identités sont souvent enfermées dans des frontières, cette jeune association rappelle que l’art demeure l’un des rares langages capables de relier les fragments de nos histoires pour construire un horizon commun.

  • Infertilité au Togo : le combat silencieux des couples en quête d’un enfant

    Infertilité au Togo : le combat silencieux des couples en quête d’un enfant

    Entre souffrance intime, pression sociale et insuffisance de l’offre de soins, des milliers de couples togolais vivent chaque jour le poids de l’infertilité. Pourtant, derrière les larmes et les préjugés, la médecine progresse et l’espoir renaît. Reportage.

    Dans la salle d’attente d’un cabinet de gynécologie à Lomé, les regards se croisent sans se rencontrer. Les conversations sont rares. Chacun semble porter un secret trop lourd pour être partagé. Des femmes serrent leur dossier médical contre leur poitrine. À leurs côtés, quelques hommes gardent le silence. Tous sont venus pour une même raison : comprendre pourquoi, malgré les années de mariage, aucun enfant n’est venu agrandir leur foyer.

    Au Togo, comme dans de nombreuses sociétés africaines, donner naissance reste bien plus qu’un événement familial. La maternité et la paternité constituent des marqueurs sociaux, parfois même une condition d’intégration dans la communauté. Lorsqu’un couple ne parvient pas à concevoir, la souffrance dépasse largement le cadre médical.

    L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’environ une personne sur six dans le monde sera confrontée à l’infertilité au cours de sa vie. Cette réalité touche aussi bien les hommes que les femmes, même si les responsabilités continuent, dans bien des cas, d’être attribuées presque exclusivement à ces dernières.

    Une douleur qui ne se voit pas

    « Chaque fête de famille devenait une épreuve. On nous demandait toujours : “Alors, c’est pour quand le bébé ?” À force, nous avons arrêté de participer aux cérémonies. » Ce témoignage, recueilli dans un reportage réalisé par notre rédaction auprès d’un couple ayant souhaité conserver l’anonymat, résume le quotidien de nombreuses familles togolaises confrontées à l’infertilité.

    Dans certains foyers, les conseils fusent. Les recettes traditionnelles se multiplient. Les consultations chez les tradipraticiens succèdent aux visites dans les hôpitaux. Les dépenses s’accumulent.

    Pour beaucoup, la souffrance est aggravée par le regard de l’entourage.

    « Ce n’est pas seulement une maladie. C’est une blessure sociale », confie une psychologue spécialisée dans l’accompagnement des couples, rencontrée à Lomé.

    Cette pression culturelle conduit parfois à des ruptures conjugales, à la polygamie ou encore à des violences psychologiques, principalement dirigées contre les femmes, alors même que les causes de l’infertilité concernent les deux sexes.

    L’homme aussi peut être concerné

    Longtemps, dans l’imaginaire collectif, l’absence d’enfant était automatiquement attribuée à la femme. La science raconte pourtant une autre histoire. Selon l’OMS, les causes de l’infertilité sont réparties entre facteurs féminins, masculins, mixtes ou parfois inexpliqués. Les anomalies du sperme, certaines infections, les troubles hormonaux, les maladies des trompes, l’endométriose ou encore des facteurs environnementaux peuvent être en cause.

    Pourtant, beaucoup d’hommes hésitent encore à réaliser un spermogramme. Cette réticence retarde souvent le diagnostic.

    Les spécialistes rappellent désormais que le bilan d’infertilité doit toujours concerner les deux membres du couple, afin d’éviter des années de traitements inutiles.

    Une prise en charge encore insuffisante

    Au Togo, la question mobilise progressivement les professionnels de santé. En effet, créée en 2020, la Société de fertilité du Togo (SOFT) s’est donné pour mission d’améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge de l’infertilité.

    L’organisation souligne que l’infertilité constitue un véritable problème de santé publique. Elle relève également plusieurs difficultés : insuffisance de spécialistes, recours fréquent à des personnes non qualifiées, accès limité aux techniques modernes d’assistance médicale à la procréation et coût élevé des traitements.

    Selon la SOFT, de nombreux couples perdent plusieurs années avant d’être orientés vers des structures adaptées.

    Pendant ce temps, certaines pathologies évoluent et réduisent les chances d’obtenir une grossesse.

    Le poids des croyances

    Dans plusieurs localités du pays, l’infertilité continue d’être interprétée à travers des croyances spirituelles ou mystiques. Sorts, malédictions familiales, envoûtements…

    Ces explications conduisent parfois des couples à abandonner les soins médicaux au profit de solutions sans fondement scientifique.

    Les médecins ne rejettent pas les dimensions culturelles de cette souffrance, mais insistent sur la nécessité d’un diagnostic médical précoce.

    Une infection sexuellement transmissible mal soignée, une obstruction des trompes, un déséquilibre hormonal ou une varicocèle peuvent être traités lorsqu’ils sont détectés suffisamment tôt.

    Quand la médecine redonne espoir

    Contrairement aux idées reçues, l’infertilité n’est pas toujours définitive. Les progrès réalisés ces dernières années permettent aujourd’hui de proposer différentes solutions : traitements hormonaux, chirurgie reproductive, amélioration de l’hygiène de vie, insémination artificielle ou fécondation in vitro selon les indications médicales.

    L’OMS insiste également sur l’importance de rendre ces soins plus accessibles dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, où leur coût demeure souvent prohibitif.

    Au Togo, même si les techniques de procréation médicalement assistée restent encore peu développées, plusieurs spécialistes poursuivent leur formation afin d’améliorer progressivement l’offre de soins.

    La SOFT fait notamment du plaidoyer auprès des autorités sanitaires l’une de ses priorités afin de renforcer les capacités nationales et faciliter l’accès aux traitements.

    Prévenir plutôt que subir

    Les spécialistes rappellent que certaines causes d’infertilité peuvent être évitées. En effet, le traitement rapide des infections sexuellement transmissibles, la lutte contre les avortements non sécurisés, une meilleure prise en charge des complications obstétricales ainsi qu’une bonne hygiène de vie contribuent à préserver la fertilité.

    Le tabac, l’alcool, certaines drogues, l’obésité et l’exposition à certains polluants figurent également parmi les facteurs susceptibles d’altérer la fertilité, chez les hommes comme chez les femmes.

    Les médecins recommandent également de consulter sans tarder lorsqu’un couple n’obtient pas de grossesse après douze mois de rapports sexuels réguliers non protégés, ou plus tôt lorsque la femme a plus de 35 ans ou présente des facteurs de risque.

    Briser enfin le silence

    Au-delà des traitements, c’est un changement de regard que réclament les associations et les professionnels de santé.

    L’infertilité ne devrait plus être un sujet honteux. Elle ne devrait plus conduire à l’exclusion sociale, aux accusations ou aux violences. Elle mérite d’être reconnue comme une maladie nécessitant écoute, accompagnement psychologique et prise en charge médicale.

    Dans les couloirs des centres de consultation, les couples continuent d’attendre. Certains repartiront avec un traitement. D’autres devront poursuivre les examens. D’autres encore entendront enfin un diagnostic qui mettra un nom sur des années d’incompréhension.

    Tous partagent néanmoins une même espérance, car derrière chaque dossier médical se cache un projet de vie. Et derrière chaque couple qui franchit la porte d’un service de fertilité demeure une conviction, fragile mais tenace : celle qu’un jour, peut-être, le silence laissera place aux premiers cris d’un enfant.

    Kossivi AMETOWOGBLONA

  • Kara célèbre l’art contemporain : Kokou Ekouagou illumine un vernissage aux accents internationaux

    Kara célèbre l’art contemporain : Kokou Ekouagou illumine un vernissage aux accents internationaux

    Le vernissage d’une exposition collective, dénommée “Expo Kar’ARTS Evala ” (du 11 au 18 Juillet 2026), organisé ce dimanche 12 juillet 2026 à Hôtel Colline d’Or de Kara a rassemblé artistes, amateurs d’art et acteurs culturels autour d’une célébration de la création contemporaine togolaise. Parmi les figures les plus attendues, le plasticien Kokou Ekouagou s’est particulièrement distingué par la force de sa démarche artistique et son rayonnement international.

    Dans une ambiance conviviale et empreinte d’émotion, le public a découvert les œuvres de plusieurs artistes réunis pour cette exposition collective, sous le commissariat de Marlène Hue. L’événement, organisé à Kara, s’inscrit dans une dynamique de promotion des arts plastiques et de rapprochement entre les créateurs et le grand public.

    Au cœur de cette rencontre artistique, Kokou Ekouagou a une nouvelle fois confirmé son statut de référence de l’art contemporain togolais. Artiste plasticien au parcours international, il développe une pratique qui mêle peinture, sculpture, photographie, installation et performance. Son travail explore les questions d’identité, de mémoire, de multiculturalisme et de dialogue entre les peuples, des thématiques qui lui ont valu une reconnaissance bien au-delà des frontières du Togo.

    « À travers cette série de peintures en techniques mixtes, je propose une immersion dans l’univers de la chasse traditionnelle du peuple kabiyè, non comme une simple pratique de subsistance, mais comme un patrimoine vivant où se rencontrent histoire, spiritualité, transmission et identité culturelle », souligne celui qui est également le président de l’association Collectif fragments nomades.

    Et d’enchaîner : « Mon langage plastique ne cherche pas à illustrer fidèlement les événements. Il en restitue plutôt les émotions, les symboles et les résonances, afin de faire dialoguer la mémoire collective avec une expression artistique contemporaine. »

    Les visiteurs ont salué la richesse des œuvres exposées ainsi que la profondeur des messages qu’elles véhiculent. À travers son univers visuel, Kokou Ekouagou invite le spectateur à une réflexion sur la condition humaine, les échanges culturels et les valeurs du vivre-ensemble, faisant de l’art un véritable langage universel.

    À travers LAKING (quand l’art transcende la tradition), l’artiste multiprimé exhorte  le public « à découvrir une tradition qui continue de façonner l’identité du peuple kabyè et à réfléchir à la place du patrimoine culturel dans notre monde actuel. » Chacune des huit (8) tableaux qu’il a présentés explorent « une étape ou une dimension de cet héritage ancestral », c’est-à-dire « la mémoire des ancêtres, l’initiation des jeunes, les rites de protection, la vie communautaire, l’accession au statut de chasseur et les célébrations qui consacrent le lien entre l’homme, la nature et les forces invisibles. »

    Ce vernissage confirme également la volonté de faire de Kara une scène culturelle de plus en plus dynamique. En réunissant des artistes de renom et un public varié, cette exposition contribue à valoriser le patrimoine artistique togolais tout en offrant une vitrine à des créateurs dont le talent continue de porter haut les couleurs du pays sur la scène internationale.

  • Grossesses précoces et IST en milieu scolaire : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV déclarent la riposte nationale depuis Kara

    Grossesses précoces et IST en milieu scolaire : les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV déclarent la riposte nationale depuis Kara

    Kara a servi de point de départ, samedi 11 juillet 2026, à une vaste campagne nationale de sensibilisation contre les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles (IST) en milieu scolaire. Portée par les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV, cette initiative ambitionne de faire des établissements secondaires togolais des espaces de prévention, de responsabilité et de réussite pour les jeunes.

    La Grande salle du Palais des Congrès de Kara a accueilli le lancement officiel de la campagne nationale « Zéro grossesse et IST dans mon établissement », une initiative inscrite dans le cadre du déploiement des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV dans les établissements secondaires du Togo. La cérémonie a mobilisé un large éventail d’acteurs du système éducatif et sanitaire, témoignant de l’importance accordée à la protection de la jeunesse.

    Autour des responsables de SOS DOCTEUR TV se sont retrouvés des autorités administratives, éducatives, sanitaires et traditionnelles, des chefs d’établissements, des enseignants, des encadreurs des Clubs Santé ainsi que de nombreux élèves et étudiants. Tous ont réaffirmé leur volonté commune de lutter contre les grossesses précoces et les infections sexuellement transmissibles, deux défis qui continuent d’affecter le parcours scolaire de nombreux jeunes.

    Au Togo, comme dans plusieurs pays de la sous-région ouest-africaine, les grossesses en milieu scolaire demeurent une préoccupation majeure. Elles sont souvent à l’origine de décrochages scolaires, compromettent l’avenir académique et professionnel des jeunes filles et peuvent entraîner des conséquences sanitaires, sociales et économiques importantes. Les IST, quant à elles, représentent également un enjeu de santé publique qui appelle une meilleure sensibilisation des adolescents.

    Face à cette réalité, les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV misent sur une approche éducative fondée sur l’information, la prévention et la responsabilisation des élèves. La campagne entend promouvoir l’éducation à la santé sexuelle et reproductive, encourager l’adoption de comportements responsables et renforcer les valeurs citoyennes auprès des jeunes.

    L’un des piliers du projet consiste à faire des élèves eux-mêmes des acteurs du changement. Les membres des Clubs Santé auront pour mission de sensibiliser leurs camarades, de diffuser les bonnes pratiques en matière de santé et de promouvoir des choix favorables à la poursuite des études. L’objectif est de créer, au sein des établissements scolaires, un réseau de jeunes ambassadeurs capables d’influencer positivement leur environnement.

    Les initiateurs de la campagne rappellent toutefois que la réussite d’une telle démarche ne peut reposer uniquement sur les élèves. Ils plaident pour une implication concertée des parents, des enseignants, des professionnels de santé, des autorités publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des communautés locales. Selon eux, seule une mobilisation collective permettra de réduire durablement les grossesses précoces et les IST en milieu scolaire.

    Au cours de la cérémonie, un hommage appuyé a été rendu au Professeur Serge Michel Kodom, président fondateur d’AIMES-AFRIQUE et de SOS DOCTEUR TV, pour son engagement en faveur de la santé communautaire et du bien-être des jeunes. Les organisateurs ont également exprimé leur gratitude aux autorités administratives, éducatives et sanitaires pour leur accompagnement dans la mise en œuvre de cette initiative nationale.

    En clôturant la cérémonie, les responsables de la campagne ont invité les élèves à devenir les premiers défenseurs de leur santé et de leur avenir. À travers « Zéro grossesse et IST dans mon établissement », les Clubs Santé SOS DOCTEUR TV affichent l’ambition de bâtir des écoles où chaque apprenant peut poursuivre son cursus dans un environnement sécurisé, propice à son épanouissement et à la réalisation de ses ambitions.

  • Lycée Wahala : des champions reçus en héros à la préfecture

    Lycée Wahala : des champions reçus en héros à la préfecture

    Le parcours remarquable du lycée Wahala continue de susciter des félicitations. Quelques jours après sa brillante participation au championnat « Génie Imhotep », l’équipe de l’établissement a été reçue à la préfecture afin de présenter son trophée au préfet, en présence des encadreurs et du proviseur.

    Selon l’inspecteur TOITRE, qui a conduit la délégation, l’autorité préfectorale s’est dite « émerveillée » d’apprendre qu’un établissement de sa circonscription a représenté toute la région éducative Plateaux Est lors de cette compétition. Le préfet a salué cette performance, adressé ses félicitations aux élèves ainsi qu’à l’équipe d’encadrement et exprimé sa reconnaissance au promoteur de l’initiative, qu’il considère comme une contribution importante à la promotion de l’excellence en milieu scolaire.

    L’inspecteur TOITRE a également souligné l’impact positif de ce type d’activité sur les résultats académiques. Il relève que, parmi les membres de l’équipe du lycée Wahala, six élèves étaient en classe de terminale et ont tous obtenu leur baccalauréat.

    Pour lui, cette réussite constitue une illustration du fait que les clubs éducatifs favorisent l’épanouissement des apprenants plutôt que la distraction. Il a enfin souhaité le renforcement de cette collaboration, estimant que de telles initiatives contribuent à atteindre les objectifs pédagogiques tout en encourageant la culture scientifique, l’esprit d’équipe et le goût de l’excellence chez les jeunes.

  • Leadership : un ambitieux programme panafricain pour former une nouvelle génération de décideurs

    Leadership : un ambitieux programme panafricain pour former une nouvelle génération de décideurs

    De juillet à décembre 2026, Lomé accueillera une série d’initiatives destinées à faire du Togo le carrefour africain du « Leadership Imperturbable ».

    Le Togo entend s’imposer comme une référence continentale en matière de gouvernance et de formation des élites. Porté par l’Institut Panafricain de Paix, de Sécurité et de Leadership (IPPSL) de Lomé et l’Institut International de Gestion des Conflits (IIGC) de Paris, le Programme Panafricain du Leadership Imperturbable (PPLI 2026) a été officiellement dévoilé, résume Dr Adjeoda Kpegli, le coordonnateur dudit programme.

    Et d’enchaîner: placée sous le haut parrainage du ministère de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Chefferies coutumières ainsi que du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts, cette initiative ambitionne de promouvoir un nouveau modèle de leadership fondé sur la stabilité, la résilience et la gouvernance responsable.

    Imaginé par l’ambassadeur Johaness Makouvia, le concept du « Leader Imperturbable » se présente comme une réponse aux défis auxquels l’Afrique est confrontée : crises institutionnelles, gouvernance, paix, cohésion sociale et développement durable. Son credo est clair : « Demeurer stable quand tout bouge, agir quand tout hésite. »

    Juillet-août 2026 : une académie pour former les leaders de demain

    Premier acte du programme, l’Académie des Leaders Imperturbables (ALI 2026) se déroulera de juillet à août. Ouverte aux responsables publics, chefs d’entreprise, élus, leaders religieux, chefs traditionnels, entrepreneurs et acteurs de la société civile, cette formation entend renforcer les capacités des participants en matière de gouvernance, de gestion des conflits, de communication, de résilience et de conduite du changement.

    Au-delà de la transmission de connaissances, l’académie vise à constituer un réseau panafricain de décideurs capables d’incarner un leadership éthique, humain et adapté aux réalités africaines. Les participants recevront notamment une certification officielle ainsi qu’une intégration au réseau international des Leaders Imperturbables.

    29 août 2026 : le concept officiellement présenté au continent

    Le deuxième temps fort est fixé au 29 août avec un grand Meet-Up panafricain consacré à la présentation officielle du concept « Leader Imperturbable » et à la dédicace de l’ouvrage éponyme de l’ambassadeur Johaness Makouvia.

    Prévu au Palais des Congrès de Lomé, l’événement réunira décideurs, universitaires, diplomates et jeunes leaders autour d’une conférence inaugurale, d’échanges professionnels et de la remise des diplômes aux premiers Alumni fondateurs de l’Académie. Les organisateurs espèrent faire de cette journée le véritable lancement continental de ce nouveau référentiel du leadership africain.

    4 et 5 décembre : un sommet continental suivi du Prix Panafricain

    L’apothéose du programme interviendra les 4 et 5 décembre 2026 avec le Sommet Panafricain des Leaders Imperturbables (SOPALI 2026), placé sous le thème : « L’Imperturbabilité comme levier de gouvernance : former des leaders stables pour une Afrique forte ». Panels ministériels, conférences internationales, ateliers pratiques, master class et rencontres diplomatiques rythmeront ces deux journées.

    Le 5 décembre, le Prix Panafricain des Leaders Imperturbables (PPALI 2026) distinguera des personnalités et institutions ayant marqué l’Afrique par leur engagement en faveur de la gouvernance, de la paix, de l’innovation, de l’entrepreneuriat ou encore du développement durable.

    À travers cette initiative, les promoteurs veulent positionner durablement le Togo comme la capitale africaine du leadership innovant et de la gouvernance responsable, tout en faisant émerger une nouvelle génération de leaders capables de transformer les défis du continent en opportunités de développement.

  • HOVEZAN 2026 : l’appel à l’union qui rassemble tout un canton

    HOVEZAN 2026 : l’appel à l’union qui rassemble tout un canton

    Le canton de Hahotoé donne le coup d’envoi de HOVEZAN 2026 avec l’ambition de transformer l’unité en moteur du développement durable.

    Le canton de Hahotoé a officiellement donné, samedi 4 juillet, le coup d’envoi de la 34ᵉ édition de HOVEZAN, sa fête traditionnelle, en plaçant cette année la cohésion communautaire au cœur de ses ambitions de développement. Placée sous le thème « Filles et fils du canton de Hahotoé, unissons-nous pour un développement durable », cette édition se veut un appel à la mobilisation de toutes les forces vives de la localité.

    La cérémonie de lancement, organisée sur la place de l’ancien marché de Hahotoé, a rassemblé un important public composé des autorités administratives et traditionnelles, des cadres du canton, des membres du Comité de développement à la base (CVD), du Comité d’organisation ainsi que de nombreux habitants venus marquer leur attachement à cette célébration identitaire. Le maire de la commune Vo 4 et le représentant du canton figuraient parmi les personnalités présentes.

    Au-delà de son caractère festif, HOVEZAN se présente comme un véritable cadre de réflexion sur l’avenir du canton. Les organisateurs entendent faire de cette édition un moment de retrouvailles entre les filles et fils de Hahotoé, qu’ils résident sur place ou dans la diaspora, afin de renforcer les liens de solidarité et de susciter un engagement collectif en faveur du développement durable.

    Comme les grandes fêtes traditionnelles organisées à travers le Togo, HOVEZAN conjugue valorisation du patrimoine culturel et promotion des initiatives de développement local. Dans plusieurs cantons, ces célébrations sont devenues des plateformes de mobilisation communautaire autour de projets sociaux, éducatifs et économiques.

    Les semaines à venir seront rythmées par diverses activités culturelles, sociales et de sensibilisation, avant l’apothéose prévue le 15 août 2026 sur l’ancien terrain de Hahotoé (ASEM), en face du Stade du 2 Février. Les organisateurs espèrent une forte mobilisation de la population et des ressortissants de la localité afin de faire de cette édition un symbole d’unité, de solidarité et de renouveau pour le canton.

Radio Renouveau228

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