Catégorie : Société

  • Gadufia Samati, le pari de la science pour transformer l’élevage

    Gadufia Samati, le pari de la science pour transformer l’élevage

    Gadufia Samati, chercheur togolais, entame à Penn State une nouvelle étape de son parcours dans les biotechnologies de la reproduction animale.

    Il y a des parcours qui se construisent loin des projecteurs, dans les laboratoires, les centres de recherche et les amphithéâtres, mais dont la portée peut dépasser largement les frontières. Celui de Gadufia Samati s’inscrit dans cette catégorie. Ingénieur zootechnicien, chercheur et professionnel du secteur agricole, il vient d’ouvrir une nouvelle étape de son parcours académique avec une bourse Fulbright qui le conduit pour deux années à la Pennsylvania State University, aux États-Unis. Il y poursuit des études de troisième cycle consacrées aux biotechnologies de la reproduction animale.

    Cette orientation n’est pas le fruit du hasard. Elle prolonge un cheminement déjà solidement ancré dans les sciences animales et la recherche agronomique. Des documents administratifs togolais le répertorient notamment parmi les ingénieurs zootechniciens, tandis que son parcours professionnel le rattache au ministère de l’Agriculture et à l’Institut togolais de recherche agronomique (ITRA), notamment au CRASS de Dapaong.

    De la zootechnie aux biotechnologies de la reproduction

    Gadufia Samati appartient à cette génération de scientifiques africains pour lesquels l’amélioration de la production animale ne peut plus reposer uniquement sur les méthodes traditionnelles. Son nouveau domaine de spécialisation l’emmène au cœur d’une science qui cherche à mieux maîtriser la reproduction, la sélection et l’amélioration génétique des animaux d’élevage.

    Avant même cette nouvelle aventure américaine, son nom apparaît dans des travaux scientifiques consacrés aux productions animales. Il a notamment participé à une étude publiée dans le Journal of Applied Biosciences sur l’effet de feuilles de Moringa oleifera et de Commelina benghalensis sur les performances de croissance et les caractéristiques de carcasse des cochons d’Inde au Sud-Bénin.

    Cette expérience illustre un profil à la croisée de la recherche scientifique et des réalités concrètes de l’élevage. Derrière les termes techniques se trouve une préoccupation essentielle : comment produire davantage, mieux nourrir les populations et rendre les systèmes d’élevage africains plus performants et plus durables ?

    C’est précisément dans cette perspective que les biotechnologies de la reproduction prennent tout leur sens. L’insémination artificielle, le transfert d’embryons, la cryoconservation des gamètes ou encore les techniques modernes de sélection peuvent contribuer à diffuser plus rapidement les caractères génétiques recherchés et à améliorer les performances des troupeaux.

    Penn State, une nouvelle étape dans une trajectoire scientifique

    À la Pennsylvania State University, Gadufia Samati évolue désormais dans un environnement universitaire reconnu pour ses activités de recherche en sciences animales. Le département des sciences animales de Penn State le présente officiellement comme Graduate Assistant – Fulbright, sous la supervision du professeur Wansheng Liu.

    Cette présence dans une grande université américaine constitue une étape importante pour le scientifique togolais. Elle lui offre l’occasion d’approfondir ses connaissances, d’accéder à de nouvelles méthodes de recherche et de côtoyer des chercheurs travaillant sur les enjeux contemporains de la production animale.

    Mais l’enjeu dépasse la seule réussite individuelle. Les programmes Fulbright ont précisément pour ambition de favoriser les échanges universitaires et scientifiques entre les États-Unis et les autres régions du monde. Pour un chercheur africain spécialisé dans les productions animales, une telle expérience peut devenir un pont entre les connaissances développées dans les grands centres de recherche internationaux et les défis auxquels sont confrontés les systèmes agricoles africains.

    Le parcours de Gadufia Samati prend ainsi une dimension particulière. Formé dans un pays où l’agriculture et l’élevage occupent une place majeure dans l’économie et les moyens de subsistance, il se retrouve aujourd’hui au cœur d’un dispositif scientifique international. Son défi sera de transformer cette expérience en compétences susceptibles de répondre aux besoins de son environnement d’origine.

    La science au service de la sécurité alimentaire

    La question qui se trouve derrière son domaine de recherche est d’une importance stratégique : comment produire suffisamment de protéines animales pour répondre à une population croissante tout en améliorant la santé et la productivité des animaux ?

    Les biotechnologies de la reproduction constituent l’une des pistes explorées par la recherche contemporaine. Elles peuvent permettre d’accélérer l’amélioration génétique des cheptels, de favoriser la diffusion de reproducteurs performants et de contribuer à une production animale plus efficace.

    Pour l’Afrique, où les systèmes d’élevage restent confrontés à de nombreux défis liés à la productivité, à la santé animale, au climat et à l’accès aux technologies, la formation de spécialistes dans ces domaines représente un enjeu majeur.

    Gadufia Samati n’est donc pas seulement en train de poursuivre une formation supplémentaire. Il participe à une dynamique plus large de montée en compétence des scientifiques africains. Son parcours illustre aussi l’importance des passerelles entre les institutions de recherche du Sud et les universités internationales.

    De la zootechnie aux biotechnologies de la reproduction, son itinéraire traduit une même ambition : faire de la science un outil concret d’amélioration de l’élevage et, au-delà, de la sécurité alimentaire.

    À Penn State, une nouvelle page s’écrit donc pour le scientifique togolais. Deux années durant lesquelles il devra apprendre, expérimenter, questionner et construire de nouveaux réseaux scientifiques. À terme, la véritable portée de cette aventure se mesurera peut-être à sa capacité à faire voyager les connaissances acquises des laboratoires américains vers les réalités africaines.

  • Prix du carburant : la vie chère étouffe davantage les Togolais

    Prix du carburant : la vie chère étouffe davantage les Togolais

    La nouvelle hausse des prix des produits pétroliers accentue la pression sur des ménages togolais déjà durement éprouvés par une vie chère qui ronge leur pouvoir d’achat.

    La nouvelle hausse des prix des produits pétroliers vient ajouter une pression supplémentaire au quotidien de nombreux Togolais. À Lomé comme dans plusieurs autres localités du pays, cette augmentation se répercute progressivement sur les dépenses de transport, les prix des produits alimentaires et, plus largement, sur le coût de la vie. Pour des ménages déjà confrontés à une inflation persistante, chaque franc compte désormais davantage.

    Dans les rues de la capitale, les usagers des transports en commun ne cachent pas leur inquiétude. « Nous dépensons déjà beaucoup pour nous déplacer chaque jour. Si le carburant augmente encore, les conducteurs vont forcément revoir leurs tarifs et notre budget ne pourra pas suivre », témoigne une commerçante rencontrée à Lomé.

    Un budget familial de plus en plus serré

    Pour les conducteurs de taxi-moto, cette situation constitue également un véritable casse-tête. « Nous achetons le carburant plus cher, mais nous ne pouvons pas augmenter les tarifs comme nous voulons. Les clients aussi souffrent. À la fin de la journée, il ne reste presque rien », explique un conducteur de taxi-moto.

    La hausse du carburant ne s’arrête pourtant pas aux stations-service. Elle risque d’alourdir les coûts de transport des marchandises et, par ricochet, ceux des denrées alimentaires. Dans les marchés, les consommateurs surveillent déjà leurs dépenses.

    « Avant, avec une certaine somme, je pouvais acheter plusieurs produits pour la maison. Aujourd’hui, la même somme ne suffit plus. On réduit les quantités et parfois même certains produits deviennent des luxes », déplore une mère de famille.

    La vie chère ronge les ménages

    Pour beaucoup de Togolais, le problème dépasse donc la seule question du prix à la pompe. C’est l’ensemble du pouvoir d’achat qui est mis à rude épreuve. Transport, alimentation, scolarité, loyers et autres dépenses quotidiennes pèsent lourdement sur les revenus.

    Dans ce contexte, la nouvelle hausse des prix des produits pétroliers apparaît comme une charge supplémentaire pour des populations déjà fragilisées. La vie chère ronge progressivement les ménages, contraignant beaucoup de familles à revoir leurs priorités et à se priver davantage.

  • Art plastique: K.Point, de la passion scolaire à l’ambition artistique

    Art plastique: K.Point, de la passion scolaire à l’ambition artistique

    Né d’une passion adolescente devenue vocation, K.Point façonne aujourd’hui son identité artistique avec l’ambition de faire de la peinture un langage universel, capable de traverser les frontières et les générations.

    TONEH Kokouvi Ephrem, né le 6 septembre 1995 à Ayakopé, dans la préfecture de Zio, connu sous le nom d’artiste K.Point, avance dans le monde de l’art avec une conviction simple : la peinture peut dire ce que les mots peinent parfois à exprimer. Son parcours, encore en construction, est celui d’un jeune artiste qui a transformé une passion née sur les bancs de l’école en une véritable quête personnelle et artistique.

    De la passion scolaire à une vocation artistique

    Chez K.Point, tout commence par une curiosité qui, au fil des années, s’est muée en passion. Alors qu’il est encore élève, il s’initie à la peinture, d’abord comme un moyen de laisser libre cours à son imagination et à ses émotions. L’exercice, loin de demeurer un simple divertissement, devient progressivement une nécessité intérieure.

    La toile se transforme alors en espace de dialogue. Chaque création lui offre la possibilité de raconter une histoire, de traduire un sentiment ou de donner une forme à ce qui mûrit silencieusement en lui. Cette relation intime avec la peinture constitue aujourd’hui l’un des fondements de sa démarche.

    K.Point ne revendique pas seulement le statut de peintre. Il aspire surtout à construire une identité artistique singulière, nourrie par l’observation, la sensibilité et la persévérance. Pour lui, créer revient à transmettre. L’œuvre n’est véritablement accomplie que lorsqu’elle parvient à provoquer une émotion, susciter une réflexion ou toucher une conscience.

    L’ambition de dépasser les frontières

    Aujourd’hui, l’artiste nourrit une ambition plus vaste : faire de son talent un véritable moyen d’expression et inscrire progressivement son nom dans le paysage artistique. Cette ambition passe d’abord par le perfectionnement. K.Point entend affiner sa technique, renforcer son univers et participer à davantage d’expositions afin de confronter son travail aux regards du public et des professionnels.

    Il souhaite également rencontrer d’autres artistes, partager des expériences et ouvrir sa création à de nouvelles influences. Son rêve dépasse ainsi les frontières du Togo : voir ses œuvres voyager, dialoguer avec différentes cultures et trouver leur place dans des espaces artistiques au-delà de son pays.

    Derrière cette ambition se dessine une philosophie : croire en son talent, croire en son rêve et accepter le travail nécessaire pour le concrétiser. Pour K.Point, la peinture n’est donc pas seulement une activité artistique. Elle est une trace à laisser, un langage à transmettre et, peut-être, une manière de survivre au temps.

  • Sagbado : un règne de six jours, entre contestation et interprétations traditionnelles

    Sagbado : un règne de six jours, entre contestation et interprétations traditionnelles

    Intronisé le 7 août dernier dans un contexte de contestation, Togbui Attissogbui Dzogbevi Semekonawo IV est décédé six jours plus tard, relançant les interrogations autour de la succession à Sagbado.

    Le destin aura été particulièrement bref pour Togbui Attissogbui Dzogbevi Semekonawo IV. Installé comme chef du canton de Sagbado le vendredi 7 août 2026, il est décédé ce jeudi 13 août, après seulement six jours de règne. Cette disparition intervient alors que son accession au trône faisait déjà l’objet de contestations au sein de la communauté.

    Une intronisation contestée

    L’arrivée de Togbui Attissogbui à la tête de la chefferie n’avait pas fait l’unanimité. Selon les informations rapportées par TOGO SCOOP, son intronisation était intervenue après une vacance du trône de près d’une décennie et dans un contexte de désaccords sur les règles de succession. Des héritiers présentés comme originels du trône contestaient notamment la possibilité pour un régent d’accéder à la chefferie.

    Le nouveau chef était ainsi perçu par ses détracteurs comme un chef « imposé ». Des recours avaient même été engagés devant la Chambre administrative de la Cour suprême pour contester le décret de reconnaissance, sans aboutir à une suspension de son application.

    Cette controverse avait donné à l’intronisation une dimension particulière. Ce qui devait être une cérémonie de transmission de pouvoir traditionnel s’était déroulé dans un climat de tension, avec un important dispositif de sécurité.

    Six jours plus tard, les interrogations

    La disparition du chef, six jours seulement après son intronisation, donne désormais lieu à de nombreuses interprétations. Dans certains milieux, des voix estiment que cette succession ne pouvait pas être considérée comme définitivement réglée et que les événements survenus depuis le 7 août pourraient être lus comme un signe du destin.

    L’expression selon laquelle « les dieux d’Aflao ont tranché » circule ainsi parmi certains commentateurs. Cette lecture relève toutefois de la croyance et de l’interprétation traditionnelle, et ne constitue pas une explication factuelle du décès.

    Au moment de son intronisation, les larmes versées par Togbui Attissogbui avaient déjà suscité des commentaires. Certains y voyaient une émotion liée à la cérémonie ; d’autres leur attribuent désormais, après sa mort brutale, une dimension prémonitoire.

    L’âge, autre sujet de commentaires

    L’âge avancé du défunt constitue également un élément évoqué dans les discussions. Certains observateurs considèrent qu’à un âge avancé, la santé peut naturellement être plus fragile. Mais aucune information médicale publique ne permet, à ce stade, d’établir que son décès serait lié à son âge ou à une quelconque maladie.

    Le qualificatif de « candidat naturel à la mort », parfois utilisé dans les commentaires, doit donc être manié avec prudence. Il s’agit d’une formule subjective et non d’un constat médical.

    Une chose demeure certaine : avec la disparition de Togbui Attissogbui Dzogbevi Semekonawo IV, Sagbado se retrouve à nouveau confronté à la question de sa chefferie. Six jours après son intronisation, le débat sur la succession repart ainsi de plus belle, entre règles coutumières, contestations et croyances traditionnelles.

  • Investissements et industrie : le modèle togolais séduit Madagascar

    Investissements et industrie : le modèle togolais séduit Madagascar

    De l’industrialisation à l’attraction des capitaux privés, Madagascar vient au Togo chercher des clés d’expérience : une délégation malgache explore, du 6 au 12 août, les mécanismes togolais et le modèle de la PIA pour accélérer la transformation économique.

    Une nouvelle étape dans le rapprochement économique entre le Togo et Madagascar. Depuis le 6 août 2026, une délégation du ministère malgache de l’Industrialisation et du Développement du Secteur Privé effectue une mission de travail au Togo. Accueillie par le ministère délégué chargé de la Promotion des Investissements, de l’Industrie et de la Souveraineté économique, elle séjournera dans le pays jusqu’au 12 août.

    Cette mission est essentiellement consacrée au partage d’expériences dans des secteurs considérés comme stratégiques pour la transformation économique des deux pays. Les échanges portent notamment sur le développement des écosystèmes agricoles, la mise en place de zones dédiées à la transformation industrielle et les dispositifs destinés à stimuler l’investissement privé.

    Le modèle togolais au cœur des échanges

    À travers cette visite, Madagascar cherche notamment à mieux comprendre les mécanismes développés par le Togo pour favoriser l’implantation et l’accompagnement des investisseurs. L’enjeu est de tirer des enseignements d’une expérience nationale en matière d’aménagement de pôles économiques, de transformation des productions agricoles et de création d’un environnement propice au secteur privé.

    Au-delà des présentations institutionnelles, la mission privilégie les échanges directs et l’observation des infrastructures. Cette approche doit permettre à la délégation malgache d’apprécier concrètement les dispositifs mis en place par le Togo et d’identifier d’éventuelles pistes d’adaptation au contexte de Madagascar.

    La PIA, vitrine de la transformation industrielle

    La visite de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) constitue l’un des temps forts de cette mission. La délégation pourra y découvrir les infrastructures de cette zone industrielle et échanger sur les mécanismes ayant contribué à son développement.

    Une attention particulière devrait être accordée aux modèles de partenariat public-privé, présentés comme un levier important dans la réalisation et la gestion d’infrastructures industrielles. La PIA offre ainsi un terrain concret pour discuter des conditions permettant de mobiliser les capitaux privés au service de la transformation économique.

    Cette immersion permet également de mettre en lumière l’importance croissante des zones industrielles dans les stratégies africaines de développement. Pour les États confrontés au défi de transformer localement leurs matières premières, ces espaces peuvent constituer des instruments de création de valeur, d’attraction des investissements et de développement des chaînes de production.

    Vers une coopération Sud-Sud renforcée

    Au-delà des seuls enjeux industriels, cette mission traduit une volonté de renforcer les échanges entre deux pays africains confrontés à des problématiques similaires : transformation des matières premières, développement du secteur privé, création d’emplois et attraction des investissements.

    Le déplacement de la délégation malgache illustre ainsi l’intérêt croissant des coopérations Sud-Sud. Les expériences développées sur le continent peuvent constituer des sources d’inspiration, à condition d’être adaptées aux réalités économiques et institutionnelles propres à chaque pays.

    En accueillant cette délégation, le Togo entend également valoriser son expérience et consolider son positionnement comme espace d’échanges autour des politiques d’investissement et d’industrialisation.

    Jusqu’au 12 août, les discussions entre les deux parties devraient donc permettre d’approfondir le partage d’expériences et d’identifier de nouvelles pistes de collaboration. Une démarche qui pourrait contribuer, à terme, à renforcer les relations économiques entre Lomé et Antananarivo et à promouvoir une coopération africaine davantage fondée sur le transfert de savoir-faire et les expériences concrètes.

  • Foncier : la justice confirme à nouveau le droit de propriété de la collectivité Holo-Avla

    Foncier : la justice confirme à nouveau le droit de propriété de la collectivité Holo-Avla

    Le litige foncier opposant depuis plusieurs années la collectivité Holo-Avla à Hamidou Aboudramane connaît un nouvel épisode judiciaire. Une ordonnance rendue en juillet 2026 rejette une demande visant à faire cesser des travaux sur une partie du domaine contesté.

    Le différend porte sur un domaine situé dans la commune d’Agoè-Nyivé 4, précisément à Togblékopé, au lieu-dit Botokopé-Sivédomé. Depuis 2022, plusieurs décisions de justice ont été rendues dans cette affaire, avec notamment des décisions favorables à la collectivité Holo-Avla.

    Dans son jugement N°0752/2022 du 20 mai 2022, le Tribunal de première instance de première classe de Lomé avait reconnu à la collectivité Holo-Avla un droit de propriété sur le domaine, en retenant notamment une acquisition « par voie de première occupation ». Le tribunal avait également confirmé son droit de propriété sur la parcelle concernée.

    Des décisions confirmées en appel

    Cette décision avait fait l’objet d’un appel introduit par Hamidou Aboudramane ainsi que d’une tierce-opposition engagée par Habidina Hamidou. Ces deux procédures ont été tranchées le 25 juin 2024.

    À travers les décisions N°0897/2024 et N°0898/2024, la justice a maintenu le jugement rendu en 2022 dans toutes ses dispositions. Les procédures ont ensuite donné lieu à la délivrance des grosses des deux décisions judiciaires.

    Selon les éléments rapportés dans le dossier, ces décisions ont ainsi confirmé le droit de propriété revendiqué par la collectivité Holo-Avla sur le domaine litigieux.

    Une nouvelle demande rejetée en juillet 2026

    L’affaire a toutefois connu un nouvel épisode avec une demande de cessation des travaux introduite par Hamidou Aboudramane sur une partie du domaine. Dans son ordonnance N°0622/2026 du 7 juillet 2026, la cour d’appel a déclaré l’action recevable, mais a rejeté la demande visant à ordonner l’arrêt des travaux.

    La juridiction a notamment estimé qu’une telle mesure aurait été susceptible de produire des effets sur les décisions judiciaires antérieures. Hamidou Aboudramane a ainsi été débouté de sa demande de cessation des travaux.

    Cette nouvelle décision constitue un épisode supplémentaire dans un contentieux foncier qui oppose les deux parties depuis plusieurs années. Elle intervient alors que les décisions judiciaires de 2022 et 2024 restent au cœur du débat sur la propriété du domaine situé à Togblékopé.

  • Le meurtre d’un planteur de 75 ans secoue la Côte d’Ivoire

    Le meurtre d’un planteur de 75 ans secoue la Côte d’Ivoire

    Le meurtre d’un planteur de 75 ans à Cosrou, près de Dabou, plonge une famille et tout un village dans la stupeur, tandis que les enquêteurs privilégient plusieurs pistes.

    Le village de Cosrou, situé à une trentaine de kilomètres de Dabou, dans le sud de la Côte d’Ivoire, est sous le choc après l’assassinat d’Akpa Michel, un planteur de 75 ans, retrouvé sans vie dans sa plantation d’hévéa. Le drame, survenu le samedi 1er août, fait l’objet d’une enquête de la gendarmerie, qui recherche actuellement deux des fils de la victime, portés disparus depuis la découverte du corps.

    Selon les premiers éléments de l’enquête, le septuagénaire s’était rendu dans son exploitation en compagnie d’un saigneur afin d’acheminer une importante récolte de latex. Il avait demandé à son employé de se rendre dans le village voisin pour trouver un conducteur de tricycle chargé du transport. À leur retour, les deux hommes ont découvert Akpa Michel gisant sans vie sous un abri de fortune, présentant de graves blessures. Les secours dépêchés sur place n’ont pu que constater son décès.

    La piste d’un conflit familial privilégiée

    Les premiers constats des enquêteurs soulèvent plusieurs interrogations. L’argent destiné au paiement du transporteur, le téléphone portable de la victime ainsi que la récolte de latex étaient toujours présents sur les lieux. Ces éléments tendent à écarter l’hypothèse d’un vol ayant mal tourné et orientent davantage les investigations vers un homicide ciblé.

    Très rapidement, l’attention des enquêteurs s’est portée sur deux fils du défunt, introuvables depuis les faits. Des habitants affirment les avoir aperçus se dirigeant vers la plantation peu avant la découverte du corps. Par ailleurs, des sources locales évoquent un ancien conflit familial opposant Akpa Michel à sa seconde épouse et à certains de leurs enfants, une situation qui nourrit de nombreuses spéculations au sein de la communauté. Toutefois, à ce stade, aucune responsabilité n’a été officiellement établie.

    Les éléments de la gendarmerie poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes de ce crime et d’identifier son ou ses auteurs. Les deux fils recherchés devront être entendus dans le cadre de l’enquête, tandis que les habitants de Cosrou participent également aux recherches pour tenter de les localiser. Cette affaire, qui a profondément bouleversé la localité, reste entourée de nombreuses zones d’ombre.

  • Un lot à Adétikopé Well City à vendre

    Un lot à Adétikopé Well City à vendre

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  • Divorce : voici les 10 pays où l’on se sépare le moins, aucun État africain dans le classement

    Divorce : voici les 10 pays où l’on se sépare le moins, aucun État africain dans le classement

    Un classement de WorldAtlas met en lumière les pays affichant les taux de divorce les plus faibles au monde, avec une domination asiatique et une absence remarquée du continent africain.

    Selon un classement publié par WorldAtlas, les pays où l’on divorce le moins au monde se concentrent principalement en Asie, en Europe et en Amérique latine. Fait notable, aucun pays africain ne figure dans le top 10. Cette étude s’appuie sur les données du Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (UNDESA), d’Eurostat pour les pays européens, de l’Enquête nationale indienne sur la santé familiale (NFHS-4 et NFHS-5) ainsi que sur les publications des instituts nationaux de statistique.

    L’Inde arrive en tête avec un taux de divorce estimé entre 0,01 et 0,1 pour 1 000 habitants, devant le Sri Lanka (0,15) et le Vietnam (0,2). Le Guatemala et le Tadjikistan complètent le top 5, suivis de la Bosnie-Herzégovine, de Malte, du Pérou, du Chili et de l’Irlande.

    D’après WorldAtlas, ces faibles taux s’expliquent par plusieurs facteurs. Dans certains pays, le poids des traditions, des religions et des pressions familiales décourage fortement le recours au divorce. Ailleurs, des législations restrictives ou une légalisation relativement récente du divorce, comme à Malte, au Chili ou en Irlande, limitent encore le nombre de séparations officielles.

    Le rapport souligne également que, dans plusieurs États, les unions libres sont très répandues. Leur rupture n’étant pas enregistrée dans les statistiques officielles, les chiffres du divorce apparaissent mécaniquement plus faibles.

    WorldAtlas invite ainsi à interpréter ces données avec prudence. Un faible taux de divorce ne signifie pas nécessairement que les couples sont plus heureux ou plus stables. Il peut aussi traduire l’existence de contraintes sociales, religieuses ou juridiques, voire masquer des séparations informelles ou des situations de violences conjugales qui n’aboutissent jamais devant les tribunaux.

    L’absence de pays africains dans ce classement rappelle enfin que les réalités matrimoniales du continent demeurent diverses et souvent insuffisamment documentées à l’échelle internationale.

  • Affaire Assad : ce que révèlent les premières conclusions de l’enquête policière

    Affaire Assad : ce que révèlent les premières conclusions de l’enquête policière

    Les autorités policières ont présenté les premiers éléments de l’enquête ouverte après le décès du jeune Ouro Gbele Assad, retrouvé sans vie le 13 juillet à Agoè Adjougba.

    Le commissariat central d’Agoè-Nyivé a rendu publics, ce dimanche 19 juillet 2026, les premiers résultats de l’enquête ouverte à la suite du décès de Ouro Gbele Assad, un jeune homme de 20 ans retrouvé sans vie le 13 juillet dernier dans le quartier d’Agoè Adjougba. Cette affaire, largement relayée sur les réseaux sociaux, continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

    Selon le commissaire divisionnaire de police, Koudadje Afodor Ablavi, les premiers renseignements recueillis indiquent que la victime aurait été interpellée par des particuliers qui la soupçonnaient d’un vol de volaille. Le jeune homme aurait ensuite été conduit dans un garage avant d’être relâché. Son corps a été découvert à une centaine de mètres de ce lieu.

    Une enquête judiciaire a été ouverte sous l’autorité du procureur de la République afin de déterminer les circonstances exactes du décès et d’identifier les éventuelles responsabilités. La police précise que plusieurs témoignages ont été recueillis et qu’un individu cité par différents témoins fait actuellement l’objet de recherches.

    Les constatations réalisées par les services de la police nationale, avec l’appui de la police technique et scientifique ainsi que de personnels de santé, n’ont révélé aucune trace apparente de violence sur le corps. En revanche, la présence d’un liquide verdâtre s’écoulant de la bouche de la victime a conduit les enquêteurs à engager des investigations médico-légales complémentaires. Les conclusions de ces expertises devraient permettre d’éclairer les circonstances du décès.

    Tout en présentant ses condoléances à la famille du défunt, la police nationale a invité la population à faire preuve de retenue, à éviter la diffusion d’informations non vérifiées et à laisser la justice suivre son cours. Elle a également rappelé que toute personne soupçonnée d’une infraction doit être remise aux forces de sécurité, insistant sur le fait que nul ne peut se faire justice lui-même. Assad a été inhumé le 17 juillet dans une vive émotion.

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