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  •  Taekwondo : Frank Eyii Klutse, l’héritage qui résiste au temps ?

     Taekwondo : Frank Eyii Klutse, l’héritage qui résiste au temps ?

    Au cоurs de sеs mаndats à lа têtе dе la Fédératiоn tоgоlaisе de taеkwоndо, Frank Eyii Klutse a métamоrphоsé cettе disciplinе en un véritablе réservоir d’еspоir еt d’аmbitiоn. Sоn héritage est еnсоre admiré pаr les athlètes, malgré lеs incеrtitudes entоurant la sucсessiоn qu’il a sоutеnue.

    Dаns lе cоntехtе réсеnt du tаekwоndо au Tоgо, peu de leaders оnt еu un impact аussi signifiсаtif quе lui. Cе dirigеant, à lа fоis humblе et influеnt, а оpéré des changemеnts prоfоnds dans lа disсipline, laissant unе marque qui pеrdurе encоre аujоurd’hui. Grâcе à ses effоrts pоur apaiser les tensiоns, еncоurager lеs jeunes talents, prоfessiоnnаliser lа pratique et investir dе mаnière persоnnellе, l’ancien président cоntinue de jоuir d’une pоpularité peu соmmunе dans lе paysagе spоrtif tоgоlais.

    Lе dimanchе 17 mai 2026, au stade municipаl dе Lоmé, l’affеctiоn du public s’еst à nоuveau mаnifestéе avec intensité. Frank Eyii Klutse, ceinture noire 7è Dan Kukkiwon (international), qui s’était déplаcé pоur sаluеr lеs athlètеs et lеs entrаîneurs lоrs d’unе séance d’еntraînemеnt оrganisée par certains clubs de Lomé, a été аcсuеilli par unе оvatiоn сhalеureusе. Ce mоmеnt emblématique témоignait du lien fоrt qu’il а réussi à établir aveс lеs spоrtifs et lеs intervenants de cettе disсiplinе.

    Stabilité retrouvée

    Lorsque Frank Eyii Klutse prend les commandes de la Fédération togolaise de taekwondo, la maison traverse une période morose, marquée par des tensions internes et des divisions. Très vite, il fait de l’apaisement une priorité. Son style de management, fondé sur le dialogue et la concertation, contribue progressivement à ramener la sérénité au sein de la discipline.

    Sous son magistère, le taekwondo togolais retrouve une certaine stabilité institutionnelle. Les compétitions reprennent avec davantage de régularité, les clubs se structurent mieux et les relations avec les acteurs internationaux de la discipline se renforcent. Plusieurs observateurs reconnaissent aujourd’hui que cette stabilité a permis au taekwondo togolais de franchir un cap important.

    Au-delà de l’organisation administrative, Frank Eyii Klutse a surtout travaillé à redonner confiance aux jeunes pratiquants. Beaucoup de taekwondoïstes ont commencé à croire à une carrière sportive ambitieuse grâce aux opportunités ouvertes sous sa présidence : stages, compétitions internationales, formations techniques et accompagnement des talents.

    Ancien athlète, plusieurs fois champion et médaillé dans plusieurs catégories en son temps au plan national, continental et international, c’est avec lui que le Togo compte des centaines de hauts gradés de la discipline aujourd’hui, des arbitres internationaux, comme lui-même.

    Selon certaines indiscrétions, l’intéressé préférant toujours gardé le silence voire l’anonymat, c’est grâce à lui que l’actuel Président de la Fédératiоn tоgоlaisе de taеkwоndо (FTTKD), à une époque donnée ceinture noire 2è Dan, a atteint le 6è aujourd’hui.

    Président proche des athlètes

    L’une des marques de fabrique de Frank Eyii Klutse reste sa proximité avec les sportifs. Plusieurs acteurs du milieu racontent un dirigeant accessible, souvent présent lors des entraînements et attentif aux difficultés des clubs.

    Cette proximité s’est également traduite par des actes concrets. Selon plusieurs témoignages concordants dans le milieu sportif, il lui est arrivé à de nombreuses reprises de financer personnellement certaines activités fédérales, des déplacements ou encore des besoins logistiques urgents, afin d’éviter l’annulation d’événements sportifs.

    Pour beaucoup d’athlètes, cette implication personnelle a contribué à renforcer son image de dirigeant engagé pour la cause du taekwondo, au-delà des considérations administratives.

    Une tête bien faite

    Frank Eyii Klutse ne s’est pas uniquement illustré dans le sport. Le quinquagénaire est également reconnu dans le monde économique togolais. Docteur en management du développement des organisations et culture, il dirige La Citoyenne Vie SA, la première société d’assurance inclusive au Togo, avec pour pour cœur de métier la micro-assurance vie, avec un capital social de 1 milliard 332 millions de FCFA.

    Sous sa direction, cette entreprise s’est spécialisée dans des produits destinés aux populations modestes, avec l’ambition de démocratiser l’accès à l’assurance au Togo.

    Le Dr Frank Eyii Klutse s’est aussi illustré dans l’accompagnement des jeunes entrepreneurs togolais. En 2022, La Citoyenne Vie S.A. avait signé un partenariat avec l’Association des jeunes entrepreneurs du Togo afin de faciliter l’accès des jeunes promoteurs aux produits assurantiels.

    Cette double casquette de dirigeant sportif et d’homme d’affaires a contribué à renforcer son image de gestionnaire méthodique et visionnaire.

    L’ombre Boyodi

    Mais tout héritage comporte aussi ses zones d’ombre. Dans le cas de Frank Eyii Klutse, beaucoup estiment que la principale critique formulée à son encontre concerne son rôle dans l’accession d’Hénoc Boyodi à la présidence de la Fédération togolaise de taekwondo.

    Le 24 novembre 2024, ce dernier est élu pour succéder à Frank Eyii Klutse. Plusieurs acteurs du milieu considèrent que l’ancien président avait clairement soutenu cette candidature et pesé en faveur de cette transition.

    Depuis cette élection, la gestion actuelle de la Fédération fait cependant l’objet de critiques dans certains cercles du taekwondo togolais, notamment sur des questions liées aux relations humaines, à la gouvernance interne ou encore à la gestion administrative et financière. À ce stade, ces critiques relèvent essentiellement d’appréciations et de débats internes au mouvement sportif, sans qu’aucune décision judiciaire ou administrative ne soit venue établir d’éventuelles fautes.

    Cette situation place Frank Eyii Klutse dans une position délicate. L’ancien président observe pour l’instant une forme de neutralité publique, évitant d’intervenir ouvertement dans les tensions qui secouent la Fédération. Une posture prudente qui traduit sans doute sa volonté de préserver l’unité du taekwondo togolais tout en évitant d’alimenter davantage les divisions.

    Héritage

    Malgré ces turbulences, l’image de Frank Eyii Klutse demeure solidement ancrée dans le cœur de nombreux pratiquants. Les applaudissements reçus ce dimanche au stade municipal de Lomé illustrent cette reconnaissance populaire.

    Dans un univers sportif souvent marqué par des querelles de leadership et des crises récurrentes, l’ancien président apparaît encore, pour beaucoup, comme l’un des artisans de l’âge d’or récent du taekwondo togolais. Un dirigeant qui aura permis à toute une génération de rêver plus grand et de croire que le Togo pouvait aussi viser les sommets dans cette discipline.

  • Taekwondo : l’espoir malgré tout

    Taekwondo : l’espoir malgré tout

    À quelques jours du Championnat d’Afrique de taekwondo de Bamako, les athlètes togolais intensifient leur préparation dans un contexte marqué à la fois par l’espoir de médailles et les incertitudes financières autour du déplacement de la délégation.

    À moins de deux semaines du Championnat d’Afrique de taekwondo prévu du 30 mai au 2 juin 2026 au Palais des Sports de Bamako, au Mali, la mobilisation s’intensifie au sein de la famille togolaise de la discipline. Certains clubs de Lomé, en concertation avec la direction technique nationale, ont organisé ce dimanche 17 mai 2026 une grande séance d’entraînement au stade municipal de Lomé. Une répétition générale qui a réuni plusieurs clubs venus affûter leurs armes avant le grand rendez-vous continental.

    Mobilisation

    Dans une ambiance studieuse mais conviviale, athlètes, entraîneurs et responsables techniques ont multiplié les exercices physiques, les combats d’application et les séances tactiques. Cette rencontre avait pour objectif de renforcer la cohésion du groupe et d’évaluer le niveau de préparation des combattants appelés à défendre les couleurs togolaises à Bamako.

    Plusieurs clubs ont répondu présents à l’appel de la fédération, preuve de l’engouement qui entoure cette préparation. Au bord de l’aire d’entraînement, les encadreurs n’ont cessé de corriger les derniers détails techniques afin de permettre aux athlètes d’aborder la compétition dans les meilleures dispositions.

    Le Championnat d’Afrique de taekwondo 2026 se déroulera du 30 mai au 2 juin prochains au Palais des Sports de Bamako, au Mali. Plus de 600 athlètes et officiels issus de 44 pays africains y sont attendus pour l’un des événements majeurs du taekwondo continental.

    Distinctions

    L’un des temps forts de cette séance d’entraînement a été la présence remarquée du Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala et de Franck Klustsè, ancien président de la Fédération togolaise de taekwondo.

    Les deux personnalités ont été honorées par les responsables fédéraux pour leur contribution au développement du taekwondo togolais. Leur présence a donné une dimension particulière à cette rencontre, tout en rappelant l’importance de la transmission entre les générations.

    Très applaudi par les participants, le Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala a symbolisé à lui seul la mémoire et l’expérience d’une discipline qui continue de gagner du terrain au Togo.

    Ambitions

    Parmi les athlètes les plus suivis durant cette séance figurait également Mamoudou Ibrahim. Le talentueux combattant togolais n’a pas caché ses ambitions à quelques jours du championnat continental.

    Déterminé et concentré, il a affirmé poursuivre une préparation intensive avec un objectif clair, celui de décrocher la médaille d’or à Bamako. Son engagement et sa rigueur à l’entraînement suscitent déjà beaucoup d’espoirs au sein des supporters togolais.

    Le jeune athlète apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux atouts du Togo pour cette compétition africaine où le niveau s’annonce particulièrement relevé.

    Epine

    Mais derrière cette préparation sportive se cache une autre réalité plus préoccupante. Celle du financement du déplacement de la délégation togolaise au Mali.

    Selon plusieurs informations concordantes, les fonds nécessaires pour assurer le voyage des athlètes et officiels ne seraient toujours pas encore disponibles. Une situation qui alimente les inquiétudes à quelques jours du départ pour Bamako.

    Des sources proches du dossier évoquent également des difficultés financières internes qui empêcheraient, pour l’instant, la soumission d’un budget aux autorités compétentes. Il se murmure notamment que des irrégularités ou “trous financiers” constatés dans certains livres comptables compliqueraient les démarches administratives.

    Malgré ces incertitudes, les athlètes poursuivent leur préparation avec sérieux, espérant que les obstacles financiers seront rapidement levés afin que le Togo puisse participer dignement à ce rendez-vous continental majeur.


  • Handicap : un vote historique à l’Assemblée

    Handicap : un vote historique à l’Assemblée

    Le Togo renforce son engagement en faveur de l’inclusion avec la ratification d’un protocole africain protégeant davantage les droits des personnes handicapées.

    Une nouvelle étape est franchie dans la promotion des droits humains des personnes vivants avec un handicap à travers l’adoption définitive du projet de loi autorisant la ratification du protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique. À travers ce vote, le Togo affiche sa volonté de renforcer l’inclusion sociale et juridique des personnes vivant avec un handicap.

    La décision a été prise vendredi au cours de la deuxième séance plénière de la première session ordinaire de l’année 2026, sous la présidence de Komi Selom Klassou. La séance s’est tenue en présence du ministre chargé des Relations avec le Parlement, Gilbert Bawara, ainsi que de la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme, Martine Moni Sankaredja-Sinandja.

    Déjà validé par les deux chambres du Parlement dans le cadre de la procédure de navette parlementaire, ce texte vient consolider les engagements du Togo en faveur des droits des personnes handicapées. Le protocole africain vise à adapter la protection juridique des personnes vivant avec un handicap aux réalités sociales, économiques et culturelles du continent africain, où les défis liés à l’inclusion demeurent importants.

    Pour les autorités togolaises, cette ratification représente bien plus qu’une formalité diplomatique. Elle constitue un signal politique fort en faveur d’une société plus équitable. Selon la ministre Martine Moni Sankaredja-Sinandja, ce protocole complète les instruments internationaux déjà ratifiés par le Togo et reconnaît pleinement les personnes handicapées comme des sujets de droits à part entière, capables de participer pleinement à la vie sociale, économique et politique.

    Le document prévoit plusieurs avancées majeures. Il met l’accent sur le droit à une éducation inclusive et accessible, l’accès équitable aux soins de santé, l’intégration dans le monde du travail ainsi que l’accès à la justice. Il insiste également sur la nécessité de protéger les personnes handicapées contre toutes formes de violences, de marginalisation et de discriminations.

    Cette ratification intervient dans un contexte où les organisations de défense des droits humains plaident pour des politiques publiques plus inclusives sur le continent. Au Togo, plusieurs associations œuvrant dans le domaine du handicap réclament depuis des années un meilleur accès aux infrastructures publiques, aux services sociaux et aux opportunités professionnelles.

    Avec cette adoption, le Parlement togolais envoie un message clair : la question du handicap doit désormais être pleinement intégrée dans les politiques de développement et dans la construction d’une société plus inclusive.


  • ASCK vers le titre, le maintien en feu

    ASCK vers le titre, le maintien en feu

    À trois journées du terme, la 24e journée de la D1 LONATO s’annonce explosive, entre une ASCK toute proche du sacre, des places continentales âprement disputées et une lutte pour le maintien plus indécise que jamais.

    À trois journées de la fin de la saison, la 24e journée de la D1 LONATO s’annonce comme un tournant majeur, aussi bien dans la course au titre que dans la lutte pour le maintien. Entre ambitions continentales et survie dans l’élite, les clubs jouent gros dans un sprint final où chaque point peut bouleverser le classement.

    Leader avec six points d’avance, l’ASCK se rapproche d’un nouveau sacre. Les Chauffeurs, invaincus à domicile cette saison, reçoivent Gomido FC avec l’objectif de conforter leur avance. Portés par une solidité défensive remarquable et une efficacité offensive constante à Welou, les hommes de Messan Ametokodo veulent tuer tout suspense. Une victoire les rapprocherait encore un peu plus d’un deuxième titre consécutif, dans une dynamique parfaitement maîtrisée.

    Derrière, l’ASKO a probablement laissé filer ses dernières chances de titre après un nul frustrant face à l’AS Binah. Désormais, les Kondona se concentrent sur la qualification continentale. Ils affrontent l’Étoile Filante dans un duel délicat. De son côté, Unisport FC traverse une période difficile avec trois défaites consécutives et doit se relancer dans le derby Tem face à Semassi, où les enjeux de maintien ajoutent une pression supplémentaire.

    Le bas du classement reste particulièrement serré. Espoir FC et l’AS OTR s’affrontent dans un choc direct pour le maintien, tandis que DYTO FC et l’AC Barracuda se disputent des points précieux dans un derby loméen sous haute tension. L’Entente II et Gbohloe-Su complètent un programme où la moindre erreur pourrait coûter cher, notamment pour des équipes encore sous la menace de la relégation. Les Requins Mâles, en quête de réaction, devront retrouver leur efficacité offensive.

    Entre course au titre, ambitions continentales et lutte pour le maintien, cette journée s’annonce décisive. À l’approche du dénouement, la moindre victoire ou contre-performance pourrait redessiner totalement le classement et sceller le sort de plusieurs clubs engagés dans une fin de saison sous haute tension.


  • Taekwondo : hommage au maître de l’ombre

    Taekwondo : hommage au maître de l’ombre

    Dans l’ombre des podiums et des médailles, Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala apparaît comme l’un des artisans silencieux de l’ascension du taekwondo togolais à travers le parcours du champion Mamoudou Ibrahim.

    Dans le sport, les champions occupent souvent le devant de la scène. Pourtant, derrière chaque médaille, chaque victoire et chaque drapeau hissé sur un podium, se cache bien souvent un homme de l’ombre. Dans le taekwondo togolais, ce rôle est incarné par Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala, à qui un vibrant hommage vient d’être rendu par Oumarou Abdoul Rahamane.

    À travers une déclaration empreinte d’émotion et de reconnaissance, le président du Club Super Ramane a salué le parcours exceptionnel d’un homme considéré comme l’un des artisans silencieux du développement du taekwondo au Togo. Pour lui, les performances du jeune champion Mamoudou Ibrahim ne sont pas le fruit du hasard, mais celui de longues années de travail, de sacrifices et d’encadrement rigoureux.

    Selon le coach, tout a commencé lorsque Mamoudou Ibrahim n’était encore qu’un enfant animé par le rêve de réussir dans les arts martiaux. Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala aurait très tôt perçu en lui le potentiel d’un futur ambassadeur du Togo sur les tatamis africains et internationaux. Depuis lors, il n’a cessé de l’accompagner, aussi bien dans les moments de doute que dans les périodes de succès.

    « Il ne lui a pas juste appris le taekwondo. Il lui a appris la vie », souligne notamment Oumarou Abdoul Rahamane dans son message. Discipline, humilité, respect et persévérance figurent parmi les valeurs que le maître aurait transmises à son élève au fil des années.

    Cet hommage intervient à quelques semaines du Championnat d’Afrique de taekwondo prévu à Bamako en 2026, compétition au cours de laquelle Mamoudou Ibrahim représentera les couleurs togolaises. Pour plusieurs observateurs du milieu sportif, cette participation constitue une nouvelle étape importante pour le taekwondo national, en pleine progression sur la scène continentale.

    Mais au-delà des performances attendues de l’athlète togolais, c’est également le travail des formateurs qui est aujourd’hui mis en lumière. Dans sa déclaration, le président du Club Super Ramane insiste sur le rôle fondamental des encadreurs dans la construction des champions. Il appelle notamment les jeunes sportifs togolais à respecter leurs maîtres et à reconnaître les sacrifices consentis dans l’ombre pour leur réussite.

    « Le chemin vers Bamako, vers la Chine, vers le monde, passe par des hommes comme Grand Maître Oumar », affirme-t-il, dans un message adressé à la nouvelle génération d’athlètes.

    À travers cet hommage, c’est toute une vision du sport qui se dessine : celle où la transmission, la patience et l’éducation comptent autant que les trophées. Dans un contexte où les résultats sportifs attirent souvent toute l’attention, le témoignage rappelle que les grandes victoires naissent d’abord dans les salles d’entraînement, sous le regard exigeant mais bienveillant des maîtres.

    Pour de nombreux acteurs du taekwondo togolais, Grand Maître Oumar Seini Mohamed Mourtala apparaît ainsi comme l’un de ces bâtisseurs discrets dont l’influence dépasse largement les tatamis.

  • Le journaliste et les élèves : dialogue autour de l’info

    Le journaliste et les élèves : dialogue autour de l’info

    À l’heure de la désinformation numérique et des réseaux sociaux omniprésents, le Lycée Français de Lomé mise sur l’éducation aux médias pour former des élèves capables de décrypter l’information avec esprit critique et discernement.

    À l’heure où les réseaux sociaux bouleversent les habitudes de consommation de l’information, le Lycée Français de Lomé a choisi de placer ses élèves au cœur d’une réflexion essentielle sur les médias et le journalisme. Dans le cadre de la 37ᵉ édition de la Semaine de la Presse et des Médias à l’École (SPME), l’établissement a organisé une rencontre enrichissante entre les membres du Club journal du lycée, les élèves de Première HGGSP (Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques) et le journaliste togolais Pierre Claver Kuvo.

    Placée sous le thème « Où est l’info ? », cette édition 2026 de la SPME entend sensibiliser les jeunes aux défis liés à la circulation de l’information dans un univers numérique saturé de contenus. Au Centre de Documentation et d’Information (CDI) du lycée, les échanges ont permis d’aborder plusieurs questions cruciales : comment vérifier une information ? Comment distinguer les faits des opinions ? Quels sont les dangers de la désinformation et des manipulations en ligne ?

    Face à des élèves curieux et particulièrement attentifs, Pierre Claver Kuvo a partagé son expérience du terrain, revenant notamment sur les exigences du métier de journaliste d’investigation, la nécessité de recouper les sources et le rôle fondamental de la presse dans une société démocratique. Le professionnel des médias a également insisté sur l’importance de l’éthique journalistique dans un contexte où les fausses informations circulent à grande vitesse sur les plateformes numériques.

    Au-delà d’une simple conférence, cette rencontre s’est voulue interactive et pédagogique. Les élèves ont multiplié les questions sur le fonctionnement des médias, les pressions auxquelles peuvent être confrontés les journalistes, mais aussi sur les opportunités qu’offre le numérique pour mieux informer les citoyens.

    À travers cette initiative, le Lycée Français de Lomé confirme son engagement en faveur de l’éducation aux médias et à l’information. Dans un monde où chacun peut produire et diffuser du contenu en quelques clics, former les jeunes à l’analyse critique devient un enjeu majeur de citoyenneté.

    Cette activité s’inscrit ainsi dans une dynamique d’ouverture sur le monde, tout en donnant aux élèves des outils indispensables pour comprendre les réalités contemporaines de l’information et développer un regard éclairé sur l’actualité.

  • 𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐫𝐢𝐦𝐮𝐚 : 𝐖𝐨𝐥𝐚𝐧𝐝 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐕𝐞 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 ?

    𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐓𝐫𝐢𝐦𝐮𝐚 : 𝐖𝐨𝐥𝐚𝐧𝐝 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐕𝐞 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 ?

    La vérité peut-elle sortir de la bouche du diable ? Parfois, oui. Et c’est peut-être précisément ce qui rend l’article de M. Christian Trimua à la fois fascinant et troublant.

    En pleine dictature stalinienne, Mikhaïl Boulgakov a consacré plus de dix années à écrire son roman Le Maître et Marguerite (en anglais, The Master and Margarita). Dans cette œuvre, c’est le Diable, appelé Woland, qui révèle les corruptions morales et expose les lâchetés humaines de la société soviétique de l’époque.

    La vérité peut-elle sortir de la bouche du diable ? Parfois, oui. Et c’est peut-être précisément ce qui rend l’article de M. Christian Trimua à la fois fascinant et troublant. On a l’impression que Woland parle désormais à travers Christian Trimua, révélant l’anarchie qui règne en enfer depuis l’avènement de leur Ve République.

    L’article de Christian Trimua contient-il une critique réelle de la mécanique institutionnelle du système actuel ? Sans doute, oui : concentration du pouvoir autour du monarque – le Président du Conseil, neutralisation des contre-pouvoirs, désordre institutionnel. Sur ce point, nous ne pouvons pas réduire sa critique à une simple manœuvre politique. N’est-ce pas plutôt rare que ce régime reconnaisse lui-même ses propres incohérences et impasses? Si Woland ou l’un de ses serviteurs commence aujourd’hui à les conceptualiser, alors c’est déjà un aveu.

    Dans ma dernière vidéo, j’ai souligné que le véritable enjeu n’est pas de savoir qui parle –que ce soit Woland, un Iscariote ou un autre zélé du système –, mais ce qui est réellement dit. L’intention derrière l’article de M. Christian Trimua peut effectivement relever d’un stratagème politique. La lucidité demeure une règle d’or en politique, incontestablement. Mais sachons lire les aveux derrière les justifications. Pour ma part, les arguments avancés par l’auteur présentent des éléments suffisamment objectifs pour pouvoir être retournés contre le régime lui-même. Je ne peux m’empêcher de penser que son analyse offre une opportunité que l’opposition politique et le peuple togolais gagneraient à exploiter face aux prochaines manœuvres que prépare le régime, pour autant que celles-ci soient fondées.

    La méfiance et le soupçon – phénomènes certes fréquents dans les régimes autoritaires comme celui du Togo – ne doivent pas nous enfermer dans une simple déduction des intentions politiques, pendant que le Régime avance ses pions. Même lorsque Woland parle ou écrit, l’essentiel n’est pas seulement de deviner ses intentions, mais de comprendre ce que ses révélations dévoilent des contradictions internes du système.

    Finalement, même en enfer, il paraît qu’il faut parfois convoquer un juriste pour expliquer pourquoi les flammes montent. Mais ne comptons pas sur eux pour nous dire comment les éteindre. C’est précisément là que nous devons transformer ces longues flammes de l’enfer en énergie capable de galvaniser et de mobiliser le peuple Togolais qui attend sa délivrance.

    Dr Kossigan Cyrille Kokou-Kpolou

  • Direction la Terre Sainte

    Direction la Terre Sainte

    Dans une atmosphère de ferveur et d’émotion, les premiers pèlerins togolais du Hadj 2026 ont quitté Lomé pour la Terre Sainte, lançant officiellement la grande aventure spirituelle de cette année.

    Les premiers pèlerins togolais engagés dans le Hadj 2026 ont quitté Lomé ce jeudi 14 mai à destination de Médine, marquant le début officiel du pèlerinage vers la Terre Sainte. À bord d’un Boeing 787 Dreamliner d’Ethiopian Airlines, 267 fidèles musulmans ont décollé depuis l’aéroport international Gnassingbé Eyadéma dans une ambiance empreinte d’émotion et de ferveur religieuse.

    Au total, 2 425 pèlerins togolais effectueront le voyage cette année à travers huit vols programmés entre Lomé et l’Arabie Saoudite. Les autorités togolaises assurent avoir renforcé les dispositifs d’organisation, de sécurité et d’encadrement afin de garantir le bon déroulement du pèlerinage.

    Avant l’embarquement, le ministre de l’Administration territoriale et président de la Commission nationale du Hadj, le Colonel Awaté Hodabalo, accompagné du ministre de la Sécurité, le Colonel Calixte Batossie Madjoulba, a exhorté les pèlerins à adopter un comportement exemplaire durant leur séjour en Terre Sainte.

    « Vous êtes les ambassadeurs du Togo au Hadj », a rappelé le ministre, invitant les fidèles à respecter les lois saoudiennes ainsi que les consignes des équipes d’encadrement.

  • Oti, la mémoire oubliée du nord Togo

    Oti, la mémoire oubliée du nord Togo

    Au nord du Togo, le bassin de l’Oti demeure l’un des grands foyers historiques méconnus d’Afrique de l’Ouest, où se croisent depuis des siècles migrations, alliances, rivalités politiques et brassages culturels.

    Longtemps considéré comme une simple périphérie géographique, le bassin de l’Oti apparaît aujourd’hui comme un véritable espace de mémoire où se sont rencontrés plusieurs peuples venus du Gourma, du Dagbon, du pays moose ou encore des territoires anoufo. Cette région du nord togolais, traversée par la rivière Oti, a servi de zone de passage et d’installation à de nombreuses communautés ouest-africaines bien avant la colonisation.

    Au cœur de cette histoire figure le pays Dyè-Boukombom, également appelé Ngangam. Les traditions orales recueillies par plusieurs chercheurs évoquent l’installation progressive de populations dans cette partie du bassin de l’Oti, avec la mise en place d’organisations politiques locales, de réseaux commerciaux et de systèmes de coexistence entre groupes voisins. L’histoire des Ngangam reste notamment marquée par leurs relations avec les Kpankpamba, les Dagomba, les Moose et les Gulmu.

    Selon les travaux récents de l’historien Ilaboti Dipo, les récits fondateurs des Ngangam montrent que cette région n’a jamais été isolée. Au contraire, elle a constamment subi les influences politiques et militaires des grands royaumes voisins. Les migrations successives, parfois provoquées par des conflits ou des crises économiques, ont progressivement transformé le paysage humain du bassin de l’Oti.

    Les XVIIIe et XIXe siècles constituent d’ailleurs une période de profondes mutations. L’expansion des puissances anoufo et les rivalités entre chefferies locales bouleversent alors les équilibres traditionnels. Plusieurs communautés sont contraintes de se déplacer, tandis que d’autres se regroupent pour renforcer leur sécurité face aux menaces extérieures. Ces recompositions politiques contribuent à redessiner les rapports de force dans toute la région septentrionale du Togo actuel.

    Les historiens rappellent également que le bassin de l’Oti fut un espace stratégique reliant les savanes du nord aux circuits commerciaux plus méridionaux. Cette position de carrefour favorisa les échanges culturels, linguistiques et économiques entre populations diverses. Aujourd’hui encore, cette diversité reste visible dans les traditions, les langues et les structures sociales présentes dans la région.

    Au-delà de l’histoire politique, cette mémoire ancienne constitue désormais un enjeu patrimonial et identitaire majeur pour le Togo. Dans un contexte où les traditions orales jouent un rôle essentiel dans la transmission du passé, plusieurs chercheurs plaident pour une meilleure valorisation des récits historiques du bassin de l’Oti afin de préserver un héritage longtemps resté dans l’ombre.

  • Darmanin tend la main à Lomé

    Darmanin tend la main à Lomé

    Face à la montée des menaces sécuritaires en Afrique de l’Ouest, Paris et Lomé affichent une volonté commune de renforcer leur coopération judiciaire et stratégique.

    La coopération entre le Togo et la France dans les domaines judiciaire et sécuritaire connaît un nouveau coup d’accélérateur. En visite de travail, le ministre togolais de la Justice, Pacôme Yaovi Adjourouvi, a été reçu par son homologue français, Gérald Darmanin, pour des échanges centrés sur les défis sécuritaires et la consolidation des relations entre les deux pays.

    La rencontre, marquée par une poignée de main chaleureuse devant les drapeaux togolais, français et européen, a été rendue publique par Gérald Darmanin sur son compte X (anciennement Twitter). Le garde des Sceaux français a salué « un échange » avec le ministre togolais autour de « la coopération judiciaire entre nos deux pays », avant d’insister sur les enjeux liés « au terrorisme et aux ingérences ».

    À travers cette déclaration, Paris affiche clairement sa volonté de renforcer son partenariat avec Lomé dans un contexte régional particulièrement sensible. Depuis plusieurs années, le Togo fait face à une pression sécuritaire croissante dans sa région septentrionale, confrontée à la menace des groupes armés actifs au Sahel. Les autorités togolaises ont multiplié les initiatives pour renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité, tout en consolidant les dispositifs judiciaires de lutte contre le terrorisme.

    La France, de son côté, cherche à maintenir une coopération stratégique avec plusieurs États ouest-africains malgré les bouleversements géopolitiques observés dans la sous-région. Dans plusieurs pays du Sahel, les relations avec Paris se sont fortement dégradées ces dernières années, ouvrant une période de recomposition diplomatique. Dans ce contexte, le Togo apparaît de plus en plus comme un partenaire stable et pragmatique aux yeux des autorités françaises.

    Au-delà des questions sécuritaires, cette rencontre traduit également une volonté de renforcer les échanges techniques entre les systèmes judiciaires des deux pays. La coopération pourrait concerner plusieurs domaines, notamment la formation des magistrats, la lutte contre la criminalité transnationale, la cybercriminalité ou encore le partage d’expertise judiciaire.

    La présence des drapeaux européens lors de cette rencontre n’est pas anodine. Elle illustre aussi l’intérêt croissant des partenaires européens pour la stabilité du golfe de Guinée, devenu un espace stratégique dans la lutte contre l’expansion des menaces terroristes vers les pays côtiers.

    En affichant publiquement son soutien au Togo, Gérald Darmanin envoie ainsi un signal politique fort : face aux défis sécuritaires et aux tentatives de déstabilisation, Paris entend maintenir une coopération étroite avec Lomé.

Radio Renouveau228

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