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  • Feuille de route 2031 : l’heure des consultations

    Feuille de route 2031 : l’heure des consultations

    Le gouvernement togolais a lancé à Lomé les premières consultations avec les acteurs de développement en vue de l’élaboration de la nouvelle feuille de route 2026-2031 destinée à orienter les priorités économiques et sociales du pays.

    Le gouvernement togolais accélère la préparation de la nouvelle feuille de route exécutive 2026-2031. Quelques semaines après l’annonce des grandes orientations par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, les consultations avec les acteurs du développement ont officiellement débuté le 12 mai dernier à Lomé.

    Cette première phase de concertation a réuni les partenaires techniques et financiers (PTF) ainsi que les représentants du secteur privé autour des priorités du futur référentiel national. Les travaux ont été conduits par la ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson.

    L’objectif affiché par les autorités est de bâtir une feuille de route adaptée aux nouveaux défis économiques et sociaux du pays. Au cours des échanges, les différents acteurs ont été invités à partager leurs analyses sur les opportunités à saisir, les contraintes à lever ainsi que les réformes nécessaires pour soutenir la transformation économique du Togo durant les cinq prochaines années.

    Ces consultations interviennent dans un contexte international marqué par plusieurs crises et turbulences économiques qui impactent les économies africaines. Pour le gouvernement, il devient donc indispensable d’identifier des mécanismes capables de renforcer la résilience du pays et de garantir une mise en œuvre efficace des futurs programmes.

    Au-delà des partenaires internationaux et du secteur privé, les autorités entendent également associer les organisations de la société civile ainsi que diverses institutions nationales au processus. Des consultations régionales sont d’ailleurs annoncées dans les prochaines semaines afin de recueillir les préoccupations des populations à la base.

    Selon le gouvernement, les contributions issues de ces échanges permettront d’alimenter la réflexion en cours sur la formulation des programmes prioritaires de la future feuille de route 2026-2031.

    Avec cette démarche participative, l’exécutif veut donner une nouvelle impulsion à sa stratégie de développement et renforcer l’adhésion des différents acteurs autour des ambitions économiques et sociales du pays.

  • Tempête sur le football togolais

    Tempête sur le football togolais

    Des enregistrements audio attribués à plusieurs acteurs du football togolais alimentent de graves soupçons de manipulations de matchs à l’approche de la dernière journée de D1 Lonato, plongeant le championnat dans une vive polémique.

    À une journée de la fin du championnat de D1 Lonato, le football togolais se retrouve au cœur d’une affaire présumée de manipulation de matchs qui suscite déjà de nombreuses réactions dans le milieu sportif. Des enregistrements audio, largement relayés ces derniers jours sur les réseaux sociaux et dans certains cercles footballistiques, évoqueraient des tentatives d’arrangements autour de rencontres décisives pour le maintien.

    Au centre des discussions figure notamment le FC Espoir, actuellement en difficulté au classement. Dans l’un des audios attribués au président du club, Kokou Toulassi, il serait question d’un supposé accord visant à influencer l’issue d’une rencontre impliquant l’AS Binah. Les conversations, dont l’authenticité n’a pas été officiellement établie par les autorités compétentes, mentionnent également plusieurs personnalités du football togolais.

    Parmi les noms cités figureraient Amah Aklisso, premier vice-président de la Fédération togolaise de football (FTF), ainsi que Firmin Ajavon, membre du Comité exécutif de la FTF et dirigeant de Gbohloe-Su. Selon les propos contenus dans ces échanges sonores, des discussions auraient porté sur des scores précis et des consignes supposées destinées à favoriser certains clubs dans la course au maintien.

    Pour l’heure, aucune preuve judiciaire ou décision disciplinaire ne permet toutefois de confirmer l’existence effective d’un système de matchs truqués. Contactée par plusieurs médias, la Fédération togolaise de football a indiqué ne pas souhaiter commenter des « allégations » en l’absence d’éléments officiellement établis ou de procédures abouties. Une position qui alimente néanmoins les interrogations d’une partie de l’opinion sportive.

    Cette affaire présumée intervient dans un contexte où la crédibilité des compétitions africaines est régulièrement questionnée sur les sujets liés à la gouvernance, à l’arbitrage et à l’intégrité sportive. Au Togo, ces révélations supposées pourraient accentuer la pression sur les instances dirigeantes, appelées par certains observateurs à faire toute la lumière sur ces accusations afin de préserver l’image du championnat national.

    En attendant d’éventuelles investigations ou clarifications officielles, cette polémique jette une ombre sur la fin de saison de D1 Lonato et nourrit un climat de suspicion rarement atteint ces dernières années dans le football togolais.

  • Après l’essai transformé, le devoir de durer

    Après l’essai transformé, le devoir de durer

    Le succès de cette première édition nous honore, mais il nous oblige davantage encore. Car un évènement réussi n’a de valeur durable que s’il ouvre une perspective.

    TRIBUNE DU COMMISSAIRE GENERAL DU FESTIVAL TOGO MEDIA FOOT

    Après l’essai transformé, le devoir de durer

    Presque un mois après la première édition du festival Togo Media Foot, une conviction s’impose à nous avec encore plus de force : ce que nous avons vécu le 2 mai dernier dans le cadre de la Journée mondiale de la liberté de la presse n’était pas un simple rendez-vous sportif. C’était la démonstration, à ciel ouvert, qu’au-delà des rédactions, des lignes éditoriales et des différents supports, les professionnels des médias togolais peuvent encore se retrouver autour de l’essentiel : la convivialité, la fraternité, le respect mutuel, et le sentiment d’appartenir à une même corporation.

    Lorsque nous avons porté cette initiative, notre ambition était claire. Il ne s’agissait pas seulement d’organiser un tournoi de football. Il s’agissait de créer un espace de respiration pour une profession soumise à la pression permanente de l’actualité, à la fragilité économique des entreprises de presse et à l’usure quotidienne qu’imposent le rythme, l’exposition et les responsabilités du métier. Nous voulions offrir un moment de détente, certes, mais surtout un cadre de rapprochement humain. Presque un mois après, nous pouvons le dire avec humilité : cette ambition a trouvé un écho réel.

    Les chiffres, bien sûr, parlent d’eux-mêmes. Les 33 matchs disputés, la ponctualité et le fair-play des confrères, la mobilisation remarquable des médias publics et privés, les dizaines de buts inscrits, les 8 trophées soulevés et les 55 médailles remises témoignent d’une organisation vivante, suivie et pleinement investie par les participants. Le sacre de l’Association Togolaise des Organes de Presse Privée en Ligne (ATOPPEL) face à Radio Carré Jeunes (RCJ), de même que le trophée Fair-play remporté par l’équipe du Ministère de la Communication, ont donné à cette journée des images fortes et des repères symboliques. Mais, au fond, l’essentiel n’était pas dans le palmarès.

    Le plus grand trophée : une corporation qui se retrouve

    Le plus important s’est joué ailleurs : dans les poignées de main, dans les sourires échangés entre confrères qui se connaissent parfois sans vraiment se fréquenter, dans les encouragements venus d’une rédaction à une autre, dans cette impression rare de voir la corporation médiatique togolaise se parler autrement que dans l’urgence, la concurrence ou la distance. Pendant quelques heures, nous n’étions ni concurrents, ni « grandes » signatures, ni antennes distinctes. Nous étions un corps professionnel réuni, visible, vivant et solidaire.

    C’est précisément là que réside, selon nous, la portée véritable de Togo Media Foot. La liberté de la presse ne se défend pas uniquement dans les discours, les textes ou les revendications institutionnelles. Elle se fortifie aussi dans la qualité du lien entre celles et ceux qui portent chaque jour l’information. Une presse isolée ou épuisée se fragilise. Une presse qui se connaît, se respecte et se retrouve se renforce. Le football, ce jour-là, n’était qu’un langage commun au service d’une ambition plus grande : retisser de la confiance entre les acteurs d’un même métier.

    Le succès de cette première édition nous honore, mais il nous oblige davantage encore. Car un évènement réussi n’a de valeur durable que s’il ouvre une perspective. C’est pourquoi l’heure n’est pas à l’autosatisfaction. Elle est à la consolidation. Nous devons faire de cette initiative un rendez-vous appelé à grandir, à s’élargir et à s’enraciner dans le paysage évènementiel national. Nous devons surtout en préserver l’esprit initial : l’inclusion, la convivialité, le respect, la cohésion, et la volonté constante de rapprocher les femmes et les hommes des médias.

    Faire de l’exception un rendez-vous attendu

    Cette dynamique n’aurait pas été possible sans l’engagement des rédactions participantes, la disponibilité des institutions qui ont accompagné l’initiative, la présence et le soutien des autorités, l’appui technique et financier des partenaires et sponsors, et la confiance de tous ceux qui ont compris qu’en soutenant Togo Media Foot, ils soutenaient bien plus qu’un tournoi : ils soutenaient une idée simple, mais essentielle, à savoir que le journalisme togolais a besoin de cadres de cohésion autant que de cadres d’expression.

    Pendant que se ferme, peu à peu, ce mois de mai bien occupé par les activités des hommes et femmes des médias cette année dans notre pays, notre gratitude est donc immense. Mais notre responsabilité l’est tout autant. Le vrai défi commence maintenant : transformer ce succès inaugural en tradition utile, faire de l’exception un rendez-vous attendu, et continuer à bâtir, loin des crispations et des cloisonnements, une corporation plus fraternelle, plus respirable et plus forte.

    Au fond, le premier trophée de Togo Media Foot n’a pas été soulevé au coup de sifflet final. Il s’est dessiné dans cette certitude nouvelle : oui, la presse togolaise peut encore faire corps. Et désormais, elle sait qu’elle en est capable.

    Le 2 mai, nous avons montré que cela était possible. L’édition 2 devra prouver que cela peut durer.

    Par Nephthali Messanh LEDY

    Commissaire général du Festival Togo Media Foot

  • 5è République, même pouvoir

    5è République, même pouvoir

    Un an après l’entrée officielle du Togo dans la 5è République, le paysage politique national semble avoir changé de forme sans véritablement changer de fond. Derrière les nouvelles institutions et les discours sur la modernisation de l’État, beaucoup d’observateurs estiment que le pouvoir de Faure Gnassingbé sort davantage consolidé de cette réforme constitutionnelle controversée.

    Le 3 mai 2025 restera une date symbolique dans l’histoire politique togolaise. Ce jour-là, dans une atmosphère solennelle soigneusement orchestrée à Lomé, les autorités célébraient officiellement le basculement du pays vers un régime parlementaire. Diplomates, responsables administratifs, chefs traditionnels et membres du gouvernement étaient réunis pour assister à la cérémonie retransmise sur les médias publics. Au centre de toutes les attentions, Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005 après la mort de son père, le général Gnassingbé Eyadéma.

    Présentée par les autorités comme une avancée démocratique majeure, la réforme constitutionnelle adoptée en 2024 a profondément modifié l’architecture institutionnelle du pays. Le président de la République n’est désormais plus élu au suffrage universel direct, mais désigné par le Parlement réuni en congrès. Dans le même temps, un nouveau poste stratégique a été créé : celui de président du Conseil des ministres, fonction attribuée au chef du parti majoritaire et détenteur de l’essentiel du pouvoir exécutif.

    Pour les partisans du régime, cette évolution rapproche le Togo des grandes démocraties parlementaires et permet une meilleure stabilité institutionnelle. Le gouvernement défend une réforme pensée pour éviter les crises politiques répétitives et renforcer l’efficacité de l’action publique. Les autorités mettent également en avant la continuité des projets économiques et des grands chantiers d’infrastructures engagés ces dernières années.

    Mais dans les rangs de l’opposition et de la société civile, le discours est tout autre. Beaucoup dénoncent une réforme taillée sur mesure pour permettre à Faure Gnassingbé de conserver durablement les rênes du pouvoir, sans être soumis aux contraintes de la limitation des mandats présidentiels. Selon plusieurs critiques, la 5è République togolaise apparaît davantage comme une reconfiguration politique que comme une véritable alternance institutionnelle.

    L’opposition, déjà fragilisée depuis plusieurs années, peine à mobiliser autour de cette question. Divisée entre plusieurs formations et confrontée à des difficultés d’organisation, elle n’a pas réussi à empêcher l’adoption de la nouvelle Constitution. Les manifestations organisées dans certaines villes du pays ont mobilisé sans atteindre l’ampleur des grandes contestations populaires observées entre 2017 et 2018.

    Dans les rues de Lomé, Sokodé ou Kara, les préoccupations quotidiennes semblent d’ailleurs dépasser le débat institutionnel. Pour une grande partie de la population, la priorité reste le coût de la vie, l’accès à l’emploi et l’amélioration des conditions sociales. La hausse régulière des prix des produits de première nécessité, les difficultés d’insertion des jeunes diplômés et les tensions économiques liées au contexte international alimentent un sentiment de lassitude.

    Si certains citoyens reconnaissent les efforts réalisés dans les infrastructures routières, l’électrification ou la digitalisation des services administratifs, beaucoup disent attendre davantage de retombées concrètes sur leur quotidien. « Les institutions changent, mais nos problèmes restent les mêmes », confie un commerçant rencontré dans un marché de la capitale.

    Sur le plan sécuritaire, le pouvoir continue également de mettre en avant la nécessité de préserver la stabilité du pays dans une sous-région marquée par les coups d’État et la menace terroriste au Sahel. Le nord du Togo reste sous vigilance renforcée face aux incursions de groupes armés. Pour les autorités, la stabilité politique constitue un impératif stratégique dans ce contexte régional tendu.

    Cette argumentation trouve un certain écho auprès d’une partie de la population, attachée à la paix sociale dans un environnement ouest-africain instable. Cependant, des voix critiques estiment que l’argument sécuritaire est parfois utilisé pour réduire l’espace de contestation politique et justifier un contrôle accru de la vie publique.

    Au niveau international, les réactions à la réforme togolaise sont restées relativement mesurées. Si certaines organisations de défense des droits humains ont exprimé leurs inquiétudes sur l’avenir démocratique du pays, les partenaires étrangers privilégient souvent la stabilité et la coopération sécuritaire dans leurs relations avec Lomé.

    Un an après la naissance officielle de la 5è République, le Togo donne ainsi l’image d’un pays politiquement verrouillé mais relativement stable. Faure Gnassingbé, discret mais omniprésent, continue de dominer le jeu politique national après plus de deux décennies au sommet de l’État.

    Reste désormais une interrogation essentielle : cette nouvelle République permettra-t-elle réellement de répondre aux aspirations sociales et démocratiques des Togolais, ou ne sera-t-elle qu’un nouvel habillage institutionnel d’un pouvoir déjà solidement enraciné ? Pour de nombreux citoyens, le véritable changement ne se mesurera pas dans les textes constitutionnels, mais dans l’amélioration concrète des conditions de vie.

  • Vie chère : le carburant en trop

    Vie chère : le carburant en trop

    La hausse des prix du carburant au Togo suscite une vive réaction de plusieurs organisations sociopolitiques. Dans une déclaration conjointe rendue publique le 25 mai 2026 à Lomé à la veille donc de l’annonce de la triste nouvelle), des mouvements citoyens et politiques dénoncent un projet qu’ils jugent « injustifié » et dangereux pour le pouvoir d’achat des populations.

    Les signataires accusent le gouvernement de préparer l’opinion publique à travers une campagne de sensibilisation, alors même que les ménages font déjà face à une forte cherté de la vie. Selon eux, une augmentation des prix à la pompe entraînerait automatiquement une flambée des coûts des produits de consommation courante, aggravant davantage la précarité des familles togolaises.

    Dans leur déclaration, les organisations rejettent également l’argument liant cette éventuelle hausse à la guerre en Iran. Elles estiment que la décision aurait été envisagée bien avant le déclenchement du conflit au Moyen-Orient. Pour elles, le gouvernement dispose d’autres solutions pour renflouer les caisses de l’État, notamment la lutte contre la corruption, la réduction des fuites de capitaux et une meilleure gestion des entreprises publiques.

    Face à cette situation, les signataires réclament le gel immédiat de tout projet d’augmentation des prix des produits pétroliers. Ils appellent aussi les syndicats de transporteurs, les associations de consommateurs ainsi que l’ensemble de la population à rester vigilants et à s’opposer à toute mesure susceptible d’aggraver les difficultés économiques des citoyens.

    Cette déclaration est portée notamment par la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), le mouvement « Touche Pas à Ma Constitution » et d’autres organisations engagées dans la défense du pouvoir d’achat des Togolais.

  • Carburant : la grogne monte

    Carburant : la grogne monte

    Les Togolais doivent désormais faire face à une nouvelle hausse des prix à la pompe des produits pétroliers. Cette augmentation, entrée en vigueur ce mercredi 27 mai, suscite déjà de nombreuses réactions au sein de la population, déjà confrontée à la cherté de la vie et à la baisse du pouvoir d’achat.

    Dans les stations-service de Lomé comme à l’intérieur du pays, automobilistes, conducteurs de taxi-moto et transporteurs dénoncent une décision qui risque d’alourdir davantage les dépenses quotidiennes. Pour plusieurs usagers, cette hausse aura des répercussions directes sur les coûts du transport, des denrées alimentaires et de nombreux services.

    Les professionnels du transport craignent notamment l’augmentation des tarifs de déplacement. Certains conducteurs estiment qu’il devient de plus en plus difficile de maintenir leurs activités face à la flambée successive des prix du carburant et des pièces de rechange.

    Du côté des autorités, cette révision des prix serait liée aux fluctuations du marché international du pétrole et aux contraintes économiques actuelles. Le gouvernement assure toutefois poursuivre ses efforts pour préserver l’équilibre économique national.

    En attendant, cette nouvelle hausse ravive les inquiétudes des ménages togolais, qui redoutent une nouvelle vague d’augmentation des prix sur les marchés

  • La Binah mise sur l’apiculture

    La Binah mise sur l’apiculture

    Vingt quatre apiculteurs, dont deux femmes, venus des cantons de Solla, Bouffalé, Sirka et Kémérida, ont bénéficié d’une formation axée sur les bonnes pratiques apicoles.

    Dans le cadre du projet de Stabilisation Transfrontalière Bénin-Togo, financé par la fondation PATRIP, l’ONG AED, en partenariat avec Plan International Togo, a organisé du 5 au 7 mai 2026 deux sessions de formation en apiculture dans les localités de Solla et Sirka, dans la préfecture de la Binah. L’initiative vise à renforcer les compétences des producteurs de miel afin de promouvoir une apiculture durable et génératrice de revenus.

    Au total, 24 apiculteurs, dont deux femmes, venus des cantons de Solla, Bouffalé, Sirka et Kémérida, ont bénéficié de cette formation axée sur les bonnes pratiques apicoles. L’objectif est d’améliorer la qualité et la quantité du miel produit localement, tout en encourageant des méthodes respectueuses de l’environnement.

    Durant trois jours, les participants ont suivi des modules théoriques et pratiques animés par des spécialistes du secteur. Les échanges ont porté sur plusieurs thématiques essentielles, notamment la connaissance de l’abeille, la gestion des ruches, les techniques modernes de récolte, la prévention des maladies et les stratégies de commercialisation du miel.

    Les organisateurs ont également mis l’accent sur le partage d’expériences entre les participants afin de favoriser une meilleure appropriation des techniques enseignées. Cette approche participative a permis aux apiculteurs de confronter leurs réalités de terrain et d’envisager des solutions adaptées à leurs besoins.

    Au-delà du simple renforcement de capacités, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de développement local durable. En professionnalisant la filière apicole, les partenaires espèrent contribuer à la diversification des revenus des communautés rurales et à la préservation des écosystèmes.

    Pour plusieurs bénéficiaires, cette formation représente une opportunité de passer d’une apiculture traditionnelle à une pratique moderne et rentable, capable d’améliorer durablement leurs conditions de vie.

  • Croisade verte au Togo

    Croisade verte au Togo

    Le gouvernement togolais accélère sa politique environnementale avec le lancement officiel, prévu le 1er juin 2026, de la campagne nationale de reboisement au centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la préfecture de l’Avé. Cette initiative s’inscrit dans le vaste programme de plantation d’un milliard d’arbres d’ici 2030.

    Pour mobiliser les populations, le ministère de l’Environnement a lancé, depuis le 25 mai, une vaste campagne de sensibilisation à travers les radios et télévisions locales. L’objectif est de faire comprendre aux citoyens les enjeux du reboisement et de la lutte contre le changement climatique. Des responsables régionaux, acteurs du secteur forestier et pépiniéristes interviendront dans plusieurs langues locales afin d’expliquer les acquis enregistrés au cours des cinq premières années du programme, ainsi que les modalités de la nouvelle campagne sur toute l’étendue du territoire.

    Les autorités entendent aller au-delà de simples opérations de plantation. Elles insistent particulièrement sur l’entretien et le suivi des jeunes plants pour assurer leur survie et leur contribution effective à la restauration du couvert végétal national.

    Face à l’érosion des sols, à la pression démographique et aux conséquences grandissantes du changement climatique, le reboisement apparaît désormais comme une priorité stratégique pour le pays. Le gouvernement y voit un moyen de renforcer la résilience écologique, de restaurer durablement les paysages forestiers et de soutenir une transformation économique inclusive fondée sur les ressources naturelles.

    À travers cette campagne, les autorités lancent également un appel à la responsabilité collective. Pour elles, chaque arbre planté représente un geste concret de préservation de l’environnement, mais aussi un symbole d’espoir pour les générations futures du Togo.

  • Les savoirs ancestraux prennent voix

    Les savoirs ancestraux prennent voix

    Les praticiens de la médecine traditionnelle togolaise franchissent une nouvelle étape dans leur organisation. Réunis le 23 mai à Kpalimé, les prêtres et herboristes traditionnels ont officiellement créé le Syndicat national des prêtres et herboristes traditionnels du Togo (SYNAPHET-Togo), avec l’ambition de mieux structurer et valoriser leurs savoirs ancestraux.

    Ce congrès constitutif, placé sous le thème de la valorisation des valeurs culturelles ancestrales africaines, a rassemblé plusieurs acteurs issus des pratiques traditionnelles et spirituelles du pays. À l’issue des travaux, les participants ont adopté les textes fondamentaux du syndicat et procédé à l’élection d’un bureau exécutif de 11 membres.

    À la tête de cette nouvelle organisation, Akamah Kokou Blaise a été élu secrétaire général pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois. Le nouveau bureau entend œuvrer à une meilleure reconnaissance des praticiens de la médecine traditionnelle, souvent considérés comme des acteurs essentiels dans la prise en charge sanitaire et spirituelle de nombreuses communautés.

    Le SYNAPHET-Togo affiche également une volonté de promouvoir les traditions culturelles africaines et de défendre les rites ancestraux. Parmi ses priorités figurent le plaidoyer pour l’instauration de journées dédiées aux ancêtres et aux divinités ainsi que la revalorisation des pratiques spirituelles traditionnelles.

    Pour les initiateurs, cette structuration permettra non seulement de renforcer la crédibilité des praticiens, mais aussi de préserver un patrimoine culturel transmis de génération en génération. Dans un contexte où les savoirs endogènes cherchent davantage de reconnaissance, le syndicat veut devenir une voix forte pour les détenteurs de connaissances traditionnelles.

    Les autorités locales présentes à la rencontre ont salué l’initiative, estimant qu’elle participe à la sauvegarde de l’identité culturelle et spirituelle du Togo.

  • Victor Yawo Doukpo lance « SWEET MOTHER », un évènement qui veut magnifier la femme et la maternité

    Victor Yawo Doukpo lance « SWEET MOTHER », un évènement qui veut magnifier la femme et la maternité

    Pendant que Lomé se prépare à vibrer aux pas de danse de nos mamans à l’occasion de la grande journée de la célébration de la maternité, un concept original, accrochant et opportun voit le jour sous l’inspiration et l’ingéniosité de Monsieur Victor Yawo DOUKPO : « SWEET MOTHER ».

    « Si pour les uns cette journée ne présente aucune solennité, elle ne doit pas être considérée comme ordinaire ; elle est pour moi personnellement une journée exceptionnelle d’hommage et de reconnaissance aux mamans porteuses de vie et d’espoir », a laissé entendre le promoteur de cette noble initiative.

    Placée sous le signe de la reconnaissance et de la valorisation de la femme, cette manifestation prévue le 31 mai 2026 à partir de 15h00 à l’espace ERICANNAH, promet d’être un moment fort de communion et de célébration des mamans.

    Pour illustrer la place centrale de la mère dans la société, l’affiche officielle de l’évènement met en scène une mère radieuse portant son enfant devant un globe terrestre illuminé. Ce qui symbolise aussi bien l’amour maternel universel que le rôle central des femmes dans la société.

    Au programme de cette rencontre visant à célébrer les mères, des activités d’hommage solennel aux mamans, un débat édifiant, des cocktails, des prestations d’artistes et une animation live avec un orchestre.

    A travers cette initiative, le promoteur veut offrir au plus grand nombre, l’occasion de célébrer celles qui donnent la vie et portent les familles. Celles-là même qui assurent, à leurs corps défendant, la pérennité de la vie humaine sur terre.

    Il est à noter que cette initiative portée par Monsieur Victor Yawo DOUKPO, Directeur Général de VYAD GROUP est la ènième activité à résonance sociale qu’il promeut depuis son couronnement au Prix africain de Développement PADEV 2024 à KIGALI. Cérémonie au cours de laquelle il a été distingué MEILLEUR PROMOTEUR AFRICAIN DES EVENEMENTS ET DE LA CONCEPTION ; une distinction que le lauréat considère comme un appel à l’excellence de toute la jeunesse.

    Précision importante, le Président Fondateur de l’Association des Jeunes pour l’Eveil au Développement (AJED) a, à son actif, un parcours riche et enrichissant ; du social à la promotion culturelle en passant par des initiatives lucratives. De par ce parcours, Monsieur Victor Yawo DOUKPO fait partie des jeunes qui font la fierté de l’Afrique en général et de la jeunesse en particulier.

    Mentionnons que VYAD GROUP de M. DOUKPO, est une structure multisectorielle qui opère dans la COMMUNICATION, l’EVENEMENTIEL, la BLANCHISSERIE, la PRODUCTION d’EAU MINERALE, le NETTOYAGE et le GARDIENNAGE.

    Pour finir, sa participation active et efficiente au sein de l’ONG international MJPP qui œuvre pour la promotion de la paix et du vivre ensemble, lui a valu son double poste de DIRECTEUR NATIONAL CHARGE DES AFFAIRES CULTURELLES ET ARTISTIQUES puis sa nomination dans la commune AGOE-NYIVE 5 en tant que DIRECTEUR COMMUNAL.

Radio Renouveau228

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