Étiquette : Togo

  • Visas USA : Lomé dans le cercle fermé

    Visas USA : Lomé dans le cercle fermé

    Washington prépare une profonde réorganisation de ses services consulaires en Afrique, mais le Togo sort gagnant : Lomé figure parmi les vingt villes du continent qui conserveront le traitement complet des visas américains.

    Lomé devrait renforcer davantage sa position dans le dispositif consulaire des États-Unis en Afrique. Selon des informations révélées par l’Associated Press (AP), l’administration du président Donald Trump envisage de réduire drastiquement le nombre d’ambassades et de consulats africains habilités à traiter les demandes de visas pour les États-Unis.

    Sur une cinquantaine de représentations diplomatiques actuellement opérationnelles sur le continent, seules une vingtaine conserveraient une capacité complète de traitement des dossiers. Parmi elles figure l’ambassade des États-Unis au Togo, qui se retrouve ainsi au cœur du nouveau maillage consulaire américain en Afrique.

    Dans cette réorganisation, Lomé rejoint un cercle restreint de plateformes régionales stratégiques comprenant notamment Abidjan, Accra, Dakar, Lagos, Nairobi et Johannesburg. Ces représentations seront chargées d’assurer l’essentiel des opérations liées à la délivrance des visas américains pour des millions de demandeurs africains.

    Cette réforme s’inscrit dans la politique migratoire plus restrictive mise en œuvre par l’administration Trump depuis son retour à la Maison-Blanche. Washington a multiplié ces derniers mois les mesures visant à renforcer le contrôle des flux migratoires, avec un durcissement des procédures de vérification, l’introduction de nouvelles exigences administratives et la mise en place de cautions pouvant atteindre 15 000 dollars pour certaines catégories de demandeurs africains.

    Pour le Togo, cette décision vient confirmer l’importance croissante de Lomé dans le réseau diplomatique américain. Depuis la suspension en 2025 de plusieurs services consulaires des États-Unis au Burkina Faso, de nombreux ressortissants burkinabè sont déjà orientés vers la capitale togolaise pour effectuer certaines démarches de visa.

    Si cette restructuration est officiellement adoptée, les citoyens des pays dont les représentations perdront leurs compétences consulaires devront désormais se déplacer vers l’un des vingt centres retenus. Une évolution qui pourrait accroître significativement l’affluence à l’ambassade américaine de Lomé et renforcer davantage son statut de pôle consulaire régional.

  • Sweet Mother 2026 : pari réussi pour Victor Yawo Doukpo

    Sweet Mother 2026 : pari réussi pour Victor Yawo Doukpo

    La soirée exceptionnelle pour magnifier les mères au Togo a tenu toutes ses promesses, avec son lot d’émotion, de gratitude et d’engagements concrets pour une meilleure protection des mères.

    Un hommage mérité

    Sous les lustres scintillants de l’Espace Ericannah, s’est tenue ce dimanche 31 mai une soirée mémorable en hommage aux mères : Sweet Mother 2026. Un événement dédié à la célébration de la mère, présentée comme « l’équivalente de Dieu sur terre ».

    Dès le discours d’ouverture, le ton était donné. Face à une salle comble et attentive, le promoteur Victor Yawo Doukpo a déclaré avec passion toute sa reconnaissance à ces êtres porteuses de vie. « Je sais que j’en abuse, je sais que j’exagère, mais je le fais à bon droit. Je ne fais que ce que plusieurs regrettent aujourd’hui de n’avoir pas fait lorsqu’ils en avaient l’occasion », dit-il.

    Pour lui, le concept de la maternité doit être élargi au-delà du lien biologique. « Il ne s’agit pas uniquement d’une femme ayant porté un fœtus, mais de toutes ces femmes qui s’investissent dans l’éducation et l’épanouissement d’un enfant. Toutes ces femmes qui donnent amour et compassion », martèle le patron de VYAD Group.

    Une plaidoirie pour les droits des mères

    Au-delà de la fête et des hommages, la soirée a pris une dimension résolument engagée. Les participants ont formulé des recommandations concrètes adressées aux familles, à la communauté et aux institutions. Aux familles : cultiver la gratitude au quotidien et non uniquement lors des fêtes. À la communauté : créer des réseaux de solidarité pour les mères isolées, cheffes de famille ou âgées. Et aux décideurs : mettre en place des politiques publiques plus ambitieuses à travers notamment un congé maternité digne, l’accès aux soins, et la protection contre les violences. « Protéger une mère, c’est protéger l’humanité tout entière », souligne l’assistance.

    Hommage vibrant et déclaration solennelle

    Entre chants, danses et mets copieux, la soirée a connu un moment particulièrement émouvant lors de l’hommage rendu aux mères présentes, mais aussi à celles qui ont déjà quitté le monde des vivants. « Vous êtes notre dieu. Vous êtes notre repère. Vous êtes notre lampe dans l’obscurité », souligne l’orateur.

    Une Déclaration Solennelle a ensuite été lue et signée collectivement par les participants. Celle-ci consacre quatre engagements majeurs notamment la dignité de la mère, sa protection, la transmission des valeurs aux générations futures, et le passage à l’action concrète.

    Cette première édition de Sweet Mother s’est achevée sur une note d’espoir et de reconnaissance : «Une mère est irremplaçable. Chérissons-la pendant qu’elle est là », martèlent les participants.

    Par cette réussite Sweet Mother s’impose désormais comme l’événement de l’année, dédié à la célébration de la femme. Les organisateurs ont annoncé vouloir faire de cette cérémonie un rendez-vous annuel national. Mais déjà, Sweet Mother pourrait se répéter au cours de l’année, au regard de l’engouement suscité.

    La noble initiative de Victor Yawo Doukpo

    Sweet Mother est une initiative portée par Victor Yawo Doukpo. le lauréat du Prix Africain de Développement (PADEV) Kigali 2024, n’est pas à sa première initiative. Le DG de VYAD Group et Concepteur de l’événement humoristique Miakonou a réalisé plusieurs projets destinés à faire éclore la jeunesse togolaise. Président fondateur de l’Association des Jeunes pour l’Eveil au Développement (AJED), Victor Yawo Doukpo est également Directeur national chargé des Affaires culturelles et artistiques, et Directeur communal Agoè-Nyivé 5 au sein de l’ONG internationale MJPP.

  • 19 ans après, le Togo n’oublie pas le drame de Lungi

    19 ans après, le Togo n’oublie pas le drame de Lungi

    Dix-neuf ans après le crash d’hélicoptère de Lungi en Sierra Leone, qui avait coûté la vie à treize Togolais revenant d’un match des Éperviers, la nation se recueille en mémoire des disparus et renouvelle son devoir de mémoire.

    Le 3 juin 2007 reste gravé dans la mémoire collective togolaise comme l’un des jours les plus sombres de l’histoire du sport national. Dix-neuf ans après la tragédie de Lungi, le pays rend hommage aux treize Togolais disparus dans un crash d’hélicoptère en Sierra Leone.

    Le drame s’est produit quelques heures après la victoire des Éperviers du Togo face à la Sierra Leone (1-0), lors des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2008. Une partie de la délégation togolaise, composée de responsables sportifs, de journalistes, de supporters et du ministre des Sports de l’époque, Richard Attipoé, avait embarqué à bord d’un hélicoptère assurant la liaison entre Freetown et l’aéroport international de Lungi. L’appareil s’est écrasé à l’approche de sa destination, faisant 22 morts, dont 13 Togolais.

    Parmi les victimes figuraient plusieurs personnalités du football togolais ainsi que des membres de la presse sportive. Aucun joueur de l’équipe nationale ne se trouvait à bord de l’appareil.

    Dix-neuf ans plus tard, la douleur demeure vive dans les familles des disparus. Au fil des années, plusieurs cérémonies de recueillement ont été organisées afin d’entretenir le devoir de mémoire. En 2022, un rituel symbolique d’inhumation a même été organisé à Lomé pour honorer les victimes et permettre aux familles de tourner une page douloureuse de leur histoire.

    Le drame de Lungi reste un symbole de sacrifice et de passion pour le football national. Chaque 3 juin, la nation togolaise se souvient de ces hommes et femmes partis soutenir les Éperviers et qui ne sont jamais revenus.

  • Décès de l’animateur Eugène Attigan

    Décès de l’animateur Eugène Attigan

    Le paysage médiatique et culturel togolais est en deuil. Eugène Attigan, figure bien connue de la télévision nationale et ancien présentateur vedette de la Télévision Togolaise (TVT), est décédé ce mercredi 3 juin 2026 à l’âge de 65 ans.

    Selon des sources proches de sa famille, il a succombé dans la matinée à la suite d’un malaise. L’annonce de sa disparition a rapidement suscité une vive émotion dans les milieux des médias, de la culture et auprès de nombreux téléspectateurs qui ont grandi avec ses émissions.

    Pendant plusieurs décennies, Eugène Attigan a marqué l’histoire de la télévision togolaise grâce à son professionnalisme, son élégance à l’antenne et sa proximité avec le public. Il a notamment animé des émissions populaires telles que Télé Loisirs, Couleurs des vacances et Cabaret du Saint-Valentin, qui ont contribué à son immense notoriété.

    Son parcours a toutefois connu une période difficile lorsqu’il fut arrêté en septembre 2009 dans une affaire de drogue. Après plusieurs années de détention, il avait retrouvé la liberté en septembre 2017. Malgré cette épreuve, il était progressivement revenu dans l’univers des médias.

    Depuis juillet 2024, Eugène Attigan occupait les fonctions de directeur de Pyramide TV, la chaîne du Groupe Média Pyramide. Jusqu’à son dernier souffle, il est resté engagé dans le développement du paysage audiovisuel togolais.

    Avec sa disparition, le Togo perd l’une de ses figures médiatiques les plus marquantes. Un homme dont la voix et le visage resteront gravés dans la mémoire collective.

  • Taekwondo : le Togo conclut en beauté avec une 3è médaille à Bamako

    Taekwondo : le Togo conclut en beauté avec une 3è médaille à Bamako

    Le Togo a bouclé les Championnats d’Afrique de taekwondo 2026 sur une note remarquable en décrochant une troisième médaille grâce à Agbeko Atitso, auteur d’un bronze historique en Poomsae, confirmant ainsi la progression du pays sur la scène continentale.

    Le Togo poursuit sa belle moisson aux Championnats d’Afrique de taekwondo 2026 à Bamako. Grâce à la médaille de bronze décrochée par Agbeko Atitso en Poomsae individuel hommes (-50 ans), la délégation togolaise porte son total à trois médailles et signe l’une de ses meilleures participations continentales.

    Le quatrième et dernier jour de compétition des Championnats d’Afrique des Nations de taekwondo, organisés à Bamako au Mali, a été marqué par une nouvelle performance togolaise. Engagé dans l’épreuve technique du Poomsae individuel hommes chez les moins de 50 ans, Agbeko Atitso est monté sur la troisième marche du podium en remportant la médaille de bronze.

    Cette distinction revêt une importance particulière puisqu’elle constitue la première médaille togolaise dans la discipline du Poomsae lors d’un championnat continental. Pour une participation historique du pays dans cette épreuve technique, le résultat obtenu par l’athlète togolais témoigne des progrès réalisés par le taekwondo national.

    Avec cette nouvelle récompense, le bilan du Togo s’établit désormais à trois médailles : une médaille d’argent remportée par Ibrahim Mamoudou en combat dans la catégorie des moins de 74 kg, une médaille de bronze décrochée par Fréjus Atcho chez les moins de 54 kg, et désormais le bronze d’Agbeko Atitso en Poomsae.

    Organisés du 30 mai au 2 juin 2026 à Bamako, ces championnats ont réuni plus de 600 athlètes et officiels issus de 44 pays africains, dans des compétitions de Kyorugi (combat), Poomsae et para-taekwondo. Classée G4 par World Taekwondo, l’épreuve comptait pour le classement mondial des athlètes.

    Au regard de ses moyens et de la forte concurrence africaine, le Togo peut se réjouir d’un bilan largement positif. Avec trois médailles et plusieurs performances remarquées, la délégation nationale confirme sa montée en puissance sur la scène continentale et honore avec éclat les couleurs togolaises.

  • Changement à la tête de la Caisse de retraite du Togo

    Changement à la tête de la Caisse de retraite du Togo

    Le gouvernement togolais confie la direction générale par intérim de la Caisse de Retraite du Togo à l’expert en protection sociale Justin Tchilabalo Pilante, nommé par décret présidentiel le 2 juin 2026.

    Par décret présidentiel, Justin Tchilabalo Pilante est nommé directeur général par intérim de la Caisse de Retraite du Togo (CRT), une décision qui marque un changement à la tête de l’institution chargée de la gestion des pensions des travailleurs togolais. Il remplace Yawo Diapena Igneza.

    Le gouvernement togolais a procédé à la nomination d’un nouveau responsable à la direction de la Caisse de Retraite du Togo (CRT). Selon le décret n°2026-107/PC signé le 2 juin 2026 par le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, M. Justin Tchilabalo Pilante est désigné directeur général par intérim de l’établissement.

    Gestionnaire et expert en protection sociale, Justin Tchilabalo Pilante hérite de la conduite de l’une des principales institutions de sécurité sociale du pays. Sa mission consistera notamment à assurer la continuité des services de retraite, à veiller à la bonne gestion des ressources de la caisse et à poursuivre les réformes visant à renforcer la performance du système de protection sociale.

    Le décret, pris sur rapport du ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, intervient dans un contexte où les enjeux liés à la retraite et à la couverture sociale occupent une place croissante dans les politiques publiques. La CRT joue en effet un rôle essentiel dans la gestion des droits à pension des fonctionnaires et agents concernés.

    Le texte présidentiel abroge par ailleurs le décret n°2010-098/PR du 4 août 2010 portant nomination antérieure à la tête de l’institution. Cette disposition ouvre ainsi une nouvelle étape dans la gouvernance de la Caisse de Retraite du Togo.

    Chargé de l’exécution du décret, le ministre des Finances et du Budget devra veiller à sa mise en œuvre conformément aux procédures administratives en vigueur. La décision sera publiée au Journal officiel de la République togolaise.

    Avec cette nomination, les autorités entendent assurer la stabilité et la continuité de la gestion de la CRT, tout en poursuivant les efforts de modernisation du secteur de la protection sociale au Togo.

  • Haute tension : Awaté ordonne l’évacuation

    Haute tension : Awaté ordonne l’évacuation

    Face aux risques croissants d’accidents sous les lignes électriques à haute tension, le gouvernement ordonne l’évacuation immédiate des occupants des zones interdites sur toute l’étendue du territoire national.

    Face à la multiplication des occupations illégales sous les lignes électriques à haute tension, le gouvernement togolais a décidé de passer à l’action. Dans une note officielle datée du 1er juin 2026, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, le colonel Hodabalo Awaté, a instruit l’ensemble des maires du pays de procéder à la libération immédiate des emprises concernées.

    Cette décision intervient à la suite d’une alerte lancée par le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, qui a attiré l’attention sur l’occupation grandissante de ces zones pourtant classées à risque. Dans plusieurs localités, des habitations, des commerces et diverses activités se développent sous les lignes à haute tension, en violation des normes de sécurité en vigueur.

    Les autorités rappellent qu’une bande de sécurité de quarante mètres est légalement définie autour de ces infrastructures stratégiques. Toute présence humaine dans ce périmètre est interdite en raison des dangers qu’elle représente. Les risques d’électrocution, d’incendie ou d’accidents graves y sont particulièrement élevés et peuvent entraîner des conséquences dramatiques pour les populations.

    Dans sa correspondance, le colonel Awaté demande aux maires de prendre sans délai les mesures nécessaires pour faire respecter cette réglementation. L’objectif est de prévenir d’éventuels drames et de garantir la sécurité des citoyens vivant à proximité des réseaux électriques.

    Le gouvernement qualifie cette occupation des emprises de phénomène « anarchique », soulignant qu’elle compromet non seulement la sécurité des occupants, mais aussi celle des riverains. Si les modalités pratiques de l’opération n’ont pas encore été détaillées, le message des autorités est sans équivoque : les espaces situés sous les lignes à haute tension doivent être libérés dans les meilleurs délais afin de préserver les vies humaines et protéger les infrastructures électriques nationales.

  • La francophonie médiatique sous pavillon togolais

    La francophonie médiatique sous pavillon togolais

    Élu président de l’Union de la Presse Francophone (UPF) Internationale avec une large majorité, le Togolais Loïc Lawson entre dans l’histoire en devenant le premier ressortissant du pays à prendre les rênes de cette prestigieuse organisation mondiale des médias francophones.

    Le journaliste et patron de presse togolais Loïc Lawson vient d’inscrire son nom dans l’histoire de la presse francophone. Élu président de l’Union de la Presse Francophone (UPF) Internationale, il devient le premier Togolais à prendre la tête de cette prestigieuse organisation qui rassemble plusieurs milliers de professionnels des médias à travers le monde.

    L’Union de la Presse Francophone (UPF) Internationale a tourné une nouvelle page de son histoire. Réunis en Assemblée générale élective par visioconférence le vendredi 29 mai 2026, les membres de l’organisation ont porté leur choix sur le Togolais Loïc Lawson pour diriger l’institution au cours des trois prochaines années.

    Face au candidat guinéen Ibrahima Koné, l’ancien président de l’UPF-Togo a largement remporté le scrutin en obtenant 28 voix contre 8, tandis que quatre délégués se sont abstenus. Cette victoire traduit l’adhésion de la majorité des membres à son projet articulé autour d’une ambition forte : protéger les journalistes, renforcer la cohésion au sein de l’organisation et accroître le rayonnement international de l’UPF.

    Cette élection constitue une fierté particulière pour le Togo et pour la presse togolaise, désormais représentés à la tête de la plus ancienne organisation mondiale de journalistes francophones. Directeur de publication de l’hebdomadaire Flambeau des Démocrates, Loïc Lawson a accueilli cette marque de confiance avec émotion et responsabilité.

    « Ce vote m’honore et m’engage. Aujourd’hui, il n’y a ni gagnant ni perdant. Il n’y a que l’UPF qui grandit davantage. Le travail commence », a-t-il déclaré à l’issue du scrutin.

    Le nouveau président a également insisté sur sa volonté de rassembler toutes les sensibilités au sein de l’organisation, promettant une gouvernance ouverte et inclusive. « Je serai le président de tous, sans exception. L’UPF des trois prochaines années, nous la construirons ensemble », a-t-il affirmé, adressant ses remerciements aux différentes régions membres de l’espace francophone.

    Le bureau international renouvelé reflète d’ailleurs cette diversité. L’Algérie hérite de la vice-présidence Maghreb, le Sénégal de la vice-présidence Afrique subsaharienne, la Guyane de la vice-présidence Caraïbes et la Vallée d’Aoste de la vice-présidence Europe. Le secrétariat général est confié à la République démocratique du Congo.

    Près de quarante pays membres à jour de leurs cotisations ont participé au vote, parmi lesquels le Rwanda, le Maroc, la Tunisie, le Liban, la Suisse, le Vietnam, le Cameroun, le Burkina Faso, la Guinée ou encore Monaco.

    Fondée en 1950, l’UPF est reconnue par l’ONU, l’UNESCO et l’Organisation internationale de la Francophonie. Elle fédère près de 4 000 journalistes, éditeurs et responsables de médias au sein de 110 sections réparties à travers le monde. À l’approche de son 80e anniversaire, l’organisation ouvre ainsi un nouveau chapitre sous la conduite d’un Togolais.

  • Séoul rapproche Lomé et Le Caire

    Séoul rapproche Lomé et Le Caire

    À Séoul, le Togo et l’Égypte ont réaffirmé leur volonté de renforcer leur partenariat stratégique, avec en ligne de mire de nouveaux investissements, le transfert de technologies et une coopération accrue pour la paix et le développement en Afrique.

    Le Togo et l’Égypte affichent leur volonté de donner un nouvel élan à leur coopération bilatérale. En marge de la réunion ministérielle Corée-Afrique qui se tient à Séoul, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, s’est entretenu lundi avec son homologue égyptien, Badr Abdelatty.

    Cette rencontre a permis aux deux responsables de passer en revue les relations entre Lomé et Le Caire et d’explorer de nouvelles perspectives de collaboration. Le ministre égyptien a salué la dynamique positive qui caractérise les liens entre les deux pays et a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à renforcer cette coopération.

    Dans cette optique, l’Égypte entend encourager davantage ses entreprises à investir et à participer aux projets de développement au Togo. Plusieurs secteurs stratégiques ont été identifiés comme prioritaires, notamment les infrastructures, l’électricité, l’agriculture, l’industrie pharmaceutique ainsi que les infrastructures portuaires. Une orientation qui pourrait contribuer à accélérer certains projets structurants et à renforcer les échanges économiques entre les deux nations.

    Au-delà des questions économiques, les discussions ont également porté sur le transfert de technologies et le développement des capacités numériques. Les deux parties ont exprimé leur intérêt pour une coopération accrue dans ces domaines considérés comme essentiels pour la modernisation des économies africaines.

    Les enjeux sécuritaires régionaux ont également figuré au cœur des échanges. Les ministres ont abordé la situation dans les régions des Grands Lacs et du Sahel, marquées par des défis persistants en matière de sécurité et de stabilité. À cette occasion, Badr Abdelatty a salué les efforts de médiation entrepris par le Togo dans plusieurs dossiers sensibles sur le continent.

    Le chef de la diplomatie égyptienne a réaffirmé le soutien de son pays aux initiatives visant à promouvoir la paix et la stabilité en Afrique, soulignant l’importance du dialogue et de la coopération entre États africains pour relever les défis communs.

    La rencontre s’inscrit dans le cadre de la première réunion ministérielle Corée-Afrique, organisée à l’initiative du gouvernement sud-coréen et réunissant les 54 pays du continent ainsi que quatre organisations régionales, les 1er et 2 juin à Séoul.

  • Taekwondo : l’effet Fofana propulse le Togo au sommet à Bamako

    Taekwondo : l’effet Fofana propulse le Togo au sommet à Bamako

    Avec deux médailles, une finale historique et le titre de meilleur arbitre d’Afrique, le taekwondo togolais a brillé au Championnat d’Afrique des Nations 2026 à Bamako, une performance que plusieurs acteurs du milieu sportif attribuent également au soutien constant du ministre des Sports, Dr Abdul-Fahd Fofana.

    Le Togo a marqué les esprits lors de la 17e édition du Championnat d’Afrique des Nations de taekwondo disputée à Bamako, au Mali. Avec une médaille d’argent, une médaille de bronze et une distinction continentale décernée à un arbitre togolais, la délégation nationale repart avec un bilan largement positif qui confirme l’ascension du pays sur la scène africaine.

    Cette réussite sportive est portée avant tout par les performances remarquables des athlètes togolais. Dans la catégorie des moins de 74 kg, Ibrahim Mamoudou a réalisé un parcours exceptionnel en atteignant la finale de la compétition, une première dans l’histoire du taekwondo togolais à ce niveau. Opposé au Burkinabè Lamin Mohamed Traoré, il s’est incliné au terme d’un combat disputé en trois manches, décrochant néanmoins une médaille d’argent historique.

    Dans la catégorie des moins de 54 kg, Fréjus Atcho a également porté haut les couleurs nationales. Son parcours jusqu’en demi-finale lui a permis de s’offrir une médaille de bronze, renforçant ainsi le rang du Togo parmi les nations émergentes du taekwondo africain.

    Mais au-delà des performances sportives, plusieurs observateurs soulignent le rôle déterminant joué par les autorités sportives togolaises dans cette dynamique positive. Selon l’entourage d’Elom Vossah, secrétaire général de la Fédération Togolaise de Taekwondo (FTTKD), les « vibrations positives » venues du ministère chargé de la Jeunesse et des Sports ont accompagné la délégation tout au long de son séjour en terre malienne.

    Pour les proches responsables fédéraux, l’engagement du ministre Dr Abdul-Fahd Fofana en faveur du développement du sport togolais a contribué à créer un climat de confiance et de motivation autour des athlètes et des encadreurs. Depuis sa prise de fonction, le ministre multiplie les initiatives destinées à améliorer les conditions de préparation et de participation des sportifs togolais aux compétitions internationales.

    À ces performances des combattants s’ajoute une autre consécration majeure. L’arbitre international togolais Tété Galé Djramedo a été désigné Meilleur Arbitre d’Afrique 2026 par ses pairs. Une distinction prestigieuse qui récompense son professionnalisme, sa maîtrise des règles et sa rigueur durant toute la compétition.

    Le trophée lui a été remis par le président de l’African Taekwondo Union (AFTU), Ide Issaka, lors de la cérémonie de clôture. Cette reconnaissance vient confirmer la qualité du travail accompli par les officiels togolais et témoigne de la crédibilité grandissante du pays dans les instances du taekwondo continental.

    À Bamako, le Togo n’a donc pas seulement gagné des médailles. Il a démontré que les efforts conjugués des athlètes, des dirigeants fédéraux et des autorités de tutelle peuvent produire des résultats concrets. Une réussite collective qui porte la marque d’une ambition renouvelée pour le sport togolais et qui place désormais le taekwondo national parmi les disciplines les plus prometteuses du pays.

Radio Renouveau228

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