Haute tension : Awaté ordonne l’évacuation
Face aux risques croissants d’accidents sous les lignes électriques à haute tension, le gouvernement ordonne l’évacuation immédiate des occupants des zones interdites sur toute l’étendue du territoire national.
Face à la multiplication des occupations illégales sous les lignes électriques à haute tension, le gouvernement togolais a décidé de passer à l’action. Dans une note officielle datée du 1er juin 2026, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière, le colonel Hodabalo Awaté, a instruit l’ensemble des maires du pays de procéder à la libération immédiate des emprises concernées.
Cette décision intervient à la suite d’une alerte lancée par le ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, qui a attiré l’attention sur l’occupation grandissante de ces zones pourtant classées à risque. Dans plusieurs localités, des habitations, des commerces et diverses activités se développent sous les lignes à haute tension, en violation des normes de sécurité en vigueur.
Les autorités rappellent qu’une bande de sécurité de quarante mètres est légalement définie autour de ces infrastructures stratégiques. Toute présence humaine dans ce périmètre est interdite en raison des dangers qu’elle représente. Les risques d’électrocution, d’incendie ou d’accidents graves y sont particulièrement élevés et peuvent entraîner des conséquences dramatiques pour les populations.
Dans sa correspondance, le colonel Awaté demande aux maires de prendre sans délai les mesures nécessaires pour faire respecter cette réglementation. L’objectif est de prévenir d’éventuels drames et de garantir la sécurité des citoyens vivant à proximité des réseaux électriques.
Le gouvernement qualifie cette occupation des emprises de phénomène « anarchique », soulignant qu’elle compromet non seulement la sécurité des occupants, mais aussi celle des riverains. Si les modalités pratiques de l’opération n’ont pas encore été détaillées, le message des autorités est sans équivoque : les espaces situés sous les lignes à haute tension doivent être libérés dans les meilleurs délais afin de préserver les vies humaines et protéger les infrastructures électriques nationales.
