Enfin des nouvelles de La Vie Beau
Gnamakou Mawuli Serge, plus connu sous le pseudonyme de « La Vie Beau », serait actuellement placé en garde à vue à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), selon des informations rapportées par des sources proches de l’intéressé.
D’après ces mêmes sources, le vidéaste aurait été interpellé il y a une dizaine de jours au Centre hospitalier universitaire Sylvanus Olympio (CHU SO), à Lomé. Il lui serait reproché d’avoir filmé une patiente gravement brûlée alors qu’elle se trouvait dans l’enceinte de l’établissement hospitalier. Les circonstances exactes de cette interpellation, ainsi que les infractions éventuellement retenues contre lui, n’ont pas été officiellement précisées par les autorités compétentes.
Une fois interpellé et conduit vers une direction inconnue de ses proches, ces derniers l’auraient recherché en vain. Ils se seraient finalement tournés vers la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

Toujours selon les informations recueillies, c’est dans le cadre de ses démarches que l’institution de défense des droits de l’homme se serait rendue, le mardi 21 juillet, à la Direction centrale de la police judiciaire afin de le retrouver et de s’enquérir de sa situation.
Les mêmes sources indiquent que M. Gnamakou Mawuli Serge ferait désormais l’objet d’une procédure judiciaire. Elles précisent également qu’il aurait pu bénéficier de l’assistance d’un avocat et qu’aucun acte de mauvais traitement ou de violence physique n’aurait été constaté à son encontre durant sa garde à vue. La procédure suivrait son cours normal.
À ce stade, aucune communication officielle de la Police nationale, du parquet ou de la CNDH n’est venue confirmer ni infirmer ces différentes informations.
Dans l’attente d’éventuelles précisions des autorités judiciaires, plusieurs observateurs appellent au respect des garanties prévues par la loi, notamment la présomption d’innocence, le droit à la défense ainsi que les droits fondamentaux de toute personne faisant l’objet d’une procédure judiciaire.
Il convient de rappeler que la captation et la diffusion d’images de patients dans un établissement de santé peuvent être encadrées par les dispositions légales relatives au respect de la vie privée, à la protection de la dignité des personnes et aux règles applicables au sein des structures hospitalières. Les éventuelles responsabilités de l’intéressé relèvent toutefois de la seule appréciation des juridictions compétentes.
