Un nouveau centre de traitement post-récolte du cacao sera inauguré le 3 juin à Mpoti, avec l’ambition de renforcer la qualité et la compétitivité du cacao togolais sur les marchés internationaux.
Le Togo poursuit sa stratégie de valorisation de ses filières agricoles d’exportation. Dans le cadre de la mise en œuvre des Plans de développement des filières café et cacao (PDCC), un deuxième Centre de traitement post-récolte de cacao d’excellence verra officiellement le jour à Mpoti, dans la commune de Blitta 3, en préfecture de Blitta.
L’infrastructure sera inaugurée le mercredi 3 juin 2026 à partir de 10 heures. Elle est le fruit d’un partenariat entre le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), le Département des Yvelines en France et l’association « Chocolatiers et Pâtissiers du Monde ».
Construit sur une superficie d’un hectare, le centre comprend notamment un magasin de stockage d’une capacité de cinq tonnes, un hall de fermentation et de tri doté de 42 caisses, une aire de séchage équipée de 16 tables, un bloc sanitaire ainsi qu’un dortoir avec vestiaire. L’investissement global s’élève à 50 000 euros, soit environ 32,8 millions de francs CFA, financés essentiellement par les partenaires français.
Selon le CCFCC, cette nouvelle infrastructure répond aux objectifs de l’axe consacré à l’amélioration durable de la production, de la productivité et de la qualité du cacao togolais. Les travaux de construction, lancés en décembre 2025, sont désormais achevés.
Le centre de Mpoti vient compléter celui de Kessibo-Abréwankor, dans la préfecture de Wawa, déjà opérationnel. Ensemble, ces deux infrastructures doivent permettre d’améliorer le traitement post-récolte du cacao et de renforcer sa valeur marchande.
L’objectif affiché est ambitieux, celui de mettre sur les marchés internationaux de niche au moins 25 tonnes de cacao d’excellence dès la première année d’exploitation. Une perspective qui devrait contribuer à accroître la présence du cacao togolais sur les segments les plus exigeants et les plus rémunérateurs du commerce mondial.
Après avoir fait preuve d’une rigueur exemplaire sur les tatamis de Bamako, l’arbitre togolais Tété Galé Djramedo a été couronné Meilleur Arbitre d’Afrique 2026, offrant au Togo une nouvelle distinction de prestige.
Le taekwondo togolais continue de rayonner sur la scène continentale. À l’occasion de la 17e édition du Championnat d’Afrique des Nations de taekwondo, disputée les 30 et 31 mai 2026 à Bamako, au Mali, l’arbitre international togolais Tété Galé Djramedo a été désigné Meilleur Arbitre de la compétition par ses pairs.
Cette distinction prestigieuse vient récompenser un parcours marqué par le professionnalisme, la rigueur et l’excellence. Tout au long du tournoi, qui a réuni les meilleurs athlètes et officiels du continent, le représentant togolais a su se distinguer par la qualité de ses prestations et son sens élevé de l’équité dans l’application des règles du Kyorugi, la discipline de combat du taekwondo.
Le trophée lui a été remis par le président de l’African Taekwondo Union (AFTU), M. Ide Issaka, lors de la cérémonie de clôture de la compétition. Une reconnaissance qui témoigne de la confiance et du respect dont jouit désormais l’arbitre togolais au sein de la grande famille du taekwondo africain.
Cette consécration constitue également une source de fierté pour la Fédération Togolaise de Taekwondo (FTTKD), qui voit l’un de ses représentants porter haut les couleurs nationales sur la scène continentale. Elle vient confirmer les progrès réalisés ces dernières années par le taekwondo togolais, aussi bien au niveau des athlètes que des officiels.
Au-delà de la récompense individuelle, ce trophée est perçu comme une reconnaissance du travail accompli en faveur du développement de la discipline au Togo. Il illustre également la capacité des cadres sportifs togolais à rivaliser avec les meilleurs du continent.
En honorant Tété Galé Djramedo, l’Afrique du taekwondo salue un modèle d’excellence et d’engagement. Une distinction qui rejaillit sur tout le Togo et renforce davantage le prestige du sport national sur la scène africaine.
Grâce à une finale historique d’Ibrahim Mamoudou et à la médaille de bronze de Fréjus Atcho, le Togo s’affirme parmi les nations montantes du taekwondo africain lors du Championnat d’Afrique des Nations 2026 à Bamako.
Le Togo s’est illustré sur la scène continentale du taekwondo en décrochant deux médailles lors de la 17e édition du Championnat d’Afrique des Nations qui se déroule à Bamako, au Mali. Une performance encourageante pour la délégation togolaise, qui confirme ainsi sa progression dans cette compétition de haut niveau classée G4 au calendrier international.
Engagés dans les épreuves de Kyorugi (combat), trois athlètes togolais étaient en lice pour défendre les couleurs nationales. Deux d’entre eux sont parvenus à monter sur le podium, offrant au pays une médaille d’argent et une médaille de bronze.
La plus belle performance est à mettre à l’actif d’Ibrahim Mamoudou dans la catégorie des moins de 74 kg. Après un parcours remarquable, le combattant togolais a atteint la finale, une première historique pour le Togo dans cette compétition africaine. Opposé au Burkinabè Lamin Mohamed Traoré lors de l’ultime combat, Ibrahim Mamoudou s’est incliné sur le score serré de 2 manches à 1. Malgré cette défaite, sa médaille d’argent constitue un exploit inédit et marque une étape importante pour le taekwondo togolais.
Dans la catégorie des moins de 54 kg, Fréjus Atcho a également réalisé un parcours honorable. Après avoir franchi plusieurs tours, il a été stoppé en demi-finale par le Burkinabè Youssef Laguemvare. Cette élimination aux portes de la finale lui permet toutefois de repartir avec une médaille de bronze, récompensant ses efforts et sa combativité tout au long de la compétition.
Ces résultats témoignent du travail accompli ces dernières années par les athlètes, les entraîneurs et les responsables du taekwondo togolais. Ils confirment également la montée en puissance du pays dans une discipline où la concurrence africaine demeure particulièrement relevée.
L’aventure togolaise à Bamako n’est cependant pas terminée. Le pays conserve encore une chance d’enrichir son compteur de médailles grâce à Agbeko Atitso, engagé dans l’épreuve individuelle de Poomsae. Le spécialiste des démonstrations techniques tentera de porter haut les couleurs nationales avant la clôture du championnat prévue ce mardi 2 juin 2026 au Palais des Sports Aminata Salama.
En attendant l’issue de cette dernière épreuve, le bilan provisoire du Togo est déjà positif, avec deux médailles remportées et une finale historique qui restera comme l’un des faits marquants de cette édition 2026 du Championnat d’Afrique des Nations de taekwondo.
L’opposition dénonce une mesure « antisociale » qui risque d’aggraver davantage les difficultés économiques des ménages togolais.
L’Alliance nationale pour le changement (ANC) a vivement réagi à la récente augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe décidée par le gouvernement. Dans un communiqué publié le 29 mai 2026, le parti dirigé par Jean-Pierre Fabre condamne une mesure qu’il qualifie de « brutale », « injuste » et « antisociale ».
Pour l’ANC, cette nouvelle hausse, entrée en vigueur le 27 mai, intervient dans un contexte déjà marqué par la cherté de la vie et la précarité croissante des populations. Le parti estime que la majorité des Togolais éprouve déjà de sérieuses difficultés à satisfaire ses besoins essentiels, notamment l’alimentation, les soins de santé, la scolarisation des enfants et le logement.
L’opposition juge également paradoxale cette décision alors qu’une tendance à la baisse des cours du pétrole est observée sur le marché international. Selon elle, cette augmentation ne ferait qu’alourdir davantage les charges des ménages et traduirait le manque de considération du pouvoir pour les souffrances quotidiennes des citoyens.
L’ANC met en garde contre les conséquences économiques de cette mesure. Elle prévoit une hausse généralisée des coûts du transport, des denrées alimentaires et des produits de première nécessité, avec un impact direct sur le pouvoir d’achat des populations.
Le parti dénonce en particulier l’augmentation du prix du pétrole lampant, largement utilisé dans les zones rurales où l’accès à l’électricité demeure limité. Il rappelle également que les Togolais supportent depuis plusieurs années diverses taxes censées contribuer à la stabilité des prix des produits pétroliers.
Face à cette situation, l’ANC exige le retrait immédiat de la mesure et l’ouverture d’un véritable dialogue social sur le coût de la vie et les priorités économiques du pays. Le parti appelle enfin les citoyens, les travailleurs, les jeunes, les femmes, les commerçants et les transporteurs à se mobiliser pacifiquement pour défendre leurs droits et réclamer de meilleures conditions de vie.
Etudiant en dernière année de Licence en droit et en économie à l’Université de Lille, le jeune togolais a publié en mars dernier l’ouvrage « Le Deal » dans lequel, il propose des solutions pour une meilleure intégration universitaire en France. Nous l’avons rencontré.
Comment se passe le séjour à Lomé et qu’est-ce qui motive votre visite ?
Je suis à Lomé pour présenter et promouvoir « Le Deal », un livre que j’ai récemment publié, le 18 mars dernier. Il est d’ailleurs disponible sur Amazon. Le Togo reste avant tout mon pays.
De quoi parle concrètement le livre ?
Je l’appelle déjà un essai. Un essai parce que, dans un premier temps, j’y expose une idée.
Laquelle ?
À travers mes observations, je constate — et je ne suis pas le seul à le dire — que les étudiants étrangers en France sont confrontés à de nombreuses difficultés, aussi bien administratives que financières.
À la Faculté de Lille, qui est une université de province, il y a plusieurs milliers d’étudiants venus d’Afrique, d’Asie et d’ailleurs. Je suis quelqu’un qui observe beaucoup. J’ai beaucoup d’amis et de camarades, et leurs discours se ressemblent : difficultés administratives, problèmes financiers, solitude…
Je me suis dit qu’on ne pouvait pas laisser la situation continuer ainsi, sinon les générations à venir souffriront aussi. J’ai fait des recherches, discuté avec des associations et observé les groupes d’étudiants. Personne n’avait réellement abordé ce problème de fond. C’est pourquoi j’ai écrit « Le Deal », afin de proposer une idée aux pouvoirs publics, en exposant clairement le problème.
Vous parlez de « Le deal ». Comment faut-il l’interpréter ?
« Le deal », c’est un accord, un partenariat entre les pouvoirs publics et les étudiants étrangers. C’est le principe du donnant-donnant, un accord gagnant-gagnant.
Aujourd’hui, beaucoup veulent redéfinir les relations internationales sur une base plus équilibrée, du « 50-50 ». « Le Deal » s’inscrit aussi dans cette logique. Et cela ne concerne pas seulement les étudiants ; le concept a une portée beaucoup plus large.
Je me suis notamment inspiré du modèle anglo-saxon. En Angleterre, par exemple, le gouvernement peut financer les études des étudiants. Si un Bachelor coûte 10 000 euros par an pendant trois ans, les frais sont avancés. Une fois inséré dans la vie professionnelle, l’étudiant rembourse progressivement.
Je me suis demandé : pourquoi ne pas envisager cela pour les étudiants étrangers en France, avec des modalités claires que je développe dans le livre.
Peut-on avoir une idée plus claire des difficultés financières et des solutions que vous proposez ?
La première solution concerne les délais de traitement des titres de séjour. Lorsqu’un étudiant étranger n’a pas son titre de séjour, il devient pratiquement inexistant administrativement en France, voire en Europe. Son assurance maladie peut être suspendue, il ne peut pas travailler, et la vie devient très compliquée.
J’adresse donc un message clair à l’administration : il faut revoir les délais de traitement des titres de séjour. A l’endroit des étudiants, il faut bien se préparer et réunir les documents nécessaires à l’avance. Nous savons que l’administration est saturée, mais un étudiant ne doit pas être pénalisé pour des lenteurs administratives.
Ensuite, je parle dans le livre de la « bourse-deal ». Cette aide serait attribuée selon plusieurs critères : le mérite, les difficultés financières ou encore le pays d’origine. Par exemple, un étudiant pourrait recevoir une aide de 300 euros. Une fois inséré professionnellement, il participerait à la vie économique française et rembourserait progressivement cette aide, avec un faible taux d’intérêt. J’ai même fait un clin d’œil aux économistes afin qu’ils étudient les modalités de ce système. J’ai aussi échangé avec des assistantes sociales qui estiment que ce modèle reste réaliste.
On entend parler d’une augmentation des frais de scolarité pour les étudiants étrangers en France. Quel est votre point de vue sur le sujet ?
Je voudrais rassurer les étudiants déjà engagés dans leur cursus et bénéficiant d’exonérations : ils ne sont pas concernés par cette mesure. Si vous avez commencé avec une exonération, vous continuerez normalement dans ce cadre. Concernant les nouveaux étudiants, je pense sincèrement que la France comprend la situation de nombreux jeunes africains, asiatiques et d’ailleurs. Elle sait que lorsqu’on n’a pas les moyens, il est difficile de payer plusieurs milliers d’euros de frais de scolarité.
Je crois donc que cette mesure ne touchera pas tout le monde et que les dispositifs d’exonération continueront d’exister.
Dans votre essai, vous parlez de « rapprochement spirituel ». Que voulez-vous dire par là ?
J’évoque ce rapprochement spirituel parce qu’en discutant avec beaucoup d’étudiants, la question de la solitude revenait souvent.
Ce livre est aussi destiné à aider mes jeunes frères qui viendront étudier à l’étranger. Beaucoup d’étudiants disent qu’ils se confient à Dieu, chacun selon ses croyances. Quand votre famille est à l’autre bout du monde, elle vous manque énormément. Cette solitude peut parfois devenir difficile à vivre.
Quels conseils donnez-vous à un bachelier qui fera sa rentrée prochaine en France ?
Je lui dirais d’abord qu’en arrivant dans un pays étranger, il faut respecter les règles du pays d’accueil. C’est essentiel pour avoir une vie paisible. Il faut aussi que les parents comprennent qu’au cours des premiers mois, un véritable accompagnement financier est nécessaire afin que les étudiants puissent s’épanouir et se concentrer sur leurs études.
Au début, il y a beaucoup de démarches administratives qui demandent des moyens. On ne peut pas immédiatement commencer à travailler. Durant le premier semestre, voire la première année, il faut un soutien solide.
Je conseille également aux étudiants de ne pas être trop pressés d’aller travailler. Chercher de l’argent est normal, mais il faut rester concentré sur l’objectif principal : la réussite académique. On arrive avec un visa étudiant, pas un visa de travailleur. Il faut d’abord réussir ses études avant de penser au reste.
Votre livre aborde aussi la question de la bourse. Expliquez-nous un peu.
Oui. Une partie importante du livre porte sur la responsabilité des pays d’origine. Je suis Togolais. Je réclame une forme de soutien à la France, mais quelle est aussi la responsabilité de mon propre pays ?
Le Togo octroie pourtant des bourses d’excellence…
Oui, mais cela reste insuffisant. Beaucoup d’étudiants togolais en France souffrent de difficultés, et ils le disent ouvertement.
A combien se vend votre essai ?
Le livre est vendu à 10,34 euros. Ce qui équivaut à 6500 FCFA. Il est disponible sur Amazon et, je l’espère bientôt, à la FNAC et dans d’autres librairies et au Togo aussi.
Pour clôturer
Je vous remercie pour l’opportunité que vous m’avez offerte pour parler de mon livre.
Face à la montée des séparations et des divorces, l’archevêque de Lomé, Mgr Isaac Gaglo, appelle les couples à bâtir leur union sur des valeurs spirituelles et le sens du sacrifice.
L’archevêque de Lomé, Mgr Isaac Gaglo, tire la sonnette d’alarme face à la multiplication des séparations et des divorces au sein des couples. Lors d’une récente intervention, le prélat s’est inquiété de la fragilité croissante des unions matrimoniales, qu’il attribue à une vision superficielle du mariage.
Selon lui, de nombreux couples souhaitent profiter des joies de la vie conjugale sans être prêts à accepter les sacrifices et les difficultés qui l’accompagnent. « Aujourd’hui, beaucoup de couples se séparent rapidement parce qu’ils veulent la joie du mariage sans accepter ses sacrifices », a-t-il déclaré dans des propos rapportés.
Pour l’archevêque, un mariage ne peut reposer uniquement sur les sentiments, l’attirance physique ou encore le confort matériel. Il estime qu’une véritable stabilité conjugale nécessite une profonde vie spirituelle et une capacité à affronter ensemble les épreuves de la vie.
« Il faut une vie spirituelle profonde. Il n’existe pas de foyer sans croix, mais avec le Christ, la croix purifie, elle ne détruit pas », a insisté le chef de l’Église catholique à Lomé.
Cette sortie intervient dans un contexte où les séparations conjugales semblent de plus en plus fréquentes, aussi bien dans les grandes villes que dans les zones rurales. Si certains fidèles partagent l’analyse de l’archevêque, d’autres estiment que les réalités économiques, les tensions sociales et les évolutions des mentalités expliquent également cette hausse des divorces.
Les propos de Mgr Gaglo relancent ainsi le débat sur les valeurs du mariage et les défis auxquels font face les couples aujourd’hui.
Plus de 330 000 personnes risquent de sombrer dans l’insécurité alimentaire aiguë dans l’extrême nord du Togo, où la menace sécuritaire et la précarité aggravent une situation humanitaire déjà critique.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) alerte sur une situation préoccupante dans l’extrême nord du Togo. Selon une projection récente publiée par l’institution onusienne, plus de 330 000 personnes pourraient basculer dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë au cours des trois prochains mois si aucune aide humanitaire n’est apportée.
Les régions les plus exposées sont celles des Savanes et des zones frontalières du nord du pays, déjà fragilisées par les tensions sécuritaires et les déplacements de populations. Le PAM souligne que les ménages vulnérables font face à une combinaison de facteurs aggravants : baisse des productions agricoles, hausse des prix des denrées alimentaires, pauvreté persistante et perturbations liées à l’insécurité.
Depuis plusieurs années, l’extrême nord du Togo subit les conséquences de la menace terroriste qui secoue le Sahel. Cette situation a entraîné une pression accrue sur les ressources locales, limitant l’accès aux terres agricoles et perturbant les activités économiques des populations rurales.
D’après les estimations du PAM, sans assistance rapide, de nombreuses familles risquent de réduire drastiquement leur consommation alimentaire ou de recourir à des stratégies de survie inquiétantes. L’organisation appelle ainsi à une mobilisation urgente des partenaires humanitaires et des autorités afin d’éviter une aggravation de la crise.
Malgré les efforts engagés par le gouvernement togolais et plusieurs organisations internationales pour soutenir les communautés affectées, les besoins restent considérables. Le PAM insiste notamment sur l’importance d’un appui alimentaire immédiat, mais aussi de solutions durables capables de renforcer la résilience des populations face aux chocs sécuritaires et climatiques.
Cette nouvelle alerte remet en lumière la vulnérabilité persistante du nord du Togo, devenu l’un des principaux foyers d’inquiétude humanitaire dans la sous-région ouest-africaine.
Six ans après la disparition de Me Yaovi Agboyibo, le CAR estime que le Togo peine toujours à combler le vide laissé par cette figure historique du dialogue politique et de la lutte démocratique.
Une demi-douzaine d’années ans après la disparition de Maître Yaovi Agboyibo, le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) continue de célébrer la mémoire d’un homme considéré comme l’une des figures majeures de la lutte démocratique au Togo. À l’occasion du « Jeudi politique » du 28 mai 2026, Honoré Komlan Adougo, délégué national de la jeunesse du parti, a livré une réflexion sur les impacts de cette disparition sur la vie sociopolitique togolaise.
Pour le CAR, Me Agboyibo reste avant tout un défenseur infatigable de l’État de droit et des libertés fondamentales. Avocat et ancien bâtonnier, il s’est illustré par son engagement en faveur de la liberté de presse, de religion et d’association, mais aussi par ses combats pour les droits des paysans et la justice sociale. Son parcours politique demeure étroitement lié aux grandes avancées démocratiques du pays.
Le parti souligne également le rôle historique joué par l’ancien Premier ministre dans la structuration de l’opposition togolaise moderne. À travers le CAR, Agboyibo incarnait une opposition organisée, capable de proposer des alternatives crédibles. Surtout, il était reconnu comme « un homme du dialogue politique », présent dans presque toutes les grandes concertations ayant marqué l’histoire récente du Togo, de la Conférence nationale souveraine de 1991 à l’Accord politique global de 2006, en passant par les différents cadres de concertation entre pouvoir et opposition.
Le CAR rappelle aussi un fait marquant : en 1994, le parti avait réussi à battre le RPT dans les urnes lors des élections législatives, obtenant 36 sièges contre 35 pour le parti au pouvoir. Une performance historique qui reste gravée dans la mémoire politique togolaise.
Mais au-delà du parcours politique, c’est surtout le vide laissé par l’homme qui inquiète. Selon Honoré Komlan Adougo, la disparition de Me Agboyibo a entraîné « la disparition d’une certaine éthique politique », faite de modération, de sens de l’État et de recherche permanente du compromis.
Le CAR estime également que son absence a favorisé les tensions politiques actuelles, notamment les réformes constitutionnelles contestées, les restrictions des libertés de manifestation et les arrestations arbitraires dénoncées par l’opposition.
Six ans après, le débat reste entier : qui peut aujourd’hui porter l’héritage politique et moral de Me Agboyibo ? Pour le CAR, préserver sa mémoire revient aussi à relancer la réflexion sur la démocratie, le dialogue et l’avenir politique du Togo.
Dans une déclaration virulente publiée à Lomé, l’ANC rejette toute perspective de dialogue politique sur la Constitution de la Ve République, dénonçant une manœuvre destinée à pérenniser le pouvoir du régime RPT/UNIR.
L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) durcit sa position face aux rumeurs persistantes d’un nouveau dialogue politique autour de la Constitution de la Ve République. Dans une déclaration rendue publique ce 28 mai à Lomé, le parti dirigé par Jean-Pierre Fabre rejette catégoriquement « tout simulacre de dialogue » et toute révision constitutionnelle « au service du statu quo ».
Alors que des informations circulent depuis plusieurs semaines sur une possible concertation politique visant à réécrire certains aspects de la Constitution adoptée le 6 mai 2024, l’ANC dénonce ce qu’elle considère comme une nouvelle manœuvre du pouvoir RPT/UNIR pour consolider son emprise sur l’État. Le parti estime que cette Constitution a été imposée « sans consultation préalable ni consensus national ».
Dans son communiqué, l’ANC accuse également certains soutiens du régime de mener « une entreprise d’enfumage » destinée à tromper la population et la classe politique. Le parti rappelle avoir déjà dénoncé, à plusieurs reprises, les « insuffisances démocratiques » du texte constitutionnel ainsi que les risques de confiscation du pouvoir.
L’ANC pointe notamment du doigt une récente tribune de Christian Eninam Trimua, perçue comme le signe d’une volonté de nouvelles modifications constitutionnelles « opportunistes » au profit du chef de l’État, Faure Gnassingbé. Le parti met en garde contre toute réforme qui viserait à « transformer, de fait, la République en un royaume ».
Réaffirmant son attachement à l’alternance politique, à la séparation des pouvoirs et à des élections transparentes, l’ANC appelle le peuple togolais à rester « vigilant et mobilisé ». Le parti invite également les forces démocratiques et la société civile à maintenir un front uni face aux « dérives autoritaires » du régime en place.
Enfin, l’ANC sollicite l’attention de la communauté internationale sur l’évolution de la situation politique au Togo.