Visas USA : Lomé dans le cercle fermé
Washington prépare une profonde réorganisation de ses services consulaires en Afrique, mais le Togo sort gagnant : Lomé figure parmi les vingt villes du continent qui conserveront le traitement complet des visas américains.
Lomé devrait renforcer davantage sa position dans le dispositif consulaire des États-Unis en Afrique. Selon des informations révélées par l’Associated Press (AP), l’administration du président Donald Trump envisage de réduire drastiquement le nombre d’ambassades et de consulats africains habilités à traiter les demandes de visas pour les États-Unis.
Sur une cinquantaine de représentations diplomatiques actuellement opérationnelles sur le continent, seules une vingtaine conserveraient une capacité complète de traitement des dossiers. Parmi elles figure l’ambassade des États-Unis au Togo, qui se retrouve ainsi au cœur du nouveau maillage consulaire américain en Afrique.
Dans cette réorganisation, Lomé rejoint un cercle restreint de plateformes régionales stratégiques comprenant notamment Abidjan, Accra, Dakar, Lagos, Nairobi et Johannesburg. Ces représentations seront chargées d’assurer l’essentiel des opérations liées à la délivrance des visas américains pour des millions de demandeurs africains.
Cette réforme s’inscrit dans la politique migratoire plus restrictive mise en œuvre par l’administration Trump depuis son retour à la Maison-Blanche. Washington a multiplié ces derniers mois les mesures visant à renforcer le contrôle des flux migratoires, avec un durcissement des procédures de vérification, l’introduction de nouvelles exigences administratives et la mise en place de cautions pouvant atteindre 15 000 dollars pour certaines catégories de demandeurs africains.
Pour le Togo, cette décision vient confirmer l’importance croissante de Lomé dans le réseau diplomatique américain. Depuis la suspension en 2025 de plusieurs services consulaires des États-Unis au Burkina Faso, de nombreux ressortissants burkinabè sont déjà orientés vers la capitale togolaise pour effectuer certaines démarches de visa.
Si cette restructuration est officiellement adoptée, les citoyens des pays dont les représentations perdront leurs compétences consulaires devront désormais se déplacer vers l’un des vingt centres retenus. Une évolution qui pourrait accroître significativement l’affluence à l’ambassade américaine de Lomé et renforcer davantage son statut de pôle consulaire régional.
