Les savoirs ancestraux prennent voix
Les praticiens de la médecine traditionnelle togolaise franchissent une nouvelle étape dans leur organisation. Réunis le 23 mai à Kpalimé, les prêtres et herboristes traditionnels ont officiellement créé le Syndicat national des prêtres et herboristes traditionnels du Togo (SYNAPHET-Togo), avec l’ambition de mieux structurer et valoriser leurs savoirs ancestraux.
Ce congrès constitutif, placé sous le thème de la valorisation des valeurs culturelles ancestrales africaines, a rassemblé plusieurs acteurs issus des pratiques traditionnelles et spirituelles du pays. À l’issue des travaux, les participants ont adopté les textes fondamentaux du syndicat et procédé à l’élection d’un bureau exécutif de 11 membres.
À la tête de cette nouvelle organisation, Akamah Kokou Blaise a été élu secrétaire général pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois. Le nouveau bureau entend œuvrer à une meilleure reconnaissance des praticiens de la médecine traditionnelle, souvent considérés comme des acteurs essentiels dans la prise en charge sanitaire et spirituelle de nombreuses communautés.
Le SYNAPHET-Togo affiche également une volonté de promouvoir les traditions culturelles africaines et de défendre les rites ancestraux. Parmi ses priorités figurent le plaidoyer pour l’instauration de journées dédiées aux ancêtres et aux divinités ainsi que la revalorisation des pratiques spirituelles traditionnelles.
Pour les initiateurs, cette structuration permettra non seulement de renforcer la crédibilité des praticiens, mais aussi de préserver un patrimoine culturel transmis de génération en génération. Dans un contexte où les savoirs endogènes cherchent davantage de reconnaissance, le syndicat veut devenir une voix forte pour les détenteurs de connaissances traditionnelles.
Les autorités locales présentes à la rencontre ont salué l’initiative, estimant qu’elle participe à la sauvegarde de l’identité culturelle et spirituelle du Togo.
