Étiquette : Togo

  • Akassimé relance la contestation

    Akassimé relance la contestation

    Sous un soleil écrasant à Akassimé, l’opposition togolaise a retrouvé une foule, une voix et surtout l’espoir de relancer la bataille contre la 5e République.

    L’opposition togolaise a réussi son premier grand test de remobilisation. Réunis au sein du Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC), partis politiques et organisations de la société civile ont mobilisé une foule importante ce samedi 9 mai 2026 à Akassimé, à Lomé. Une démonstration de force qui redonne du souffle à une opposition que beaucoup disaient affaiblie depuis l’instauration de la 5e République.

    Dans une ambiance marquée par des chants, des slogans et des appels au changement, les responsables du CNCC ont salué une mobilisation au-delà de leurs attentes. Pour eux, ce meeting populaire marque le retour d’une contestation citoyenne autour des questions de démocratie, de gouvernance et de libertés publiques au Togo.

    Premier porte-parole du Front citoyen Togo debout (FCTD), David Dosseh n’a pas mâché ses mots. Selon lui, la 5e République représente une volonté de « monarchisation du pouvoir » destinée à perpétuer une même dynastie à la tête du pays. Il a dénoncé un système caractérisé, selon ses propos, par la corruption, la dégradation des services sociaux et l’absence de perspectives pour les populations.

    Mais au-delà des discours contre le régime, c’est surtout l’ampleur de la mobilisation qui semble avoir surpris les organisateurs eux-mêmes. « Nous n’espérions pas autant de monde », a reconnu le professeur Dosseh, allant jusqu’à présenter des excuses aux nombreuses femmes présentes pour le manque d’abris contre le soleil, les organisateurs ayant anticipé une affluence plus faible.

    Pour plusieurs observateurs, cette sortie du CNCC vient casser l’idée selon laquelle l’opposition togolaise serait totalement désorganisée ou incapable de mobiliser les citoyens. À Akassimé, les leaders ont voulu montrer que la contestation reste vivante et que le débat autour de la gouvernance du pays demeure profondément ancré dans une partie de l’opinion.

    Parmi les figures présentes figurait également Zeus Ajavon, dont la participation a été saluée par les militants. Les interventions ont porté sur plusieurs sujets d’actualité : détournements de deniers publics, nomination de militaires à des postes de préfets, difficultés sociales de la jeunesse, ainsi que les polémiques autour de la nouvelle Constitution.

    Cependant, le moment le plus marquant de ce rassemblement aura sans doute été le ton d’autocritique adopté par les différents responsables de l’opposition. Les leaders ont insisté sur la nécessité de mettre fin aux querelles internes qui ont longtemps fragilisé leur camp. Komi Wolou a ainsi appelé les opposants à éviter les attaques entre eux, estimant que ces divisions profitent davantage au pouvoir en place.

    Même tonalité chez Dodji Apevon, qui a exhorté les Togolais à rester unis et à accompagner leur engagement politique par la prière, convaincu que le combat pour l’alternance est aussi spirituel.

    Avec cette première démonstration de force à Akassimé, le CNCC semble avoir réussi à redonner confiance à une partie de l’opposition togolaise et à relancer le débat politique autour de la gouvernance du pays.


  • Former pour mieux guider

    Former pour mieux guider

    À Lomé, l’Association chrétienne pour la gestion des églises (ACGE) a réuni des leaders religieux autour des enjeux cruciaux de communication, d’organisation et de qualité des cultes afin de renforcer l’efficacité des communautés chrétiennes.

    À l’heure où de nombreuses communautés religieuses sont confrontées à des défis d’organisation, de communication et de gouvernance, la qualité de l’animation des cultes et des réunions devient un enjeu majeur. C’est dans cette dynamique que l’Association chrétienne pour la gestion des églises (ACGE), dirigée par Emmanuel Kodjo Attigan, a organisé ce samedi 9 mai 2026 à Lomé une session de formation à l’endroit des leaders religieux, responsables de département et membres du diaconat.

    Cette rencontre d’une journée, axée sur le thème de la conduite des débats constructifs au sein des comités d’église et de l’animation efficace des programmes religieux, a réuni plusieurs acteurs ecclésiastiques désireux de renforcer leurs compétences en communication et en gestion communautaire.

    Au-delà d’une simple formation théorique, l’initiative de l’ACGE répond à des préoccupations réelles qui touchent aujourd’hui de nombreuses assemblées chrétiennes : difficultés dans la prise de parole en public, tensions lors des réunions de comité, mauvaise préparation des cultes ou encore manque de dynamisme dans l’animation des programmes spirituels.

    Pour les organisateurs, il devient indispensable que les responsables religieux soient mieux formés afin de conduire leurs missions avec plus de professionnalisme, de sérénité et d’impact. « Une église bien organisée est une église qui communique bien », résument plusieurs participants convaincus de la nécessité d’améliorer les pratiques internes.

    Durant les travaux, les participants ont été entretenus sur plusieurs modules pratiques. Il s’est agi notamment d’apprendre comment animer un culte de qualité, conduire un groupe de manière harmonieuse, préparer efficacement une célébration religieuse ou encore maîtriser les techniques de prise de parole en public pour captiver son auditoire.

    Dans de nombreuses églises, les réunions de comité sont souvent marquées par des incompréhensions, des débats stériles ou des conflits liés à la mauvaise gestion des échanges. En mettant l’accent sur les débats constructifs, l’ACGE souhaite promouvoir une culture du dialogue, de l’écoute et du respect mutuel au sein des communautés chrétiennes.

    L’autre problématique soulevée concerne la qualité même des cultes et des programmes religieux. Avec l’évolution des moyens de communication et l’exigence croissante des fidèles, les responsables religieux sont appelés à proposer des célébrations mieux préparées, plus structurées et plus engageantes. La capacité à transmettre un message clair, à maintenir l’attention de l’assemblée et à gérer le déroulement d’un programme devient ainsi un véritable atout pastoral.

    Pour plusieurs observateurs, cette initiative arrive à point nommé dans un contexte où les églises jouent un rôle social important dans l’encadrement moral et spirituel des populations. Former les leaders religieux revient aussi à renforcer leur capacité à gérer les relations humaines, prévenir les tensions et maintenir la cohésion au sein des communautés.

    À travers cette session, l’Association chrétienne pour la gestion des églises confirme sa volonté d’accompagner les responsables ecclésiastiques dans l’amélioration de leurs méthodes de gestion et de communication. Une démarche qui pourrait contribuer, à terme, à rendre les communautés religieuses plus organisées, plus apaisées et davantage tournées vers l’efficacité dans leur mission spirituelle et sociale.

  • Génie Imhotep séduit les artistes

    Génie Imhotep séduit les artistes

    À travers le championnat national « Génie Imhotep », AIMES-AFRIQUE réussit à unir artistes, humoristes et créateurs de contenus autour d’un même combat : faire de l’éducation à la santé un puissant levier d’encadrement et de sensibilisation de la jeunesse togolaise.

    L’ONG AIMES-AFRIQUE poursuit son offensive en faveur de l’éducation à la santé chez les jeunes Togolais. À travers la première édition du championnat national du jeu de culture générale en santé « Génie Imhotep », l’organisation a réussi à mobiliser plusieurs figures du monde culturel togolais autour d’un objectif commun : faire de la santé publique un sujet accessible, attractif et populaire auprès de la jeunesse.

    Le jeudi 7 mai 2026 à Lomé, artistes, humoristes, musiciens et créateurs de contenus ont participé à un match d’exhibition organisé par les clubs santé SOS Docteur TV. Une rencontre qui se voulait à la fois pédagogique, ludique et stratégique dans la campagne de sensibilisation portée par AIMES-AFRIQUE dans les établissements scolaires du pays.

    L’initiative s’inscrit dans un vaste programme d’excellence et d’émulation scolaire développé par l’ONG en partenariat avec plusieurs institutions publiques, notamment les ministères chargés de l’Éducation nationale, de la Santé et des Solidarités. À travers ce projet, AIMES-AFRIQUE entend rapprocher davantage le secteur culturel des enjeux de santé publique et renforcer les actions de prévention auprès des jeunes.

    Dans une ambiance conviviale, les invités ont découvert le fonctionnement du jeu « Génie Imhotep », un concept entièrement conçu au Togo pour renforcer les connaissances des élèves sur les questions sanitaires. Le principe repose sur des compétitions de culture générale orientées vers les thèmes liés à la santé, au civisme, au bien-être et au développement personnel.

    Pour les organisateurs, le jeu représente bien plus qu’une simple compétition intellectuelle. Il s’agit d’un outil éducatif destiné à inculquer aux jeunes des réflexes utiles pour leur quotidien, tout en développant leur esprit critique et leur capacité d’expression.

    Au cours de cette immersion, les acteurs culturels ont eux-mêmes pris part à des compétitions inspirées du format proposé aux élèves. Répartis en équipes, ils se sont affrontés dans une série de questions portant sur la santé publique et les connaissances générales.

    Après les phases éliminatoires, l’équipe « Musique Togo » s’est imposée face à « Comédie 288 » avec un score de 160 points contre 140. La grande finale a ensuite opposé « Musique Togo » à « Comédie Plus ». Une rencontre remportée par les humoristes de « Comédie Plus » sur le score de 170 à 100, sous les applaudissements du public présent.

    Au-delà de la compétition, les participants ont surtout salué une initiative qu’ils considèrent comme utile pour la jeunesse togolaise. Plusieurs artistes ont estimé que ce programme permet de détourner les jeunes de certaines distractions nocives tout en leur offrant un cadre d’apprentissage moderne et interactif.

    L’artiste togolais Yaknour Yvers a notamment insisté sur l’importance d’une telle approche éducative. Selon lui, le projet permet aux jeunes de comprendre que la santé ne se limite pas uniquement aux maladies ou aux soins médicaux, mais englobe aussi le bien-être, l’alimentation, l’hygiène et les comportements quotidiens.

    De son côté, le comédien Iréré a mis en avant le caractère fédérateur de l’initiative. Il estime que ce genre de programme peut contribuer à mieux encadrer la jeunesse togolaise en l’orientant vers des activités constructives, éducatives et citoyennes.

    Pour les responsables de AIMES-AFRIQUE, cette adhésion du monde culturel constitue un levier important dans la stratégie de sensibilisation. Les artistes et créateurs de contenus disposent en effet d’une forte influence auprès des jeunes, notamment à travers les réseaux sociaux et les plateformes numériques.

    Le président fondateur de AIMES-AFRIQUE et CEO de SOS Docteur TV, Serge Michel Kodom, explique que cette initiative s’intègre dans un programme structuré déjà déployé dans plusieurs établissements secondaires et universitaires du Togo.

    Selon lui, les clubs santé reposent sur sept axes stratégiques destinés à promouvoir l’éducation sanitaire, le leadership et l’expression des talents chez les jeunes. Parmi ces axes figure justement le jeu « Génie Imhotep », considéré comme l’un des principaux outils pédagogiques du dispositif.

    Après environ six mois d’activités dans les établissements scolaires, l’ONG a décidé de franchir une nouvelle étape avec l’organisation du championnat national. Cette phase servira de transition avant les compétitions régionales puis la grande finale nationale.

    Pour le Dr Kodom, l’implication des artistes répond également à une logique pédagogique bien précise. Le quatrième axe du programme, consacré à la production artistique et médiatique, vise justement à encourager les jeunes à utiliser l’art, la communication et les médias comme instruments de sensibilisation.

    Dans cette dynamique, les créateurs de contenus, humoristes et musiciens sont appelés à devenir de véritables relais des messages de prévention auprès de la jeunesse togolaise. Leur rôle consistera notamment à vulgariser les bonnes pratiques sanitaires et les valeurs citoyennes à travers leurs productions artistiques et leurs différentes plateformes de communication.

    À travers cette stratégie, AIMES-AFRIQUE veut renforcer la synergie entre éducation, santé et culture afin de faire de l’école un espace de prévention, d’apprentissage et de valorisation des talents.

    L’organisation rappelle d’ailleurs qu’en l’espace de deux ans, plus de 2 500 clubs santé ont été mis en place dans les établissements scolaires à travers le pays. Ces structures mobilisent aujourd’hui des milliers d’élèves autour des questions liées à la santé publique, au civisme, aux valeurs sociales et au développement personnel.

    Avec « Génie Imhotep », AIMES-AFRIQUE semble désormais vouloir franchir un nouveau cap : transformer l’apprentissage de la santé en une véritable dynamique populaire capable de mobiliser aussi bien les élèves que les figures influentes du monde culturel togolais.

  • Opposition togolaise : le meeting du 9 mai autorisé

    Opposition togolaise : le meeting du 9 mai autorisé

    Dans une décision qui marque un tournant politique, le gouvernement togolais donne son feu vert au meeting de l’opposition prévu le 9 mai à Akassimé et charge les autorités locales d’en assurer la bonne tenue.

    Après plusieurs semaines de tensions autour des libertés publiques et des activités politiques au Togo, les partis de l’opposition viennent d’obtenir une autorisation officielle pour organiser leur manifestation à Lomé. Dans une note adressée au préfet du Golfe, le ministre de l’Administration territoriale, de la Gouvernance locale et des Affaires coutumières, Awaté Hodabalo, donne son feu vert à la tenue d’un meeting politique prévu le samedi 9 mai 2026 à Akassimé, dans la commune du Golfe 4.

    Le document officiel, daté du 7 mai 2026 et signé par le ministre, précise que plusieurs formations politiques de l’opposition sont à l’initiative de cette rencontre d’échanges avec leurs militants sur la situation sociopolitique du pays. Il s’agit notamment de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), des Forces Démocratiques pour la République (FDR) et du Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR).

    Dans cette correspondance administrative adressée au préfet du Golfe, le ministre ne se contente pas de notifier l’existence du meeting. Il demande explicitement aux autorités préfectorales de « prendre toutes les dispositions » nécessaires pour le bon déroulement de la manifestation. Une formulation qui est interprétée par plusieurs observateurs comme une reconnaissance officielle et sans ambiguïté de cette mobilisation politique.

    Cette décision apparaît comme un signal important dans un contexte où plusieurs activités politiques ou citoyennes ont récemment fait l’objet de restrictions, de reports ou de controverses. L’autorisation accordée à cette manifestation pourrait ainsi contribuer à décrisper l’atmosphère politique, alors que les débats autour des libertés de réunion et d’expression restent très sensibles au Togo.

    Selon la note ministérielle, le meeting se tiendra à partir de 14 heures sur le terrain d’Akassimé. Trois responsables politiques ont été désignés comme organisateurs principaux de la rencontre. Il s’agit de Kohan Kidékijimè Binafame des FDR, de Francis Pedro de l’ANC et d’Eklou Agbegninou du PSR. Le document mentionne également leurs contacts téléphoniques afin de faciliter la coordination avec les autorités administratives et sécuritaires.

    La démarche du ministère peut aussi être perçue comme une volonté d’encadrer légalement l’activité politique, tout en évitant d’éventuels débordements. En demandant au préfet de veiller à la bonne tenue du rassemblement, le gouvernement semble vouloir privilégier une approche de gestion concertée de cette mobilisation.

    Du côté de l’opposition, cette autorisation est susceptible de renforcer la détermination des militants et sympathisants qui voient dans cette décision une ouverture politique attendue. Le meeting du 9 mai s’annonce ainsi comme un rendez-vous politique majeur, à quelques jours seulement de sa tenue, dans une capitale où chaque mobilisation de l’opposition est particulièrement scrutée.

  • Nécrologie: De Souza Ayélévi Philomène née AMAH-TCHOUTCHOUI sera inhumée ce 9 mai

    Nécrologie: De Souza Ayélévi Philomène née AMAH-TCHOUTCHOUI sera inhumée ce 9 mai

    Décédée à North MEMORIAL Hospital, Robbinsdale Minnesota (USA) le 21 mars dans sa 78 è année, Veuve De Souza Ayélévi Philomène née AMAH-TCHOUTCHOUI sera enterrée ce samedi 9 mai au cimetière Bè-Kpota à Lomé.

  • Tour du Togo : la participation comme unique victoire

    Tour du Togo : la participation comme unique victoire

    À huit jours du démarrage du Tour cycliste international du Togo 2026, les coureurs togolais abordent encore la compétition avec davantage de courage et de passion que de véritables moyens pour rivaliser avec les meilleures équipes africaines.

    À huit jours du départ du Tour cycliste international du Togo 2026, prévu du 16 au 31 mars 2026, l’enthousiasme renaît chez les amoureux de la petite reine. Mais derrière l’ambiance festive et les discours officiels, une réalité persiste : les coureurs togolais semblent encore loin du niveau nécessaire pour rivaliser avec les grandes nations africaines du cyclisme. Pour beaucoup d’observateurs, l’essentiel pour les représentants togolais reste simplement de participer.

    Chaque année, le scénario se répète. Les cyclistes venus du Burkina Faso, du Mali, du Bénin, du Maroc ou encore de Côte d’Ivoire dominent largement les étapes, pendant que les Togolais peinent à suivre le rythme. Le constat est amer, mais il traduit surtout les profondes difficultés auxquelles le cyclisme togolais est confronté.

    Entre deux éditions du Tour, très peu de compétitions locales sont organisées pour maintenir les coureurs dans un véritable rythme de haute performance. Les stages de préparation restent rares et les moyens financiers limités. Dans plusieurs clubs, les vélos utilisés sont vieillissants et parfois inadaptés aux exigences du cyclisme moderne. À cela s’ajoute le manque d’équipements de récupération, de suivi médical et d’encadrement technique de haut niveau.

    Le problème des infrastructures demeure également central. Le Togo ne dispose pas de véritables centres spécialisés capables de former les jeunes talents sur la durée. Beaucoup de coureurs s’entraînent sur des routes dangereuses, sans sécurité adéquate, avec des risques permanents d’accidents. Certains abandonnent même prématurément faute de soutien financier ou de perspectives professionnelles.

    Le cyclisme togolais souffre aussi d’un déficit de sponsoring. Contrairement à d’autres pays où les équipes bénéficient d’un accompagnement structuré, les formations togolaises fonctionnent souvent grâce à la débrouillardise et à la passion de quelques dirigeants. Les primes restent faibles et les opportunités internationales limitées.

    Pourtant, le potentiel existe. Le Togo regorge de jeunes passionnés capables de progresser si un véritable projet de développement est mis en place. Mais sans politique sportive ambitieuse, sans compétitions régulières et sans investissements conséquents, les cyclistes togolais continueront probablement à courir davantage pour l’honneur que pour la victoire.

    À quelques jours du départ de la 31è édition du Tour 2026, l’espoir d’un exploit local demeure mince. Et une fois encore, le public togolais risque surtout d’assister au triomphe des autres nations sur ses propres routes.

  • Mamoudou Ibrahim, l’ambition en or

    Mamoudou Ibrahim, l’ambition en or

    Porté par une ambition olympique et une discipline de fer, Mamoudou Ibrahim rêve de hisser le Togo au sommet du taekwondo africain et mondial.

    À travers le sport, certains athlètes portent bien plus qu’un simple rêve personnel. Ils deviennent les symboles d’une ambition nationale. C’est le cas de Mamoudou Ibrahim, jeune taekwondoïste togolais dont les objectifs affichés traduisent une volonté claire, celle de hisser le Togo parmi les nations qui comptent sur la scène africaine et mondiale du taekwondo.

    Dans un visuel largement relayé sur les réseaux sociaux, l’athlète affiche sa détermination avec des mots forts : discipline, travail, persévérance et victoire. Des principes qu’il considère comme les fondements de sa carrière sportive. « Le talent fait gagner des matchs, mais le travail d’équipe et l’intelligence font gagner des championnats », peut-on lire sur l’affiche qui présente son projet sportif.

    Le combattant ne cache pas ses ambitions. Son premier grand rendez-vous est fixé pour 2026, lors du Championnat d’Afrique prévu à Bamako. Objectif annoncé : décrocher la médaille d’or et confirmer sa domination continentale. Une échéance importante qui pourrait marquer un tournant dans sa carrière.

    Pour l’année prochaine, en 2027 donc, Mamoudou Ibrahim vise encore plus haut avec les Jeux africains en Égypte. Là encore, le Togolais rêve d’un podium afin de faire rayonner les couleurs nationales sur le continent. À travers cette progression méthodique, l’athlète montre qu’il construit son parcours étape par étape, avec une vision à long terme.

    Mais le sommet de cette ambition reste sans doute les Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles, aux Etats Unis. Pour le taekwondoïste, participer à cette compétition mondiale représenterait déjà une immense fierté. Pourtant, il ne veut pas se contenter d’y figurer. Son ambition est simple et claire: décrocher une médaille olympique pour le Togo.

    Derrière cet objectif se cache un travail intense. L’athlète met en avant plusieurs piliers de réussite, notamment la préparation physique, la force mentale, la maîtrise technique, l’hygiène de vie rigoureuse et le travail d’équipe. Des éléments devenus indispensables dans le sport de haut niveau où la concurrence est de plus en plus rude.

    Au-delà des résultats sportifs, Mamoudou Ibrahim veut également laisser un héritage. Il ambitionne de devenir un modèle pour la jeunesse et de contribuer au développement du taekwondo au Togo et en Afrique. Une vision qui dépasse les tatamis et qui pourrait inspirer toute une génération de jeunes sportifs togolais.

  • Faux médicaments : l’appel pressant du Club RFI Togo

    Faux médicaments : l’appel pressant du Club RFI Togo

    À Kpalimé, le Club RFI Togo sonne la mobilisation générale contre les faux médicaments et appelle partenaires et sponsors à s’engager dans une lutte vitale pour la santé publique.

    Face à la prolifération inquiétante des faux médicaments dans les circuits informels, le Club RFI Togo hausse le ton et mobilise. À travers la 8ᵉ édition de ses activités, prévue du 21 au 23 août 2026 à Kpalimé, dans la préfecture de Kloto, l’organisation entend sensibiliser largement les populations sur les dangers liés à la consommation de produits pharmaceutiques vendus dans la rue.

    Placée sous le thème « Les faux produits, un crime contre l’Humanité », cette initiative met en lumière une réalité préoccupante pour la santé publique. Dans de nombreuses villes africaines, et particulièrement au Togo, la vente de médicaments de rue reste une pratique répandue, alimentée par la pauvreté, l’accessibilité limitée aux structures de santé et le manque d’information. Pourtant, ces produits, souvent contrefaits, mal conservés ou périmés, représentent un danger réel pouvant entraîner des complications graves, voire des décès.

    Conscient de l’ampleur du phénomène, le Club RFI Togo ne se contente pas d’alerter. L’organisation ambitionne de créer un véritable mouvement d’engagement citoyen autour de cette cause. Conférences, panels, campagnes de sensibilisation et actions de proximité sont annoncés pour toucher un large public, notamment les jeunes et les populations rurales souvent les plus exposées.

    Pour réussir ce pari, le Club lance un appel solennel aux sponsors et partenaires. L’objectif est clair : mobiliser des ressources financières et logistiques afin de donner à cette campagne l’impact qu’elle mérite. Entreprises, institutions et organisations de la société civile sont invitées à s’associer à cette lutte qui dépasse les intérêts individuels pour toucher à la dignité humaine.

    Au-delà de l’événement lui-même, cette 8ᵉ édition se veut un déclic. Elle ambitionne de susciter une prise de conscience collective et durable, incitant les autorités à renforcer les contrôles et les citoyens à adopter des comportements responsables.

    À Kpalimé, en août prochain, il ne s’agira donc pas seulement d’un rendez-vous associatif, mais d’un cri d’alarme. Un appel à agir, ensemble, pour mettre fin à un fléau silencieux qui menace des milliers de vies.

  • Paul Nouziayovo, la voix qui fait vibrer la foi et danser les foules

    Paul Nouziayovo, la voix qui fait vibrer la foi et danser les foules

    Entre ferveur spirituelle et rythmes entraînants, l’évangéliste et artiste gospel Paul Nouziayovo s’impose comme une figure incontournable dont les chants enflamment la foi et font danser des foules bien au-delà du Togo.

    Dans le paysage du gospel togolais, certains noms résonnent comme des évidences. Celui de Paul Nouziayovo en fait incontestablement partie. À la fois prédicateur et artiste, cet homme de Dieu a su imposer un style unique, mêlant ferveur spirituelle et énergie musicale communicative.

    Originaire de Hahotoé, dans la préfecture de Vo au Togo, il grandit dans un environnement où la musique occupe une place centrale. Mais c’est sa rencontre avec la foi chrétienne qui va transformer son parcours. Très tôt, il décide de consacrer son talent à l’évangélisation, débutant dans la chorale de son église avant de tracer progressivement son propre chemin artistique.

    Succès

    Le déclic intervient avec ses albums, notamment Awo Nyuié Nam (2012) et Mazi Dodoe O (2015), qui rencontrent un franc succès. Sa musique, chantée souvent en langues locales, touche un public large et intergénérationnel. Résultat : en 2015 et 2016, il est sacré meilleur artiste gospel du Togo aux All Music Awards.

    Mais au-delà des récompenses, c’est l’impact populaire qui impressionne. Ses chansons sont reprises dans les églises, dans les maisons et même par des enfants. Mieux encore, elles font danser. Oui, danser. Car chez Nouziayovo, la louange n’est pas figée : elle est vivante, rythmée, entraînante. Ses titres comme Élève mon esprit ou Méga zidodui o illustrent parfaitement cette capacité à transformer la prière en célébration joyeuse, faisant vibrer les mélomanes togolais et bien au-delà.

    Entre musique et ministère

    Loin de se limiter à la scène musicale, Paul Nouziayovo est aussi un évangéliste engagé. Fondateur du camp de prière « Montagne de secours » au sud de Lomé, il organise régulièrement des temps forts spirituels rassemblant des fidèles venus de divers horizons.

    C’est dans cette dynamique que s’inscrit l’événement “Nuits de Résurrections”, prévu les vendredis 15, 22 et 29 mai 2026 au camp Xonamé-Todzi. Trois nuits de veillées de prière placées sous le signe de la foi, de la délivrance et de la communion spirituelle. Une initiative qui confirme son rôle de leader religieux autant que d’artiste.

    Empreinte

    Son influence dépasse désormais le cadre national. Invité à des missions en Europe, notamment en France, il continue de porter un message d’espérance à travers la prédication et la musique.

    Charismatique, accessible et profondément ancré dans sa foi, Paul Nouziayovo incarne cette nouvelle génération d’artistes gospel africains capables de conjuguer spiritualité et popularité.

    Une chose est sûre : au Togo comme ailleurs, quand ses chansons résonnent, difficile de rester immobile.

  • Esayas Woldemariam Hailu : l’empreinte avant le départ

    Esayas Woldemariam Hailu : l’empreinte avant le départ

    À la tête d’Asky Airlines depuis 2022, le dirigeant éthiopien transforme Lomé en laboratoire stratégique, avec en ligne de mire une ascension au sommet du transport aérien africain.

    Nommé en juin 2022 à la tête de Asky Airlines, Esayas Woldemariam Hailu n’a jamais donné l’impression d’être en terrain d’apprentissage. Pourtant, pour cet ancien cadre de Ethiopian Airlines, le passage au Togo s’apparente à bien plus qu’un simple mandat régional : une étape décisive dans une trajectoire ambitieuse qui pourrait le conduire à Addis-Abeba, au sommet du géant aérien continental.

    Dès sa prise de fonction, le dirigeant impose une méthode : consolidation des acquis, discipline opérationnelle et projection stratégique. Dans un secteur aérien africain encore fragmenté, il s’attèle à faire de Lomé un hub incontournable en Afrique de l’Ouest. Sous son impulsion, Asky renforce ses liaisons régionales, affine son modèle économique et consolide son rôle de partenaire clé d’Ethiopian Airlines dans la sous-région.

    Mais au-delà des chiffres et des routes aériennes, c’est une vision industrielle qu’Esayas Woldemariam Hailu cherche à inscrire dans la durée. Son ambition est claire, de faire d’Asky une compagnie de référence, capable de rivaliser en efficacité et en fiabilité avec les standards internationaux. Une manière de démontrer sa capacité à diriger une entité complexe, dans un environnement concurrentiel et souvent imprévisible.

    Selon nos sources, cette stratégie n’est pas dénuée d’arrière-pensée. À Addis-Abeba, la succession à la tête d’Ethiopian Airlines se profile à moyen terme, et chaque décision prise à Lomé est scrutée comme un indicateur de leadership. En ce sens, le passage d’Esayas Woldemariam Hailu au Togo ressemble à un test grandeur nature, où se jouerait sa crédibilité pour accéder aux plus hautes responsabilités, murmure-t-on.

    Conscient du caractère transitoire de sa mission, le dirigeant entend néanmoins laisser une empreinte durable. Cela passe par la structuration des équipes locales, le renforcement des compétences et l’ancrage d’une culture d’entreprise orientée vers la performance. Son objectif est simple et clair : que son successeur hérite d’une compagnie plus robuste, mieux intégrée et tournée vers l’avenir.

    Lomé pourrait ainsi n’être qu’une escale dans le parcours d’Esayas Woldemariam Hailu. Mais une escale stratégique, où se construit, à l’abri des projecteurs mondiaux, le profil d’un dirigeant appelé à jouer un rôle majeur dans l’aviation africaine.

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes