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  • 1er mai : le SYNBANK secoue le patronat et l’État

    1er mai : le SYNBANK secoue le patronat et l’État

    À l’occasion du 1er mai 2026, le SYNBANK dresse un réquisitoire sans détour contre les dérives du secteur financier togolais, dénonçant à la fois la mauvaise gouvernance, la précarité des travailleurs et les risques croissants qui menacent l’ensemble du système.

    Tension

    À l’occasion de la Journée internationale du Travail, célébrée le 1er mai 2026, le Syndicat national des banques et établissements financiers du Togo (SYNBANK) a livré un discours dense, engagé et résolument critique sur l’état du secteur financier togolais. Devant les autorités gouvernementales, les employeurs et les travailleurs, son secrétaire général, Yati Awoula Baba, a dressé un tableau préoccupant mêlant dérives structurelles, gouvernance contestée et conditions de travail jugées alarmantes.

    D’emblée, le SYNBANK met en lumière un contraste inquiétant entre le Togo et le reste de l’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA). Alors que la zone enregistre une amélioration progressive de la qualité de ses portefeuilles bancaires, le Togo connaît une détérioration notable.

    En 2025, le taux de dégradation du portefeuille de crédit a atteint 13 %, contre 7 % en 2024. Ce chiffre, largement supérieur à la moyenne régionale (autour de 9,1 %), traduit une augmentation du risque de crédit au niveau national. Pourtant, paradoxalement, l’activité bancaire reste dynamique avec une hausse de 22 % des nouveaux crédits accordés.

    Le constat est tout aussi préoccupant dans le secteur de la microfinance. Les Systèmes financiers décentralisés affichent un taux de dégradation de 6,7 %, soit plus du double de la norme communautaire fixée à 3 %. En trois ans, les créances en souffrance ont bondi de près de 50 %, mettant en péril l’équilibre du secteur.

    Face à cette situation, les autorités, notamment à travers le Conseil national du crédit, ont appelé à un renforcement de l’analyse des risques. Mais pour le SYNBANK, ces mesures restent insuffisantes sans une réforme en profondeur.

    Formation en berne

    Autre point de crispation : le déclin du Centre de formation bancaire du Togo. Créé pour renforcer les compétences des travailleurs du secteur, cet outil est aujourd’hui jugé inefficace.

    Le syndicat dénonce une absence d’évolution depuis plusieurs années, malgré des promesses de redynamisation. Cette inertie, selon lui, pénalise directement les carrières des employés et accentue les inégalités professionnelles. Le SYNBANK pointe également une asymétrie d’informations qui empêche une gestion transparente des opportunités de formation.

    Gouvernance contestée

    Le cas de SUNU Bank Togo cristallise les critiques les plus virulentes. S’appuyant sur un rapport de la Commission bancaire de l’UMOA, le syndicat met en cause la responsabilité des dirigeants dans les contre-performances de l’établissement.

    Parmi les griefs : une hausse excessive des frais généraux, une aggravation du coût du risque et une organisation interne jugée défaillante. Le SYNBANK dénonce également des décisions opaques, notamment la création et la suppression de départements sans base organigramme claire, ce qui serait révélateur de pratiques discriminatoires.

    Plus grave encore, la banque a été sanctionnée à deux reprises, en 2022 et 2025, sans que son conseil d’administration ne prenne de mesures fortes contre les dirigeants incriminés. Une situation que le syndicat qualifie de « scandale de gouvernance ».

    Précarité et dérives

    Au-delà des questions financières, le SYNBANK s’attaque aux conditions de travail dans le secteur. Il dénonce notamment le recours massif aux sociétés de placement, accusées de précariser les emplois et de compromettre la confidentialité des données financières.

    Selon le syndicat, une grande partie des travailleurs est recrutée via des cabinets liés à des dirigeants ou à des membres de conseils d’administration, en contradiction avec les principes d’éthique et de transparence. Cette pratique alimente les conflits d’intérêts et fragilise la cohésion professionnelle.

    Le syndicat appelle ainsi à la suppression de ces contrats de placement et à une meilleure adéquation entre les postes et les types de contrats, citant le cas des caissiers souvent employés en intérim.

    Recommandations

    Le discours ne se limite pas aux critiques. Le SYNBANK formule plusieurs recommandations. À l’endroit des employeurs, il demande la création d’un fonds commun pour la formation continue et une application stricte des règles liées à l’Assurance maladie universelle.

    Au gouvernement, il suggère un renforcement des contrôles dans le secteur financier, notamment en ce qui concerne les interventions de la Commission bancaire et de la Direction nationale des assurances. Il appelle également à l’application rigoureuse de la loi bancaire dans le dossier SUNU Bank Togo.

    Enfin, le syndicat exhorte les travailleurs à adopter des comportements irréprochables, en évitant fraudes, délits d’initié et conflits d’intérêts.

    Dialogue social

    Placée sous le thème du dialogue social et du travail décent, cette Journée internationale du Travail a servi de tribune pour rappeler l’urgence d’une réforme globale du secteur. Pour le SYNBANK, la paix sociale et le développement économique passent nécessairement par une meilleure gouvernance, une formation de qualité et des conditions de travail dignes.

    Dans un contexte marqué par des tensions croissantes, le message est clair : sans changement structurel, le système financier togolais risque de fragiliser non seulement ses travailleurs, mais aussi l’ensemble de l’économie nationale.

  • Togo : “60 ans de dictature, 60 ans de misère”, l’opposition dénonce et appelle à un sursaut national

    Togo : “60 ans de dictature, 60 ans de misère”, l’opposition dénonce et appelle à un sursaut national

    Une conférence-débat à forte portée politique s’est tenue dans l’après-midi de ce mercredi 29 avril au siège de la CDPA à Lomé, réunissant plusieurs forces de l’opposition togolaise, notamment la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), la Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP), la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) et le Front « Touche Pas à Ma Constitution ». Le thème retenu, « 60 ans de dictature, 60 ans de misère : le peuple togolais dit ça suffit ! », a donné le ton d’un échange particulièrement critique à l’égard du pouvoir en place.

    Dans leurs interventions, les responsables politiques et militants présents ont dressé un tableau sombre de la situation socio-politique du Togo, qu’ils estiment marqué par des décennies de gouvernance autoritaire, de restrictions des libertés publiques et de difficultés économiques persistantes. Selon eux, le pays serait entré dans un cycle de gouvernance verrouillée depuis plus de six décennies, empêchant toute alternance démocratique véritable.

    Les organisateurs de la rencontre ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « confiscation de la souveraineté populaire » et ont appelé à une prise de conscience nationale face à la situation actuelle. Ils estiment que les réformes politiques récentes n’ont pas répondu aux aspirations profondes des populations, notamment en matière de justice sociale, de respect des droits humains et de participation citoyenne.

    Au cours de la conférence, plusieurs intervenants ont également évoqué les cas de répression présumée contre des militants et acteurs de la société civile. Ils ont insisté sur la nécessité de garantir les libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression et de manifestation, qu’ils jugent de plus en plus fragilisées.

    Les différentes organisations présentes ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur coordination commune afin de « parler d’une seule voix » face aux défis politiques actuels. Elles ont appelé la jeunesse togolaise à s’impliquer davantage dans la vie publique et à refuser la résignation.

    Enfin, les conférenciers ont lancé un appel à la communauté internationale pour une attention accrue à la situation politique du Togo, estimant que la stabilité durable ne peut être obtenue sans dialogue inclusif et sans réformes profondes du système politique.

    La rencontre s’est achevée sur un message de mobilisation générale, les participants affirmant que « le peuple togolais a droit à un avenir de dignité, de liberté et de prospérité ».

  • Ferme Ahoéviwo : le naturel dans vos assiettes

    Ferme Ahoéviwo : le naturel dans vos assiettes

    Des produits 100 % naturels, sains et accessibles vous attendent ce samedi 2 mai 2026 à la Ferme Ahoéviwo pour une alimentation authentique et pleine de bien-être.

    Produits bio, sains et accessibles

    La Ferme Ahoéviwo invite chaleureusement toute la population à une grande journée de distribution de produits naturels ce samedi 2 mai 2026, de 10h à 15h. Dans un contexte où l’alimentation saine devient une priorité, la ferme met à la disposition du public une gamme variée de produits 100 % naturels, sans engrais chimiques, cultivés et transformés dans le respect de l’environnement et de la santé des consommateurs.

    Large gamme de produits naturels disponibles

    Pour cette vente exceptionnelle, la ferme propose :

    • 1 litre de Sodabi : 2000 F
    • 1 boîte de thé bleu (30 tasses) : 3000 F
    • 1 sachet d’Artemisia (21 tasses) : 1300 F
    • 1 litre d’huile de palme (Zomi, Amidjin) : 1500 F
    • 1 botte d’aloma : 500 F
    • 1 botte d’esroun : 500 F
    • 1 sachet de gboma : 500 F
    • 1 boîte de curcuma en poudre : 3500 F
    • 1 botte de citronnelle : 100 F
    • 1 boîte de bissap en poudre : 4000 F
    • 1 sachet de feuilles de laurier : 300 F
    • 1 plan d’aklikon-ti (pépinière de Spondias mombin) : 1000 F
    • 1 sachet de graines de bissap : 500 F
    • 1 sachet d’oranges : 500 F
    • 1 tas de manioc : 1500 F
    • 1 poulet (nettoyé et vidé) : 6200 F

    Les frais de livraison sont fixés à 1000 F, avec une offre exceptionnelle de livraison gratuite pour tout achat à partir de 20 000 F.

    Alimentation saine, locale et responsable

    La Ferme Ahoéviwo réaffirme son engagement pour une alimentation bio, locale et sans produits chimiques, favorisant ainsi la santé des familles et la valorisation des ressources naturelles locales. Chaque produit proposé est issu d’un savoir-faire agricole respectueux de la terre et des consommateurs.

    Consommer les produits de la ferme Ahoéviwo, c’est faire le choix : d’une meilleure santé, du soutien à l’agriculture locale, et d’une alimentation authentique et naturelle.

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    Le public est vivement invité à passer ses commandes sans attendre afin de profiter de cette opportunité unique.

    📞 Téléphone : +228 92 58 16 06
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    Rendez-vous à ne pas manquer

    La Ferme Ahoéviwo vous donne rendez-vous ce samedi 2 mai 2026 pour une distribution spéciale de produits naturels. Venez nombreux et faites le choix du bien-être, de la santé et de la qualité.

    Ferme Ahoéviwo – Le naturel dans vos assiettes.

  • Au Togo, un réquisitoire sévère contre le discours du 27 avril

    Au Togo, un réquisitoire sévère contre le discours du 27 avril

    Une coalition d’acteurs politiques et citoyens dénonce un discours présidentiel jugé déconnecté et appelle à une rupture urgente face à la crise politique et sociale au Togo.


    Dans une déclaration conjointe rendue publique le 28 avril 2026 à Lomé, plusieurs organisations politiques et citoyennes ont vivement critiqué le discours prononcé par le président Faure Gnassingbé à l’occasion de la fête de l’indépendance. Le document, signé notamment par Thomas Kokou Nsoukpoe, Sambiri Targone, Tchagnaou Ouro-Akpo et Nathaniel Olympio, dresse un constat sans concession de la gouvernance actuelle et appelle à une rupture politique immédiate.

    Discours jugé déconnecté

    Les auteurs de la déclaration dénoncent un discours « surréaliste », éloigné des réalités quotidiennes des Togolais. Selon eux, l’intervention présidentielle du 27 avril 2026 s’apparente davantage à un exposé académique qu’à une véritable adresse à la nation. Ils regrettent surtout l’absence d’un bilan clair après plus de deux décennies de pouvoir.

    Pour ces organisations, ce discours traduit l’essoufflement d’un régime incapable de répondre aux attentes de la population. Elles estiment que les propos du chef de l’État, bien que soignés sur la forme, ne parviennent pas à masquer les difficultés croissantes auxquelles font face les citoyens.

    21 ans de pouvoir sans résultats

    Le communiqué insiste sur ce qu’il qualifie de « vide comptable » après 21 ans de gouvernance. Les signataires reprochent au président d’avoir évité toute reddition de comptes, préférant des discours généraux à une évaluation concrète des politiques publiques.

    Ils évoquent une économie fragilisée, marquée par une dette croissante et une corruption persistante. Cette situation aurait, selon eux, contribué à accentuer les inégalités et à maintenir une grande partie de la population dans la précarité.

    Crise sociale

    Les auteurs dressent un tableau préoccupant des conditions de vie au Togo. Ils pointent notamment les difficultés d’accès aux soins, devenus inabordables pour de nombreux citoyens, ainsi que les pénuries d’électricité et d’eau potable, y compris dans les grandes villes.

    Le système éducatif est également critiqué pour son manque d’infrastructures et de moyens. À cela s’ajoute le désarroi d’une jeunesse qui, selon le document, voit son avenir compromis et envisage de plus en plus l’exil.

    Le communiqué évoque également des atteintes aux libertés, affirmant que certains citoyens seraient emprisonnés ou contraints à l’exil en raison de leurs opinions politiques.

    5è République toujours contestée

    Un autre point central de la déclaration concerne le passage à la 5e République. Les signataires y voient une « fuite en avant institutionnelle » destinée à prolonger le pouvoir en place.

    Ils estiment que cette réforme, imposée sans véritable consensus, ne répond en rien aux défis politiques et sociaux du pays. Au contraire, elle renforcerait, selon eux, une concentration du pouvoir et éloignerait davantage les citoyens des processus décisionnels.

    Rejet du dialogue proposé

    Les organisations rejettent également l’idée d’un dialogue évoqué dans le discours présidentiel. Elles considèrent cette initiative comme une manœuvre visant à consolider le pouvoir plutôt qu’à engager de véritables réformes.

    Face à cette situation, elles appellent à une « transition inclusive » comme seule issue pacifique à la crise politique actuelle. L’objectif serait d’éviter des tensions majeures et de poser les bases d’un nouveau départ pour le pays.

    Appel à la mobilisation

    En conclusion, les signataires lancent un appel direct au peuple togolais. Ils exhortent les citoyens à sortir de leur silence et à s’engager pour un changement profond.

    La déclaration, portée par la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK), la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), le parti Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP) et le mouvement « Touche Pas A Ma Constitution », se veut un signal fort.

    À travers les signatures de Thomas Kokou Nsoukpoe, Sambiri Targone, Tchagnaou Ouro-Akpo et Nathaniel Olympio, ce texte s’inscrit dans une volonté affichée de mobilisation collective pour un avenir politique différent au Togo.

  • Faure Gnassingbé en mission de rapprochement à Bichkek

    Faure Gnassingbé en mission de rapprochement à Bichkek

    Le président du Conseil affiche la volonté du Togo de renforcer ses partenariats internationaux à travers une coopération dynamique et mutuellement bénéfique avec le Kirghizistan.

    En visite officielle en Asie centrale, Faure Essozimna Gnassingbé, a effectué un séjour remarqué à Bichkek, marquant une nouvelle étape dans la diplomatie togolaise. Accueilli chaleureusement par le Président kirghize, Sadyr Japarov, le dirigeant togolais a exprimé sa gratitude pour l’hospitalité qui lui a été réservée dans la capitale kirghize.

    Cette visite, qualifiée d’amitié et de travail, s’inscrit dans une volonté commune des deux États de consolider et de dynamiser leur coopération bilatérale. Dans un contexte international où les partenariats Sud-Sud gagnent en importance, Lomé et Bichkek entendent ainsi explorer de nouvelles opportunités de collaboration.

    Les discussions entre les deux chefs d’État ont mis en lumière les nombreux atouts dont disposent leurs pays respectifs. Tant sur le plan culturel qu’économique, le Togo et le Kirghizistan présentent des potentiels complémentaires susceptibles de favoriser des échanges fructueux. Les autorités ont notamment évoqué des perspectives de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, sans toutefois en préciser les contours dans l’immédiat.

    Pour Faure Gnassingbé, cette démarche diplomatique traduit une ambition claire : diversifier les partenariats internationaux du Togo et ouvrir de nouveaux axes de collaboration au-delà des partenaires traditionnels. Cette orientation s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer la présence du pays sur la scène internationale et à attirer des investissements.

    Du côté kirghize, cette visite est également perçue comme une opportunité d’élargir ses relations en Afrique de l’Ouest, une région en pleine mutation économique et politique. Les deux dirigeants ont ainsi réaffirmé leur engagement à bâtir un partenariat « mutuellement bénéfique », fondé sur le respect et des intérêts partagés.

    Ce rapprochement diplomatique entre Lomé et Bichkek pourrait, à terme, ouvrir la voie à des accords concrets, renforçant ainsi les liens entre l’Afrique et l’Asie centrale.

  • Sena Alipui prône « la patrie avant les partis »

    Sena Alipui prône « la patrie avant les partis »

    À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, Sena Alipui livre un regard lucide sur le parcours du Togo, entre avancées reconnues et défis persistants. L’Union des Forces de Changement appelle à dépasser les clivages politiques pour privilégier l’intérêt national.

    Dans une déclaration publique, Sena Alipui, vice-président de l’UFC et ministre chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a insisté sur la nécessité d’un regard honnête sur le parcours national. « En 66 ans, nous avons parcouru une longue route jalonnée de réalisations, de difficultés et d’opportunités dont certaines manquées », a-t-il affirmé. Pour lui, le moment est venu d’assumer pleinement l’histoire du pays, de se réconcilier avec le passé et de se projeter vers l’avenir avec responsabilité.

    Contrairement à certaines formations politiques plus critiques, l’UFC reconnaît les avancées réalisées dans plusieurs domaines. Le parti a notamment rendu hommage aux forces de défense et de sécurité pour leur engagement constant dans la protection du territoire national. Un hommage appuyé qui souligne leur rôle dans la stabilité du pays.

    Cependant, cette reconnaissance n’exclut pas une lecture critique. L’UFC estime que des efforts supplémentaires auraient pu être accomplis, en particulier dans des secteurs jugés prioritaires. La lutte contre la pauvreté, l’accès à l’eau potable, à l’électricité, à l’emploi, à l’éducation et aux soins de santé figurent parmi les domaines où des progrès restent attendus.

    Au-delà du diagnostic, le message porté par le parti se veut rassembleur. L’UFC revendique son statut de force historique de l’opposition, mais également de force de proposition. Elle réaffirme sa volonté de privilégier le dialogue et la négociation avec les autorités en place, dans une logique de coopération constructive.

    Cette position traduit une orientation politique qui mise sur la concertation plutôt que la confrontation. Pour Sena Alipui, l’enjeu dépasse les clivages partisans. « Le Togo d’abord, la patrie avant les partis », a-t-il conclu, dans une formule qui se veut à la fois un appel à l’unité nationale et un cap pour l’action politique.

    Dans un contexte marqué par des défis persistants, cette prise de position de l’UFC s’inscrit dans une dynamique de recherche d’équilibre entre critique constructive et engagement pour l’intérêt général.

  • Environnement : FAEA mise sur l’action collective

    Environnement : FAEA mise sur l’action collective

    Le secteur de l’environnement demeure une priorité majeure face aux défis croissants liés à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. Dans ce contexte, l’organisation Femme en Action pour l’Eau et l’Assainissement (FAEA) réaffirme son engagement en faveur des populations, en mettant l’accent sur des actions concrètes et durables.

    Consciente de l’urgence d’agir, FAEA entend renforcer son rôle dans l’amélioration des conditions de vie, notamment en facilitant l’accès à des services essentiels et en promouvant un environnement sain. Cette démarche s’inscrit dans une vision collective, où la collaboration entre acteurs est considérée comme un levier indispensable pour relever les défis actuels.

    L’organisation mise ainsi sur la mobilisation de toutes les parties prenantes, des communautés locales aux partenaires institutionnels, afin de créer une dynamique inclusive et efficace. L’objectif est clair : mutualiser les efforts pour maximiser l’impact des initiatives et garantir leur pérennité.

    Dans cette optique, FAEA annonce son retour sur le terrain avec une volonté renouvelée d’intensifier ses actions. De nouvelles perspectives de collaboration sont également envisagées, ouvrant la voie à des projets innovants et structurants dans le domaine de l’eau et de l’assainissement.

    La présidente de FAEA-Togo, Carole Aghey, souligne l’importance de cette démarche participative et appelle à une mobilisation immédiate. Elle insiste sur la nécessité d’un engagement collectif pour générer des résultats tangibles et durables.

    Des informations complémentaires seront prochainement communiquées afin de préciser les contours des futures actions. En attendant, FAEA invite l’ensemble des acteurs concernés à se joindre à cet élan pour contribuer à un changement significatif au bénéfice des populations.

  • Double homicide à Kévé : une affaire de jalousie présumée secoue la localité

    Double homicide à Kévé : une affaire de jalousie présumée secoue la localité

    Un drame d’une rare violence s’est produit dans la soirée du lundi 27 avril 2026 à Kévé, dans le quartier Aŋɔ̃ve, suscitant une vive émotion au sein de la population.

    Selon les informations recueillies sur place, les faits se sont déroulés aux environs de 19 heures. Un homme de 45 ans, identifié comme AHAWO Attitso, originaire de Dzolo Vodome, est suspecté d’avoir attaqué à l’arme blanche son ex-compagne ainsi que le frère de celle-ci.

    D’après plusieurs témoignages concordants, le mis en cause aurait agi sur fond de soupçons de tromperie visant son ancienne partenaire, ADEKPE Yvonne, couturière et mère de quatre enfants. Le couple ne vivait plus ensemble au moment des faits, la victime ayant regagné le domicile familial.

    Le drame serait survenu alors que la victime se reposait sur la terrasse de la maison en compagnie de son frère, venu d’Agbelouvé. Ce dernier aurait été confondu avec un prétendu amant par le suspect. Profitant de leur vulnérabilité, l’homme aurait porté plusieurs coups de couteau aux deux personnes, alors qu’elles dormaient.

    Grièvement blessées, les victimes ont été transportées en urgence vers un centre de santé. Malgré les efforts des équipes médicales, elles ont succombé à leurs blessures peu après leur admission.

    Alertées, les forces de sécurité, notamment la gendarmerie, se sont rapidement déployées sur les lieux. Une opération de recherche a été engagée afin de retrouver le suspect, actuellement en fuite.

    Ce double homicide a profondément marqué les habitants de Kévé, où l’incompréhension et la tristesse dominent. De nombreux riverains appellent à l’arrestation rapide du présumé auteur et à l’ouverture d’une procédure judiciaire afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

  • Togo : stabilité, réformes et ambitions renouvelées

    Togo : stabilité, réformes et ambitions renouvelées

    À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, Faure Essozimna Gnassingbé a livré un discours centré sur l’unité nationale et l’accélération des réformes. Entre bilan des avancées et appel à l’engagement collectif, le chef de l’exécutif trace les contours d’un Togo résolument tourné vers la transformation durable.

    À l’occasion de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Togo, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a prononcé ce lundi 27 avril 2026 un discours solennel marqué par un appel à la cohésion nationale, à la poursuite des réformes et à l’engagement collectif pour un développement durable.

    Dans une allocution à forte portée symbolique, le chef de l’exécutif a d’abord rendu hommage aux pères de l’indépendance, saluant leur courage et leur vision qui continuent d’inspirer la nation togolaise. Il a insisté sur la nécessité de préserver cet héritage en consolidant la paix, la stabilité et l’unité nationale, qu’il a qualifiées de « socle indispensable » à toute ambition de progrès.

    Sur le plan économique, Faure Gnassingbé a mis en avant les avancées enregistrées ces dernières années, notamment en matière d’infrastructures, d’agriculture et d’inclusion sociale. Il a toutefois reconnu que des défis subsistent, appelant à une accélération des réformes structurelles pour renforcer la résilience de l’économie togolaise face aux chocs extérieurs. L’accent a été particulièrement mis sur la transformation agricole, présentée comme un levier stratégique pour la création d’emplois et la sécurité alimentaire.

    Le Président du Conseil a également évoqué les efforts du gouvernement en faveur de la jeunesse, soulignant l’importance de l’éducation, de la formation professionnelle et de l’entrepreneuriat. Il a exhorté les jeunes à faire preuve d’innovation et de responsabilité, tout en assurant que des mécanismes seront renforcés pour accompagner leurs initiatives.

    Sur le plan social, le discours a mis en lumière les politiques de protection sociale en cours, avec une attention particulière portée aux populations vulnérables. Faure Gnassingbé a réaffirmé sa volonté de poursuivre les actions visant à améliorer l’accès aux services de base, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.

    Enfin, le chef de l’État a abordé la question sécuritaire dans un contexte régional marqué par des menaces persistantes. Il a salué l’engagement des forces de défense et de sécurité, tout en appelant à une vigilance collective et à une coopération accrue avec les partenaires internationaux.

    En conclusion, Faure Gnassingbé a invité les Togolais à faire preuve de patriotisme et de solidarité, réaffirmant que « l’avenir du Togo repose sur la capacité de chacun à contribuer, à son niveau, à l’édification d’une nation prospère et inclusive ».

  • Suspension au CNO-Togo : fermeté ou fracture ?

    Suspension au CNO-Togo : fermeté ou fracture ?

    Une sanction historique secoue le Comité national olympique du Togo et ravive les débats sur la gouvernance du mouvement sportif. Entre exigence de rigueur et risque de tensions avec les fédérations, l’équilibre apparaît plus délicat que jamais.

    Le Comité national olympique du Togo (CNO-Togo) a récemment pris une décision d’une portée exceptionnelle, marquée par la suspension pour vingt ans de M. Dogbo Yawo Auguste, ancien président et président d’honneur de l’institution. Cette mesure, actée à l’issue d’une session extraordinaire du Comité exécutif tenue le 22 avril 2026, s’accompagne également de la déchéance de son titre honorifique. Une décision qui s’inscrit dans un cadre statutaire précis, mais qui soulève, avec prudence, certaines interrogations au sein du mouvement sportif national.

    Selon le communiqué officiel, cette sanction repose sur un manquement présumé aux principes de transparence et d’intégrité liés à la participation d’une athlète togolaise aux Jeux olympiques d’hiver de Sotchi 2014. Le document évoque notamment l’absence de réponse de l’intéressé à des sollicitations du CNO visant à clarifier la nationalité de l’athlète concernée, une exigence pourtant encadrée par la Charte olympique. Cette absence est interprétée comme un défaut de preuve assimilable à une violation des règles en vigueur.

    Dans sa décision, le CNO-Togo souligne s’appuyer sur ses textes fondamentaux ainsi que sur les principes du Comité international olympique (CIO), notamment en matière d’éthique et de conformité. Il convient également de relever que la mesure reste provisoire, dans l’attente de sa ratification par la prochaine Assemblée générale, et que l’intéressé conserve un droit de recours devant les instances arbitrales compétentes.

    Si cette décision traduit une volonté affichée de renforcer la rigueur et la crédibilité du mouvement olympique togolais, elle intervient dans un contexte où les sanctions disciplinaires semblent se multiplier. Sans remettre en cause la légitimité des organes décisionnels ni les fondements juridiques invoqués, certains observateurs s’interrogent, avec retenue, sur les effets cumulés de ces suspensions sur la cohésion du paysage sportif national.

    En effet, à mesure que les mesures disciplinaires deviennent plus fréquentes, une question se pose, de manière mesurée : le CNO-Togo ne risque-t-il pas, à terme, de se mettre à dos une partie importante des fédérations nationales ? Cette interrogation, partagée dans certains milieux sportifs, ne traduit pas nécessairement une contestation des décisions prises, mais plutôt une préoccupation quant à leur impact sur le climat de collaboration et de confiance entre les différentes composantes du sport togolais.

    Dans un environnement où l’unité et la concertation sont essentielles pour le développement du sport, l’équilibre entre fermeté institutionnelle et dialogue apparaît plus que jamais crucial. Le défi pour le CNO-Togo sera sans doute de maintenir cette ligne de conduite exigeante tout en préservant un cadre inclusif et apaisé.

    En attendant la ratification officielle de cette décision et d’éventuels développements, le mouvement sportif togolais observe avec attention une situation qui pourrait, à terme, redéfinir les rapports entre gouvernance, discipline et cohésion interne.

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