Étiquette : Togo

  • Bamba Mohamed Nimaga porte la voix d’une philanthropie d’impact à Lomé

    Bamba Mohamed Nimaga porte la voix d’une philanthropie d’impact à Lomé

    À Lomé, Bamba Mohamed Nimaga réaffirme son engagement en faveur d’une philanthropie d’impact, fondée sur l’action et l’innovation pour transformer durablement l’Afrique de l’Ouest.

    À Lomé, les 23 et 24 avril, le Forum Ouest-Africain de la Philanthropie d’Impact (FOAPI 2026) a réuni des acteurs clés du développement régional autour d’une ambition commune : transformer durablement l’Afrique de l’Ouest. Parmi les participants engagés, Bamba Mohamed Nimaga, représentant de Mansa Groupe, a porté un message clair : l’avenir de la région ne repose pas uniquement sur des idées, mais sur des actions concrètes et structurées.

    Entrepreneurs, décideurs et visionnaires ont ainsi croisé leurs regards pour repenser les mécanismes d’impact social dans un contexte marqué par de nombreux défis économiques et sociaux. Coorganisé par la Fondation Atlantic Group, la Fondation BOAD et Future Africa, ce forum s’impose désormais comme une plateforme stratégique pour encourager une philanthropie plus efficace, tournée vers des résultats mesurables.

    Pour Bamba Mohamed Nimaga, cette participation dépasse le cadre d’un simple rendez-vous professionnel. Elle s’inscrit dans une vision plus large : celle d’une Afrique où entreprises, fondations et leaders unissent leurs efforts pour bâtir un écosystème innovant, inclusif et durable. « Nos territoires ont besoin d’initiatives audacieuses et structurées pour accélérer leur transformation », souligne-t-il, convaincu que l’action collective reste la clé du changement.

    À travers son engagement au sein de Mansa Groupe, spécialisé dans les industries culturelles et créatives, l’entrepreneur entend contribuer à cette dynamique en mettant l’innovation au cœur des solutions de développement. Pour lui, la transformation des communautés africaines passe par une synergie entre créativité, engagement social et investissements stratégiques.

    Le FOAPI 2026 a ainsi permis de poser les bases d’une nouvelle approche de la philanthropie en Afrique de l’Ouest : une philanthropie d’impact, orientée vers des résultats concrets et durables. Au-delà des échanges, c’est un véritable appel à l’action qui a été lancé aux participants.

    Dans cette perspective, la présence de Mansa Groupe traduit une volonté affirmée de jouer un rôle actif dans cette mutation. Car, comme le rappelle Bamba Mohamed Nimaga, « les plus grandes transformations naissent lorsque la vision rencontre l’action ».

    Plus qu’un forum, FOAPI 2026 apparaît désormais comme le point de départ d’un mouvement régional appelé à redéfinir les modèles de développement en Afrique de l’Ouest.

  • Ordre du Mérite : Thérèse Adjoa Akakpo honorée

    Ordre du Mérite : Thérèse Adjoa Akakpo honorée

    À la veille de la célébration de l’indépendance du Togo, Thérèse Adjoa Akakpo est élevée au rang d’Officier de l’Ordre National du Mérite, consacrant un parcours exemplaire au service des plus vulnérables. Cette distinction vient saluer un engagement constant et un leadership qui font aujourd’hui référence dans l’action sociale et humanitaire.

    À l’occasion des célébrations de l’indépendance du Togo, une figure engagée de la société civile vient d’être distinguée pour son parcours remarquable. Thérèse Adjoa Akakpo, affectueusement appelée « Mémé », a été élevée au grade d’Officier de l’Ordre National du Mérite ce 23 avril 2026. Une reconnaissance nationale qui vient saluer des années de dévouement au service du développement social et du bien-être des populations.

    Coordinatrice de l’ONG LA COLOMBE, Mme Akakpo s’est imposée au fil des années comme une actrice clé de l’action humanitaire. À travers ses initiatives, elle a contribué à améliorer concrètement les conditions de vie de nombreuses communautés, en particulier celles des personnes les plus vulnérables. Son engagement constant, allié à une vision claire et une rigueur dans l’action, a permis à son organisation de devenir une référence dans le paysage associatif togolais.

    Cette distinction s’inscrit dans le cadre des festivités marquant l’accession du Togo à la souveraineté internationale, célébrée chaque 27 avril. Elle traduit la volonté des autorités de mettre en lumière des parcours exemplaires et d’encourager les citoyens qui, par leurs actions, participent activement à la construction d’une société plus équitable et solidaire.

    Au-delà de la reconnaissance individuelle, cette décoration consacre également le travail collectif d’une équipe engagée. Elle met en évidence l’impact tangible des projets menés sur le terrain et souligne le rôle déterminant des organisations de la société civile dans la réponse aux défis sociaux. Dans un contexte où les besoins restent importants, ces initiatives apparaissent comme des leviers essentiels de transformation.

    Pour de nombreux observateurs, le parcours de Mme Akakpo constitue une source d’inspiration, notamment pour la jeunesse. Il rappelle que la persévérance, l’intégrité et le sens du devoir peuvent conduire à des résultats significatifs, même face à des obstacles.

    En honorant Thérèse Adjoa Akakpo, c’est toute une vision du service et de l’engagement citoyen qui est célébrée. Une dynamique que la récipiendaire est appelée à poursuivre, portée par la même passion et la même détermination au bénéfice des communautés togolaises.

  • Dr Kpônou Tobossi honoré à l’international : une fierté togolaise

    Dr Kpônou Tobossi honoré à l’international : une fierté togolaise

    Le Togo brille une fois de plus sur la scène scientifique mondiale. Le Dr Kpônou Tobossi vient d’être sacré lauréat de l’édition 2026 des International Society for Scientific Network Awards (IISTAC), remportant le prestigieux prix du « Meilleur Chercheur International » dans le domaine de la biochimie clinique et de la nutrition.

    Cette distinction, décernée par une organisation internationale reconnue pour la promotion de l’excellence scientifique, vient saluer un parcours marqué par la rigueur, l’innovation et un engagement constant au service de la recherche. Originaire du Togo, le Dr Kpônou Tobossi incarne cette nouvelle génération de chercheurs africains qui s’imposent par la qualité de leurs travaux et leur contribution à l’avancée des connaissances scientifiques.

    Le prix reçu met en lumière l’importance croissante des recherches en biochimie clinique et en nutrition, des domaines clés pour la compréhension et la prévention de nombreuses pathologies. À travers ses travaux, le lauréat contribue non seulement au progrès scientifique, mais aussi à l’amélioration des systèmes de santé, notamment dans les pays en développement.

    Au-delà de la reconnaissance individuelle, cette récompense représente une source de fierté pour toute la communauté scientifique togolaise. Elle illustre le potentiel du pays en matière de recherche et souligne la nécessité de soutenir davantage les initiatives scientifiques locales.

    Dans son message de félicitations, l’organisation a salué « le travail acharné et la persévérance » du Dr Kpônou Tobossi, rappelant que son succès est le fruit d’années de dévouement et de passion.

    Cette consécration internationale ouvre de nouvelles perspectives pour le chercheur togolais, tout en inspirant la jeunesse à s’engager dans les carrières scientifiques. Elle confirme également que, malgré les défis, l’excellence africaine continue de s’imposer sur la scène mondiale.

  • Coopération transfrontalière : Aquereburu rempile

    Coopération transfrontalière : Aquereburu rempile

    Réélu à l’unanimité à la tête de l’OCT-SBT, Alexis Coffi Aquereburu entame un nouveau mandat de cinq ans sous le signe de la continuité et des réformes. À Aného, les collectivités transfrontalières du Togo et du Bénin réaffirment leur ambition d’une coopération plus efficace au service des populations.

    Réunis en assemblée générale extraordinaire élective le jeudi 23 avril 2026 à Aného, les membres de l’Organe des Collectivités Territoriales Transfrontalières du Sud Bénin-Togo ont renouvelé leur confiance à Alexis Coffi Aquereburu. Le Sénateur-Maire de la Commune des Lacs 1 a été reconduit à l’unanimité pour un nouveau mandat de cinq ans à la tête de l’organisation.

    La rencontre, tenue dans la salle Zepp Nicoué de la mairie d’Aného, a rassemblé les représentants des collectivités territoriales membres autour de plusieurs enjeux majeurs. À l’ordre du jour : l’examen du bilan du mandat écoulé, la relecture des textes fondamentaux de l’organisation et l’élection d’un nouveau bureau exécutif composé de sept membres.

    Au terme des travaux, la reconduction de Me Aquereburu s’est imposée comme une évidence pour les participants, saluant son leadership et les avancées enregistrées depuis la création de l’organisation. Dans son intervention, le président réélu a exprimé sa reconnaissance pour la confiance renouvelée et a réaffirmé son engagement à poursuivre la dynamique enclenchée.

    Il a notamment insisté sur la nécessité d’intensifier les réformes en cours, en mettant un accent particulier sur l’innovation, la gouvernance participative et l’efficacité des actions menées sur le terrain. « Nous devons aller plus loin, ensemble, pour faire de notre espace transfrontalier un modèle de coopération réussie », a-t-il laissé entendre en substance.

    La mise en place de ce nouveau bureau exécutif marque ainsi une étape importante dans le renforcement de la coopération entre les collectivités du Togo et du Bénin. Elle traduit également la volonté des acteurs locaux de consolider les acquis et d’inscrire leurs actions dans la durée.

    Créé le 1er avril 2022 à Aného, l’OCT-SBT regroupe huit communes issues des deux pays. L’organisation s’est donné pour mission de promouvoir le développement local, d’améliorer les conditions de vie des populations et de renforcer la paix ainsi que la cohésion sociale dans les zones transfrontalières.

    Avec ce nouveau mandat, les attentes restent élevées, tant les défis liés à l’intégration territoriale et au développement harmonisé des zones frontalières demeurent importants.

  • Paludisme : le Togo entre espoir d’élimination et réalités du terrain

    Paludisme : le Togo entre espoir d’élimination et réalités du terrain

    Malgré des avancées notables, le paludisme demeure une menace majeure pour la santé publique au Togo, touchant en priorité les populations les plus vulnérables. Face à cette réalité, les autorités intensifient la riposte avec l’ambition affichée de franchir un cap décisif vers son élimination.

    À l’occasion de la Journée mondiale du paludisme 2026, le gouvernement togolais, à travers le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), a réaffirmé son ambition d’accélérer l’élimination de cette maladie qui demeure un lourd fardeau sanitaire. Derrière ce communiqué officiel, se dessine une réalité contrastée : des progrès notables, mais encore fragiles face à des défis structurels et comportementaux.

    L’analyse des données présentées met en lumière l’ampleur du problème. Le paludisme reste la première cause de consultation et d’hospitalisation, avec un impact particulièrement dramatique chez les enfants de moins de cinq ans. Ces chiffres traduisent non seulement la persistance de la maladie, mais aussi les limites des stratégies actuelles dans un contexte marqué par des conditions climatiques favorables à la transmission et des inégalités d’accès aux soins.

    Cependant, il serait réducteur de ne voir que les insuffisances. Le communiqué souligne des avancées importantes, fruit d’une mobilisation accrue de l’État et de ses partenaires. La distribution massive de moustiquaires imprégnées, l’extension de la chimioprévention saisonnière et pérenne, ainsi que l’introduction progressive de la vaccination témoignent d’une approche diversifiée et alignée sur les recommandations internationales. Ces efforts ont contribué à réduire l’impact global de la maladie, même si les résultats restent en deçà des objectifs d’élimination.

    L’un des points clés de cette stratégie réside dans la volonté d’intégrer davantage les communautés. En effet, la lutte contre le paludisme ne peut reposer uniquement sur les structures sanitaires. Les comportements individuels — automédication, recours tardif aux soins, non-utilisation des moustiquaires — constituent encore des obstacles majeurs. Le communiqué insiste à juste titre sur la nécessité d’un engagement communautaire renforcé, condition indispensable pour transformer les interventions techniques en résultats durables.

    Par ailleurs, les défis évoqués révèlent des enjeux plus larges. La résistance aux antipaludiques et aux insecticides constitue une menace sérieuse pour l’efficacité des outils actuels. À cela s’ajoutent les effets du changement climatique, qui modifient les schémas de transmission et compliquent la planification des interventions. Ces facteurs exigent une adaptation constante des stratégies, ainsi qu’un investissement accru dans la recherche et l’innovation.

    L’analyse met également en évidence la dimension multisectorielle de la lutte. Le paludisme n’est pas seulement une question de santé publique ; il touche à l’environnement, à l’éducation, à l’urbanisme et même à l’économie. En appelant à une mobilisation des collectivités locales, des leaders communautaires, du secteur privé et des médias, les autorités reconnaissent implicitement que l’élimination du paludisme passe par une approche globale et coordonnée.

    Enfin, le thème retenu pour 2026 — « Motivés pour éliminer le paludisme : maintenant nous pouvons, maintenant nous devons » — traduit un changement de posture. Il ne s’agit plus seulement de lutter, mais d’atteindre un objectif d’élimination. Cette ambition est louable, mais elle suppose une intensification des efforts, une meilleure allocation des ressources et une responsabilisation accrue de tous les acteurs.

    En définitive, le communiqué du PNLP reflète une dynamique encourageante, mais aussi une prise de conscience des limites actuelles. Le Togo semble engagé sur la bonne voie, mais le passage de la réduction à l’élimination du paludisme nécessitera une accélération significative des actions, une innovation continue et, surtout, une adhésion durable des populations. La bataille est loin d’être gagnée, mais elle entre dans une phase décisive.

  • Lomé relance la dynamique de la diaspora

    Lomé relance la dynamique de la diaspora

    Le Togo veut transformer sa diaspora en véritable moteur d’investissement et d’innovation.

    À Lomé, le gouvernement togolais franchit une nouvelle étape dans sa politique de mobilisation de la diaspora. Un atelier de validation technique de la stratégie nationale d’engagement des Togolais de l’extérieur s’est tenu ce vendredi 24 avril 2026, à l’initiative du ministère des Affaires étrangères, de la coopération, de l’intégration africaine et des Togolais de l’extérieur.

    Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet « Rationaliser l’engagement de la diaspora pour catalyser les investissements privés et l’entrepreneuriat pour une résilience renforcée » (SDE4), mis en œuvre avec l’appui de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et de la Banque africaine de développement (BAD). L’objectif est clair : structurer davantage la contribution de la diaspora au développement socioéconomique du pays.

    Autour de la table, représentants d’institutions publiques, partenaires techniques et financiers ainsi qu’experts ont examiné un cadre stratégique actualisé. Celui-ci vise à renforcer l’implication des Togolais vivant à l’étranger, tant sur le plan des investissements que du transfert de compétences.

    À l’ouverture des travaux, le ministre délégué chargé de la coopération et des Togolais de l’extérieur, Yackoley Kokou Johnson, a mis l’accent sur un levier jugé essentiel : l’accès à l’information. Selon lui, une meilleure connaissance des dispositifs existants et des opportunités économiques est indispensable pour encourager l’engagement de la diaspora. Il a notamment annoncé la mise en place d’un « guide des Togolais de l’extérieur », conçu comme un outil pratique pour accompagner les compatriotes vivant à l’étranger à chaque étape de leur parcours, de l’installation à l’investissement, jusqu’au retour éventuel au pays.

    Ce document, a-t-il précisé, met en lumière les mesures prises par le gouvernement ainsi que les opportunités d’affaires disponibles au Togo. Il ambitionne de simplifier les démarches et de renforcer la confiance des investisseurs issus de la diaspora.

    Au-delà de l’information, la stratégie en cours de validation entend mobiliser plus efficacement les compétences, expertises et ressources financières des Togolais de l’extérieur. Elle vise également à stimuler l’entrepreneuriat et les investissements privés, en cohérence avec les priorités nationales de développement et la politique migratoire du pays.

    La participation de partenaires techniques internationaux, dont Etaki Wadzon et Etienne Banga, illustre l’intérêt croissant porté à cette dynamique. Tous s’accordent sur le potentiel stratégique que représente la diaspora dans le financement de projets structurants et l’innovation.

    Une fois validée, cette stratégie devrait entrer en phase opérationnelle dans les prochains mois. Les autorités togolaises espèrent ainsi consolider durablement les liens avec leur diaspora et en faire un véritable moteur de croissance, de transfert de savoir-faire et de transformation économique.

  • TLP-Togo outille ses acteurs pour un plaidoyer efficace

    TLP-Togo outille ses acteurs pour un plaidoyer efficace

    Face aux défis démocratiques, Tournons La Page Togo (TLP-Togo) mise sur la formation pour transformer l’engagement citoyen en un plaidoyer structuré et influent.

    Dans un contexte régional marqué par des tensions autour des libertés publiques et de l’alternance démocratique, l’organisation Tournons La Page Togo (TLP-Togo) franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses capacités. Depuis le mercredi 22 avril 2026, dix de ses membres, dont quatre femmes, prennent part à une session intensive de formation de trois jours dédiée au plaidoyer stratégique et à la recherche de terrain.

    L’objectif de cette initiative est clair : transformer l’indignation citoyenne en actions concrètes et structurées capables d’influencer les politiques publiques. À travers cette formation, TLP-Togo entend doter ses acteurs d’outils modernes pour concevoir des notes de plaidoyer pertinentes et mener des campagnes d’influence efficaces, tant au niveau national qu’international. Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de consolidation des coalitions engagées pour l’alternance démocratique en Afrique.

    Organisée par la Coordination nationale de TLP-Togo, la formation s’inscrit dans une dynamique de professionnalisation de l’engagement citoyen. Elle répond à un besoin pressant : documenter de manière rigoureuse les violations des droits humains et de l’espace civique, afin d’interpeller avec crédibilité les institutions compétentes. Dans un environnement où les libertés sont parfois mises à rude épreuve, la maîtrise des techniques d’enquête et de documentation devient un levier essentiel pour la société civile.

    Le programme de ces trois jours se veut à la fois théorique et pratique. Les participants sont formés sur les mécanismes régionaux de défense des droits humains, avec un accent particulier sur le fonctionnement de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Des modules spécifiques portent également sur les méthodes de collecte de données sur le terrain, incluant les témoignages, les supports visuels et les documents probants.

    Un autre volet important concerne la protection de l’espace civique. Dans un contexte marqué par des lois jugées parfois restrictives, les participants apprennent à mieux sécuriser leurs actions et à protéger les défenseurs des droits humains lors de leurs missions. Cet aspect est crucial pour garantir la continuité et l’efficacité de leur engagement.

    Au-delà du renforcement individuel des compétences, cette formation vise un impact structurel. L’un des résultats attendus est la création d’une Commission Plaidoyer au sein de la coalition nationale. Composée de trois membres formés, cette cellule aura pour mission de produire régulièrement des analyses, des rapports et des alertes sur l მდგომარეობ de la démocratie et des libertés au Togo.

    Le projet bénéficie du soutien de la Fondation Reynolds, qui fixe des critères précis de réussite. Parmi ceux-ci, l’obligation d’assurer une représentation féminine au sein de la future commission et la production d’un document de plaidoyer d’ici la fin de l’année 2026.

    À travers cette initiative, TLP-Togo fait le choix de la rigueur, de la connaissance et de la stratégie pour porter plus efficacement la voix des citoyens. Dans une sous-région confrontée à de nombreux défis démocratiques, l’organisation affirme ainsi son engagement en faveur de la bonne gouvernance, de l’alternance et du respect des droits humains.

  • MAWUSE, symbole d’une nouvelle ère contre les inondations

    MAWUSE, symbole d’une nouvelle ère contre les inondations

    Sena Alipui, ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a réaffirmé à Lomé, lors du baptême du micro-tunnelier « MAWUSE », la détermination du gouvernement à faire du projet RAINE un pilier majeur de la lutte durable contre les inondations.

    Le 24 avril 2026 à Lomé, le projet RAINE a franchi une étape décisive avec le baptême du micro-tunnelier « MAWUSE », un équipement stratégique au cœur de la lutte contre les inondations dans le Grand Lomé. À cette occasion, Sena Alipui, ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, a livré un message fort, mettant en avant l’ambition du gouvernement de transformer durablement le cadre de vie urbain.

    Dans son intervention, le ministre a d’abord insisté sur la portée historique de cette étape. Selon lui, le baptême de « MAWUSE » ne se résume pas à un simple acte symbolique, mais marque l’entrée du Togo dans une phase active et concrète d’un projet structurant. Il a souligné que cet outil de pointe incarne la modernité des solutions choisies pour répondre à un problème ancien : les inondations récurrentes qui affectent plusieurs quartiers de la capitale.

    Sena Alipui a rappelé que le projet RAINE (Réseau d’assainissement par intercepteurs pour la non-inondation de nos espaces) s’inscrit dans une vision globale du développement urbain. L’objectif est clair : collecter et canaliser efficacement les eaux pluviales vers des exutoires appropriés grâce à un réseau souterrain moderne. Ce dispositif repose notamment sur la technologie du micro-tunnelier, qui permet de creuser sans perturber la surface, un choix stratégique dans une ville dense comme Lomé.

    Le ministre a particulièrement insisté sur l’impact direct du projet sur les populations. À ses yeux, RAINE est avant tout une réponse concrète aux attentes des citoyens. « Il s’agit de protéger les vies, les biens et d’améliorer durablement le cadre de vie », a-t-il martelé en substance. Il a également évoqué les conséquences économiques des inondations, soulignant que ce projet contribuera à réduire les pertes et à renforcer la résilience de la capitale face aux changements climatiques.

    Dans un ton à la fois déterminé et mobilisateur, Sena Alipui a appelé à l’engagement de tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet. Il a salué la collaboration entre les partenaires techniques et les entreprises mobilisées, tout en insistant sur la nécessité de respecter les délais et les standards de qualité. Pour lui, la réussite de RAINE dépendra autant de la rigueur technique que de la coordination entre les différentes parties prenantes.

    Le ministre a également mis en avant la dimension innovante du projet, soulignant que le recours à des technologies modernes comme le micro-tunnelier témoigne de la volonté du Togo d’adopter des solutions durables et adaptées aux réalités urbaines. Ce choix technique permet non seulement de limiter les perturbations en surface, mais aussi de préserver les infrastructures existantes, un enjeu majeur dans une ville en pleine expansion.

    Enfin, Sena Alipui a conclu son intervention sur une note d’espoir et de responsabilité collective. Il a exprimé sa conviction que RAINE constituera un tournant dans la gestion des eaux pluviales à Lomé et servira de modèle pour d’autres initiatives similaires au Togo. Le baptême de « MAWUSE », a-t-il affirmé, symbolise ainsi une promesse : celle d’une capitale plus sûre, plus résiliente et mieux préparée aux défis climatiques de demain.

    À travers ce discours, le ministre a clairement positionné le projet RAINE comme un levier stratégique de transformation urbaine, où innovation, engagement politique et bien-être des populations se conjuguent pour bâtir l’avenir.

  • Barrot à Lomé : le retour stratégique de Paris ?

    Barrot à Lomé : le retour stratégique de Paris ?

    Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a entamé jeudi soir une visite officielle au Togo, marquant un moment diplomatique rare. À Lomé, il a rencontré le président Faure Essozimna Gnassingbé ainsi que son homologue Robert Dussey. Cette visite constitue la première d’un ministre français des Affaires étrangères depuis une décennie, dans un contexte géopolitique en pleine recomposition.

    Dès son arrivée, Jean-Noël Barrot s’est entretenu avec le chef de l’État togolais. À l’issue de cette rencontre, il a souligné l’importance de renouer un dialogue au plus haut niveau. Selon lui, l’absence prolongée d’une telle visite relevait d’une « anomalie », au regard de l’histoire et de la profondeur des relations entre Paris et Lomé. Le président Faure Gnassingbé, pour sa part, n’a pas fait de déclaration publique.

    Cette visite intervient alors que les relations entre les deux pays ont connu des tensions récentes. En juin 2025, les autorités togolaises avaient suspendu pendant trois mois la diffusion de France 24 et de Radio France Internationale, accusées de diffuser des informations jugées inexactes au sujet de manifestations dans la capitale. Cet épisode avait illustré un refroidissement notable entre les deux partenaires.

    Au-delà du bilatéral, les échanges portent sur des enjeux régionaux majeurs. Le rôle du Togo dans la médiation en Afrique centrale, notamment dans la région des Grands Lacs, a été au cœur des discussions. Lomé a en effet été désignée par Union africaine pour faciliter le dialogue autour du conflit en République démocratique du Congo et dans les pays voisins. Une mission diplomatique de premier plan qui confère au Togo une visibilité accrue sur la scène continentale.

    La situation au Sahel constitue également un axe central des discussions. Le Togo, confronté à des incursions jihadistes dans sa partie nord, suit avec attention l’évolution sécuritaire dans cette zone instable. Par ailleurs, Lomé a récemment affiché son ambition de jouer un rôle de passerelle entre la communauté internationale et les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), dont les orientations diplomatiques se rapprochent de la Russie.

    Enfin, les discussions ont débordé le cadre africain. Jean-Noël Barrot a évoqué les crises internationales, notamment en Iran, ainsi que les tensions persistantes au Proche et au Moyen-Orient. Autant de dossiers qui illustrent la volonté de Paris et Lomé de maintenir un dialogue stratégique élargi.

    Cette visite pourrait ainsi marquer un tournant dans les relations franco-togolaises, à un moment où les équilibres diplomatiques se redessinent en Afrique de l’Ouest.

  • Lomé, capitale du beach handball africain

    Lomé, capitale du beach handball africain

    Du 24 au 27 avril, la ville de Lomé s’apprête à vibrer au rythme de la 1ère édition du Championnat d’Afrique des Nations de Beach Handball. Un rendez-vous continental inédit qui promet spectacle, intensité et communion populaire sur le sable fin de la plage aménagée en face de l’ancien Hôtel de la Paix.

    Choisie pour accueillir cette compétition d’envergure, la capitale togolaise confirme son ambition de devenir une destination majeure du sport en Afrique de l’Ouest. Durant quatre jours, plusieurs sélections nationales s’affronteront dans une ambiance festive et compétitive, offrant au public des matchs rythmés et des gestes techniques spectaculaires propres au beach handball.

    Le programme du premier jour, ce 24 avril, annonce déjà des affiches alléchantes avec des confrontations entre la Tunisie, le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Mali et bien sûr le Togo. Les équipes togolaises, engagées chez les hommes et chez les dames, auront fort à faire face à une concurrence relevée, mais pourront compter sur un soutien populaire attendu massif.

    Car au-delà de la compétition, c’est toute une ferveur nationale qui se prépare. Les Éperviers beach-handballeurs, symboles de la fierté sportive togolaise, auront besoin de l’énergie du public pour se transcender. Les organisateurs invitent ainsi les populations à sortir nombreuses pour vivre ce spectacle grandeur nature, encourager les athlètes et faire de cet événement une réussite totale.

    Le cadre choisi ajoute une dimension particulière à cette CAN. Entre mer, soleil et ambiance festive, la plage de Lomé se transformera en véritable arène sportive à ciel ouvert. Les spectateurs auront l’occasion de découvrir ou redécouvrir une discipline encore peu médiatisée, mais réputée pour sa rapidité, ses acrobaties et son intensité.

    Au-delà des enjeux sportifs, cette compétition représente également une opportunité économique et touristique pour le pays. Elle permettra de mettre en valeur le littoral togolais et de renforcer l’attractivité de Lomé sur la scène internationale.

    À quelques heures du coup d’envoi, l’heure est donc à la mobilisation. Supporters, passionnés de sport ou simples curieux sont attendus pour vivre des moments uniques. Plus qu’un tournoi, cette CAN de beach handball s’annonce comme une véritable fête populaire. Et tous les regards seront tournés vers Lomé, devenue, le temps de quelques jours, le cœur battant du beach handball africain.

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes