Togo : “60 ans de dictature, 60 ans de misère”, l’opposition dénonce et appelle à un sursaut national
Une conférence-débat à forte portée politique s’est tenue dans l’après-midi de ce mercredi 29 avril au siège de la CDPA à Lomé, réunissant plusieurs forces de l’opposition togolaise, notamment la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), la Lumière pour le Développement dans la Paix (LDP), la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) et le Front « Touche Pas à Ma Constitution ». Le thème retenu, « 60 ans de dictature, 60 ans de misère : le peuple togolais dit ça suffit ! », a donné le ton d’un échange particulièrement critique à l’égard du pouvoir en place.
Dans leurs interventions, les responsables politiques et militants présents ont dressé un tableau sombre de la situation socio-politique du Togo, qu’ils estiment marqué par des décennies de gouvernance autoritaire, de restrictions des libertés publiques et de difficultés économiques persistantes. Selon eux, le pays serait entré dans un cycle de gouvernance verrouillée depuis plus de six décennies, empêchant toute alternance démocratique véritable.
Les organisateurs de la rencontre ont dénoncé ce qu’ils qualifient de « confiscation de la souveraineté populaire » et ont appelé à une prise de conscience nationale face à la situation actuelle. Ils estiment que les réformes politiques récentes n’ont pas répondu aux aspirations profondes des populations, notamment en matière de justice sociale, de respect des droits humains et de participation citoyenne.
Au cours de la conférence, plusieurs intervenants ont également évoqué les cas de répression présumée contre des militants et acteurs de la société civile. Ils ont insisté sur la nécessité de garantir les libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression et de manifestation, qu’ils jugent de plus en plus fragilisées.
Les différentes organisations présentes ont réaffirmé leur volonté de poursuivre leur coordination commune afin de « parler d’une seule voix » face aux défis politiques actuels. Elles ont appelé la jeunesse togolaise à s’impliquer davantage dans la vie publique et à refuser la résignation.
Enfin, les conférenciers ont lancé un appel à la communauté internationale pour une attention accrue à la situation politique du Togo, estimant que la stabilité durable ne peut être obtenue sans dialogue inclusif et sans réformes profondes du système politique.
La rencontre s’est achevée sur un message de mobilisation générale, les participants affirmant que « le peuple togolais a droit à un avenir de dignité, de liberté et de prospérité ».
