ONU : quatre visages, un seul élu pour l’après-Guterres
Quatre candidats sont dans le starting-block pour succéder au portugais Antonio Guterres. Les auditions ont démarré à l’issue desquelles un seul profit sera retenu.
Ce mardi 21 avril marque l’ouverture d’une séquence décisive pour l’avenir des Nations unies. Les auditions des quatre candidats à la succession de António Guterres ont débuté dans un contexte de crises multiples, entre tensions géopolitiques, urgence climatique et remise en cause du multilatéralisme. À l’horizon 2027, un nouveau visage devra incarner une organisation en quête de souffle. À l’issue de ce processus, un seul candidat sera élu pour occuper le poste de secrétaire général.
Ancien président du Sénégal, Macky Sall mise sur son expérience politique et diplomatique. À la tête de son pays pendant douze ans, il s’est imposé comme un acteur influent sur la scène africaine et internationale, notamment en tant que président en exercice de l’Union africaine en 2022. Défenseur du développement et du financement des économies du Sud, il pourrait incarner une voix du continent africain, souvent sous-représenté à ce niveau de responsabilité.
Figure bien connue des institutions internationales, Michelle Bachelet apparaît comme une candidate de poids. Deux fois présidente du Chili et ancienne Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, elle dispose d’une solide expérience du système onusien. Son profil, axé sur les droits humains, l’égalité des genres et la justice sociale, pourrait séduire les États membres désireux de renforcer la dimension normative de l’ONU.

Moins médiatisée mais tout aussi expérimentée, Rebeca Grynspan incarne une candidature technocratique. Ancienne vice-présidente du Costa Rica et actuelle secrétaire générale de la CNUCED, elle est reconnue pour son expertise en matière de développement économique et de coopération internationale. Dans un contexte de fragilité économique mondiale, son profil pourrait rassurer les États en quête de solutions concrètes.
Enfin, Rafael Grossi apporte une dimension sécuritaire à cette course. Directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), il est au cœur des dossiers sensibles liés à la prolifération nucléaire. Son expérience dans la gestion des crises et des négociations complexes constitue un atout dans un monde marqué par des tensions croissantes.
Quatre profils, quatre visions, mais une seule place à pourvoir. Entre équilibres géopolitiques et priorités stratégiques, le choix final déterminera l’orientation de l’ONU pour les années à venir.
