Dosseh SOHEY: « La défense des ressources naturelles s’avère indispensable dans la lutte de tous les jours »
La participation togolaise au Forum social mondial de Cotonou a permis de renforcer les échanges, les alliances et la mobilisation autour de la défense des ressources naturelles et des droits des communautés rurales, résume, dans l’interview ci-après, Dosseh SOHEY, Coordonnateur de No Vox et point focal de la Convergence globale des luttes pour la terre, l’eau et les semences paysannes (CGLTE-Togo).
Vous avez pris part au Forum social mondial de Cotonou. Dans quel contexte cette participation s’est-elle inscrite ?
La plateforme togolaise de la Convergence globale des luttes pour la terre, l’eau et les semences paysannes (CGLTE-Togo) a eu l’honneur d’accueillir plus de trois caravaniers venus des pays d’Afrique de l’Ouest, à l’exception du Nigeria et du Bénin. Le Togo, occupant une position stratégique, a servi de point de rassemblement aux caravaniers des pays côtiers et sahéliens, du 28 juillet au 6 août 2026 à Lomé, où plusieurs activités ont été menées.
Il faut souligner qu’à Lomé, tout comme à Cotonou, les activités inscrites à l’agenda étaient fondamentalement liées aux ressources naturelles, aux droits des paysans, des communautés rurales, des femmes et des aides ménagères, ainsi qu’à la promotion des semences paysannes, entre autres.
Quels étaient les principaux objectifs de la délégation togolaise en participant à cette rencontre internationale ?
D’abord, la défense des ressources naturelles s’avère indispensable dans la lutte de tous les jours. Et quand on parle de ressources naturelles, on fait indubitablement référence aux communautés touchées par l’exploitation des minerais, aux paysans victimes d’expropriation de leurs terres, aux femmes dont la vulnérabilité se renforce à la suite des délocalisations…
En y participant, la délégation togolaise a appris des autres comment des problèmes analogues ont été résolus ailleurs. Elle a également contribué au rayonnement du pays à travers les distinctions honorifiques que la CGLTE ouest-africaine lui a décernées, en reconnaissance de ses multiples actions en faveur de la tenue du Forum social mondial et de la caravane.
Quel bilan faites-vous de la participation togolaise à ce Forum ?
Le bilan est globalement positif, au regard des défis relevés. Des coalitions se sont formées en faveur de la défense des droits des femmes, des défenseurs des droits de l’homme, etc. Des contacts ont également été noués en vue de la convergence des actions en faveur des peuples.
