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Universités africaines : le naufrage de l’Afrique de l’Ouest francophone

Le classement 2026 des meilleures universités africaines confirme la domination de l’Afrique du Sud et de l’Égypte, tandis que l’Afrique de l’Ouest francophone brille par son absence.

L’enseignement supérieur africain continue de gagner en visibilité sur la scène internationale. Mais le dernier classement « World’s Best Universities 2026-2027 » publié par U.S. News & World Report révèle une réalité préoccupante : aucune université de l’Afrique de l’Ouest francophone ne figure parmi les dix meilleures du continent.

Relayé par Business Insider Africa, ce palmarès repose principalement sur la qualité de la recherche scientifique, la réputation académique internationale et régionale ainsi que l’influence des établissements dans la production du savoir.

Sans surprise, l’Afrique du Sud et l’Égypte dominent largement le classement. À elles seules, ces deux nations occupent neuf des dix premières places, confirmant leur leadership en matière d’investissements dans la recherche, d’infrastructures universitaires et de coopération internationale.

Le Nigeria sauve l’honneur de l’Afrique de l’Ouest grâce à l’Université d’Ibadan, classée quatrième sur le continent et seule représentante de la région dans le Top 10. En revanche, les universités du Togo, du Ghana, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Burkina Faso, du Mali, du Niger ou encore de la Guinée sont totalement absentes de ce cercle très fermé. Une absence qui met en lumière le retard persistant de l’Afrique de l’Ouest, en particulier de l’espace francophone, dans les grands classements internationaux.

L’Université du Cap conserve sa première place en Afrique, suivie de l’Université du Caire et de l’Université du Witwatersrand. Le reste du classement est partagé entre plusieurs établissements sud-africains et égyptiens.

Toutefois, les auteurs du rapport rappellent que ce classement évalue avant tout les performances en recherche et la réputation académique. Il ne mesure ni la qualité de l’enseignement, ni les conditions de vie sur les campus, ni l’accessibilité financière des études.

Ce nouveau palmarès constitue néanmoins un signal fort pour les États ouest-africains, appelés à renforcer leurs investissements dans la recherche, l’innovation et l’internationalisation de leurs universités afin de gagner en compétitivité sur la scène mondiale.

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