À LA UNEActualitésPolitique

Sénégal : Ousmane Sonko défend le pouvoir et balaie les rumeurs de crise

Face aux rumeurs de tensions au sommet de l’État, Ousmane Sonko a profité de son interview accordée à France 24 et RFI pour défendre le bilan des autorités, réaffirmer la cohésion du pouvoir et tracer les grandes orientations du Sénégal de demain.

Le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Ousmane Sonko, a choisi les antennes de France 24 et RFI pour livrer une longue mise au point sur la situation politique du Sénégal, ses relations avec le président Bassirou Diomaye Faye et les défis économiques qui attendent le pays. Un exercice médiatique très attendu, dans un contexte marqué par des interrogations sur la cohésion au sommet de l’État sénégalais.

Dès les premières minutes, Ousmane Sonko a cherché à éteindre les spéculations sur une prétendue crise institutionnelle. « Il n’y a pas de crise au Sénégal », a-t-il affirmé, rejetant les analyses qui évoquent des tensions irréconciliables entre les différentes composantes du pouvoir.

Face aux interrogations sur ses rapports avec le chef de l’État, l’ancien Premier ministre a reconnu l’existence de divergences, tout en rappelant que celles-ci n’étaient pas synonymes de rupture. Sonko a défendu la nécessité d’un débat permanent au sein des institutions afin de préserver les engagements pris devant les Sénégalais.

L’autre point majeur de l’entretien a concerné la situation économique du pays. Le dirigeant du Pastef a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes engagées et de clarifier la question de la dette publique, alors même qu’une mission du Fonds monétaire international doit reprendre ses discussions avec Dakar. Les échanges porteront notamment sur « les perspectives macroéconomiques, les besoins de financement du Sénégal et ses priorités en matière de réformes », selon le FMI.

Ousmane Sonko a également réaffirmé sa volonté de rester fidèle au programme politique qui a conduit son camp à la victoire en 2024. Il a notamment défendu la poursuite des renégociations des contrats stratégiques, la lutte contre la corruption et une meilleure gouvernance des finances publiques. Ces priorités figuraient déjà parmi les exigences récemment formulées par le Pastef : « la fidélité au programme ayant conduit à la victoire de 2024 », « la clarification de la gestion de la dette souveraine » et « la lutte contre la corruption ».

En choisissant France 24 et RFI, deux médias à forte audience internationale, Sonko a aussi voulu envoyer un message au-delà des frontières sénégalaises : celui d’un Sénégal qui entend défendre sa souveraineté sans s’isoler du reste du monde.

Cette intervention apparaît finalement comme une opération de clarification politique. Plus qu’une simple interview, elle constitue un exercice de repositionnement destiné à rassurer les partenaires internationaux, à remobiliser sa base militante et à réaffirmer que le projet porté par le duo Diomaye-Sonko demeure, malgré les turbulences, la boussole du pouvoir sénégalais.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes