Clubs Santé SOS DOCTEUR TV sollicite les gouverneurs pour impliquer les acteurs déconcentrés dans les établissements secondaires du Togo
L’ONG AIMES-AFRIQUE accélère le déploiement des Clubs Santé SOS Docteur TV à travers le pays en impliquant les gouverneurs et les autorités régionales dans une vaste stratégie de prévention sanitaire et de promotion de l’excellence en milieu scolaire.
Face à la multiplication des défis sanitaires et sociaux auxquels sont confrontés les adolescents togolais, l’ONG AIMES-AFRIQUE franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son ambitieux projet des Clubs Santé SOS Docteur TV. Du 15 au 18 juin 2026, une tournée nationale a été organisée dans les six gouvernorats du pays afin de présenter cette initiative aux gouverneurs et à leurs proches collaborateurs.
L’objectif est clair : faire des établissements secondaires des espaces privilégiés d’éducation à la santé, de responsabilisation des jeunes et de développement du civisme.

Initiée dès octobre 2023, cette démarche se veut une réponse concrète à des indicateurs sanitaires jugés préoccupants chez les adolescents et les jeunes. L’essor des réseaux sociaux et l’affaiblissement progressif des activités parascolaires traditionnelles ont également renforcé la nécessité de mettre en place des mécanismes d’encadrement plus structurés.
Porté par le professeur honoraire Dr Serge Michel Kodom, président fondateur d’AIMES-AFRIQUE, le projet s’inscrit dans un vaste programme d’excellence et d’émulation en milieu scolaire et universitaire composé de cinq projets majeurs.
Au cœur du dispositif, les Clubs Santé SOS Docteur TV ambitionnent d’installer durablement une culture de prévention dans les établissements scolaires. Le programme repose sur sept axes stratégiques intégrant notamment l’éducation sanitaire, la sensibilisation aux comportements à risque, la promotion de la responsabilité citoyenne et des activités pédagogiques innovantes comme le jeu de culture générale en santé « Génie Imhotep ».
Au-delà de la simple présentation du projet, la tournée vise à associer étroitement les autorités déconcentrées à sa mise en œuvre. Gouverneurs, présidents des conseils régionaux, préfets, maires, responsables régionaux de l’éducation, de la santé et des affaires sociales sont désormais appelés à jouer un rôle central dans l’accompagnement du programme.

Cette implication des acteurs territoriaux apparaît indispensable au regard des chiffres alarmants qui concernent la jeunesse togolaise.
Les données présentées par les promoteurs du projet révèlent des réalités préoccupantes : la persistance des grossesses en milieu scolaire, la faible connaissance du VIH chez les jeunes, la consommation importante d’alcool, de tabac et de drogues ainsi qu’une vulnérabilité accrue face aux infections sexuellement transmissibles.
Le phénomène des grossesses scolaires demeure particulièrement inquiétant. Plus de 2 000 cas sont enregistrés chaque année depuis quatre années consécutives dans les établissements du pays.
À cela s’ajoutent des comportements à risque observés chez les adolescents, notamment la précocité des rapports sexuels et la faible utilisation des moyens de protection.
Pour AIMES-AFRIQUE, ces défis nécessitent une mobilisation collective dépassant le seul cadre éducatif. D’où la volonté d’associer l’administration territoriale, les collectivités locales et les services déconcentrés de l’État afin de bâtir un véritable écosystème de protection des jeunes.
Déjà présente dans quinze pays, l’organisation entend ainsi renforcer sa vision : « Santé et Éducation pour tous en Afrique ».
Cette tournée nationale marque donc un tournant stratégique. Elle traduit la volonté des promoteurs du projet de territorialiser davantage leurs actions et de faire des gouvernorats des relais essentiels dans la construction d’une jeunesse plus responsable, mieux informée et davantage préparée aux défis de demain.
Un pari ambitieux qui pourrait, à terme, redessiner le paysage de l’éducation sanitaire au Togo.
