Mobilisation pour le FSM 2026: Une dynamique lancée à Lomé
La Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau – Togo (CGLTE Togo) a organisé, lundi 23 mars 2026 à Lomé, un atelier d’information, de sensibilisation et de mobilisation des organisations de la société civile (OSC). Cette rencontre s’inscrit dans les préparatifs du Forum social mondial (FSM), prévu du 4 au 8 août 2026 à Cotonou, au Bénin.
L’objectif était clair : susciter une participation massive et qualitative des acteurs togolais à ce rendez-vous international. Jeunes, associations, réseaux, coopératives et OSC du Grand Lomé ont été appelés à s’approprier les enjeux du forum et à s’organiser efficacement.
Comprendre les enjeux du FSM
Au cours de l’atelier, les participants ont été édifiés sur le concept, l’historique et les objectifs du Forum social mondial, créé en 2001 à Porto Alegre, au Brésil. Cet espace international de dialogue rassemble des mouvements sociaux engagés contre les politiques néolibérales et œuvre pour la justice sociale, les droits humains, la protection de l’environnement et la souveraineté alimentaire.
Les échanges ont également permis d’identifier des thématiques prioritaires à porter par les organisations togolaises, tout en facilitant les inscriptions et la préparation logistique. L’accent a été mis sur la nécessité de renforcer la synergie entre les différents acteurs.
Une opportunité régionale à saisir
Le choix du Bénin pour l’édition 2026 représente une opportunité majeure pour le Togo. La proximité géographique devrait permettre une participation plus large, tant en nombre qu’en qualité.
« C’est une véritable opportunité pour les organisations togolaises de mieux s’organiser et de participer activement », a souligné Sohey Dosseh, point focal de la CGLTE Togo. Elle insiste sur la nécessité de fédérer les énergies afin de tirer pleinement profit de cet événement.
Vers un plaidoyer structuré
Les recommandations issues du forum seront consignées dans un « livret vert » destiné aux gouvernements. Dans cette perspective, les OSC togolaises sont appelées à élaborer une plateforme claire, reflétant les réalités nationales, afin de mener un plaidoyer efficace auprès des autorités.
Des rencontres préparatoires ont d’ailleurs été organisées dans plusieurs régions du pays avant d’être répliquées à Lomé, dans le but de clarifier les rôles et responsabilités de chaque organisation.
Une caravane ouest-africaine en préparation
Le FSM 2026 sera couplé à une caravane ouest-africaine qui traversera plusieurs pays, notamment la Guinée, le Niger, le Mali et le Burkina Faso, avant d’atteindre le Bénin via le Togo. Des activités sont prévues à chaque étape, y compris à proximité de Lomé.
« Des milliers de personnes convergeront vers Cotonou en passant par le Togo. Il est donc essentiel d’anticiper l’accueil, la sécurité et l’organisation », a précisé Sohey Dosseh.
Des enjeux élargis, y compris la cause animale
Au-delà des thématiques classiques, certains acteurs appellent à élargir les priorités. Aziagba Kodjo Mawunyon, coordonnateur de l’association SOS VISAV, plaide pour une meilleure prise en compte de la cause animale.
Selon lui, les feux de brousse contribuent à la disparition de certaines espèces, un enjeu encore insuffisamment porté par les OSC.
Des résultats attendus concrets
À l’issue de cet atelier, plusieurs résultats sont attendus : une meilleure compréhension des enjeux du FSM 2026, un engagement accru des OSC, l’élaboration de propositions concrètes, ainsi que la mise en place d’un mécanisme de coordination nationale.
À travers cette initiative, la CGLTE Togo ambitionne de positionner les organisations togolaises comme des acteurs incontournables du Forum social mondial 2026, avec l’objectif de contribuer à un monde plus juste, équitable et durable.
