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Togo : 2e en Afrique pour les droits économiques des femmes

Le Togo confirme son engagement en faveur de l’égalité économique de genre. Selon le rapport Women, Business and Law 2026 de la Banque mondiale, présenté vendredi à Lomé, le pays se hisse au 2e rang en Afrique subsaharienne en matière de cadres juridiques liés aux droits économiques des femmes, avec un score de 79,33 sur 100. Il se positionne derrière l’Île Maurice et devant des pays comme la Côte d’Ivoire et le Cap-Vert.

La cérémonie de présentation a été présidée par la ministre, secrétaire général de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de partenaires techniques et financiers, ainsi que de représentants du système des Nations Unies. Cette rencontre fait suite à la publication officielle du rapport le 24 février dernier à Washington.

Ce classement, selon les autorités togolaises, reflète les avancées notables réalisées ces dernières années grâce à une volonté politique affirmée au plus haut sommet de l’État. Sandra Ablamba Johnson s’est félicitée de cette performance, soulignant qu’elle confirme la solidité du cadre juridique national et positionne le Togo parmi les économies africaines les plus dynamiques en matière de promotion des droits économiques des femmes.

Le rapport met en lumière des résultats particulièrement remarquables dans plusieurs domaines. Le Togo obtient un score parfait (100/100) en matière de rémunération, de mariage, d’accès aux actifs et de pension, traduisant une égalité formelle bien ancrée dans la législation. Le pays surpasse également la moyenne régionale en matière de parentalité et d’entrepreneuriat.

Autre avancée notable : l’introduction de modalités de travail flexibles, encore rares sur le continent, qui favorisent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les femmes. En matière de mobilité, le cadre juridique est jugé favorable, avec une effectivité des droits globalement satisfaisante.

Pour la Banque mondiale, ces performances sont le fruit de réformes structurelles ambitieuses, notamment la révision du Code des personnes et de la famille, du Code du travail, du Code pénal et du système de sécurité sociale. Ces avancées contribuent à renforcer la participation des femmes au marché du travail et à promouvoir une croissance plus inclusive.

Toutefois, les autorités appellent à poursuivre les efforts. Si les bases juridiques sont solides, l’enjeu reste désormais l’application effective des droits dans la vie quotidienne des femmes togolaises.

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