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  • Le Ghana expulse vers le Togo au moins six ouest-africains, initialement expulsés par les États-Unis

    Le Ghana expulse vers le Togo au moins six ouest-africains, initialement expulsés par les États-Unis

    Ces demandeurs d’asile expulsés début septembre des États-Unis, à cause de la politique anti-immigration de Donald Trump, avaient déposé plainte contre le Ghana, estimant que leur procédure d’expulsion est illégale.

    Des États-Unis au Ghana puis du Ghana au Togo, en l’espace de trois semaines. Le Ghana a expulsé vers le Togo au moins six Ouest-Africains, initialement expulsés par les États-Unis, ont indiqué à l’Agence France-Presse leurs avocats.

    Onze personnes expulsées par les États-Unis et détenues au Ghana avaient saisi la justice et attaquait le gouvernement ghanéen pour leur placement en détention sans procès ni accusation, et empêcher un renvoi dans leur pays d’origine. Ces personnes, dont 4 sont issues du Nigeria, trois du Togo, deux du Mali, une du Liberia et une autre de la Gambie, ont été expulsées au Ghana au début du mois de septembre. 

    Expulsés avant la fin de l’examen de leur dossier au Ghana

    “Toutes ces personnes demandaient l’asile aux États-Unis, et elles ont clairement indiqué qu’elles étaient confrontées à des persécutions – que ce soit pour des raisons religieuses, politiques, et même en raison de leur orientation sexuelle“, avait déclaré Maître Olivier Barker-Vormawor à l’AFP la semaine dernière. 

    Mardi, à l’audience devant un juge de la Division des droits de l’homme de la Haute cour du Ghana, l’avocat a indiqué qu’elles avaient été “expulsées” sans attendre la fin de l’examen du dossier.

    Le Ghana a signé un accord avec Washington pour accueillir des Africains de l’Ouest expulsés des États-Unis. Une décision qui suscite de nombreuses réactions à Accra.

    L’une des 11 personnes a été remise en liberté et rendue à l’un de ses proches dans le pays, tandis que six autres ont été envoyés au Togo, a-t-il précisé à l’AFP et les derniers ont vraisemblablement été “aussi expédiés au Togo, mais nous n’avons pas eu entrer en contact” avec eux, a-t-il déclaré.

    Le sort de ces personnes, qui demandaient l’asile aux États-Unis, reste entouré de secret, y compris le moment exact de leur arrivée au Ghana ou leur lieu de détention. Et ce malgré l’effort des avocats, défenseurs de droits humains et journalistes pour suivre le rythme rapide des expulsions pratiquées par l’administration Trump et leur acceptation par des pays tiers dans le monde.

    D’autres expulsions sont en cours

    L’expulsion de personnes vers des pays tiers – dans lesquelles elles n’ont souvent jamais vécu – est une des mesures phares de Donald Trump depuis son retour à la Maison blanche en janvier, notamment en envoyant des centaines de personnes dans une prison tristement célèbre au Salvador, ou encore au Panama et au Soudan du Sud. 

    Les expulsions vers le Ghana auraient commencé au début de septembre et d’autres sont en cours, bien qu’Accra ait gardé de nombreux détails secrets. Le 11 septembre, le président ghanéen John Mahama avait annoncé que son pays acceptait sur demande de Washington d’accueillir des ressortissants originaires d’Afrique de l’Ouest expulsés des États-Unis.

    Un accord conclu dans un contexte de tensions avec les États-Unis, l’administration Trump ayant augmenté les droits de douane sur les produits ghanéens et restreint le nombre de visas.

    Après l’arrivée au Ghana d’un premier groupe de 14 expulsés, les autorités avaient d’abord déclaré qu’ils seraient autorisés à rester temporairement dans le pays, conformément aux règles régionales de voyage sans visa, ou à retourner chez eux. L’annonce avait déclenché un tollé, l’opposition affirmant que l’accord avait été conclu à l’insu du Parlement.

    Pour ajouter à la confusion, les autorités avaient déclaré que ces 14 personnes avaient regagné leur domicile. Or, seuls trois étaient retournés dans leur pays d’origine contre 11 restés au Ghana, a indiqué Olivier Barker-Vormawor.

    Quarante autres personnes expulsées par les États-Unis sont attendues dans les prochains jours, a annoncé jeudi dernier le ministre des Affaires étrangères ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa. Il a affirmé que la décision du Ghana d’accepter ces personnes expulsées se fondait sur des considérations humanitaires et ne constituait pas une “approbation” de la politique d’immigration des États-Unis.

    Soudan du sud, Eswatini, Rwanda, Ouganda… Depuis mai dernier, cinq nations africaines ont conclu des accords avec Washington pour recevoir des migrants.

    Source: https://information.tv5monde.com

  • Au Togo, le secteur bancaire et assurantiel en paralysé depuis ce 24 septembre

    Au Togo, le secteur bancaire et assurantiel en paralysé depuis ce 24 septembre

    Les syndicats ont mis à exécution leurs menaces de grève. Depuis la matinée de ce mercredi 24 septembre, et ce durant trois jours, une grande partie des employés est restée chez elle, paralysant l’économie nationale.

    L’affaire liée au licenciement d’une quarantaine d’employés de SUNU Bank, dont le secrétaire général du Syndicat des employés et cadres des Banques, des établissements financiers et des assurances (SYNBANK), continue de faire de vague.

    Ce 22 septembre, en conseil syndicat extraordinaire à Lomé, le SYNBANK et le syndicat des employés et cadres des assurances du Togo (SYNASSUR), ont décidé de manifester leur mécontentement suite au licenciement des 42 agents de SUNU Bank.

    Aucun accord n’ayant été trouvé, une partie importante des employés est entrée effectivement en grève. Réunis au siège du SYNBANK ce matin, ils sont déterminés à aller jusqu’au bout. Tout en restant ouverts aux discussions.

    Ce mouvement d’humeur vise à obtenir l’intégration sans condition des 42 salariés de SUNU Bank, la priorité des priorités, et la régularisation du statut du délégué du personnel d’Ecobank.

    Nous y reviendrons.

  • ON NE JUGE PAS UN PEUPLE PAR LA MULTITUDE DE SES BÉNI-OUI-OUI, MAIS PAR LA QUALITÉ DE SES ESPRITS CRITIQUES ET DE SES DISSIDENTS

    ON NE JUGE PAS UN PEUPLE PAR LA MULTITUDE DE SES BÉNI-OUI-OUI, MAIS PAR LA QUALITÉ DE SES ESPRITS CRITIQUES ET DE SES DISSIDENTS

    Beaucoup de Togolais dégoûtés par l’impéritie et la cruauté du régime dictatorial des Gnassingbé, s’enfoncent dans un pessimisme résigné, pendant que les plus combattifs redoublent d’ardeur pour libérer le peuple de l’oppression et de l’exploitation de la minorité pilleuse.

    Beaucoup de Togolais dégoûtés par l’impéritie et la cruauté du régime dictatorial des Gnassingbé, s’enfoncent dans un pessimisme résigné, pendant que les plus combattifs redoublent d’ardeur pour libérer le peuple de l’oppression et de l’exploitation de la minorité pilleuse.

    Les soubressauts politiques des mois de juin et août 2025 qui ont fait trembler le régime, ont requinqué ceux qui ne croyaient qu’à une intervention divine de leur Dieu sourd comme un pot à leurs prières pour les débarrasser des dirigeants putschistes et illégitimes. Ceux qui ont confisqué le pouvoir font croire à la multitude que c’est une situation normale, un déterminisme divin. Ce qui pousse les victimes désemparées à s’en remettre à Dieu (“Fofo si nsin le”, proclament-elles: “la puissance appartient à Dieu.” Ce qui suppose que le dictateur et son régime ne sont au pouvoir que par la grâce de Dieu.). Belle escroquerie idéologique.

    LA MULTITUDE COMPLICE DES BÉNI-OUI-OUI

    Dans cette multitude moutonnière, il faut compter les lâches, les traîtres, les opportunistes, les mouchards, les carriéristes et les cancres qui proclament leur neutralité avec un rare cynisme. Les élites qui se détachent dans ce troupeau de moutons sont ceux qui sont arrivés à trouver une place autour de la mangeoire. Les autres se battent pour y accéder comme des tiques suceurs de sang sur le dos du peuple. Il faut y ajouter tous les réseaux mafieux intérieurs et extérieurs qui gravitent autour du pouvoir pour l’aquisition de prébendes et d’intérêts.

    Ces profiteurs qui jouissent de l’impunité pour exploiter et asservir les Togolais, se comportent comme des ennemis du peuple.

    Il suffit d’être à l’écoute des réseaux sociaux, pour constater la haine que leur voue le peuple. Malgré la fermeture partielle de l’Internet pour réduire les mécontents au silence, la résistance continue. Si on peut museler la parole, on ne peut interdire la pensée. Ceux qui se sentent bâillonnés, se rabattent sur les leaders d’opinion, les journalistes, les bloggers qui se font les échos de ce qu’ils pensent tout bas. L’extraordinaire succès médiatique du journaliste Ferdinand Ayité, un combattant de la liberté, dans ses émissions en direct sur la toile, est l’expression du ras-le-bol des Togolais. Il a été emprisonné et a fui le pays pour sauver sa peau. Ses émissions qui dénoncent l’incompétence, les méfaits et les magouilles des dirigeants du pays, sont suivies parfois par 80 000 personnes avides de vérité et qui veulent la révolution. Plus qu’un simple journaliste, il est devenu un leader d’opinion très écouté. C’est dire que ce que la dictature militaire déteste, le peuple l’adore. D’où le soutien populaire inconditionnel aux esprits critiques et aux dissidents qui combattent cette odieuse tyrannie soixantenaire dont le bilan honteux n’est que chômage, misère, impunité, corruption et une gouvernance calamiteuse. Les prisons retiennent de nombreux prisonniers politiques et d’opinion. La liberté d’opinion et d’expression réprimée fait du Togo une prison à ciel ouvert.

    LES ESPRITS CRITIQUES ET LA RÉSISTANCE

    Le présent et l’Histoire ne jugent pas un peuple par la multitude de ses béni-oui-oui, mais par la qualité de ses esprits critiques et de ses dissidents. Ce sont eux les acteurs des bouleversements sociopolitiques et des révolutions. En France, la grande Révolution de 1789 a été préparée en amont par des esprits dissidents comme Voltaire, Diderot, Montesquieu… qui sont tous morts avant la chute de la monarchie criminelle du roi Louis XVI guillotiné par le peuple français. Mais leurs idées leur ont survécu et ont inspiré les révolutionnaires de 1789.

    Au Togo, dans les années 1980, ce sont ces mêmes dissidents qui ont contribué à creuser la tombe du parti unique du régime militaire du despote Éyadéma, en diffusant des idées de liberté, de démocratie, de multipartisme et de droits de l’Homme. Depuis lors, à partir du soulèvement du 5 octobre 1990, le peuple togolais est ouvertement en lutte pour sa libération.

    Dans la littérature et les arts, l’engagement en faveur de la cause du peuple montre que la rupture est irréversible entre le peuple et ses bourreaux. Lorsque ceux dont l’art consiste à nourrir l’imaginaire collectif font leur devoir citoyen pour la liberté, il faut comprendre que le changement se fera. Beaucoup de sang innocent a été versé pour qu’une minorité s’accroche au pouvoir. Pour quoi faire, ce pouvoir ? Sans vision politique, sans projet de développement, le vice de cette dictature qui ressemble à un serpent qui se mord la queue, dans ses soubressauts, c’est que le pouvoir est devenu l’objectif du pouvoir. Le pouvoir pour le pouvoir. Rien que le pouvoir considéré comme une bouée de sauvetage d’un régime en perte de vitesse et conspué par le peuple. Quand un pays en arrive à cette extrémité, le salut consiste à faire partir les usurpateurs.

    Ce ne sont pas les moutons bêlant, les bourreaux, les voleurs de la République, les courtisanes corrompues, des gens de lettres et des artistes mercenaires qui font la grandeur d’un peuple. Au contraire, ils sont haïs et leurs noms sont souillés à jamais dans la mémoire populaire.

    Par contre, l’opinion et les observateurs étrangers se posent toujours la question de savoir est-ce qu’il existe des dissidents qui osent dire non quand tout est silence et répression sauvage. En effet, en dehors de la propagande mensongère et farfelue du régime, ce sont les discours des voix dissidentes qui sont crédibles à l’intérieur comme à l’étranger. Pourquoi la dissidence des leaders d’opinion (écrivains, journalistes, artistes, bloggers, opposants politiques, défenseurs des droits humains, activistes de la société civile…) contribue-t-elle à la grandeur du Togo ? La dissidence, dans ce cas de figure, est l’affrontement entre un marteau et une fourmi. Cette image symbolique montre la disproportion des forces assymétriques entre ceux qui tiennent le marteau de la répression sauvage et les résistants qui s’opposent, les mains nues, à l’arbitraire féroce. Qui peut imaginer des organisations et des médias étrangers sérieux et désireux de connaîre l’état des droits humains au Togo, s’adresser au pouvoir qui les piétine ?

    Il faut une certaine dose de courage et parfois d’esprit de sacrifice pour affronter une dictature impitoyable. Ce sont leurs discours et leurs actions (C’est la même chose en politique.) qui ancrent dans l’imaginaire du peuple l’idée de liberté comme une possibilité de l’action émancipatrice. Cette dictature obscurantiste n’est pas une forteresse inexpugnable. Aujourd’hui, les oppresseurs et le peuple le savent, c’est pourquoi la peur a changé de camp.

    C’est lorsque tout semble perdu que les résistants redonnent de l’espoir au peuple opprimé en lutte pour la liberté. La liberté commence quand on apprend à dire non. Et les Togolais crient: “Non, non et non.”

    Il fallait le dire.

    Ayayi Togoata APÉDO-AMAH

  • Togo : belle-sœur du président, l’ancienne ministre de la Défense arrêtée

    Togo : belle-sœur du président, l’ancienne ministre de la Défense arrêtée

    Marguerite Gnakadè, ancienne ministre de la Défense, est la belle-sœur du président Faure Gnassingbé. Au cours des derniers mois, elle a demandé à plusieurs reprises à ce dernier de quitter le pouvoir et de mettre fin au régime familial.

    La belle-sœur du dirigeant togolais Faure Gnassingbé a été arrêtée à son domicile mercredi, selon les médias locaux et des sources de sécurité. Marguerite Gnakadè a dirigé le ministère de la Défense de 2020 à 2022 et est également la veuve d’Ernest Gnassingbé, le défunt frère de Faure Gnassingbé.

    Au cours des derniers mois, Mme Gnakadè s’est montrée de plus en plus critique à l’égard du régime, appelant le président togolais à démissionner et à mettre fin au régime autoritaire de la famille dans le pays.

    Faure Gnassingbé est président depuis 2005, après avoir succédé à son père, qui a dirigé le pays pendant 38 ans à partir de 1967. Les rares opposants à Faure Gnassingbé qui ont osé prendre la parole sur les réseaux sociaux ont critiqué cette arrestation.

    Faure Gnassingbé a pris ses nouvelles fonctions de président du Conseil des ministres en mai, à la suite d’un changement constitutionnel qui lui permet de gouverner sans limitation de durée et de consolider le pouvoir exécutif entre ses mains.

    La modification de la constitution et la poursuite du règne de M. Gnassingbé ont donné lieu à de vastes manifestations dans le pays, qui ont toutefois été violemment réprimées par les autorités.

    Source: https://fr.africanews.com/

  • Dans l’affaire Aziz Goma, la CNDH reste active

    Dans l’affaire Aziz Goma, la CNDH reste active

    En détention depuis presque sept ans à la prison civile de Lomé, Abdoul Aziz Goma a entamé une grève de la faim. Son état de santé se dégrade. La Commission nationale des droits de l’homme s’investit particulièrement dans son cas.

    Abdoul Aziz Goma, un Irlando-togolais, accusé de crimes contre la sûreté de l’État, a été arrêté et détenu à la prison civile de Lomé. Il aurait participé à une manifestation organisée par l’opposition en 2018 demandant la limitation du nombre de mandats présidentiels. Ses admirateurs, eux, le considèrent comme un défenseur des droits de l’homme.

    « … suivi médical »

    Le 27 août dernier, le détenu a entamé une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention et réclamer justice. Une semaine après, son état de santé prend davantage un coup. Il a été admis aux urgences.

    Son cas, semble-t-il, préoccupe singulièrement la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). En effet, l’institution s’y investit depuis que celui que beaucoup appellent un détenu politique a entamé la grève de la faim en multipliant les contacts dans les milieux proches du dossier. De sorte qu’il puisse bénéficier d’un traitement digne.

    C’est ainsi que Me Ohini Kwao Sanvee, le président de la CNDH, a dépêché une équipe auprès du détenu pour s’enquérir de ses nouvelles. Une visite qui a permis d’avoir une idée claire de ses conditions de détention, et surtout s’informer sur son état physique et moral.

    Comme à l’accoutumée, le président de cette institution a poursuivi le plaidoyer pour aboutir finalement à l’évacuation ce jeudi (18 décembre 2025, NDLR) du détenu au pavillon militaire du CHU Sylvanus Olympio pour un suivi médical.

    Ingérence ?

    Ce 11 septembre, l’Union européenne (UE) a adopté une résolution demandant la libération d’Abdoul Aziz Goma, précisant que ce dernier a subi de « graves tortures ». Conséquence, a-t-elle insisté, des « dommages neurologiques, une sciatique prolongée et une mobilité réduite nécessitant une assistance médicale d’urgence ».

    L’intervention de l’UE dans cette affaire indispose Lomé. Dans la foulée, Robert Dussey, le ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, convoque Gwilym Ceri Jones, l’ambassadeur de l’UE dans le pays, pour obtenir, dit-on, des « explications claires » et de souligner « fermement que la justice togolaise s’exerce en toute indépendance ».  

  • Licenciement à Sunu Bank au Togo: grève de protestation ces 24, 25 et 26 septembre

    Licenciement à Sunu Bank au Togo: grève de protestation ces 24, 25 et 26 septembre

    Au Togo, le bras de fer entre Sunu-Bank et le Synbank, suite au licenciement de 42 agents, se poursuit et prend même une tournure inquiétante avec l’annonce d’une grève de trois jours de toutes les institutions bancaires et assurantielles.

    Le syndicat des banquiers du Togo a tenu ce matin à son siège à Lomé, la capitale togolaise, une assemblée générale extraordinaire pour se pencher sur la situation après que 42 agents de Sunu-Bank Togo ont été licenciés, il y a quelques semaines.


    La confirmation de ce licenciement par le conseil d’administration de cette institution financière hier jeudi 11 septembre 2025 a encore mis le feu aux poudres après que la première annonce de mouvement d’humeur de 24 heures a été suspendue à cause de la volonté du gouvernement qui à un moment donné voulait rapprocher les parties sur les fondamentaux.


    Mais contre toute attente, les responsables de la banque Sunu-Togo , à sa tête un directeur général dont la durée d’exercice est dépassée, à en croire les membres du Synbank, aurait manifestement foulé au pied les décisions des autorités togolaises.


    Pour montrer leur soutien à leurs camarades de Sunu-Bank et surtout dans le but de sauver cette corporation au regard de ce qui se trame dans les autres institutions financières du pays, notamment sur le licenciement prochain des certains agents banquiers et autres, les membres du Synbank, soutenu par d’autres syndicats et fédérations syndicales, passent à la vitesse supérieure pour aller à une grève de 72 heures, histoire de montrer à leurs employeurs que ce qui n’est pas possible ailleurs ne doit plus l’être en terre togolaise.


    Unanimement, ils soutiennent ce mouvement de grogne générale qui va se dérouler sur l’ensemble du territoire national les 24, 25 et 26 septembre 2025. Déjà, ils appellent leurs clients à prendre toutes les dispositions afin d’éviter des désagréments que cette grève pourrait leur causer.


    A l’instar de la dernière décision que les autorités gabonaises ont prise dans ce secteur d’activité pour préserver la bonne gouvernance économique dans le secteur bancaire et de micro-finance, ces membres du Synbank invitent les autorités togolaises à emboîter le pas aux autorités du Gabon surtout que c’est la situation qui prévaut à Sunu-Bank Togo qui les incite dans ce sens.


    Pour le Secrétaire général du Synbank, membre de plusieurs fédérations syndicales, les discussions ne sont pas rompues surtout que le Patronat togolais cherche à les rencontrer.

    Il est à signaler que l’organisation internationale du travail (OIT) ne se retrouve pas dans la décision à licencier 42 agents banquiers dans une institution financière pour des raisons économiques dont une majorité des femmes dans cette boîte.


    ” Mais si le gouvernement s’est encore invité pour jouer l’apaisement, nous devons observer cette grève là au moins 24 heures, que désormais nos employeurs nous respectent. Ce qui se passe au Togo ne peut jamais se passer dans un autre pays en Afrique”, a déclaré un syndiqué du Synbank lors des échanges.
    ” Nous ne sommes pas xénophobes. Nous demandons qu’on nous respecte et que les textes soient respectés”, a renchéri un autre.


    Dans l’atmosphère où cette assemblée générale du Synbank s’est déroulée ce matin, il va s’en dire que le soutien de taille des autres syndicats et fédérations à ce mouvement de grogne annoncée ne sera pas rose.
    Vivement que ceux qui s’amusent avec la dignité humaine prennent la mesure de la chose!

  • UFC: annonce de la démission de Séna Alipui

    UFC: annonce de la démission de Séna Alipui

    L’Union des forces de changement (UFC), la troisième force politique aux dernières élections municipales au Togo, ne pourra plus compter sur son deuxième vice-président, Séna Alipui.

    C’est à travers une adressée aux militants de l’Ablodé, en marge de la célébration de la date anniversaire de la naissance de Sylvanus Olympio, que l’ancien député annonce qu’il quittera sa fonction de deuxième vice-président de l’Union des forces de changement (UFC) « à l’issue du prochain congrès ».

    Voici en in extenso ladite lettre

    Chères militantes, chers militants de l’Ablodé…

    En cette journée du 06 Septembre 2025 qui marque la date anniversaire de la naissance du Président Sylvanus Olympio il y a 123 ans, je vous prie de bien vouloir recevoir mes salutations militantes et fraternelles.

    Comme militant, cadre et numéro 2 de notre parti de l’Ablodé, j’ai choisi ce jour pour m’adresser à vous afin qu’ensemble nous tournions nos regards vers le militant suprême de notre mouvement et père de l’indépendance, son Excellence le Président Sylvanus OLYMPIO et que son parcours et ses réalisations inspirent chacun d’entre nous pour faire du Togo « l’or de l’humanité » comme l’ont rêvé les pères fondateurs de l’Ablodé.

    Je ne reviendrai pas sur le parcours brillant du père de l’indépendance de notre cher pays le Togo, car dans les mois qui suivent, nous allons retourner aux sources et reprendre tant son histoire que celle de ses compagnons de lutte qui ont permis à notre pays de devenir indépendant. En ce jour anniversaire, je nous invite plutôt à la réflexion, à une introspection et à voir ce que pouvons faire et ce que devons-nous faire pour rester d’une part dignes héritiers de l’Ablodé et d’autres part contribuer aux efforts de développement en cours dans notre pays pour en faire « l’or de l’humanité » comme l’ont rêvé les pères fondateurs de l’Ablodé.

    Les racines de notre grand parti l’UFC c’est le CUT, c’est l’Ablodé… c’est notre identité… Cette identité commune s’exprime en plusieurs courants et le mouvement Ablodé est la deuxième force politique de ce pays et se décline en plusieurs partis qui vont de l’UFC à l’ANC en passant par TOVIA, le NID, les démocrates etc… etc… pour ne citer que ceux-là…et sans être exhaustif.

    Du gouvernement à l’aile la plus radicale de l’opposition, nous avons des enfants de l’Ablodé dans toutes les couches sociales et sphères décisionnelles de ce pays.

    Pour ce qui nous concerne à l’UFC, nous avons notre propre histoire faite de hauts et de bas et nous sommes en dépit des difficultés, et circonstances difficiles, la 3ème force politique de ce pays à l’issue des dernières élections municipales.

    Chères militantes, chers militants, militants de l’UFC, enfants de l’Ablodé,

    Cette élection municipale, mieux que moi vous l’avez vécu et vous avez porté haut nos couleurs et je tiens à vous exprimer toute ma fierté et mon admiration car, dans des conditions difficiles vous vous êtes battus la plupart du temps avec des moyens dérisoires et avez permis de sauver l’essentiel… L’essentiel aujourd’hui, c’est vous… militantes et militants du parti de l’Ablodé… et en cette date anniversaire de la naissance de notre combattant suprême et père de l’indépendance Sylvanus Olympio, je voudrais vous dire que l’Ablodé reste la force essentielle de ce pays et que notre pays a un bel avenir devant lui pour autant que nous revenions aux fondamentaux de notre mouvement tout en l’adaptant au contexte qui lui, a évolué, en faisant du dialogue, de la critique constructive et de l’engagement citoyen les outils qui vont nous permettre de rebâtir notre parti et de contribuer à l’effort de développement en cours dans le pays. Nous devons contribuer à apporter la touche de l’Ablodé à la construction de l’édifice démocratique, et au développement de notre pays sans renier notre identité, sans haine, rancune ou tout autre sentiment négatif vis-à-vis de nos frères de sensibilités différentes. Nos différences doivent nous enrichir et constituer le terreau qui contribuera à faire germer des graines deviendront des arbres dont les fruits seront partagés entre toutes les filles et les fils de notre pays.

    Nous avons tenu notre dernier congrès le 12 Août 2023 et notre mandat expire le 12 Août 2026… Il nous reste donc 341 jours soit un peu moins d’un an pour mettre en œuvre les décisions de notre dernier congrès et atteindre les objectifs ambitieux que nous nous sommes fixés.

    Nous allons mettre ce temps à profit pour travailler comme nous ne l’avons jamais fait pour rattraper notre retard, continuer à institutionnaliser le parti, nous conformer plus strictement à nos textes, achever l’assainissement de nos finances, achever le processus de communalisation de nos fédérations, et poursuivre le processus de réconciliation d’une part avec tous nos frères et sœurs de l’Ablodé tout en recrutant de nouveaux militants et cadres car la politique est une aventure collective… et nous avons besoin de sang neuf, nous avons besoin des meilleurs cerveaux et des meilleurs bras de ce pays pour porter la vision du Président Sylvanus Olympio et perpétuer son héritage politique.

    Pour le militant de l’Ablodé que je suis, comme je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, notre quête de l’alternance ne concerne pas que les autres, elle nous concerne aussi et nous devons laisser la chance à d’autres énergies de s’exprimer au sein du parti. À l’issue de mon mandat comme Vice-Président de notre parti, je laisserai l’opportunité à d’autres talents de s’exprimer et je ne ferai pas partie du prochain bureau directeur….

    Il est important que la démocratie interne au sein des partis fonctionne, que l’alternance pacifique soit une réalité au sein de nos formations politiques et je tiens à remercier chacune et chacun d’entre vous pour la confiance que vous avez bien voulu placer en moi en me permettant d’occuper des fonctions à responsabilités de plus en plus importantes au sein de notre parti. Ma gratitude infinie, va également au Président National de notre parti, notre père politique auquel ma loyauté reste intacte, inébranlable et auquel je nous invite à rester d’une loyauté indéfectible. Je continuerai à servir notre cause commune l’Ablodé, notre parti, et notre pays… sur de nombreux autres chantiers…sur lesquels notre modeste contribution est requise à court terme…

    Nous sommes donc en transition et je quitterai mes fonctions de Vice-président de l’UFC à l’issue du prochain congrès…

    La perfection n’étant pas de ce monde, ce ne sont pas les sujets de divisions et les manquements des uns et des autres qui manquent et qui manqueront. Nous avons fait, nous faisons et nous ferons des erreurs mais le plus important c’est ce qui nous unit…l’Ablodé…, notre parti, notre pays le Togo… c’est ce que nous faisons pour avancer, c’est notre contribution à l’essor de l’Ablodé, de notre parti et de notre pays.

    Nous devons mettre l’accent sur ce qui nous unit et sur ce que nous faisons de bien et de positif et célébrer nos réalisations pour garder le courage nécessaire et la flamme aussi faible soit elle, pour parcourir le long chemin qui nous attend et qui attend le Togo. Nous avons fait le choix de la collaboration pour préserver la paix et l’unité de notre pays, choix que j’assume pleinement convaincu qu’il vaut mieux avancer à la lueur d’une bougie que de continuer à tâtonner dans l’obscurité…L’Union fait la Nation…

    Chères militantes et chers militants, en ce jour anniversaire de la naissance de notre combattant suprême, père de l’indépendance, le Président Sylvanus OLYMPIO, puisse cette naissance faire naître ou renforcer dans nos cœurs le patriotisme, l’amour du travail bien fait, la loyauté, la culture de l’excellence, l’engagement sincère et sérieux dans ce que l’on fait… et qui ont permis à cet homme exceptionnel de permettre à notre pays de devenir indépendant le 27 avril 1960…

    Je nous invite à la tolérance, à l’union et à la persévérance pour perpétuer son héritage et faire du Togo « l’or de l’humanité » comme l’ont rêvé les pères fondateurs de notre indépendance…

    Le Togo d’abord, la patrie avant les partis. Ablodé !!! Ablodé !!! Ablodé Gbadza !!!

    Séna ALIPUI 2ème Vice-Président de l’UFC

    Vice-Président Finances et Région des Plateaux

  • Koami Gbekou, nouveau président de l’association Tovi Novi

    Koami Gbekou, nouveau président de l’association Tovi Novi

    Les membres de l’association Tovi Novi en assemblée générale élective ce dimanche 7 septembre 2025 à Lomé ont élu Koami Gbekou au poste de président.

    Tovi Novi est dans une nouvelle dynamique. Association humanitaire à but non lucratif basé à Bè Apédomé, à Lomé donc, elle incarne un développement sociocommunautaire avec une détermination d’aider non seulement ses membres mais aussi de participer davantage au progrès de sa localité.

    Ce qui ne peut se faire que si son instance de décision reste active et s’adapte aux réalités d’aujourd’hui. C’est dans cette instance qu’une assemblée générale élective a été organisée ce week-end dans les locaux de l’Institut Aldus.

    Dans le starting-block trois impétrants : Kodjo Ifangne Gbekou,  Octave Kossivi Sewonou et Koami Gbekou. In fine, le choix a été porté sur ce dernier, avec 11 voix contre 9 pour son poursuivant.

    C’est donc à lui de présider désormais les destinées de Tovi Novi pour les trois prochaines années. Un mandat qui lui permettra, assure-t-il, de s’employer à mobiliser les uns et les autres autour des projets de développement, entre autres.

    Dans son programme, le patron de Tovi Novi promet mettre également un accent particulier sur l’initiative personnelle. Pour ce faire, une série de formations est dans le tuyau avec la ferme volonté de faire de cette association une structure autonome, responsable, sur laquelle les autorités coutumières et administratives peuvent compter pour leurs actions de développement.

    Nous y reviendrons.

  • Au Togo, une affaire de viol présumé donnera-t-elle lieu à un #MeToo national ?

    Au Togo, une affaire de viol présumé donnera-t-elle lieu à un #MeToo national ?

    A Lomé, le secrétaire général du ministère de l’Action sociale et de la Promotion de la femme a été mis en cause dans une affaire de viol présumé. La société civile profite de l’occasion pour monter au créneau.

    À la consternation suscitée par la découverte de délits ou de crimes présumés s’ajoute parfois le parfum de l’ironie du sort. Comme des ministres chargés du civisme fiscal sont parfois surpris un doigt dans le pot de confiture de la fraude, c’est aujourd’hui un haut responsable de la politique dédiée aux femmes qui est accusé, au Togo, de maltraitance à l’égard d’une personne de sexe féminin.

    Toujours présumé innocent,  Bileba N’Gmebib, le secrétaire général du ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme a été interpellé, placé en garde à vue et déféré à la prison civile de Lomé, en attendant la suite de l’instruction judiciaire. C’est pour suspicion de viol qu’une enquête a été ouverte par la Direction centrale de la police judiciaire. Les faits incriminés se seraient déroulés dans le bureau du numéro deux du ministère, et la victime serait une employée du département.

    Vers une libération de la parole ?

    Au-delà de ce cas particulier qui pourrait être purgé judiciairement, avec la lenteur que requiert une instruction de ce type, les acteurs féministes entendent battre le fer tant qu’il est chaud, en mettant à profit l’inédite onde de choc médiatique. La Grappe des organisations féministes du Togo (GOFT) salue ainsi l’arrestation du suspect, tout en appelant à une mobilisation plus globale, dans l’optique d’une tolérance zéro envers la violence faite aux femmes.

    Beaucoup d’internautes considèrent, à la lumière de leurs expériences personnelles, que le cas de ce secrétaire général est loin d’être isolé, les femmes n’obtenant pas encore le respect qui leur revient, tant dans les comportements quotidiens que dans leur représentativité aux postes à responsabilités, et ceci particulièrement dans la sphère politique. Et certains de rêver que la parole se libère et qu’un véritable #MeToo puisse enfin voir le jour dans la fonction publique togolaise.

    Des lois et des règlements à venir

    L’affaire éclatée au grand jour, la ministre de la Promotion de la femme ne pouvait manquer d’organiser une réunion d’urgence, laquelle a rassemblé la coordination du ministère et les directeurs techniques et régionaux. Et Kossiwa Zinsou-Klassou d’évoquer rien de moins qu’« un tournant décisif dans la lutte contre les violences basées sur le genre ».

    Les discours étant bien rodés, la législation et les règlements clairs en matière d’agressions sexuelles – en particulier celles commises par une personne exerçant une autorité sur la victime – mais aussi de harcèlement, de sanctions abusives, de mutations punitives, d’intimidations et autres propos déplacés, elle a dû présenter, à l’échelle de son département, six décisions au parfum de nouveauté.

    Ont ainsi été annoncées la mise en place de boîtes à suggestions anonymes, la création d’un numéro d’urgence personnel de la ministre, l’amélioration de la communication hiérarchique en vue d’une meilleure transparence, l’installation d’une cellule spéciale pour un suivi durable et d’une cellule de réflexion, la mise en place de sanctions disciplinaires renforcées contre les auteurs de violences faites aux femmes, et, plus vague, la promotion d’un climat de confiance pour encourager les dénonciations. Une rencontre élargie à l’ensemble des agents du ministère, à Lomé et dans les régions, devrait bientôt se tenir. À la société civile de maintenir la pression.

    Source: jeuneafrique.com

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