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  • JMS 2025 au Togo: l’empreinte du REMAPSEN

    JMS 2025 au Togo: l’empreinte du REMAPSEN

    ‎Pour lutter contre cette maladie qui fait beaucoup de dégâts surtout dans les pays sous-développés, il faut ”Surmonter les perturbations, Transformer la riposte au Sida”.

    La journée mondiale de lutte contre le sida a été officiellement lancée ce lundi 1er décembre 2025, par Prof Tchin Darre, Représentant le ministre ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, en présence du Docteur Yaye Kanny Diallo, la Directrice pays de l’ONUSIDA et du Prof Pitché, le Coordonnateur du SP/CNLS-IST.

    ‎Mme Ambroisine Mêmèdé, la Coordonnatrice nationale du Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN-Togo), a pris part activement aux travaux. En effet, elle est intervenue sur l’aspect pédiatrique, notamment l’atteinte des 3×95 au niveau des enfants et la question des perdues de vue.

    ‎Au niveau pédiatrique, les statistiques révèlent que nous sommes à 81, 69 et 56% pour les enfants de 0 à 14ans alors que ce taux est de 92, 92 et 85% chez les adultes.

    ‎Les solutions avancées sont la lutte contre la déperdition du couple mère/enfant, le renforcement du système de soins, la stigmatisation, etc.
    ‎
    La Journée mondiale de lutte contre le Sida de l’année 2025 a été placée sous le thème ”Surmonter les perturbations, Transformer la riposte au Sida”.

    Au plan national, les réflexions tournent autour de la mobilisation pour la triple élimination VIH Syphilis Hépatite B chez l’enfant.

    Avec le secrétariat

  • Togo/Démolition le long des rails: Nul n’a choisi d’être pauvre

    Togo/Démolition le long des rails: Nul n’a choisi d’être pauvre

    Depuis quelques jours, les scènes de désolation qui accompagnent la démolition des baraques de fortune le long des rails me brisent le cœur. Et la seule question que je pose est celle-ci. Ne pouvait-on pas faire autrement ?

    Attention. Je suis un ex-homme politique et je ne céderai pas au populisme en condamnant unilatéralement la récupération par l’Etat d’espace public. Je sais aussi que dans certaines situations, certains occupants traînent à vider les lieux. Mais cette résistance à une raison principale. Les gens ne savent pas où aller.

    Et c’est à ce moment que j’ai du mal à comprendre le silence des services de la mairie. Beaucoup des personnes dont les installations ont été démolies payaient les taxes municipales, contribuaient à l’économie de la commune et de la ville. Ces personnes étaient installées là-bas faute de mieux. Parfois, on a l’impression que être pauvre dans notre pays est une malédiction, alors que le principe d’un Etat est surtout de veiller au bien-être de la population.

    C’est donc bien de demander aux gens de partir, mais c’est surtout mieux de les relocaliser. Et cette tâche revient aux services de la mairie.

    Par humanisme aussi, il revient aussi d’observer un moratoire quand les engins arrivent. Voir des engins démolir les baraques alors que des gens tentent désespérément de récupérer leurs effets est déchirant. Pourquoi autant de cruauté ? Oui, les gens n’ont peut-être pas respecté les ultimatums. Quand les engins sont-là et il est avéré que la démolition est imminente, ça coûte quoi de laisser les gens retirer leurs effets ? Où se trouve notre humanité?

    Le plus scandaleux dans cette histoire est que ces déguerpissements peuvent, comme ce fut le cas à plusieurs reprises, donner lieu à aucun projet. On déguerpit, on ne fait rien, et l’endroit est occupé progressivement par d’autres pauvres hères, qui n’ont nulle part où aller. La nature a horreur du vide.

    Parfois, j’ai l’impression que certains s’emploient à provoquer une explosion sociale. Coûte que coûte. La ville souffre de plusieurs maux qui s’appellent assainissement, accès à l’eau et à l’électricité, transport urbain et j’en passe, et ce qu’on trouve, c’est en rajouter à la précarité.

    Et tout ceci se passe sans qu’aucun maire, député ou ministre n’intervienne . Circulez, il n’y a rien à voir.

    Pauvres de nous. Nul n’a choisi d’être pauvre. Parmi les gens propriétaires des petits commerces qui ont été démolis, certains sont probablement diplômés, travailleurs, honnêtes et justes. Leur faute, c’est que personne ne leur a jamais tendu la main. Personne. Absolument personne.

    Pauvres de nous.

    Gerry Taama, ancien député

  • Diabète: L’ATPCD rappelle la nécessité du dépistage  

    Diabète: L’ATPCD rappelle la nécessité du dépistage  

    L’Association Togolaise de Prévention et du Contrôle du Diabète (ATPCD) a encore honoré son engagement cette année 2025 dans le cadre de la célébration de la journée mondiale du diabète, commémorée chaque le 14 novembre, à travers plusieurs activités organisées à CESAL (Tokoin- Séminaire) à Lomé.

    « Diabète et Bien-être ». C’est sur ce thème retenu cette année par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) que diverses associations dont l’ATPCD en lutte contre le diabète, une maladie silencieuse, ont mené la sensibilisation à l’endroit des populations pour leur faire comprendre les méfaits de cette pathologie, ses signes précurseurs chez un patient et surtout comment faire pour l’éviter et éviter ses complications.

    Commémorant cette journée de ce 14 novembre, les premiers dirigeants de l’ATPCD, avec à leur tête, le Président Atikossie Adjé, ont organisé une marche à travers les avenues de Lomé pour dire non au diabète et montré au public que la marche, le sport dans son ensemble, participe à lutter contre cette maladie, à éviter ses complications.

    Les membres de cette association ont procédé après la marche à faire un cercle bleu où ils ont lancé leur ballon pour dire : « adieu, le diabète ! ». Les participants à cette commémoration dont les membres de l’ATPCD ont eu droit gratuitement au contrôle de  glycémie, de tension artérielle, du poids, de taille, de tour de taille et le tout suivi des causeries- débats, et au finish un sketch d’éducation et de sensibilisation animé par les enfants diabétiques pour monter qu’on peut vivre avec le diabète en respectant les règles, les conseils et les recommandations des médecins spécialistes.

    C’était en présence des représentants du ministère de la Santé et de l’Organisation Mondiale de la Santé au Togo, des médecins spécialistes du diabète et de la nutrition dont notamment Dr. Edem Toudéka, membre de l’APTCD qui se bat au quotidien pour aider les patients du diabète qui viennent dans leur centre à Adawlato, ancien centre de santé  dénommé : « Bon Secours  » à Lomé et aussi d’autres patients qui sollicitent son concours ailleurs.

    L’ATPDC, en mettant le petit plat dans le grand, a associé à la célébration de cette journée une association sœur qui œuvre socialement dans le bénévolat en offrant ses services médicaux dans l’ophtalmologie, entre autres.

    Aussi, les enfants souffrants du diabète du type 1 ont suivi un contrôle oculaire histoire de s’assurer que leurs yeux ne soient atteints déjà par les maux d’yeux surtout que l’une des complications du diabète reste la cécité, entre autres maladies.

    En choisissant ce thème encore cette année 2025, l’OMS et les pouvoirs publics veulent engager les acteurs dans la lutte contre le diabète en donnant plus d’informations indispensables à ceux qui souffrent déjà du diabète au Togo et partout dans le monde entier où les chiffres sur le taux de prévalence sont alarmants aujourd’hui partout sur la planète.

     La journée mondiale de lutte contre le diabète est occasion pour les acteurs impliqués dans ce combat contre cette maladie chronique de faire le point sur la situation dans chaque pays et surtout de sensibiliser l’opinion publique sur les fondamentaux car le diabète, à en croire les médecins spécialistes, il ne se guérit pas mais on vit avec aussi longtemps que possible si le patient respect les règles et les conseils.

    « Le diabète est devenu un grand fléau mondial. Il y a plus de 800 millions de personnes qui ont déjà en 2022. Au Togo, les dernières enquêtes de 2021 estimaient déjà le nombre de cas de diabète à 5%. Et 5%, ça fait à peu prêt 400 milles personnes qui ont le diabète. Sur les 400 milles, seulement la moitié ou le 1/3 qui est au courant qu’il souffre du diabète », a déclaré Dr. Edem Toudéka.

     Pour ce dernier, le thème choisi cette année : « Diabète et bien-être  ou bien  Diabète, Santé mentale » permet de parler plus de cette maladie aux patients et au public pour les sensibiliser davantage et surtout les recommandations liées à cette pathologie du diabète dont les principales reposent sur le contrôle alimentaire et la pratique des activités physiques.

    « On a associé au diabète, le problème de santé mentale cette année, le problème de stress lié au diabète, et du bien-être de chaque personne vivant avec le diabète devrait avoir. Quand on a le diabète, c’est la santé mentale qui est perturbée. Donc, on doit rechercher le bien-être partout. Et surtout cette année, on a insisté sur le bien-être au travail », a révélé Dr. Edem Toudéka.

    Parlant de la particularité de cette édition au niveau de son association, ATPCD, il a évoqué la consultation ophtalmologique de personnes vivant avec le diabète du type 1, une centaine de personnes qui a eu la chance de bénéficier de cette consultation gratuite par une association qui lutte contre le glaucome. Il a profité de l’occasion pour la remercier du soutien qu’elle leur a apporté dans le cadre de la célébration de cette journée mondiale de lutte contre le diabète. « L’une des complications sûres du taux de sucre dans le sang, c’est l’atteinte des yeux. On commence par voir flou, bizarre ; la vision baisse jusqu’à ce que ça peut conduire à la cécité. C’est-à-dire, on peut ne plus voir. La consultation d’aujourd’hui, c’est pour faire l’état de la situation des jeunes et des adultes qui ont le diabète du type 1 », précise-t-il avant d’ajouter qu’après ce tri quel sera la prise en charge à leur apporter.

    « Le diabète, c’est trop de sucre dans le sang pendant longtemps. Le sucre, on en a besoin mais quand c’est trop, ce n’est pas bon. Le sucre s’élève dans le sang pour tout le monde après le repas. Mais quand la durée dépasse deux heures de temps, élevé, ce n’est pas bon non plus. La personne qui a le diabète signifie que le sucre du glucose est élevé dans le sang pendant longtemps », a expliqué le médecin.

    Le spécialiste, pour finir, conseille vivement que les maladies non transmissibles, notamment le diabète, sont une maladie de notre civilisation d’aujourd’hui. Ça commence par prendre le pas et les précisions montrent plus de diabétiques dans les années à venir si rien n’est changé.

    Au Togo, le taux de prévalence ne cesse d’augmenter. La bonne nouvelle est que le diabète est en partie évitable si nous consommons bien les aliments protecteurs et nous faisons suffisamment les activités physiques.

    Le Président de l’ATPCD, Atikossie Adjé, a, de son côté, salué la présence des autorités parmi eux cette anné, référence à la présence de la délégation du ministère de charge de la santé et celle de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) au Togo au cours de cette célébration.

    Les conseillères travaillant au siège de l’association de lutte contre le diabète (ATPCD) à Adawlato, ancien centre hospitalier « Bon Secours » à Lomé, ont manifesté leur volonté d’accueillir à bras ouverts  les patients ou non qui viendraient à leur niveau pour des tests de dépistage ou de conseils pratiques. « C’est ensemble que nous allons mener ce combat contre le diabète », a laissé entendre Da Kayi, la principale de ce centre.

    Justin ANANI

  • A Lomé, au Togo, la marine militaire russe a désormais un accès privilégié au port

    A Lomé, au Togo, la marine militaire russe a désormais un accès privilégié au port

    Un nouvel accord bilatéral entre la Russie et le Togo, ratifié le 25 octobre, prévoit la formation de l’armée togolaise par le ministère russe de la défense, le partage de renseignements et la tenue d’exercices militaires conjoints.

    Il ne l’avait pas accueilli en Russie depuis 2019. C’est tout sourire que Vladimir Poutine a reçu, mercredi 19 novembre, Faure Gnassingbé, le président du conseil togolais, sous les ors du Kremlin. Symbole de leur bonne entente et du rapprochement entre leurs deux pays : l’annonce de la réouverture prochaine de leurs ambassades à Lomé et Moscou, respectivement fermées depuis 1992 et 1999.

    Durant leur entretien, le président russe et son hôte togolais ont évoqué leur partenariat en matière commerciale, énergétique ou encore agricole. Mais c’est surtout sur le plan militaire qu’ils ont fait avancer leur relation. Vladimir Poutine et Faure Gnassingbé ont en effet validé un nouvel accord bilatéral en la matière, annoncé au printemps et ratifié, le 25 octobre, par la Douma, le Parlement russe.

    Ce texte, qui prévoit la formation de l’armée togolaise par le ministère russe de la défense, mais aussi le partage de renseignements ou encore la tenue d’exercices militaires conjoints, indique que les deux pays pourront utiliser leurs ports militaires respectifs. Un joli coup pour la Russie qui obtient de cette façon un nouvel ancrage dans le golfe de Guinée, où ses navires de guerre et ses avions militaires pourront désormais faire escale et donc se positionner à l’intersection des principales routes maritimes reliant…

    La suite de l’article sur lemonde.fr/afrique


  • L’impact d’Esther Ayélé Gabiam visible à Folivi Joe

    L’impact d’Esther Ayélé Gabiam visible à Folivi Joe

    Les habitants Folivi Joe bénéficient d’une unité de production moderne de volailles avec un système d’alimentation automatique et d’un torréfacteur écologique.

    L’honorable Esther Ayélé Gabiam poursuit ses œuvres en faveur des habitants de Folivi Joe. Un promet mêlant la protection de l’environnement et la promotion du développement durable est en train de transformer la vie des femmes de ce village située dans la commune des Lacs 4.

    Développement communautaire

    ‎Dans le cadre du projet ” Terroirs villageois”, la population du village Folivi Joe, situé dans le du canton d’Anfoin, donc dans la préfecture des Lacs, commune des Lacs 4, a bénéficié de nouveau, avec l’appui du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, financé par le Programme des Nations Unies pour le Développement ( PNUD), l’installation d’une unité de production moderne de volailles avec un système d’alimentation automatique et aussi la mise en place d’un torréfacteur écologique et économique en bois  d’énergie.

    ‎L’installation de ces deux équipements en faveur des communautés du village Folivi Joe est rendue possible grâce à l’élue du peuple dans la circonscription électorale des Lacs, l’honorable Esther Ayélé Gabiam.

    ‎La cérémonie de réception de ces équipements s’est déroulée ce mercredi 19 novembre 2025 en présence de la députée, Mme Esther Ayélé Gabiam, et de son second de la circonscription électorale des Lacs, Drafoe Jonas, du maire de la Commune des Lacs 4, Martin Anénou, et son Conseil, du Coordonnateur du projet “Ecovillage”, Joseph Agboussoumondé, des chefs traditionnels, des autorités politiques et administratives ainsi que une partie des populations bénéficiaires.

    ‎Ce projet du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la production côtière et du Changement climatique, financé par le PNUD vient renforcer les réalisations existantes déjà sur le terrain, faites dans le cadre du projet ” Eco Village” et financé toujours par le PNUD pour soulager les populations de Folivi Joe sur la base de leur autonomisation.

    ‎Il est à rappeler que ce projet ” Terroirs villageois” est mis en œuvre au Togo sur la période 2025-2027 avec l’appui financier du PNUD.

    Réduction de la pauvreté

    ‎Dans son allocution de circonstance, la députée, Mme Esther Ayélé Gabiam s’est félicitée de la détermination de la communauté de Folivi Joe et surtout de la dynamique qu’elle a enclenchée depuis qu’elle a mis cette communauté dans son programme de développement, soutenu par les pouvoirs publics et le principal partenaire financier, PNUD. Il a salué les efforts conjoints des uns et des autres qui visent à réduire considérablement les impacts de la pauvreté dans ce milieu.

    ‎ « Grâce à l’électrification, l’aménagement des pistes, l’accès à l’eau potable et la construction d’infrastructures sociales de base, Folivi Joe incarne aujourd’hui le visage d’une zone rurale en pleine autonomisation », a relevé, l’honorable Esther Ayélé Gabiam. Elle n’a pas manqué d’exprimer sa reconnaissance envers Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil, pour son écoute et ses appuis sans cesse à l’endroit des populations, de même que le PNUD pour son appui financier jamais égalé. Elle a, pour finir, invité les populations de Folivi Joe à faire un bon usage de ces équipements de développement.

    Modernité

    ‎‎Pour Joseph Agbossoumondé, Coordonnateur du projet ” Eco Village”, « Ce système d’élevage en cage, doté d’une alimentation automatique, permet un gain de temps considérable pour les éleveurs, optimise le travail et favorise l’autonomisation des acteurs locaux».

    ‎‎Le torréfacteur installé, explique-t-il,  permettra de réduire l’utilisation du bois de chauffe, de diminuer la pression sur les ressources forestières, de préserver les écosystèmes, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer les conditions de travail des femmes, en limitant les inhalations nocives.

    ‎‎Le Maire de la commune Lacs 4, Martin Anénou, a, lui, salué cette initiative d’installer un torréfacteur pour la production de gari. Selon lui, ce dispositif répond à un besoin direct dans une localité où la majorité des femmes vive de la transformation du manioc en farine. « Je suis le plus heureux des habitants d’Anfoin aujourd’hui. Si l’on veut vraiment aider une femme d’ici, c’est ce qu’il faut lui offrir », a-t-il ajouté.

    ‎‎Le torréfacteur installé à Folivi Joe pourra également desservir les populations des cantons voisins de la Commune des Lacs 4, notamment Koliafo, Fiata et Anamé.

    ‎‎Le  Projet de développement ” Terroirs villageois”, porté par le ministère en charge de l’environnement avec l’appui du PNUD, est axé sur  trois volets majeurs : la construction des infrastructures communautaires ou l’aménagement utile pour les villages, l’énergie à travers l’électrification solaire, l’installation des plateformes multifonctionnelles et l’accès à une énergie propre, et enfin le soutien aux Activités génératrices de revenus (AGR) pour réduire la pression sur les ressources forestières.

    ‎‎Mme Gabiam est entrée en politique dans le camp du parti au pouvoir, Union pour la République (UNIR). Depuis lors,  elle ne cesse d’aider, de soutenir les populations à la base dans sa circonscription électorale et ailleurs au Togo. ‎Elle a déjà fait ses preuves lors de son premier mandat à l’Assemblée nationale ce qui lui a valu une admiration des populations et sa réélection pour un nouveau mandat à l’hémicycle. ‎

    ‎Vivement que d’autres députés fassent comme elle !

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    ‎Justin ANANI

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  • Bas-Mono 2 : les premiers pas du maire Afangbedji

    Bas-Mono 2 : les premiers pas du maire Afangbedji

    Le 13 novembre dernier était le jour qu’a choisi le Préfet du Bas-Mono, Amétépé Kokou Sogbo pour installer les nouveaux Maires dans les deux Communes que compte cette préfecture.

    Du 12 au 15 novembre se sont déroulées sur l’ensemble du territoire national, annoncé par le Colonel Awaté Hodabalo, ministre de l’Administration territoriale, de la gouvernance locale et des affaires coutumières, les cérémonies de passation de service dans les différentes Cccunes du Togo, entre les nouveaux Maires et les sortants. Pour les anciens Maires confirmés à leur poste, les Préfets ont procédé à leur confirmation à travers une séance officielle.

    Passation

    Le 13 novembre dernier était le jour qu’a choisi le Préfet du Bas-Mono, Amétépé Kokou Sogbo pour installer les nouveaux Maires dans les deux Communes que compte cette préfecture.

    C’était la Commune du Bas-Mono 2 qui a ouvert le bal de cette cérémonie de passation de charges à Attitogon par le Préfet, Amétépé Kokou Sogbo dans une ambiance de gaité entre le maire sortant, Atsu Eklou et son adjoint et sénateur, Afangbédji Komlanvi Sédoufia.

    En présence des Ccnseillers municipaux sortants  et entrants, les chefs services du Bas-Mono 2, les chefs traditionnels, les autorités civiles et militaires, les responsables des comités de développement et des associations des jeunes, des cadres de la Commune du Bas-Mono 2 vivants dans la diaspora ainsi que plusieurs invités.

    Pour l’occasion, la passation de service dans cette commune s’est déroulée en deux phases. La première, en huis clos, entre le Préfet les Maires sortants et les nouveaux élus. Et la seconde était consacrée aux mots de circonstance des deux  maires, l’allocution d’installation du Préfet suivie  de la signature des procès verbaux et l’échange du parapheur.

    Une photo de famille a mis fin à l’événement  qui marque le début d’une nouvelle aventure pour les nouveaux maires, le sénateur Afangbédji Komlanvi Sédoufia et son adjoint Dogbé Amavi pour le compte de cette seconde mandature de ce conseil municipal du Bas-Mono 2 dont le mandat couvre une durée toujours de six  années.

    Dans son mot de bienvenue, le Secrétaire général de la commune du Bas-Mono 2 a salué le travail abattu par l’équipe sortante malgré les moyens limités qu’avaient disposés le Maire sortant, Atsu Eklou et son Conseil. Il a par ailleurs félicité le nouveau Maire pour sa brillante élection à la tête de cette commune du Bas-Mono 2. Il a par ailleurs relevé quelques projets réalisés au profit de la population. Pour lui, c’est la page d’une histoire qui se ferme avec l’ouverture d’une nouvelle aventure pleine d’expérience au regard de ce qu’ils ont vécu tout au long du précédent mandat.

    Le Maire sortant de la Commune du Bas-Mono 2, Atsu Eklou, dans son intervention de circonstance a rendu grâce à Dieu qui leur a permis de travailler dans de parfaite collaboration malgré leur bord politique différent. Il n’a pas manqué de témoigner sa gratitude au gouvernement qui a permis aux populations à la base de prendre leur destin en main.

    Pour lui, cette politique de décentralisation leur a ouvert la voie d’identifier leurs réels problèmes afin de rechercher des approches de solution. « Durant nos six années de gestion des affaires de la Commune, nous avons connu des hauts et des bas. Mais ce sont surtout des années riches d’expériences et d’apprentissage », a déclaré le maire sortant. Il n’a pas oublié de remercier tous ceux qui de prêt plus de long ont apporté leur contribution au succès de leur mandat. Il a, par ailleurs, vanté le mérite des projets qu’ils ont réalisés au profit de leurs concitoyens du Bas-Mono 2. Sa gratitude est allée aussi à l’ensemble de son conseil municipal, le personnel, les services déconcentrés, la chefferie traditionnelle, les cadres du Bas-Mono 2, la diaspora, les donateurs, les prêtres religieux, les ONG et associations des jeunes, etc. pour leurs engagements et leurs soutiens sans faille tout au long de son mandat.

    Il indique être certain que cette cérémonie de passation de service ne marque pas la fin de sa des projets de développement dans sa commune mais le début d’un autre chapitre. Il dit être convaincu que son successeur, le nouveau Maire et son Conseil ne marqueront pas d’occasion pour faire la promotion du développement du Bas-Mono 2, la promotion de la paix et de la cohésion sociale avant de souhaiter pleine réussite à son successeur, le sénateur Afangbédji Komlanvi Sédoufia dans sa nouvelle fonction de maire de la commune du Bas-Mono 2.

    Après avoir rendu grâce à Dieu pour sa miséricorde et surtout sa protection, le nouveau maire, a indiqué d’entrée, dans son allocution de circonstance, qu’un nouveau jour se lève sur leur commune, jour dédié par l’Etre suprême pour la cérémonie de ce jour, c’est pourquoi dit-il qu’il lui plait de remercier Dieu qui a permis que ce processus de renouvellement des instances dirigeantes ait lieu jusqu’à l’apothéose ce 13 novembre 2025.

    Il a outre remercié le bureau sortant ayant à sa tête le Maire, Atsu Eklou et ses conseillers qui, selon lui, ont abattu un travail de titan au cours de leur mandat. « La décentralisation prôné par le Président du Conseil, S.E M. Faure Essozimna Gnassingbé dont nous saluons ici sa vision claire et méthodique a fini sa phase d’expérimentation et poursuit irréversiblement son chemin pour le bonheur de nos populations à la base où l’autogestion est d’actualité », a-t-il martelé avant de rappeler que l’équipe des  conseillers qu’ils forme  est remplie des hommes compétents au point qu’aucune faveur ne leur sera acceptée au cours de leur mandat étant donné qu’il y avait déjà eu un mandat d’expérimentation lors de ces six dernières années.

    Il a par ailleurs invité son conseil à plus d’ardeur à la tâche qu’ils se sont donné volontairement, celle de servir leur population dans son développement harmonieux. « Il me plait de dire sans craindre que nous ne serons pas seuls dans cette mission tel que nous connaissons nos cadres qui ne ménagent aucun effort chaque fois qu’ils sont sollicités pour le développement de notre Commune », a –t-il poursuivi.

    « Les hommes passent mais les institutions restent et chacun de nous doit apporter sa pierre à l’édifice du développement de notre chère commune. C’est pour dire que notre Ccnseil travaillera en équipe solide où l’homme sera placé au centre du développement. Un seul oiseau ne fait pas le printemps dit-on souvent», a insisté le sénateur-maire Afangbédji Kolamvi Sédoufia.

    Il a ensuite souligné que leur mandat sera placé sous le signe de la recherche des voies et moyens pouvant les aider à la mobilisation des ressources nécessaires pour un développement considérable.

    Dans ce registre, le nouveau maire  a sollicité l’adhésion de la diaspora et de toute la population à leurs projets par leurs suggestions et leurs conseils afin que la réussite soit totale à l’issue de leur mandat. « Certes, nous avions utilisé nos partis politiques pour accéder au conseil communal mais une fois que nous sommes ici, nous disons qu’il est judicieux d’oublier nos appartenances politiques pour choisir la politique du développement de notre commune que nous avions promis lors de nos campagnes électorales », a-t-il précisé.

    Et d’enchaîner : «  La Commune du Bas-Mono 2 doit être la vitrine ou à défaut, l’une des meilleures communes qu’on doit citer en référence en matière de gestion méticuleuse des ressources et nous sommes certains que l’apport des uns et des autres ne nous fera pas défaut. Notre credo, c’est le bien-être de notre population sur tous les plans. Et nous comptons sur toutes  les bonnes volontés ayant cette même vision à se joindre à nous, à se joindre à notre navire, à le conduire à bon port, le bateau du développement de la commune du Bas-Mono 2 ».

    Le nouveau maire a terminé son intervention par un remerciement adressé à la  population pour la confiance qu’elle a placée en eux en votant pour lui et les autres lors des élections municipales.

    Visite du site

    Dans son allocution d’installation, le Préfet du Bas-Mono 2, Amétépé Kokou Sogbo, s’est réjoui de la présence du maire adjoint Dogbé Amavi dans l’exécutif de cette commune du Bas-Mono 2 qui, selon lui, aura à apporter énormément au développement de sa commune. Il dit faire confiant à ce nouvel exécutif pour continuer les œuvres amorcées par l’ancienne équipe sous la houlette du maire sortant.

    Cette cérémonie de passation de service marque, selon lui, un moment historique de renouveau démocratique dans sa préfecture. Elle marque la confiance que les populations du Bas-Mono 2 ont placée en leurs  élus.

    Il a par ailleurs rappelé la mission de la décentralisation au nouveau maire, le sénateur Afangbédji Komlanvi Sédoufia, et toute son équipe dirigeante. Pour lui, l’équipe sortante n’a pas failli. C’est pourquoi, disait-il, qu’ils vont commercer par regarder l’exécutif entrant.

    Amétépé Kokou Sogbo a, pour finir, conseillé vivement les nouveaux élus à la tête da la commune du Bas-Mono 2 au travail, et surtout de mettre un accent sur la bonne gouvernance locale, la transparence dans la gestion, l’emploi des jeunes, l’assainissement,  etc.

    Une visite guidée du nouveau maire et son conseil sur le site qui abritera le nouveau bâtiment de la mairie d’Attitogon a mis fin à la cérémonie de passage des charges.

    Justin ANANI      

  • Togo: Faure Gnassingbé en visite officielle en Russie, une première depuis six ans

    Togo: Faure Gnassingbé en visite officielle en Russie, une première depuis six ans

    Le président du Conseil togolais doit rencontrer le président russe Vladimir Poutine à Moscou, ce mercredi 19 novembre. Au programme des discussions entre les deux dirigeants qui entretiennent de bonnes relations depuis longtemps : la « paix et de la sécurité régionales », mais aussi des questions très diverses qui vont de la sécurité alimentaire à l’énergie en passant par le commerce et l’agriculture.

    Ce sera leur premier entretien en tête-à-tête depuis 2019 : le président du Conseil togolais, Faure Gnassingbé, doit rencontrer le président russe à Moscou, mercredi 19 novembre. Une visite officielle à l’invitation de Vladimir Poutine qui s’inscrit « dans la continuité des consultations menées ces derniers mois avec plusieurs partenaires internationaux », selon le communiqué publié à Lomé.

    Au programme des discussions : des échanges autour de la « paix et de la sécurité régionales », mais aussi sur des questions très diverses : sécurité alimentaire, commerce, agriculture ou encore énergie. « Le Togo est dans une logique de diversification de ses partenariats, il faut banaliser » cette visite, estime une source proche du pouvoir togolais qui poursuit : « Il est nécessaire de discuter avec tous les grands acteurs mondiaux, comme par exemple Washington, Paris, et Moscou ».

    Alors que, de son côté, l’agence russe Tass cite le Togo parmi les pays où la Russie prévoit d’ouvrir une ambassade, « la proximité entre Lomé et Moscou n’est pas nouvelle », rappelle un spécialiste des relations Russie-Afrique. En témoigne également un accord de coopération militaire signé cette année entre les deux pays qui prévoit notamment formation et exercices militaires, ce qui conduit ce dernier à s’interroger sur la possibilité d’un rapprochement encore plus fort entre les deux pays. Un rapprochement qui passerait, notamment, par une présence de l’Africa Corps au Togo… Mais à l’évocation de cette idée, la source proche du pouvoir à Lomé contactée par RFI affirme sans équivoque que le pays n’a pas besoin de cela.

    Source: rfi.fr/fr

  • Togo: plusieurs détenus de la prison de Lomé en grève de la faim illimitée pour dénoncer leur situation

    Togo: plusieurs détenus de la prison de Lomé en grève de la faim illimitée pour dénoncer leur situation

    Au Togo, un groupe de détenus de la prison civile de Lomé ont entamé une grève de la faim illimitée cette semaine, pour attirer l’attention sur leur situation. Une grande partie d’entre eux ont été arrêtés dans le cadre des manifestations de 2018 contre le pouvoir. Ils demandent la libération de ceux qu’ils qualifient de « prisonniers politiques », et dénoncent leurs conditions de détention.

    À l’origine de ce mouvement dans la prison de Lomé, au Togo, deux détenus qui ont entamé une grève de la faim illimitée il y a une semaine. Abdoul Aziz Goma, citoyen irlando-togolais. Il a été arrêté fin 2018 au moment des manifestations contre le pouvoir et condamné en février dernier à 10 ans de prison. Il entame sa 2ᵉ grève de la faim en quelques mois, précise son avocat, Me Ferdinand Amazouhoun.

    Grace Koumayi, sage-femme et activiste, a, elle, été arrêtée début octobre et inculpée pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État ». Elle avait déjà été interpellée lors des manifestations du mois de juin.

    Dans une lettre manuscrite adressée à l’administrateur de la prison civile de Lomé, 25 détenus se joignent au mouvement. Ils dénoncent des conditions de détention inhumaines : des cellules surpeuplées et insalubres et un accès insuffisant aux soins médicaux.

    Tous demandent la libération de ce qu’ils considèrent être des « prisonniers politiques », et le respect des avis de plusieurs instances internationales en leur faveur : de la Cour de justice de la Cédéao et du groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire.

    « C’est un recours ultime », selon Maitre Raphael Kpande Adzare, président d’honneur de la ligue togolaise des droits de l’homme, qui rappelle que certains d’entre eux sont détenus depuis plusieurs années sans avoir été jugés.

    Source: rfi.fr/afrique

  • La pauvreté humaine au Togo : un mal qui devient endémique

    La pauvreté humaine au Togo : un mal qui devient endémique

    Les témoignages se multiplient et font froid dans le dos. Chaque semaine, des dizaines de compatriotes nous décrivent une réalité insoutenable. Hommes et femmes vivent mal, très mal. L’étreinte de la précarité se resserre, au point que certains ménages sont désormais sans le moindre revenu et tirent le diable par la queue, luttant chaque jour pour leur simple subsistance.

    Les Togolais sont, par essence, des travailleurs acharnés et des personnes profondément attachées à leur dignité. La plupart s’investissent dans une petite activité, les femmes se tournant souvent vers le commerce. Pourtant, ce moteur traditionnel de l’économie populaire est en panne. « Les gens n’achètent plus », confie une mère de trois enfants, résumant la crise de la demande qui étrangle le secteur informel.

    Cette spirale infernale n’épargne personne. De nombreux jeunes restent à la charge de leurs familles, incapables de s’insérer dans un marché du travail inexistant. Des malades ne peuvent être soignés, faute de moyens. La vie est dure, et la résignation commence à s’installer. Mais face à cette souffrance, l’apathie n’est pas une option.

    Cette misère grandissante n’est pas le fruit du hasard ou d’une malchance individuelle. Ce que subissent ces personnes et ces familles est la conséquence directe d’un échec économique retentissant, celui d’un gouvernement manifestement incompétent. La solution à cette pauvreté rampante n’est pas personnelle ; elle est éminemment collective et politique.

    Pour que tout change, le régime doit changer. Il est impératif de s’engager, de se battre et d’unir nos forces pour sauver tout le monde de cette descente aux enfers. L’avenir du Togo exige un nouveau cap, une nouvelle vision, et une administration capable de rendre leur dignité aux Togolais. L’heure n’est plus à la compassion individuelle, mais à l’action collective. Debout Togolais, mettons fin au cauchemar!

    Dany K. Ayida

  • Interview/Yawo Agbédévi: « Je guéris beaucoup de maux »

    Interview/Yawo Agbédévi: « Je guéris beaucoup de maux »

    L’homme cultive la discrétion et laisse parler ses médicaments à base des plantes. Dans l’entretien ci-après, il parle des maux qu’il traite et des exigences de son métier, entre autres.

    Pour commencer cette interview, explique-nous d’abord la différence entre un tradithérapeute et un herboriste ?

    Y.A : Un tradithérapeute est quelqu’un qui maîtrise l’utilisation des feuilles, de la racine ou de l’écorce des plantes pour guérir une maladie. A travers les feuilles, la racine ou l’écorce, il peut en faire un médicament pour un traitement précis destiné à la commercialisation. Alors qu’un herboriste ne fait pas de médicaments. Par contre, il vend les feuilles, la racine et l’écorce des plantes. Il a aussi une connaissance approfondie des plantes.

    Comment reconnaître un tradithérapeute d’un herboriste ?

    Y. A : Lorsque tu exerces bien ton métier, cela se répand. Tes médicaments te rendent célèbre. C’est pareil aussi pour les hôpitaux. C’est pourquoi il y a des centres de santé de renom.

    C’est à travers les médicaments qu’on peut reconnaître un tradithérapeute d’un herboriste. Je dois ajouter ceci : il y a des préjugés autour des plantes. La corète, le gombo, les épinards, etc. ne sont-elles pas toutes des plantes ? Et pourtant leur consommation n’a jamais engendré de décès. Pour dire qu’on ne peut pas vivre sans la nature.

    Aujourd’hui, des voix en Afrique prônent de plus en plus le retour aux valeurs ancestrales. Quel est votre regard sur cette problématique ?

    Y.A : Nous devons valoriser la médecine traditionnelle. Mais nous ne devons non plus négliger la médecine moderne. C’est une complémentarité. Dans le temps, des vies pouvaient être sauvées si devant certains cas inexplicables, nos grands-parents se faisaient consulter à l’hôpital. Par exemple, les aïeux décédaient parfois des maux de ventre chronique, mal diagnostiqués. Ils ignoraient que cette maladie pouvait être due à une hernie, à une plaie, à une appendicite, etc. Leur connaissance de la maladie était donc limitée. Cependant, la médecine traditionnelle est très importante aussi. Car il y des situations devant lesquelles la médecine moderne reste impuissante mais que les plantes guérissent.

    Dites-nous un peu les exigences du métier de tradithérapeute

    Y. A : Le métier exige de l’apprentissage. La connaissance est infinie. Le monde est vaste et Dieu qui a créé l’univers est un grand savant. Il y a des choses que nous ne maîtrisons pas totalement. Donc, nous devons continuer à apprendre de jour en jour. Par exemple, dans le traitement d’une maladie, on doit pouvoir savoir quelle plante médicinale associer avec une autre, ou savoir laquelle n’est pas compatible avec l’autre ; ou savoir quelles plantes utiliser pour faire les décoctions.

    Cela fait combien d’années que vous exercez ce métier ?

    Y.A :     C’était en 1995. J’ai traité la fièvre typhoïde à un enseignant. Il en souffrait terriblement. Les traitements à l’hôpital ne le guérissaient pas. Je lui ai préparé un médicament à base des plantes et il a recouvré la santé. Je dois dire que ça a été le déclic. Mais j’ai été pendant longtemps discret. Mais depuis plusieurs années, beaucoup de gens me connaissent à travers mes médicaments qu’ils considèrent efficaces.

    Quels sont les cas que vous traitez ?

    Y.A : Je guéris beaucoup de maladies, prostate, diabète, foie, reins, mycose vaginale, fibromes, hépatites, arthrose, stérilité masculine et féminine,  faiblesse sexuelle, et d’autres que je ne peux citer ici.

    Quelle rare situation auquel faites-vous face parfois dans l’exercice de votre métier ?

    Y.A : Il est vrai nous faisons face parfois à certaines situations. Il arrive que dans le traitement d’un patient, une autre maladie apparaît. Cela montre que cette nouvelle pathologie était en latence et c’est le traitement qu’il l’a rendue manifeste.

    Les patients ignorent ces cas et s’affolent. Nous les rassurons et leur expliquons que c’est une réaction normale de l’organisme. Ils finissent par comprendre. Toutefois, il y a des maladies que ni la médecine moderne ni la médecine traditionnelle ne peuvent guérir. Par exemple, certains cas d’infertilité masculine et féminine sont inguérissables. Ce sont des manifestations divines. Certains viennent au monde sans concevoir malgré tous les traitements.

    Comment êtes-vous arrivé dans ce métier ?

    Y.A : Dieu a pourvu chaque être humain d’un don particulier. Je n’ai pas appris ce métier. Le cas du traitement de la fièvre typhoïde dont j’ai parlé plus haut m’a permis de découvrir ce don qui dormait en moi. Cette expérience a fait des échos puisque j’ai commencé par guérir les gens à base des plantes jusqu’à présent. Pour composer les médicaments, cela me vient comme un appel de l’intérieur. C’est quelque chose de divin.

    Que répondez-vous au procès de dosage qui est souvent fait aux médicaments  dits traditionnels ?

    Y.A : La non maîtrise du dosage des médicaments à base des plantes, est une réalité. Mais je pense que ce n’est pas évident dans tous les cas. Il y a des personnes qui ont vécu au-delà de 100 ans, et qui de toute leur existence, se sont soignés uniquement avec les plantes médicinales. Ces cas sont nombreux.

    Pour conclure

    Dieu a doté toute communauté de tout ce qu’elle a besoin pour sa santé. Il a pourvu l’Afrique des plantes comestibles et médicinales. Néanmoins, il y a certains préjugés qui tendent à détourner le regard de la médecine traditionnelle au profit de la médecine moderne qui n’est pas non plus sans reproche. Il y a tellement de choses infondées sur la médecine traditionnelle. Mais je peux vous garantir que la médecine traditionnelle traite beaucoup de cas. Nous traitons notamment les maladies non transmissibles. Il faut, toutefois, reconnaître les prouesses de la médecine moderne. Car devant certaines situations, nous dirigeons nos patients vers les hôpitaux. 

    Propos recueillis par la Rédaction

Radio Renouveau228

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