Étiquette : Togo

  • Abdoulaye Yahaya, la relève discrète de l’arbitrage togolais

    Abdoulaye Yahaya, la relève discrète de l’arbitrage togolais

    Dans les coulisses du football togolais, où l’attention se porte souvent sur les joueurs et les entraîneurs, une nouvelle génération d’arbitres émerge avec ambition et rigueur. Parmi eux, Abdoulaye Yahaya incarne une promesse crédible pour l’avenir de l’arbitrage national.

    Passé par le centre de Djifa Kpota, reconnu pour son exigence dans la formation des officiels de match, Abdoulaye Yahaya a très tôt affiché une détermination peu commune. Ce passage fondateur lui a permis d’acquérir les bases techniques et éthiques indispensables à la fonction arbitrale : maîtrise des lois du jeu, gestion des tensions sur le terrain et sens aigu de la décision. Autant de qualités qui, aujourd’hui encore, structurent son approche.

    Son parcours s’est ensuite enrichi au sein du Centre de formation d’arbitrage de Tchaoudjo, dans la région centrale du Togo. Cet environnement, réputé pour son encadrement rigoureux, lui offre un cadre propice à la progression et à l’affinement de ses compétences. Abdoulaye Yahaya y poursuit un travail de fond, alliant préparation physique, analyse des matches et perfectionnement des techniques d’arbitrage.

    Arbitre fédéral, Abdoulaye Yahaya officie actuellement en deuxième division nationale, un championnat exigeant où chaque décision peut influer sur le destin des clubs. Dans cet univers compétitif, il se distingue par sa sérénité et son sens du positionnement, deux atouts essentiels pour asseoir son autorité sans excès. Ses prestations, régulièrement saluées, témoignent d’une maturité précoce et d’un potentiel évident pour gravir les échelons supérieurs.

    Mais le jeune arbitre ne se limite pas au sifflet, puisqu’il est également titulaire de la licence D de la Confédération africaine de football (CAF) d’entraîneur. Cette double compétence constitue un avantage stratégique : elle lui permet de mieux comprendre les logiques de jeu, les attentes des équipes et les subtilités tactiques. Une vision globale qui enrichit son arbitrage et renforce sa crédibilité sur le terrain.

    Dans un contexte où le football africain cherche à professionnaliser davantage ses officiels, Abdoulaye Yahaya apparaît comme un profil prometteur. Travailleur, discipliné et animé par une passion sincère pour le jeu, il s’inscrit dans une dynamique de progression constante.

    À moyen terme, son ambition semble claire : intégrer l’élite nationale, puis, pourquoi pas, franchir les frontières pour représenter le Togo sur la scène continentale. Si le chemin reste exigeant, les bases sont solides. Et dans le silence des terrains, Abdoulaye Yahaya avance, pas à pas, vers les sommets de l’arbitrage.

  • Fiscalité 2026 : le patronat à l’école des réformes

    Fiscalité 2026 : le patronat à l’école des réformes

    Le secteur privé togolais se mobilise pour mieux appréhender les nouvelles règles fiscales. À l’initiative du Conseil National du Patronat du Togo, la 9ᵉ édition du « Petit Déjeuner du Patronat » s’est tenue jeudi 19 mars 2026, marquant la première grande activité de l’année entre opérateurs économiques et administration.

    Organisée au siège du patronat, la rencontre a rassemblé de nombreux chefs d’entreprises et représentants d’associations professionnelles autour d’un objectif clair : décrypter les enjeux de la loi de finances 2026 et ses implications concrètes pour le tissu économique national.

    En ouverture, Mme KLUTSE Kékéli, Directrice exécutive par intérim du CNP-Togo, a donné le ton. Représentant le président empêché, elle a salué la forte mobilisation des acteurs privés et rappelé la vocation de ce rendez-vous, désormais inscrit dans l’agenda économique togolais. « Le Petit Déjeuner du Patronat est devenu un cadre privilégié d’échanges entre le secteur privé et l’administration publique », a-t-elle souligné.

    Insistant sur l’importance stratégique de la loi de finances, elle a rappelé qu’elle constitue un levier majeur de la politique économique nationale. Ses dispositions influencent directement la compétitivité des entreprises, l’attractivité du pays et, plus largement, l’environnement des affaires. Dans cette optique, elle a invité les opérateurs économiques à s’approprier les nouvelles mesures fiscales et douanières afin d’anticiper les mutations en cours et d’en tirer profit.

    Partenaire de l’événement, l’Unité de Politique Fiscale (UPF) a ensuite pris la parole à travers son directeur, M. AHIAKPOR Koffi Delalom. Celui-ci a présenté les grandes orientations de la loi de finances 2026, mettant en avant une volonté affirmée de simplification du système fiscal, de réduction des contentieux et de consolidation du dialogue entre l’administration et les contribuables.

    Dans le prolongement de cette intervention, M. PIGNANG, chef de la cellule fiscalité directe et indirecte à l’UPF, a détaillé les mesures phares de la réforme. Il a notamment mis l’accent sur trois axes structurants : la modernisation du système fiscal, le renforcement du partenariat public-privé et la diminution des litiges fiscaux.

    Parmi les innovations majeures figurent plusieurs dispositifs touchant des secteurs clés. La TETTIC (Taxe sur les entreprises de télécommunications et des technologies de l’information et de la communication) fait son entrée, tout comme la TVA appliquée aux services numériques. La réforme introduit également la facturation électronique certifiée, une avancée destinée à améliorer la transparence et la traçabilité des transactions.

    D’autres mesures concernent l’immatriculation des immeubles ainsi que la clarification des droits d’enregistrement sur les condamnations, autant d’ajustements visant à sécuriser les recettes publiques tout en facilitant les démarches administratives des entreprises.

    Au-delà des aspects techniques, ces nouvelles dispositions traduisent une ambition plus large : instaurer une fiscalité plus équitable, soutenir l’investissement et renforcer la confiance entre l’État et le secteur privé.

    La rencontre s’est achevée sur une session d’échanges interactifs, au cours de laquelle les participants ont pu exprimer leurs préoccupations, poser des questions et partager leurs expériences. Un moment d’écoute et de dialogue salué par l’ensemble des acteurs présents.

    À travers cette initiative, le Conseil National du Patronat du Togo confirme son engagement à maintenir un dialogue constant avec l’administration publique. Un positionnement qui s’inscrit dans une dynamique plus globale d’amélioration du climat des affaires, à l’heure où le pays cherche à consolider sa croissance et à attirer davantage d’investissements.

  • Paix en partage

    Paix en partage

    Faure Gnassingbé, le président du Conseil, a adressé un message de paix et de solidarité à la communauté musulmane du Togo ainsi qu’à l’ensemble des fidèles à travers le monde à l’occasion de la fête de l’Aïd El Fitr, célébrée ce vendredi et marquant la fin du mois sacré du Ramadan.

    Publié sur les réseaux sociaux, ce message s’inscrit dans une tradition de communion nationale en cette période de célébration spirituelle. Dans un contexte international marqué par des tensions persistantes et des crises sécuritaires, le chef du gouvernement togolais a choisi de donner à son intervention une portée à la fois nationale et universelle.

    « En ce temps de célébration, j’ai une pensée particulière pour les populations confrontées à la menace terroriste. Que les prières concourent au triomphe de la paix dans les régions du monde qui connaissent des conflits », a-t-il déclaré, soulignant ainsi l’importance de la foi et de la prière comme vecteurs d’espérance.

    Ce message, empreint d’humanité, met en lumière la préoccupation constante des autorités togolaises face aux défis sécuritaires, notamment dans la région des Savanes, au nord du pays. Cette zone, régulièrement exposée aux incursions de groupes armés, demeure au cœur des priorités gouvernementales en matière de sécurité et de protection des populations civiles.

    En évoquant ces réalités, Faure Gnassingbé rappelle que les moments de fête ne sauraient faire oublier les souffrances de certaines communautés. Au contraire, ils doivent renforcer les élans de solidarité et encourager une mobilisation collective en faveur de la paix.

    Au-delà des frontières togolaises, ce message résonne comme un appel à la concorde dans un monde en proie à de multiples foyers de tension. Des conflits armés aux menaces terroristes, les défis sécuritaires continuent d’affecter des millions de personnes, rendant plus que jamais nécessaire la promotion du dialogue et du vivre-ensemble.

    Dans ce contexte, la célébration de l’Aïd El Fitr apparaît comme un moment privilégié pour réaffirmer les valeurs de paix, de partage et de fraternité. Au Togo, pays reconnu pour sa diversité religieuse et sa cohésion sociale, ces principes constituent un socle essentiel du vivre-ensemble.

    Le message du président du Conseil s’inscrit ainsi dans une volonté de renforcer cette harmonie sociale, tout en adressant un signal fort aux populations affectées par l’insécurité. Il traduit également une reconnaissance des efforts et des sacrifices consentis par les fidèles musulmans tout au long du Ramadan.

    Cette prise de parole officielle dépasse le cadre d’un simple message de circonstance. Elle se veut un plaidoyer pour la paix et une invitation à faire de la solidarité un principe actif, capable de transcender les épreuves et de rapprocher les peuples.

  • Femmes du Togo : entre traditions et conquêtes

    Femmes du Togo : entre traditions et conquêtes

    À l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, une rencontre d’envergure se tient ce 20 mars 2026 à Cluj-Napoca, en Roumanie, autour d’un thème aussi universel que crucial : « Être femme au Togo : héritages, luttes et transformations ». Organisé à la Faculté des Lettres de la prestigieuse Université Babeș-Bolyai, l’événement met en lumière les réalités féminines à travers un dialogue interculturel entre l’Afrique et l’Europe.

    Dans un contexte où le mois de mars est consacré à la célébration et à la défense des droits des femmes, cette initiative se veut à la fois un espace de réflexion, de transmission et d’engagement. Elle s’inscrit dans une dynamique de coopération culturelle et intellectuelle soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie, qui œuvre pour la promotion de la langue française, mais aussi pour les valeurs de diversité, d’égalité et de solidarité.

    Une voix togolaise au cœur du débat

    Invité principal de cette rencontre, Gnimdéwa Atakpama incarne une figure engagée du paysage intellectuel togolais. Auteur, conteur, expert des médias et acteur politique, il porte un regard à la fois critique et enraciné sur les mutations sociales qui traversent les sociétés africaines contemporaines.

    Sa présence à Cluj s’inscrit dans le cadre d’un projet international visant à favoriser les échanges entre chercheurs, artistes et penseurs francophones. À travers son intervention, il entend interroger les multiples facettes de la condition féminine au Togo, entre pesanteurs traditionnelles, combats pour l’émancipation et dynamiques de transformation.

    Entre héritage et résistances

    Le thème de la rencontre invite à une analyse nuancée des réalités vécues par les femmes togolaises. Héritières de traditions parfois contraignantes, elles sont aussi actrices de changement, engagées dans des luttes quotidiennes pour leurs droits, leur autonomie et leur reconnaissance sociale.

    Qu’il s’agisse d’accès à l’éducation, de participation à la vie politique ou de lutte contre les violences basées sur le genre, les défis restent nombreux. Mais les avancées, portées par la société civile, les institutions et les initiatives individuelles, témoignent d’une transformation progressive des mentalités.

    Cette rencontre entend ainsi dépasser les clichés pour donner à voir la complexité des trajectoires féminines, dans un pays où modernité et tradition cohabitent souvent de manière ambivalente.

    Une Francophonie vivante et engagée

    Au-delà du cas togolais, l’événement illustre la vitalité de la Francophonie comme espace de dialogue et de co-construction. En réunissant des publics venus de différents horizons, il favorise une meilleure compréhension des enjeux globaux liés à la condition féminine.

    La devise affichée sur l’affiche — « Vive la Francophonie : langue, culture, diversité » — prend ici tout son sens. Elle rappelle que la langue française n’est pas seulement un outil de communication, mais aussi un vecteur de valeurs et un levier d’action.

    Un rendez-vous ouvert et fédérateur

    Prévue à 16 heures, en salle 146 de la Faculté des Lettres, la rencontre est ouverte à tous, sans distinction. Étudiants, enseignants, chercheurs et curieux sont invités à prendre part à cet échange, dans un esprit de partage et d’enrichissement mutuel.

    À travers cette initiative, les organisateurs entendent poser une question essentielle : que signifie être femme aujourd’hui, dans un monde en mutation ? Une interrogation qui, au-delà des frontières, résonne avec une acuité particulière et appelle des réponses collectives.

  • Thierry VIDEKE, un pionnier d’une Afrique connectée

    Thierry VIDEKE, un pionnier d’une Afrique connectée

    Contrairement à de nombreux profils formatés, Thierry VIDEKE, cinquième d’une fratrie nombreuse, incarne aujourd’hui une génération d’acteurs africains résolument tournés vers la transformation digitale de l’Afrique.

    Origines d’une vocation numérique

    Né le 27 mai 1990 à Agu-Nyogbo-Dzidzolé, dans la région des Plateaux au Togo, Thierry VIDEKE, de son nom complet Kossi Evenunye VIDEKE, incarne une génération d’acteurs africains résolument tournés vers la transformation digitale du continent. Issu d’un père togolais, cadre de l’administration de la cartographie nationale, et d’une mère ghanéenne, il grandit au carrefour de deux cultures qui nourriront plus tard sa vision panafricaine.

    Cinquième d’une fratrie nombreuse, il passe une partie de son enfance à Sokodé avant de poursuivre son parcours entre cette ville et Lomé. Très tôt, il développe une fascination pour l’informatique. À seulement onze ans, il s’initie de manière autodidacte à la programmation, posant les bases d’un parcours atypique, construit en marge des circuits académiques classiques.

    Ce goût précoce pour la technologie s’accompagne d’une interrogation fondamentale : pourquoi certaines nations progressent-elles plus rapidement que d’autres ? Une question fondatrice qui orientera toute sa trajectoire vers la recherche de solutions concrètes pour l’Afrique.

    Autodidacte au parcours singulier

    Contrairement à de nombreux profils formatés, Thierry VIDEKE s’affirme comme un autodidacte rigoureux et polyvalent. Après avoir quitté Sokodé pour Lomé en 2012, il débute modestement comme technicien informatique dans un cybercafé, une expérience qui lui permet de consolider ses compétences tout en se confrontant aux réalités socio-économiques du pays.

    Au fil des années, il élargit son champ d’expertise : développement web, maintenance réseau, animation 3D, vidéographie, voire santé préventive. Cette diversité de compétences traduit un profil « multipotentiel », capable de naviguer entre technologie, création et engagement social.

    Son parcours est également marqué par des certifications techniques (Java, Oracle, Microsoft) et des expériences dans la production audiovisuelle, notamment dans les effets spéciaux pour des séries togolaises diffusées à la télévision nationale.

    Entrepreneuriat et vision panafricaine

    Au-delà de ses compétences techniques, Thierry VIDEKE s’impose surtout comme un entrepreneur engagé. Il fonde TATAFRIK, une structure dédiée à la promotion du patriotisme africain à travers la technologie et l’innovation. Cette initiative vise à accompagner les startups, développer des solutions numériques et encourager la coopération entre acteurs africains.

    Dans cette même dynamique, il lance plusieurs projets structurants :

    • BizVa, une plateforme d’e-commerce destinée à faciliter l’accès au marché pour les entrepreneurs africains ;
    • GRANDICUS, une initiative visant à intégrer l’informatique dans le secteur informel ;
    • SISA (Symposium International des Startups Africaines), un cadre de réflexion et de promotion de l’innovation sur le continent.

    Ces projets traduisent une volonté claire : faire du numérique un levier d’autonomisation économique et culturelle pour l’Afrique.

    Combat pour la mémoire numérique africaine

    L’un des aspects les plus marquants du parcours de Thierry VIDEKE réside dans son engagement en faveur de la valorisation des savoirs africains. Contributeur actif à Wikipédia depuis plus de quinze ans, il s’est rapidement heurté aux limites du modèle encyclopédique dominant, souvent peu adapté aux réalités africaines, notamment en raison de la place prépondérante de la tradition orale.

    Face à ce constat, il lance WikiTatafrik, une plateforme innovante destinée à documenter les récits, traditions et innovations africaines. L’objectif est clair : offrir une alternative inclusive, capable d’intégrer les savoirs locaux souvent marginalisés par les standards internationaux.

    À travers cette initiative, Thierry VIDEKE se positionne comme un défenseur de la mémoire collective africaine, convaincu que la digitalisation constitue un enjeu crucial pour la préservation de l’identité culturelle du continent.

    Reconnaissance et rayonnement international

    L’engagement de Thierry VIDEKE ne passe pas inaperçu. Ses contributions à la diffusion des contenus africains lui valent plusieurs distinctions, notamment dans le cadre des compétitions organisées par l’Association africaine des bibliothèques (AfLIA) et des initiatives comme l’« Africa Day Challenge ».

    Il se distingue ainsi en 2023 en obtenant la première place au Togo et la troisième à l’échelle africaine lors de la Semaine des bibliothécaires africains.

    Par ailleurs, son implication au sein de la communauté Wikimedia et ses collaborations internationales, notamment avec des organisations basées aux États-Unis et au Ghana, témoignent de son rayonnement au-delà des frontières togolaises.

    Perspective

    Plus qu’un simple technicien ou entrepreneur, Thierry VIDEKE se distingue par une vision profondément humaniste du numérique. Pour lui, la technologie ne saurait être une fin en soi : elle doit servir à transmettre, connecter et émanciper.

    Son ambition est de bâtir une Afrique où les savoirs ne sont plus périphériques mais centraux dans la production mondiale de connaissances. Une Afrique capable de raconter sa propre histoire, avec ses propres outils.

    À travers ses projets actuels et futurs — expansion de WikiTatafrik, développement de BizVa, multiplication des initiatives éducatives — il s’inscrit dans une dynamique de long terme, visant à structurer un écosystème numérique africain autonome et inclusif.

    Bâtisseur discret mais déterminé

    Thierry VIDEKE appartient à cette catégorie d’acteurs souvent éloignés des projecteurs, mais dont l’impact s’avère profond et durable. À la croisée de la technologie, de la culture et de l’engagement social, il incarne une nouvelle génération d’Africains décidés à transformer les contraintes en opportunités.

    Son parcours, marqué par l’autodidaxie, la persévérance et l’innovation, illustre une conviction forte : l’avenir de l’Afrique passera inévitablement par la maîtrise de son récit et de ses outils numériques.

    En ce sens, Thierry VIDEKE n’est pas seulement un entrepreneur ou un informaticien. Il est, avant tout, un architecte du savoir africain en devenir.

  • AGL Togo : l’unité au service de l’ambition

    AGL Togo : l’unité au service de l’ambition

    À Lomé, la “Fête de Famille 2026” de Africa Global Logistics (AGL) Togo a rassemblé collaborateurs, partenaires et autorités autour d’un moment fort, marqué par la reconnaissance des performances et la projection vers de nouveaux défis. L’événement s’inscrit dans une dynamique de consolidation des acquis et de renforcement de l’esprit d’équipe au sein de l’entreprise.

    Au cœur de cette rencontre, la direction d’AGL a salué l’engagement et le professionnalisme de ses équipes, qui ont permis à l’entreprise d’enregistrer trois années consécutives de croissance sous sa nouvelle identité. Une performance attribuée à la mobilisation collective et à une culture d’entreprise axée sur la rigueur et l’innovation.

    Reconnaissance et esprit d’équipe

    L’un des temps forts de la cérémonie a été la remise de distinctions à plusieurs collaborateurs et partenaires. Ces récompenses visent à valoriser les contributions individuelles et collectives, tout en renforçant le sentiment d’appartenance à une même vision. Pour AGL, les défis du secteur logistique ne peuvent être relevés durablement que dans un climat de confiance et de synergie entre les différents acteurs.

    La direction a également exprimé sa gratitude envers les clients et partenaires pour leur fidélité, soulignant leur rôle déterminant dans la trajectoire de croissance de l’entreprise. Dans un environnement économique en constante évolution, cette confiance apparaît comme un levier essentiel pour maintenir la compétitivité.

    Un environnement favorable salué

    AGL Togo n’a pas manqué de reconnaître l’importance du cadre institutionnel dans son développement. L’entreprise a ainsi salué l’engagement des autorités togolaises en faveur d’un climat des affaires propice à l’investissement et à la croissance. Un contexte jugé déterminant pour accompagner les ambitions du secteur privé et stimuler les initiatives structurantes.

    Des ambitions affirmées pour 2026

    Pour l’année 2026, AGL Togo affiche des objectifs clairs. L’entreprise entend renforcer sa contribution aux transformations économiques du pays, notamment en soutenant des projets structurants dans le domaine logistique.

    Elle prévoit également d’intensifier son impact social à travers des actions concrètes dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé et la protection de l’environnement. Cette orientation traduit une volonté d’inscrire ses activités dans une logique de développement durable et inclusif.

    Enfin, AGL ambitionne de poursuivre la modernisation de ses services en misant sur l’innovation et la performance logistique, afin de répondre aux exigences croissantes du marché.

    Une dynamique collective tournée vers l’avenir

    Au-delà des célébrations, cette “Fête de Famille 2026” aura servi de catalyseur pour réaffirmer les valeurs fondamentales du groupe : engagement, solidarité et excellence. Pour les responsables d’AGL Togo, la réussite future reposera avant tout sur la capacité des équipes à maintenir cet élan collectif.

    Dans un secteur stratégique pour l’économie nationale, l’entreprise entend ainsi poursuivre sa trajectoire en s’appuyant sur la force de son capital humain. Un pari sur l’avenir qui, à en croire ses dirigeants, ne pourra être relevé qu’ensemble.

  • Ghana plutôt que Togo : le choix révélateur de Senaya

    Ghana plutôt que Togo : le choix révélateur de Senaya

    Le choix de Marvin Senaya de représenter le Ghana au détriment du Togo ne relève pas du simple hasard. Derrière cette décision se dessine une réalité plus profonde du football africain : l’attractivité des sélections nationales. À 25 ans, le latéral de l’AJ Auxerre a tranché en faveur des Black Stars, laissant de côté les Éperviers du Togo. Un choix qui interroge et révèle le déclassement progressif du football togolais.

    Une décision loin d’être anodine

    Né en France et éligible pour trois sélections (France, Ghana, Togo), Marvin Senaya avait l’embarras du choix. Mais lorsque deux fédérations africaines se disputent un joueur binational, le critère sportif devient souvent déterminant.

    Le Ghana, nation historique du football africain, offre aujourd’hui une vitrine bien plus séduisante. Les Black Stars participent régulièrement aux grandes compétitions internationales, notamment la Coupe du monde de football 2026, pour laquelle ils nourrissent de réelles ambitions. À l’inverse, le Togo peine à exister sur la scène continentale et mondiale.

    Le poids de l’attractivité sportive

    Il faut le dire clairement : le Ghana est aujourd’hui plus attractif que le Togo sur le plan sportif. Les Black Stars disposent d’un vivier de joueurs évoluant dans les grands championnats européens, d’une meilleure organisation et d’une visibilité accrue.

    En face, les Éperviers du Togo semblent avoir perdu leur éclat. Depuis leur unique participation à la Coupe du monde de football 2006, ils n’ont jamais réussi à retrouver un niveau comparable. Pire, la sélection togolaise donne aujourd’hui l’image d’une équipe en reconstruction permanente, sans projet clair ni résultats marquants.

    Dans ce contexte, le choix de Marvin Senaya apparaît presque logique. Un joueur ambitieux, en pleine progression, cherchera naturellement un environnement compétitif capable de valoriser sa carrière.

    Une sélection togolaise devenue banale ?

    Autrefois portée par des figures emblématiques comme Emmanuel Adebayor, la sélection togolaise suscitait respect et admiration. Aujourd’hui, ce prestige s’est estompé.

    Les Éperviers du Togo peinent à attirer les binationaux, souvent courtisés par d’autres nations africaines plus compétitives. Ce phénomène n’est pas nouveau, mais il s’accentue. Le manque de résultats, les difficultés organisationnelles et l’absence de stabilité technique contribuent à cette désaffection.

    Le cas Senaya est donc symptomatique d’un mal plus profond : le Togo n’est plus une destination prioritaire pour les talents issus de sa diaspora.

    Le poids de l’héritage familial

    Le choix de Marvin Senaya n’en est que plus marquant lorsque l’on sait que son père a porté les couleurs du Togo. Ce lien aurait pu peser dans la balance, mais il n’a visiblement pas suffi.

    Cela montre bien que, dans le football moderne, l’attachement émotionnel cède souvent face aux considérations professionnelles. Jouer une Coupe du monde, bénéficier d’une meilleure exposition ou évoluer dans une équipe compétitive sont devenus des critères décisifs.

    A-t-il fait le bon choix ?

    Sur le plan purement sportif, difficile de contester la logique de Marvin Senaya. Le Ghana lui offre une probabilité plus élevée de disputer des compétitions majeures et de se mesurer au plus haut niveau.

    Cependant, ce choix comporte aussi des risques. La concurrence au sein des Black Stars est plus rude, et rien ne garantit une place durable dans l’effectif. À l’inverse, avec le Togo, il aurait sans doute bénéficié d’un statut plus important et d’un rôle central.

    Un signal d’alarme pour le Togo

    Au-delà du cas individuel, cette décision doit interpeller les instances du football togolais. Perdre un joueur comme Marvin Senaya, au profit d’un concurrent direct, est révélateur d’un déficit d’attractivité.

    Pour redevenir compétitifs, les Éperviers du Togo devront se réinventer : structuration, résultats, vision à long terme. Sans cela, d’autres talents pourraient suivre le même chemin.

    En définitive, le choix de Senaya n’est pas seulement celui d’un joueur. Il est le reflet d’un rapport de force clair entre deux nations du football africain. Et pour le Togo, le constat est sans appel : il est urgent de redevenir séduisant.

  • Togo : l’équilibrisme risqué de Lomé?

    Togo : l’équilibrisme risqué de Lomé?

    L’épisode récent de la visite discrète à Lomé du ministre russe de la Défense, Andreï Belousov, illustre cette approche feutrée.

    Dans un contexte géopolitique ouest-africain de plus en plus fragmenté, le Togo de Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil, tente de se positionner comme un acteur pivot entre blocs rivaux. Entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l’Alliance des États du Sahel (AES), les puissances occidentales et une Russie de plus en plus présente en Afrique, Lomé joue une partition diplomatique complexe. Une stratégie d’équilibriste qui, si elle offre des marges de manœuvre à court terme, pose la question de sa viabilité à long terme.

    Une diplomatie du silence et du calcul

    L’épisode récent de la visite discrète à Lomé du ministre russe de la Défense, Andreï Belousov, illustre cette approche feutrée. Reçu par le président du Conseil togolais, sans communication officielle, cet échange en dit long sur la prudence stratégique de Lomé. Le Togo ne veut froisser aucun partenaire, mais entend multiplier les canaux d’influence.

    Ce choix s’inscrit dans une dynamique plus large. Alors que plusieurs pays sahéliens ont pris leurs distances avec les partenaires occidentaux pour se rapprocher de Moscou, Lomé préfère maintenir une posture d’ouverture tous azimuts. Le pays coopère avec les États-Unis en matière sécuritaire, reste engagé au sein de la Cedeao, tout en entretenant des relations plus ou moins discrètes avec la Russie.

    Rôle d’intermédiaire

    Depuis la rupture entre la Cedeao et les pays de l’AES, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger, le Togo tente de se positionner comme un pont diplomatique. Faure Essozimna Gnassingbé a multiplié les initiatives de médiation, cherchant à éviter une fracture durable dans la sous-région.

    Cette posture d’arbitre est stratégique. Elle permet à Lomé de renforcer son poids diplomatique tout en se présentant comme un acteur de stabilité. Dans une région marquée par les coups d’État et les tensions politiques, le Togo mise sur la continuité institutionnelle pour asseoir sa crédibilité.

    Cependant, ce positionnement n’est pas sans risques. La Cedeao, fragilisée, observe avec attention les initiatives togolaises, tandis que les pays de l’AES pourraient voir dans cette médiation une tentative d’influence déguisée.

    Jeu des puissances

    Au-delà des dynamiques régionales, le Togo évolue dans un contexte de rivalité accrue entre grandes puissances. Les États-Unis, engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, considèrent Lomé comme un partenaire stable. Des coopérations sécuritaires et économiques se poursuivent, renforçant les liens entre les deux pays.

    Dans le même temps, la Russie intensifie ses efforts pour s’ancrer en Afrique de l’Ouest. Si le Togo ne s’affiche pas ouvertement dans ce rapprochement, les contacts existent. Lomé semble vouloir tirer profit de cette concurrence, obtenant des soutiens variés sans s’aligner pleinement sur un camp.

    Cette stratégie rappelle celle de certains États non-alignés durant la guerre froide : diversifier les partenaires pour maximiser les gains tout en limitant les dépendances.

    Une stratégie payante à court terme?

    À court terme, l’équilibrisme togolais présente des avantages évidents. Il permet au pays de bénéficier d’appuis multiples, de renforcer son rôle diplomatique et de préserver une certaine autonomie stratégique.

    Sur le plan intérieur, cette posture consolide également le pouvoir de Faure Essozimna Gnassingbé. En apparaissant comme un interlocuteur incontournable sur la scène régionale, le président du Conseil renforce sa légitimité et son influence. De plus, dans un environnement régional instable, le Togo capitalise sur son image de havre relatif de stabilité, attirant les partenaires et les investissements.

    Fragilité

    Mais cet équilibre reste précaire, selon les observateurs avisés. En effet, à long terme, soutiennent-ils, les tensions entre blocs pourraient rendre cette position intenable. La polarisation croissante entre la Cedeao et l’AES ainsi qu’entre les puissances occidentales et la Russie pourrait contraindre Lomé à faire des choix plus clairs.

    Le risque principal est celui de la méfiance, murmure un analyste. À vouloir ménager tous les camps, le Togo pourrait être perçu comme un partenaire peu fiable. Une telle perception pourrait affaiblir sa crédibilité diplomatique et limiter ses marges de manœuvre.

    Par ailleurs, les pressions extérieures pourraient s’intensifier. Les grandes puissances, en quête d’alliés stratégiques, pourraient exiger des positions plus tranchées, réduisant l’espace de neutralité dont bénéficie actuellement Lomé.

    Un pari sur l’avenir

    L’équilibrisme diplomatique du Togo apparaît ainsi comme un pari. Un pari sur sa capacité à naviguer dans un environnement international incertain, à maintenir des relations diversifiées sans se compromettre. Mais ce pari dépendra de plusieurs facteurs : l’évolution des rapports de force régionaux, la capacité de la Cedeao à se réinventer, la solidité de l’AES et l’intensité de la rivalité entre puissances globales.

    In fine, si cette stratégie confère aujourd’hui au Togo un rôle singulier en Afrique de l’Ouest, rien ne garantit qu’elle pourra être maintenue indéfiniment. L’équilibriste peut avancer tant que le fil tient. Mais dans un monde de plus en plus polarisé, la moindre secousse pourrait suffire à rompre cet équilibre fragile.

  • Bolloré face à la justice

    Bolloré face à la justice

    Le feuilleton judiciaire autour de Vincent Bolloré connaît un tournant décisif. L’homme d’affaires français a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour « corruption d’agent public étranger » dans un dossier impliquant notamment le Togo. Une audience est attendue en décembre prochain, sauf rebondissement de procédure.

    Au cœur de cette affaire, des soupçons remontant à 2010. La justice française, à travers le Parquet national financier, estime que le groupe Groupe Bolloré aurait, via sa filiale de communication Havas, fourni des prestations à coût réduit pour soutenir les campagnes présidentielles de Faure Gnassingbé et de Alpha Condé. En contrepartie, le groupe aurait obtenu ou consolidé des concessions stratégiques dans la gestion de ports en Afrique de l’Ouest.

    Des faits anciens mais sensibles

    Les faits reprochés remontent à plus de quinze ans, mais leur portée reste hautement sensible. Le Togo et la Guinée représentent des zones clés pour les activités portuaires du groupe Bolloré, notamment dans la logistique et le transport maritime. Les ports de Lomé et de Conakry constituent en effet des hubs stratégiques pour les échanges commerciaux dans la région.

    Selon les juges d’instruction, ces arrangements supposés pourraient relever d’un système d’influence mêlant communication politique et intérêts économiques. Une pratique strictement encadrée, voire interdite, par le droit français lorsqu’elle implique des agents publics étrangers.

    Une défense ferme

    Face à ces accusations, la défense de Vincent Bolloré conteste vigoureusement toute irrégularité. Ses avocats soutiennent que les opérations évoquées s’inscrivaient dans un cadre commercial classique entre entreprises partenaires. Ils affirment également que leur client n’avait pas connaissance des modalités précises de certaines prestations réalisées par Havas.

    Deux autres figures du groupe sont également concernées par le renvoi : Gilles Alix, ancien directeur général, et Jean-Philippe Dorent, ex-responsable international chez Havas. Tous deux devront répondre, à des degrés divers, d’accusations liées à la corruption ou à la complicité d’abus de confiance.

    Enjeux politiques et économiques

    Au-delà du cas personnel de Vincent Bolloré, ce procès s’annonce comme un moment clé dans la lutte contre la corruption internationale. Il met en lumière les relations parfois complexes entre grandes entreprises occidentales et pouvoirs politiques africains.

    Pour le Togo, cité dans cette affaire, l’enjeu est aussi celui de l’image et de la gouvernance. Bien que les faits soient anciens, leur résonance actuelle intervient dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance sont de plus en plus scrutées, tant au niveau national qu’international.

    Une audience très attendue

    Si la tenue du procès est confirmée pour décembre, il pourrait durer plusieurs jours, voire semaines, au regard de la complexité du dossier. Ce rendez-vous judiciaire permettra de clarifier les responsabilités et, potentiellement, de faire la lumière sur des pratiques longtemps restées dans l’ombre.

    En attendant, cette affaire rappelle que les interactions entre politique et affaires, surtout à l’international, demeurent un terrain sensible où la justice entend désormais exercer un contrôle renforcé.

  • Brigitte Adjamagbo-Johnson en tournée citoyenne

    Brigitte Adjamagbo-Johnson en tournée citoyenne

    La députée Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, également secrétaire générale de la Convention démocratique des peuples africains (CDPA), entame une tournée parlementaire dans le nord du pays. Cette initiative s’inscrit dans une démarche de proximité avec les populations et de redevabilité de l’action politique.

    Prévue du 20 au 24 mars 2026, cette tournée conduira la parlementaire successivement à Dapaong les 20 et 21 mars, puis à Kara les 23 et 24 mars. À travers cette descente sur le terrain, l’élue entend renforcer le lien entre les citoyens et leurs représentants à l’Assemblée nationale.

    Une mission de redevabilité

    Au cœur de cette tournée figure un objectif clair, celui de rendre compte aux populations des actions menées au Parlement. Dans un contexte où la transparence et la confiance entre gouvernants et gouvernés sont souvent questionnées, cette initiative se veut un exercice de responsabilité démocratique.

    « On siège pour vous », rappelle le message central de la campagne. La députée entend ainsi expliquer les décisions prises, les débats engagés et les positions défendues au sein de l’hémicycle. Une manière de rapprocher les citoyens des institutions et de leur permettre de mieux comprendre les enjeux politiques nationaux.

    Un espace de dialogue direct

    Au-delà du bilan parlementaire, cette tournée se veut aussi un cadre d’échanges ouverts. Les populations de Dapaong et de Kara auront l’occasion d’exprimer leurs préoccupations, poser des questions et partager leurs attentes.

    Ces rencontres directes traduisent une volonté de construire une gouvernance participative, où les citoyens ne sont pas de simples spectateurs, mais des acteurs à part entière du processus démocratique. La démarche vise également à recueillir des contributions utiles pour orienter les futures actions politiques.

    Contrôle de l’action gouvernementale

    Autre axe important de cette tournée : les visites de terrain pour évaluer l’action du gouvernement. La députée prévoit d’effectuer des contrôles afin de mesurer l’impact réel des politiques publiques dans ces localités.

    Cette approche s’inscrit dans le rôle de veille et de contrôle dévolu aux parlementaires. Elle permet de confronter les décisions prises à Lomé aux réalités vécues par les populations.

    Appel à la mobilisation

    La CDPA lance un appel à une mobilisation massive des populations concernées. « Votre voix compte, votre présence est essentielle », souligne le message adressé aux habitants.

    À travers cette tournée, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson réaffirme son engagement en faveur d’une politique de proximité, fondée sur l’écoute, le dialogue et la transparence. Un rendez-vous citoyen qui pourrait renforcer la participation démocratique dans ces régions du Togo.

Radio Renouveau228

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