Le Togo s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la promotion de l’innovation technologique avec sa participation à l’édition 2026 du « Robotics for Good Youth Challenge », un concours international dédié à la robotique au service du bien social.
Cette initiative, portée par Union internationale des télécommunications (UIT) à travers son programme « AI for Good », place les jeunes de 10 à 18 ans au cœur des solutions technologiques pour un développement durable.
Véritable tremplin pour les talents émergents, la compétition invite les participants à concevoir et programmer des robots capables de répondre à des problématiques concrètes. Au-delà de l’aspect compétitif, le défi vise à renforcer les compétences en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STEM), tout en stimulant la créativité et l’engagement citoyen des jeunes.
Le processus de sélection se déroule en plusieurs phases, allant des épreuves locales et nationales à une finale internationale prestigieuse. Les équipes les plus performantes auront l’opportunité de défendre leurs projets lors du sommet mondial « AI for Good Global Summit », prévu à Genève. L’initiative se distingue également par son approche inclusive, privilégiant l’utilisation d’outils open source et de matériaux accessibles afin de démocratiser l’accès à la robotique.
Au Togo, l’organisation de l’édition 2026 est confiée à Togo Institute for Digital Development (TIDD) et à Data Community Togo (DaCoT), en partenariat avec Institut Français du Togo. Les épreuves qualificatives se tiendront à Lomé, où ces structures assureront également l’encadrement des candidats à travers des formations en robotique, en codage et en intelligence artificielle.
Les jeunes participants togolais seront appelés à imaginer des solutions innovantes à des défis locaux, notamment la gestion des déchets ou l’intervention en cas de catastrophes naturelles. Une manière concrète d’ancrer la technologie dans les réalités du terrain, tout en développant des compétences utiles pour l’avenir.
Les meilleures équipes nationales auront l’honneur de représenter le Togo à la finale internationale, prévue du 7 au 10 juillet 2026 à Genève. À travers cette mobilisation, le pays confirme son ambition de s’imposer comme un acteur dynamique de l’innovation en Afrique, en misant sur sa jeunesse et sur le potentiel transformateur des technologies émergentes.
À Lomé, le rendez-vous est pris pour un événement à la croisée des chemins entre spiritualité, engagement public et mémoire vivante. Ce 24 mars 2026, à l’Agora Senghor, salle Hibiscus, sera officiellement lancé l’ouvrage posthume de Mgr Nicodème Barrigah-Benissan, intitulé De l’évangile à la politique. Un titre évocateur pour un homme dont la trajectoire a profondément marqué l’Église et la vie publique togolaises.
Présenté comme un « livre-testament », cet ouvrage se distingue par sa forme originale : un long entretien avec le journaliste Max-Savi Carmel, dans lequel l’ancien prélat revient sans détour sur son parcours, ses convictions et ses engagements. Loin d’un simple récit autobiographique, le livre se veut une plongée dans les coulisses d’une vie multiple : pasteur, diplomate et artiste.
La préface est signée de Mgr Denis Amuzu-Djakpah, figure respectée de l’Église catholique, qui souligne la portée historique et spirituelle de ce témoignage. À travers ses pages, c’est toute une époque qui se raconte, celle d’un Togo en mutation, où les lignes entre foi et action publique se redessinent.
Mgr Barrigah-Benissan n’était pas seulement un homme d’Église. Il fut également un acteur engagé dans les dynamiques politiques et sociales du pays, incarnant une rare capacité à naviguer entre sacré et profane. Son parcours témoigne d’une conviction profonde : celle que la foi ne saurait être confinée aux murs des églises, mais doit irriguer la société, éclairer les décisions et accompagner les peuples dans leur quête de justice et de dignité.
L’ouvrage promet ainsi de livrer des réflexions sans concession sur des sujets sensibles : gouvernance, éthique politique, responsabilité des élites, mais aussi les défis internes de l’Église en Afrique. À travers ses confidences, l’auteur interroge le rôle des leaders religieux dans des contextes souvent marqués par l’instabilité et les tensions sociales.
Le choix du format entretien permet une parole libre, parfois incisive, souvent émouvante. On y découvre un homme lucide, conscient des limites de son action, mais profondément habité par une volonté de servir. Le livre s’annonce également comme une source précieuse pour les chercheurs, les croyants et les citoyens désireux de comprendre les interactions entre religion et politique en Afrique contemporaine.
Le lancement prévu à l’Agora Senghor s’annonce comme un moment fort, réunissant personnalités religieuses, acteurs politiques, intellectuels et grand public. Au-delà de la simple présentation d’un livre, il s’agira d’un hommage à une figure majeure, dont la voix continue de résonner bien après sa disparition.
En publiant De l’évangile à la politique, les initiateurs de ce projet offrent au public une œuvre de transmission, un héritage intellectuel et spirituel. Dans un contexte où les repères se brouillent, ce témoignage vient rappeler l’importance de l’engagement éclairé, du dialogue entre foi et citoyenneté, et du courage de penser autrement.
Ce livre n’est pas seulement une rétrospective. Il est une invitation à réfléchir, à questionner et, peut-être, à agir.
Dans un pays où le handicap reste encore trop souvent synonyme d’exclusion, certaines trajectoires viennent bouleverser les idées reçues. Celle d’Alipui Enyonam, affectueusement appelée Immaculée, en est une illustration saisissante.
Née dans une famille nombreuse de quatorze enfants, elle grandit avec un handicap moteur qui aurait pu la reléguer à la marge. Mais son histoire prend une toute autre direction, portée par un pilier essentiel : le soutien indéfectible de son père.
« Quand un père croit en sa fille, elle peut changer le monde. » Cette phrase, Immaculée ne la prononce pas comme un slogan, mais comme une vérité forgée dans l’épreuve et l’amour familial. Dans son foyer, elle n’a jamais été définie par son handicap. Bien au contraire, ses parents ont fait le choix de l’inclusion et de l’égalité. Son père, en particulier, a posé un principe simple mais puissant : impossible de scolariser les autres enfants sans lui offrir les mêmes chances.
Ce choix, loin d’être anodin, a marqué un tournant dans la vie de la jeune fille. Là où beaucoup auraient vu des limites, lui voyait un potentiel. Il était prêt, disait-il, à vendre ses biens pour assurer l’éducation de ses enfants. Pour Immaculée, ce soutien constant a été un moteur décisif. « Ma voix comptait. Je participais aux décisions. J’étais simplement leur fille », confie-t-elle.
Les souvenirs qu’elle garde de son enfance et de ses années d’études témoignent de cette complicité. Dans leur quartier régulièrement inondé, les déplacements étaient souvent difficiles. Pourtant, rien ne semblait pouvoir freiner sa détermination. À son retour de l’université, lorsque les rues devenaient impraticables, un simple appel suffisait. Son père venait alors la porter sur son dos jusqu’à la maison. Un geste à la fois simple et profondément symbolique. « Ce n’était pas seulement une aide physique. C’était un message : “Tu peux aller loin.” »
Aujourd’hui, ce message a porté ses fruits. Immaculée est assistante en gestion de projet au sein de l’APROFEHTO, une organisation engagée dans la promotion des droits des femmes en situation de handicap et des mères d’enfants handicapés. Son parcours professionnel s’inscrit dans une continuité évidente : celle de l’engagement et du combat pour l’égalité.
À travers son travail, elle contribue à faire entendre des voix longtemps réduites au silence. Son implication dans le projet NAATAANN lui a permis de renforcer ses connaissances sur les droits des femmes en situation de handicap, mais aussi d’acquérir les outils nécessaires pour défendre celles qui n’osent pas encore s’exprimer. Désormais membre du réseau WATCH, qui regroupe jeunes, étudiants et avocats engagés, elle s’impose comme une actrice de terrain dans la défense des droits humains.
Mais au-delà de ses fonctions, Immaculée incarne une mission. Celle de transmettre ce qu’elle a reçu. « L’encouragement reçu à la maison peut devenir un engagement pour toute une communauté », affirme-t-elle. À chaque occasion, elle sensibilise les parents, en particulier les pères, à l’importance de soutenir leurs enfants en situation de handicap. Elle insiste sur la nécessité de reconnaître leurs capacités, de croire en leurs talents et de leur offrir les mêmes opportunités.
Son message résonne d’autant plus fort dans un contexte où les préjugés persistent. Pour beaucoup, le handicap reste un frein à l’éducation, à l’emploi et à l’autonomie. Pourtant, des initiatives comme NAATAANN contribuent à changer les mentalités. Grâce au soutien de partenaires internationaux, notamment la Commission australienne au Ghana, et à l’engagement d’organisations locales telles que Fetaph Togo, Alternative Leadership Group, CAJS Officiel, Tantines de la Kara ou encore l’Association des Femmes et Filles Handicapées Vaillantes des Savanes, de nombreuses femmes sont formées et accompagnées.
Dans les régions Maritime, de la Kara et des Savanes, ces programmes permettent à des femmes de devenir des pairs éducatrices et de véritables défenseures des droits humains. Immaculée fait partie de cette nouvelle génération de leaders engagées, déterminées à transformer leur vécu en levier de changement.
Son histoire rappelle une évidence souvent oubliée : l’inclusion commence dans le cercle familial. C’est là que se construisent la confiance, l’estime de soi et l’ambition. En croyant en sa fille, le père d’Immaculée n’a pas seulement changé le destin d’un enfant. Il a contribué à faire émerger une voix, une militante, une femme capable d’inspirer et d’agir.
À travers son parcours, Immaculée incarne un espoir. Celui d’une société plus juste, où chaque enfant, quelle que soit sa condition, peut rêver, apprendre et réussir. Et où, parfois, il suffit d’un père qui croit en sa fille pour commencer à changer le monde.
Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa politique de coopération internationale en scellant un accord stratégique avec la société chinoise Weihai International Economic & Technical Cooperative (WIETC).
Signé récemment entre le ministre Arthur Trimua et le représentant de l’entreprise, Lu Xinyong, ce partenariat ambitionne de dynamiser plusieurs secteurs clés de l’économie nationale.
Au cœur de cet accord figurent des investissements ciblés dans la santé, les énergies renouvelables, les infrastructures et l’innovation scientifique. L’objectif est clair : renforcer les capacités du pays tout en favorisant une croissance durable et inclusive. La modernisation du système de santé constitue notamment une priorité, avec des projets destinés à améliorer l’accès et la qualité des soins pour les populations.
Parallèlement, l’accent sera mis sur le développement des énergies vertes, un levier essentiel pour réduire la dépendance énergétique et répondre aux enjeux environnementaux. Les infrastructures, quant à elles, bénéficieront d’un savoir-faire reconnu. WIETC, acteur majeur du génie civil, dispose d’une expertise avérée dans la construction de ponts, d’aérodromes, de barrages et de réseaux hydrauliques.
Pour Arthur Trimua, ce partenariat doit se traduire par des résultats concrets pour les citoyens. Il s’agit non seulement d’améliorer les services publics, mais aussi de créer des opportunités économiques et de renforcer l’autonomie du pays.
Ce rapprochement avec WIETC s’inscrit dans la volonté du Togo de diversifier ses partenariats et d’accélérer la mise en œuvre de projets structurants. Une dynamique qui pourrait, à terme, repositionner le pays comme un pôle de développement en Afrique de l’Ouest.
La religieuse togolaise Mary Lembo vient d’être élevée au rang de chevalier de la Légion d’honneur, une distinction prestigieuse qui salue son engagement courageux contre les abus sexuels commis par des prêtres sur des religieuses en Afrique subsaharienne. À travers cette reconnaissance, la France met en lumière un combat longtemps resté dans l’ombre, marqué par le silence et les tabous.
Docteure en psychologie et enseignante à l’Université Grégorienne de Rome, sœur Mary Lembo s’est attaquée dès 2014 à une réalité sensible et largement occultée au sein de l’Église. Malgré les craintes, les doutes et les pressions, elle a entrepris un travail de recherche minutieux, recueillant les témoignages de neuf religieuses victimes dans cinq pays africains. Un travail de terrain délicat, mené dans un contexte où la parole des victimes reste souvent étouffée par la peur des représailles et la stigmatisation sociale.
Lors de la cérémonie de remise des insignes, le chargé d’affaires de France près le Saint-Siège, Marcel Escure, a salué le courage et la détermination de la religieuse togolaise. Il a également souligné sa contribution à la promotion de la francophonie dans les universités pontificales romaines, renforçant ainsi son influence dans les milieux académiques et religieux.
Les travaux de sœur Mary Lembo, publiés en 2019 sous le titre « Relations pastorales matures et saines : Maturité affective et sexuelle pour une collaboration entre prêtres et femmes consacrées, témoignage pour le règne de Dieu », constituent une avancée majeure dans la compréhension de ces dérives. La sensibilité du sujet a contraint l’anonymisation des participantes, preuve des risques encourus par celles qui osent témoigner.
Déjà en 2021, son engagement avait été reconnu par une mention spéciale du Prix Henri de Lubac, décerné par l’ambassade de France près le Saint-Siège. Cette nouvelle distinction vient confirmer l’importance de ses recherches et leur impact au-delà du cadre académique.
Dans son discours, la religieuse a rendu hommage aux « survivantes » qui ont accepté de briser le silence, malgré les menaces et les jugements. Elle a également dénoncé fermement certains comportements au sein du clergé, pointant du doigt les abus d’autorité, les manipulations et les contraintes sexuelles imposées à des femmes consacrées.
En brisant un tabou profondément enraciné, sœur Mary Lembo s’impose aujourd’hui comme une voix essentielle dans la lutte pour la vérité, la justice et la dignité au sein de l’Église.
L’accès à l’eau potable connaît une progression remarquable ces dernières années, traduisant les efforts soutenus des autorités pour améliorer les conditions de vie des populations.
Les sources officielles montre qu’entre 2020 et 2025, le taux national de desserte est passé de 60 % à 72 %, une évolution significative qui témoigne d’une politique volontariste et d’investissements ciblés. Cette dynamique est particulièrement visible en milieu rural, où le taux d’accès atteint désormais 77 %, marquant un tournant dans la réduction des inégalités territoriales.
Ces résultats encourageants s’expliquent par une série d’actions structurantes mises en œuvre à travers le pays. L’État a notamment intensifié la réalisation d’infrastructures d’alimentation en eau potable, en multipliant les forages, les réseaux d’adduction et les systèmes de distribution adaptés aux réalités locales. Dans les zones rurales, souvent confrontées à des difficultés d’accès, le déploiement de postes d’eau autonomes alimentés à l’énergie solaire a permis d’apporter des solutions durables, fiables et respectueuses de l’environnement.
En milieu urbain, les efforts se sont concentrés sur la modernisation des installations existantes. Les systèmes de production et de distribution ont été renforcés afin de répondre à une demande croissante liée à l’urbanisation rapide. Cette modernisation a permis d’améliorer la qualité du service, de réduire les pertes d’eau et d’assurer une meilleure continuité de l’approvisionnement pour les populations.
Au-delà des infrastructures, les autorités ont également mis en place des mécanismes innovants pour garantir la pérennité des acquis. L’opérationnalisation du Fonds pour la gestion intégrée des ressources en eau constitue à cet égard une avancée majeure. Cet instrument vise à assurer un financement durable des actions liées à la protection, à la mobilisation et à la gestion des ressources en eau. Il s’inscrit dans une vision à long terme, prenant en compte les enjeux environnementaux et climatiques.
En effet, la question de l’eau ne peut être dissociée des défis posés par les changements climatiques. La variabilité des précipitations, la dégradation des écosystèmes et la pression croissante sur les ressources hydriques exigent des réponses adaptées et anticipées. À travers ce fonds, les autorités entendent renforcer la résilience des systèmes d’approvisionnement, tout en promouvant une gestion plus rationnelle et équitable de l’eau.
Comme l’a souligné le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, l’eau dépasse largement le cadre d’une simple ressource naturelle. Elle constitue un levier essentiel de développement, un facteur déterminant pour la santé publique, la croissance économique et la cohésion sociale. L’accès à une eau potable de qualité contribue à réduire les maladies hydriques, améliore les conditions d’hygiène et favorise la productivité des populations.
Malgré ces avancées notables, des défis subsistent. Certaines régions restent confrontées à des situations de stress hydrique, liées à des facteurs climatiques, géographiques ou démographiques. Ces contraintes nécessitent des réponses spécifiques et adaptées, fondées sur une approche inclusive et participative. Les autorités affichent leur volonté de poursuivre les efforts, en impliquant davantage les communautés locales, les partenaires techniques et financiers, ainsi que le secteur privé.
La consolidation des acquis passera également par le renforcement de la gouvernance du secteur, l’amélioration de la maintenance des infrastructures et la sensibilisation des populations à une utilisation responsable de l’eau. L’enjeu est de garantir un accès universel, équitable et durable à cette ressource vitale.
En somme, les progrès réalisés en matière d’accès à l’eau potable traduisent une transformation réelle du paysage hydrique. Ils offrent des perspectives prometteuses, tout en rappelant la nécessité de maintenir le cap pour relever les défis encore présents.
Kodjo Hippolyte Toneh n’est pas seulement un nom, c’est une signature. Celle d’un artiste plasticien togolais qui a su faire de son identité une véritable marque.
Une identité façonnée par la création
Dans le monde de la création comme dans celui de l’entrepreneuriat culturel, il se fait connaître sous le nom de Kodjo Hippolyte Toneh, une appellation simple mais chargée de sens. Elle traduit à la fois son ancrage personnel et sa volonté de porter haut les couleurs de la culture togolaise.
Derrière ce nom se dessine un profil hybride, à la croisée de l’art, du tourisme et du management culturel. Une polyvalence qui, loin d’être un hasard, s’inscrit dans une vision cohérente, celle de valoriser le patrimoine africain sous toutes ses formes.
Des débuts guidés par la passion culturelle
Le parcours de Kodjo Hippolyte Toneh prend véritablement forme en 2019. C’est à cette période qu’il s’engage dans des formations axées sur la valorisation du patrimoine culturel immatériel, en collaboration avec des institutions internationales. Cette immersion lui permet de mieux comprendre les enjeux liés à la transmission culturelle et à la préservation des identités.
Très vite, il élargit son champ d’action. À son activité d’artiste plasticien s’ajoutent celles de promoteur culturel et de guide touristique. Une évolution naturelle pour celui qui voit dans la culture un levier de développement.
Aujourd’hui, il occupe le poste de Directeur Marketing au sein de Azura Travel, une agence touristique dans laquelle il joue un rôle central. À travers cette structure, il conçoit et propose des expériences immersives, mêlant découverte, authenticité et storytelling culturel. Son objectif est clair : faire voyager autrement, en racontant l’Afrique à travers ses richesses humaines et patrimoniales.
Transformer les obstacles en opportunités
Comme tout parcours entrepreneurial, celui de Kodjo Hippolyte Toneh n’a pas été sans difficultés. Le manque de financement constitue l’un des premiers freins auxquels il a dû faire face. Dans un secteur où les ressources sont souvent limitées, lancer et développer des projets culturels et touristiques demande une grande résilience.
À cela s’ajoute une visibilité internationale encore faible à ses débuts, ainsi qu’une structuration du secteur touristique togolais qui reste en construction. Mais loin de se laisser freiner, il choisit d’agir.
Sa réponse repose sur une stratégie claire : se former, se rendre visible et s’entourer. Il investit dans le développement de ses compétences, notamment en management culturel, en marketing et en gestion de projets. Parallèlement, il multiplie les participations à des expositions et événements internationaux afin de faire connaître son travail.
Le digital devient également un allié précieux. Grâce au personal branding et aux outils numériques, il parvient à élargir son audience et à toucher une clientèle au-delà des frontières. Enfin, il mise sur le réseautage, construisant progressivement un écosystème de partenaires dans les domaines de l’art et du tourisme.
Une vision ambitieuse pour le tourisme culturel
Au-delà de ses réalisations actuelles, Kodjo Hippolyte Toneh se projette dans l’avenir avec ambition. Sa vision dépasse sa réussite personnelle : elle s’inscrit dans une dynamique de transformation du secteur culturel et touristique au Togo.
Il aspire à faire d’Azura Travel une référence en matière de tourisme culturel, non seulement au niveau national, mais aussi à l’échelle africaine. Pour lui, le Togo possède un potentiel immense, encore sous-exploité, qu’il convient de révéler au monde.
Promouvoir le pays comme une destination culturelle incontournable fait partie de ses priorités. Cela passe par la mise en valeur des traditions, des savoir-faire locaux, mais aussi par la création d’expériences innovantes qui plongent les visiteurs au cœur des réalités locales.
En parallèle, il souhaite renforcer sa présence sur la scène artistique internationale. L’art, dans sa démarche, n’est pas dissocié du tourisme. Il constitue au contraire un pont entre les cultures, un moyen d’expression universel capable de susciter l’intérêt et l’émotion.
Le tourisme, un métier d’avenir
À la question de savoir si le métier de guide touristique peut réellement faire vivre au Togo, Kodjo Hyppolyte Toneh répond sans hésitation par l’affirmative. Mais il nuance : cela exige professionnalisme, structuration et innovation.
Selon lui, le pays regorge de richesses naturelles et culturelles encore largement inexploitées. Ce potentiel représente une opportunité économique considérable pour ceux qui savent le valoriser. Le métier de guide touristique, lorsqu’il est bien exercé, peut générer des revenus à travers diverses activités : organisation de circuits, visites guidées, partenariats avec les acteurs du secteur ou encore création d’expériences sur mesure.
L’essor du marketing digital joue également un rôle clé. Il permet aujourd’hui de toucher une clientèle internationale, d’attirer des voyageurs en quête d’authenticité et de se positionner sur un marché globalisé.
Pour Kodjo Hippolyte Toneh, la clé réside dans l’approche entrepreneuriale. Être guide touristique ne se limite plus à accompagner des visiteurs ; c’est concevoir des expériences, raconter des histoires et créer de la valeur.
Un passeur de culture
Au final, Kodjo Hippolyte Toneh incarne une nouvelle génération d’acteurs culturels africains. Des profils hybrides, capables de naviguer entre tradition et modernité, entre création artistique et stratégie économique.
Son parcours témoigne d’une conviction forte : la culture n’est pas seulement un héritage, elle est aussi un moteur de développement. En combinant art et tourisme, il ouvre des perspectives nouvelles et contribue à redéfinir l’image du Togo.
Plus qu’un artiste ou un entrepreneur, Kodjo Hippolyte Toneh apparaît comme un passeur. Un homme qui, à travers ses initiatives, invite à découvrir, comprendre et apprécier la richesse culturelle de son pays et du continent africain dans son ensemble.
Le pays confirme son positionnement parmi les nations africaines engagées dans des réformes juridiques ambitieuses en faveur de l’inclusion sociale et de la modernisation du marché du travail. Selon le rapport Women, Business and the Law publié par la Banque mondiale, le pays se distingue notamment par des dispositions permettant aux salariés d’aménager leur temps de travail, une mesure encore peu répandue sur le continent.
Cette possibilité d’adapter les horaires professionnels constitue une évolution significative dans un contexte où l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle reste un défi majeur pour de nombreux travailleurs. En offrant davantage de flexibilité dans l’organisation du temps de travail, le cadre légal togolais contribue à la construction d’un environnement professionnel plus moderne, inclusif et adapté aux réalités sociales actuelles.
Cette réforme bénéficie particulièrement aux femmes, souvent confrontées à des responsabilités familiales importantes. La souplesse des horaires leur permet de mieux concilier obligations professionnelles et charges domestiques, favorisant ainsi leur maintien dans l’emploi et leur progression de carrière. Dans un pays où la fonction publique comptait près de 71 000 agents à fin 2024, cette dynamique touche une part importante de la population active, avec une présence féminine de plus en plus visible dans l’administration.
Le gouvernement togolais affirme d’ailleurs accorder une attention particulière à l’inclusivité dans la gestion des ressources humaines publiques. Les femmes y occupent une place croissante et contribuent activement à la continuité et à la qualité des services administratifs rendus aux citoyens.
Au-delà de la flexibilité du travail, le rapport met également en lumière les progrès réalisés en matière de protection de la parentalité. Les réformes engagées ces dernières années ont renforcé les droits liés à la maternité et amélioré les conditions de retour au travail après une naissance. Ces avancées participent à la création d’un environnement professionnel plus équitable, dans lequel les contraintes familiales sont mieux prises en compte.
Cette évolution structurelle permet de réduire les inégalités d’accès à l’emploi et de favoriser une participation plus équilibrée des femmes au marché du travail. En consolidant les dispositifs de protection parentale, le Togo s’inscrit dans une logique de développement social durable, centrée sur le capital humain.
L’entrepreneuriat féminin constitue un autre axe majeur des réformes. Les autorités ont entrepris des mesures visant à simplifier les procédures de création d’entreprise et à réduire les coûts administratifs. Aujourd’hui, créer une entreprise au Togo peut se faire en quelques heures, avec un coût estimé à environ 30 000 francs CFA pour les nationaux, contre plus de 260 000 francs CFA il y a quelques années. Cette réduction significative des barrières financières et administratives encourage l’initiative privée, notamment chez les femmes.
Par ailleurs, des efforts sont également déployés dans le domaine de la garde d’enfants. Le développement de services adaptés et l’encadrement réglementaire progressif permettent d’alléger la charge domestique qui repose encore largement sur les femmes actives. Cette évolution favorise leur autonomie économique et leur engagement professionnel durable.
À travers l’ensemble de ces réformes, le Togo affiche une vision cohérente et stratégique. En intégrant la flexibilité du travail, la protection de la parentalité et la promotion de l’entrepreneuriat féminin dans son architecture juridique, le pays affirme sa volonté de placer l’égalité des chances au cœur de son développement économique et social.
Le Togo confirme son positionnement réformateur en matière de droit du travail en Afrique. Selon le rapport Women, Business and the Law publié par la Banque mondiale, le pays se distingue par des dispositions permettant aux salariés d’aménager leur temps de travail, une avancée encore peu répandue sur le continent. Cette orientation marque une étape importante dans la modernisation du cadre professionnel et social.
Dans un contexte où la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale demeure un défi majeur pour de nombreux travailleurs, cette mesure introduit une flexibilité bienvenue. Elle offre aux employés la possibilité d’adapter leurs horaires en fonction de leurs contraintes personnelles, favorisant ainsi un meilleur équilibre de vie. Une évolution qui s’inscrit dans une dynamique globale de transformation du marché du travail togolais.
Cette souplesse bénéficie particulièrement aux femmes, souvent confrontées à des responsabilités familiales plus importantes. En leur permettant d’organiser plus librement leur emploi du temps, le dispositif contribue à renforcer leur participation au monde professionnel. À fin 2024, la fonction publique togolaise comptait près de 71 000 agents, avec une proportion croissante de femmes jouant un rôle essentiel dans la fourniture des services publics. Ces dernières profitent d’un environnement de plus en plus inclusif, porté par une volonté politique affirmée.
Avancées notables
Au-delà de la flexibilité du travail, le rapport met en lumière les progrès réalisés en matière de parentalité. Les réformes engagées ces dernières années ont permis de renforcer les droits liés à la maternité et d’améliorer les conditions de retour à l’emploi après une naissance. Ces mesures participent à la construction d’un cadre professionnel plus équitable, favorisant l’égalité des chances entre les hommes et les femmes.
En consolidant les protections sociales, le Togo crée un environnement plus favorable à l’épanouissement des familles tout en soutenant la productivité économique. Cette approche intégrée contribue à lever les freins structurels qui limitaient jusqu’alors l’implication des femmes dans le marché du travail.
Entrepreneuriat féminin en plein essor
L’un des points saillants du rapport concerne également les avancées en matière d’entrepreneuriat féminin. Des réformes ciblées ont permis de simplifier les procédures de création d’entreprise et de réduire significativement les coûts. Aujourd’hui, il est possible de créer une société en quelques heures pour un coût estimé à 30 000 francs CFA, contre plus de 260 000 francs auparavant.
Cette transformation encourage l’initiative privée et facilite l’accès des femmes aux opportunités économiques. En réduisant les barrières administratives et financières, les autorités stimulent la diversification du tissu économique et renforcent l’autonomie financière des femmes.
Levier stratégique
Les efforts déployés dans le domaine de la garde d’enfants viennent compléter cet ensemble de réformes. En favorisant le développement de services adaptés, le gouvernement contribue à alléger la charge domestique qui pèse sur de nombreuses femmes actives. Cette évolution permet aux mères de maintenir ou de développer une activité professionnelle, renforçant ainsi leur indépendance économique.
Au-delà des mesures individuelles, c’est une vision globale qui se dessine. En intégrant la flexibilité du travail, la protection parentale, la promotion de l’entrepreneuriat féminin et le développement de services de garde, le Togo affirme sa volonté de faire de l’égalité un pilier de son développement.
Cette stratégie, à la fois sociale et économique, positionne le pays comme un modèle émergent en Afrique, démontrant que des réformes inclusives peuvent être un puissant levier de croissance et de cohésion sociale.
En 2025, le Fonds national de la finance inclusive (FNFI) confirme son rôle déterminant dans la transformation sociale et économique du Togo. Conçu pour démocratiser l’accès aux services financiers, ce mécanisme s’impose comme un outil efficace pour briser le cycle de l’exclusion bancaire et offrir aux populations vulnérables les moyens de leur autonomie.
Depuis sa mise en place, le FNFI a permis à des milliers de bénéficiaires, longtemps marginalisés par les circuits financiers classiques, d’accéder au crédit. Cette dynamique s’est renforcée en 2025 avec une augmentation notable des financements destinés aux femmes, aux jeunes entrepreneurs, aux artisans et aux petits producteurs. Ces couches sociales, souvent confrontées à des difficultés d’accès au capital, trouvent désormais dans ce dispositif un véritable tremplin.
Crédit comme outil d’émancipation
L’année 2025 a été marquée par l’amélioration des produits financiers proposés par le FNFI. Adaptés aux réalités locales, ces crédits se caractérisent par des taux d’intérêt accessibles et des modalités de remboursement souples. Ils permettent ainsi à de nombreux porteurs de projets de créer ou de développer des activités génératrices de revenus.
Sur le terrain, les retombées sont visibles. Dans les marchés, les ateliers, les exploitations agricoles et les unités de transformation, les bénéficiaires enregistrent une hausse de leurs revenus, diversifient leurs activités et participent à la création d’emplois. Le crédit devient alors un véritable instrument d’émancipation économique.
Les femmes occupent une place centrale dans cette dynamique. Majoritaires parmi les bénéficiaires, elles investissent dans divers secteurs tels que le commerce, la transformation agroalimentaire, l’élevage, la couture ou la restauration. Grâce à l’appui du FNFI, elles renforcent leur autonomie financière et contribuent activement à la stabilité de leurs ménages.
Les jeunes ne sont pas en reste. En facilitant l’accès au financement initial, le Fonds encourage l’auto-emploi et stimule l’esprit entrepreneurial. De nombreuses réussites émergent, illustrant la capacité des jeunes bénéficiaires à innover, structurer leurs activités et s’imposer progressivement sur les marchés.
Bilan significatif
Le bilan du FNFI, présenté par le ministère du Développement à la base et de l’Économie sociale et solidaire, témoigne de l’ampleur de son impact. Entre 2014 et 2025, plus de 1,94 million de crédits ont été accordés à travers les systèmes financiers décentralisés et les institutions bancaires partenaires.
Le volume global de ces financements s’élève à 117,7 milliards de francs CFA, avec un taux de remboursement de 94,98 %. Ce niveau de performance traduit l’efficacité du modèle mis en place par le FNFI.
Au-delà du financement, l’institution accorde une importance particulière à l’éducation financière. En 2025, plusieurs sessions de formation ont été organisées afin de renforcer les compétences des bénéficiaires en gestion, en planification et en culture de remboursement. Cette approche intégrée contribue à sécuriser les investissements et à garantir la pérennité des activités soutenues.
Impact durable
L’action du FNFI dépasse le seul cadre économique. En injectant des ressources dans les zones rurales et périurbaines, le dispositif participe à la réduction des inégalités territoriales. Il favorise également la formalisation progressive des activités économiques, renforçant ainsi la structure productive du pays.
À la croisée de la solidarité nationale et de la responsabilité individuelle, le FNFI incarne une finance inclusive, accessible et humaine. En 2025, ses réalisations confirment sa place stratégique dans le développement du Togo et dans l’amélioration durable des conditions de vie des populations.