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  • Togo : 2e en Afrique pour les droits économiques des femmes

    Togo : 2e en Afrique pour les droits économiques des femmes

    Le Togo confirme son engagement en faveur de l’égalité économique de genre. Selon le rapport Women, Business and Law 2026 de la Banque mondiale, présenté vendredi à Lomé, le pays se hisse au 2e rang en Afrique subsaharienne en matière de cadres juridiques liés aux droits économiques des femmes, avec un score de 79,33 sur 100. Il se positionne derrière l’Île Maurice et devant des pays comme la Côte d’Ivoire et le Cap-Vert.

    La cérémonie de présentation a été présidée par la ministre, secrétaire général de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, en présence de plusieurs membres du gouvernement, de partenaires techniques et financiers, ainsi que de représentants du système des Nations Unies. Cette rencontre fait suite à la publication officielle du rapport le 24 février dernier à Washington.

    Ce classement, selon les autorités togolaises, reflète les avancées notables réalisées ces dernières années grâce à une volonté politique affirmée au plus haut sommet de l’État. Sandra Ablamba Johnson s’est félicitée de cette performance, soulignant qu’elle confirme la solidité du cadre juridique national et positionne le Togo parmi les économies africaines les plus dynamiques en matière de promotion des droits économiques des femmes.

    Le rapport met en lumière des résultats particulièrement remarquables dans plusieurs domaines. Le Togo obtient un score parfait (100/100) en matière de rémunération, de mariage, d’accès aux actifs et de pension, traduisant une égalité formelle bien ancrée dans la législation. Le pays surpasse également la moyenne régionale en matière de parentalité et d’entrepreneuriat.

    Autre avancée notable : l’introduction de modalités de travail flexibles, encore rares sur le continent, qui favorisent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les femmes. En matière de mobilité, le cadre juridique est jugé favorable, avec une effectivité des droits globalement satisfaisante.

    Pour la Banque mondiale, ces performances sont le fruit de réformes structurelles ambitieuses, notamment la révision du Code des personnes et de la famille, du Code du travail, du Code pénal et du système de sécurité sociale. Ces avancées contribuent à renforcer la participation des femmes au marché du travail et à promouvoir une croissance plus inclusive.

    Toutefois, les autorités appellent à poursuivre les efforts. Si les bases juridiques sont solides, l’enjeu reste désormais l’application effective des droits dans la vie quotidienne des femmes togolaises.

  • Agroécologie : la CTOP scelle des partenariats stratégiques

    Agroécologie : la CTOP scelle des partenariats stratégiques

    La Coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles (CTOP) a franchi une nouvelle étape dans la promotion d’une agriculture durable.

    Ce 19 mars 2026, à son siège, la CTOP a signé quatre protocoles d’accord avec ses partenaires d’exécution dans le cadre du Projet de soutien à la promotion du maraîchage agroécologique paysan au Togo (ProSMAT). Ces conventions visent la mise en œuvre du Plan de Travail et Budget Annuel 2026.

    Les accords engagent quatre organisations membres clés : la FENOMAT, la FEPROMAT, le REJEPPAT et le RENAFAT. Chacune se voit confier des missions spécifiques pour renforcer la transition agroécologique. Le REJEPPAT assurera notamment le coaching des producteurs, la professionnalisation des jeunes et le développement de la commercialisation via la boutique « Kéakou ».

    De son côté, la FENOMAT accompagnera la structuration d’une centaine de coopératives, la mise en place d’outils de gestion et la certification des productions. La FEPROMAT interviendra auprès des unités de transformation dirigées par des femmes pour améliorer la qualité, l’hygiène et la certification des produits. Quant au RENAFAT, il mettra l’accent sur l’éducation financière, la gestion des caisses paysannes et l’accès au crédit.

    Financé par le GAFSP sous la supervision du FIDA, le ProSMAT ambitionne de renforcer la résilience des exploitations familiales face aux changements climatiques. Grâce à ces partenariats, producteurs et transformatrices bénéficieront d’un accompagnement technique et financier renforcé.

    Pour la CTOP, ces signatures traduisent un engagement collectif en faveur d’une agriculture familiale plus performante, durable et résiliente au Togo.

  • Éperviers : confirmer et progresser

    Éperviers : confirmer et progresser

    À Casablanca, face au Niger, les Éperviers auront ainsi l’occasion de traduire sur le terrain les enseignements tirés de leur première sortie contre la Guinée.

    Dans le cadre de la fenêtre internationale de mars, le Togo s’apprête à disputer un deuxième match amical ce mardi 31 mars à 15h GMT face au Niger, au Stade Père Jégo de Casablanca, au Maroc. Après un nul accroché (2-2) contre la Guinée, les Éperviers poursuivent leur phase de reconstruction sous la houlette de leur sélectionneur, Patrice Neveu.

    Ce rendez-vous s’inscrit dans une dynamique de travail amorcée depuis plusieurs semaines par le staff technique. L’objectif est clair : consolider les acquis, affiner les automatismes et continuer à bâtir un collectif compétitif. Face à la Guinée, le staff avait opté pour un large remaniement de l’effectif, avec près de 40 % de nouveaux visages. Une stratégie assumée qui vise à élargir le vivier de joueurs et à tester différentes options dans un contexte de transition.

    Malgré ces nombreux ajustements, la sélection togolaise a montré des signes encourageants, notamment en première période. L’organisation tactique et l’animation offensive ont laissé entrevoir des intentions claires, fruit du travail effectué à l’entraînement. Cette première sortie a ainsi permis d’évaluer certains profils tout en posant les bases d’un jeu plus structuré.

    À l’issue de cette rencontre, Patrice Neveu a tenu à replacer la performance dans son contexte. Il a rappelé les difficultés initiales rencontrées à son arrivée, notamment un déficit de confiance et de repères au sein du groupe. « Nous avons travaillé pour remettre l’équipe dans une dynamique positive, avec des consignes précises, aussi bien sur le plan tactique que mental », a-t-il expliqué.

    Le technicien français n’a pas manqué de saluer l’engagement de ses joueurs, tout en pointant les axes d’amélioration. La gestion des temps forts et des moments de flottement reste un chantier prioritaire. « Nous avons réalisé une bonne première période, mais certaines situations en seconde mi-temps doivent être mieux maîtrisées. C’est un point sur lequel nous allons continuer à travailler », a-t-il souligné.

    La rencontre face au Niger représente donc bien plus qu’un simple match amical. Elle constitue une nouvelle étape dans le processus de construction de l’équipe nationale. Elle offrira l’opportunité de corriger les imperfections observées, de renforcer les automatismes et de donner du temps de jeu à certains joueurs en quête de confirmation.

    Dans cette phase de préparation, les résultats comptent, mais la progression demeure l’indicateur principal. Le staff togolais entend bâtir une équipe capable de rivaliser sur la durée, en gagnant en constance et en solidité collective.

    À Casablanca, face au Niger, les Éperviers auront ainsi l’occasion de traduire sur le terrain les enseignements tirés de leur première sortie. Une nouvelle répétition générale, avec en ligne de mire la construction d’un groupe solide, cohérent et ambitieux pour les échéances à venir.

  • Indépendance : Lomé ravive son symbole

    Indépendance : Lomé ravive son symbole

    À Lomé, l’heure est aux grands préparatifs. À moins d’un mois de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Togo, la capitale vibre déjà au rythme des travaux d’embellissement. Au cœur de cette effervescence, la place de l’indépendance, site emblématique des festivités nationales, connaît une véritable cure de jouvence.

    Située entre le Palais des congrès de Lomé et l’emblématique Hôtel 2 Février, cette esplanade historique se transforme peu à peu sous l’action des équipes mobilisées jour et nuit. Ouvriers et techniciens s’affairent à redonner tout son éclat à ce lieu hautement symbolique. Au programme : réaménagement des bassins d’eau, modernisation de l’éclairage public, mais aussi installation de nouvelles plantes et fleurs destinées à embellir les abords du monument.

    Ce vaste chantier vise à offrir un cadre digne de l’événement majeur que représente le 27 avril, date phare dans l’histoire nationale. L’objectif est clair : allier esthétique et mémoire, en redonnant vie à un espace chargé d’histoire tout en le rendant plus accueillant pour les cérémonies à venir.

    Car la place de l’indépendance n’est pas un simple site urbain. Elle incarne un moment fondateur de l’histoire du pays. C’est en effet en ce lieu précis que, le 27 avril 1960, Sylvanus Olympio proclama solennellement l’indépendance du Togo, marquant la naissance d’une nation libre et souveraine.

    Depuis lors, cette place est devenue le théâtre des grandes cérémonies républicaines. Chaque année, elle accueille la traditionnelle retraite aux flambeaux, suivie du rallumage de la flamme de l’indépendance. Ce geste hautement symbolique est accompli par le chef de l’État, Faure Gnassingbé, perpétuant ainsi un rituel qui unit le passé au présent.

    Au-delà de l’aspect protocolaire, ces travaux traduisent également une volonté des autorités de valoriser le patrimoine national et de renforcer le sentiment d’appartenance des citoyens. La rénovation de la place s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation de la capitale, appelée à refléter le visage d’un Togo en mouvement.

    À l’approche de la fête de l’indépendance, Lomé se prépare donc à offrir un décor renouvelé, à la hauteur de l’événement. Entre mémoire historique et ambition contemporaine, la place de l’indépendance s’apprête à redevenir, plus que jamais, le cœur battant de la nation togolaise.

  • King Mensah : légende célébrée, figure contestée

    King Mensah : légende célébrée, figure contestée

    Icône incontestée de la musique togolaise, King Mensah célèbre cette année trente ans de carrière. À 55 ans, celui que beaucoup surnomment « la voix d’or du Togo » entend marquer cet anniversaire par une série de concerts d’envergure, dont le lancement est prévu le 25 avril prochain sur la plage de Lomé, en marge des festivités du 66e anniversaire de l’indépendance nationale.

    Depuis trois décennies, l’artiste a su imposer son empreinte bien au-delà des frontières togolaises. Porté par une musique enracinée dans les traditions locales, il s’est érigé en ambassadeur culturel, promouvant les rythmes et les valeurs du Togo à l’international. « Lorsque nous célébrons notre culture, nous renforçons nos racines », affirme-t-il, fidèle à une vision artistique engagée.

    Son parcours est jalonné de distinctions prestigieuses : Meilleur artiste togolais ACCP de l’UNESCO, Meilleur artiste traditionnel africain en 1997, ou encore lauréat des Kora Awards en 2000. Autant de reconnaissances qui consacrent une carrière exceptionnelle et une influence durable.

    Mais derrière l’unanimité artistique se cache aujourd’hui une réalité plus contrastée. Si King Mensah continue de fasciner et d’inspirer une large partie du public, il est devenu une figure clivante sur la scène nationale. En cause, sa supposée proximité avec le pouvoir en place, qui lui vaut critiques et désaffection de certains Togolais. Pour ses détracteurs, cette proximité ternirait son image d’artiste engagé ; pour ses partisans, elle n’enlève rien à son talent ni à son rôle culturel.

    Entre admiration et controverse, King Mensah incarne désormais une double réalité : celle d’une légende vivante et celle d’un artiste au cœur des débats. Trente ans après ses débuts, une chose demeure certaine : sa voix, elle, continue de résonner.

  • Faure Gnassingbé et l’AES : si proche et si loin à la fois

    Faure Gnassingbé et l’AES : si proche et si loin à la fois

    Faure Gnassingbé cultive une diplomatie d’équilibre entre l’Occident et les régimes militaires sahéliens. Derrière la realpolitik, c’est une ambition de médiateur régional qui se dessine. L’analyse de François Soudan, au micro de Catherine Potet pour RFI.

    Depuis quelques années, Faure Essozimna Gnassingbé mène une diplomatie de l’équilibre, marquée par un pragmatisme assumé dans ses relations internationales. La récente visite en mars du ministre russe de la Défense, dans le sillage d’un accord de coopération militaire conclu en octobre 2025, en est une illustration concrète.

    Si Moscou voit dans le Togo un « tremplin logistique » pour soutenir les contingents d’Africa Corps dans le Sahel, les autorités togolaises présentent ce rapprochement comme un simple « acte de diversification des partenaires et de souveraineté sans plus », d’après François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique, au micro de Catherine Potet, pour RFI. Une lecture qui contraste avec celle des Occidentaux, et notamment de la France, pour qui cette évolution suscite une réelle inquiétude.

    Pour de nombreux observateurs, cette diplomatie d’équilibre semble toutefois s’incliner vers les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). La posture adoptée lors du coup d’État de 2023 au Niger en est un exemple révélateur : le choix d’une non-intervention pragmatique a tranché avec une ligne plus ferme adoptée par certains dirigeants de la sous-région.

    « Il fait de la realpolitik »

    D’autres éléments viennent nourrir cette perception, comme la présence supposée à Lomé de Pascal Tigri, impliqué dans une tentative de coup d’État au Bénin en décembre 2025 et proche des putschistes sahéliens, ou encore l’extradition en janvier 2026 de l’ex-putschiste burkinabé Paul-Henri Damiba vers son pays, à la demande de la junte.

    « Lomé est aussi une capitale où se rendent régulièrement les ministres, les propagandistes des pays de l’AES, souvent à l’invitation du ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, dont les convictions souverainistes et panafricanistes sont affichées. » Cette orientation, parfois perçue comme pro-junte, tranche avec la posture plus nuancée de Faure Gnassingbé, qui multiplie les gestes en direction de l’AES, sans pour autant franchir un point de rupture.

    « Il n’est ni anti-occidental, ni néo-sankariste, ni admirateur des régimes militaires. Il fait de la realpolitik », souligne François Soudan. Car les ambitions du dirigeant togolais semblent se situer ailleurs. Doyen en longévité parmi les chefs d’État de la Cedeao, il chercherait à s’imposer comme un médiateur régional, comme il a pu le faire dans l’est de la RDC, comme l’écrit Matthieu Millecamps dans son article « Faure Gnassingbé : entre la Russie, la Cedeao et l’AES, l’équilibrisme comme levier de pouvoir« . Une trajectoire qui rappelle celle de son père, Gnassingbé Eyadéma, et qui suppose le maintien d’un certain non-alignement.

    La Semaine de JA est à retrouver chaque samedi sur RFI, et en intégralité sur Jeune Afrique.

    Source: jeuneafrique.com

  • Togo–Sénégal : Klassou et Loum renforcent l’axe parlementaire

    Togo–Sénégal : Klassou et Loum renforcent l’axe parlementaire

    À Lomé, la diplomatie parlementaire s’active. Le président de l’Assemblée nationale, Komi Selom Klassou, a reçu en audience, mercredi 25 mars 2026, l’ambassadeur du Sénégal au Togo, Mamadou Moustapha Loum, au palais de la représentation nationale. Une rencontre placée sous le signe du renforcement des relations bilatérales et de la coopération institutionnelle.

    Selon le diplomate sénégalais, cette visite de courtoisie s’inscrit dans une volonté claire de consolider les liens d’amitié et de coopération entre Dakar et Lomé. Porteur du message de fraternité du peuple sénégalais, il a salué la qualité des relations historiques entre les deux pays, bâties depuis les indépendances et constamment nourries par des échanges réguliers.

    Au cœur des discussions, la coopération parlementaire a occupé une place de choix. « Le Sénégal et le Togo entretiennent d’excellentes relations, tant au niveau bilatéral qu’au sein des instances internationales », a rappelé l’ambassadeur, soulignant la convergence de vues entre les deux États sur des enjeux majeurs du continent.

    Les deux personnalités ont ainsi évoqué des dossiers stratégiques tels que l’intégration africaine, la prévention et la gestion des conflits, ainsi que la promotion de la paix et de la sécurité. Des domaines dans lesquels Lomé et Dakar entendent jouer un rôle moteur, en s’appuyant sur leur expérience diplomatique et leur engagement commun au sein des organisations régionales et internationales.

    L’entretien a également permis à l’ambassadeur Mamadou Moustapha Loum de recueillir des conseils auprès du président de l’Assemblée nationale, dans une atmosphère décrite comme cordiale et constructive. Une démarche qui traduit l’importance accordée au dialogue institutionnel dans la consolidation des partenariats entre États africains.

    Les relations entre le Togo et le Sénégal reposent sur une base solide, héritée d’accords conclus dès 1964 dans des secteurs variés tels que le droit, la diplomatie, le commerce et la culture. Au fil des décennies, cette coopération s’est renforcée à travers des consultations de haut niveau, témoignant d’une confiance mutuelle durable.

    Juriste et administrateur civil de formation, Mamadou Moustapha Loum dispose d’une riche expérience diplomatique de près de trente ans. Avant sa nomination au Togo, il a notamment servi comme consul général à Madrid, après avoir occupé plusieurs postes stratégiques à New York, Kingston et Washington D.C.

    À travers cette audience, Lomé et Dakar réaffirment leur ambition commune de hisser leur partenariat à un niveau stratégique, notamment sur le plan parlementaire. Une dynamique qui s’inscrit dans une vision partagée d’une Afrique intégrée, stable et résolument tournée vers le développement.

  • Université de Kara–Patronat : un pacte pour l’emploi

    Université de Kara–Patronat : un pacte pour l’emploi

    Un nouveau pont vient d’être jeté entre le monde académique et le secteur privé au Togo. Le 26 mars 2026, l’Université de Kara et le Conseil National du Patronat du Togo ont signé un protocole d’accord stratégique destiné à rapprocher la formation universitaire des réalités du marché de l’emploi.

    La cérémonie, organisée dans la salle de conseil de l’université, a réuni responsables, enseignants et partenaires des deux institutions. Elle a été co-présidée par la présidente de l’université, Prénam Houzou-Mouzou, et le président du patronat, Laurent Coami Tamegnon. Tous deux ont affiché une volonté claire : faire de ce partenariat un outil concret au service de l’insertion professionnelle des étudiants.

    Au cœur de cet accord, une ambition partagée : adapter les formations universitaires aux besoins réels des entreprises. Dans un contexte où l’employabilité des jeunes diplômés demeure un défi majeur, cette initiative vise à renforcer la professionnalisation des cursus, tout en stimulant une recherche plus appliquée et orientée vers les enjeux économiques du pays.

    D’une durée de cinq ans, la convention prévoit plusieurs axes de collaboration. Il s’agit notamment de favoriser la mutualisation des ressources, de faciliter le transfert de technologies et de compétences, mais aussi de multiplier les passerelles entre étudiants et entreprises. Stages, projets collaboratifs, interventions de professionnels dans les parcours académiques ou encore accompagnement à l’entrepreneuriat pourraient ainsi voir le jour dans le cadre de cette coopération.

    Au-delà des intentions, les signataires ont insisté sur la nécessité de traduire cet engagement en actions concrètes et durables. « Il ne s’agit pas seulement de signer un document, mais de bâtir une dynamique réelle », ont-ils souligné, appelant à une mise en œuvre rigoureuse des engagements pris.

    Ce rapprochement entre université et patronat s’inscrit dans une tendance plus large de modernisation de l’enseignement supérieur en Afrique, où la question de l’adéquation formation-emploi est devenue centrale. En misant sur une collaboration étroite avec le secteur privé, l’Université de Kara entend ainsi renforcer son rôle de moteur du développement socio-économique.

    Pour les étudiants, cet accord ouvre des perspectives nouvelles. En rapprochant les savoirs académiques des besoins concrets des entreprises, il pourrait contribuer à réduire le fossé souvent décrié entre diplôme et emploi. Un enjeu crucial pour l’avenir de la jeunesse togolaise et pour la compétitivité de l’économie nationale.

  • Corruption au Togo : le CAR sonne l’alarme

    Corruption au Togo : le CAR sonne l’alarme

    Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) tire la sonnette d’alarme face à ce qu’il qualifie de « dérive inquiétante » de la corruption et de la fraude au Togo. Dans une déclaration rendue publique le 26 mars 2026 à Lomé, le parti d’opposition dénonce une multiplication de scandales qui, selon lui, compromettent gravement l’avenir du pays.

    Au cœur de cette sortie médiatique, plusieurs affaires récentes qui alimentent l’indignation au sein de l’opinion publique. Le CAR évoque notamment des révélations portant sur des cas de corruption présumée dans certaines communes de Yoto. Selon les informations relayées par un député du parti au pouvoir, ces pratiques impliqueraient des montants estimés à plusieurs centaines de millions de francs CFA.

    Dans la même veine, une autre affaire signalée dans une commune de l’Ogou suscite de vives inquiétudes. L’équipe municipale sortante y aurait, d’après les accusations, emporté des biens meubles appartenant à la collectivité. Pour le CAR, ces faits traduisent une gestion opaque et irresponsable des ressources publiques au niveau local.

    Mais c’est surtout une révélation médiatique qui a récemment fait grand bruit dans le pays. Le directeur du journal L’Alternative a affirmé, preuves à l’appui, que certains agents de l’État opérant dans une régie financière seraient impliqués dans des pratiques de corruption à grande échelle. Ces derniers seraient capables de déposer chaque mois des sommes colossales sur leurs comptes bancaires personnels, alors même qu’ils sont chargés de collecter les fonds publics. Une situation jugée « inacceptable » par le CAR, qui y voit un grave abus de confiance.

    Autre point d’achoppement : la collecte de taxes sur les camions transportant du sable et du gravier. Le CAR s’interroge sur le rôle du ministère des Mines dans cette opération. Le parti affirme ne pas comprendre pourquoi ce département ministériel, qui ne disposerait pas de territoire spécifique sous sa responsabilité directe, percevrait des recettes estimées à plusieurs centaines de millions de francs CFA par mois. Il réclame des éclaircissements urgents sur la destination de ces fonds.

    Face à cette accumulation de soupçons, le CAR appelle à une réaction immédiate de la justice. Le parti demande au procureur de la République de s’autosaisir afin d’ouvrir des enquêtes approfondies sur les différents dossiers évoqués. Il insiste notamment sur la nécessité de faire toute la lumière sur les pratiques au sein de la régie financière mise en cause, et d’en publier rapidement les conclusions.

    Le CAR réclame également un audit complet de la gestion financière des 117 communes du pays sur la période 2019-2025, ainsi que des sanctions exemplaires contre tout auteur de détournement de deniers publics. Enfin, il exige une enquête spécifique sur la collecte des taxes liées aux matériaux de construction, afin d’identifier les responsabilités et de récupérer les fonds détournés.

    Au-delà des dénonciations, le parti propose une solution qu’il juge durable : la cogestion des ressources publiques. Selon lui, une implication accrue des différentes tendances politiques dans la gestion de l’État permettrait de renforcer la transparence et de limiter les abus.

    Dans un contexte marqué par une défiance croissante envers les institutions, cette déclaration du CAR relance le débat sur la gouvernance et la lutte contre la corruption au Togo.

  • Oman cible le Togo

    Oman cible le Togo

    Une mission d’une délégation d’investisseurs omanais, conduite notamment par des représentants du groupe Sohar International Bank (SIB), s’est achevée sur une note prometteuse à Lomé, avec en ligne de mire la structuration de partenariats d’investissement concrets.

    Point d’orgue de cette visite, une réunion de synthèse présidée par le ministre délégué chargé de la Promotion des Investissements et de la Souveraineté économique, Dr Arthur Trimua. Cette rencontre a permis de faire le bilan des travaux menés au cours des différentes séances sectorielles ainsi que des visites de sites stratégiques organisées à travers le pays.

    Au fil des échanges, les deux parties ont réussi à consolider un portefeuille de projets couvrant des secteurs jugés prioritaires pour le développement du Togo. Il s’agit notamment de l’agriculture et de l’agro-industrie, de l’énergie, des mines, des infrastructures, de l’économie maritime ainsi que du pétrole et du gaz. Ces domaines, au cœur des ambitions économiques du pays, offrent des perspectives de croissance significatives et suscitent un intérêt croissant auprès des investisseurs internationaux.

    Les opérateurs omanais n’ont d’ailleurs pas caché leur intérêt particulier pour certaines filières spécifiques. L’agro-industrie, la production halieutique, la riziculture et le secteur minier figurent parmi les axes d’investissement les plus attractifs identifiés au cours de la mission. Ces secteurs, en pleine expansion, présentent des opportunités concrètes en matière de création de valeur et d’emplois.

    Dans cette dynamique, les discussions ont également porté sur les bases d’un protocole d’accord destiné à encadrer et structurer la coopération entre les différentes parties prenantes. Les grandes lignes de ce document ont été présentées et examinées, permettant de préciser les modalités de collaboration et de définir les prochaines étapes pour la mise en œuvre des projets identifiés.

    Au-delà des intentions, cette mission marque une avancée significative dans la volonté commune de traduire les opportunités en investissements réels. Elle illustre également l’attractivité croissante du Togo comme destination d’investissement en Afrique de l’Ouest, portée par un climat des affaires en amélioration et une stratégie gouvernementale axée sur la transformation économique.

    Avec cette initiative, Lomé et Mascate entendent renforcer durablement leur partenariat économique. Reste désormais à concrétiser les engagements pris, afin que ces échanges se traduisent par des projets structurants capables d’impulser une nouvelle dynamique de développement pour le Togo.

Radio Renouveau228

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