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  • Gouvernance axée sur les résultats

    Gouvernance axée sur les résultats

    Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a réaffirmé sa volonté d’ancrer l’action gouvernementale dans une logique de performance et d’efficacité, en mettant l’accent sur des résultats « concrets, mesurables et utiles » au service des populations. Cette déclaration a été faite dans un message publié mardi 7 avril sur sa page Facebook, au terme du premier séminaire gouvernemental de l’année 2026.

    À travers cette sortie, le chef de l’exécutif a voulu rappeler la philosophie qui doit guider l’action publique dans les prochaines années. « Notre ambition est claire : faire vivre une action publique fondée sur des résultats concrets, mesurables et utiles », a-t-il insisté, soulignant ainsi la nécessité pour les politiques publiques de produire des effets visibles dans le quotidien des citoyens.

    Selon Faure Gnassingbé, ce séminaire gouvernemental a été consacré à deux grands axes : l’évaluation approfondie de la feuille de route gouvernementale 2020-2025 et la préparation des bases de la prochaine stratégie nationale de développement. Un exercice qui, selon lui, dépasse largement le simple cadre administratif.

    Le Président du Conseil a tenu à préciser que cette rencontre ne saurait être perçue comme un rituel bureaucratique ou une succession de formalités techniques. Pour lui, il s’agit avant tout d’un cadre stratégique visant à assurer la cohérence de l’action gouvernementale, à hiérarchiser les priorités et à transformer les ambitions politiques en orientations claires, réalistes et utiles pour les populations.

    Cette déclaration intervient dans un contexte où les autorités togolaises s’apprêtent à ouvrir une nouvelle phase de planification stratégique après la mise en œuvre de la feuille de route 2020-2025, qui a servi de boussole à plusieurs projets de développement et de réformes structurelles au cours des dernières années.

    Après une période marquée par de nombreuses ambitions affichées et le lancement de projets structurants dans divers secteurs, Faure Gnassingbé estime que le moment est désormais venu de renforcer les acquis obtenus et de recentrer l’action publique sur les priorités les plus essentielles pour les citoyens.

    Le message du Président du Conseil traduit ainsi une volonté affichée de passer d’une logique de promesses à une culture de résultats, où chaque initiative publique devra être appréciée à l’aune de son impact réel sur les conditions de vie des populations.

    En insistant sur la nécessité de privilégier l’efficacité, la lisibilité et la pertinence des politiques publiques, Faure Gnassingbé entend visiblement imprimer une nouvelle dynamique à l’appareil gouvernemental, axée sur la redevabilité et la performance.

    Ce premier séminaire gouvernemental de 2026 apparaît donc comme une étape stratégique dans la redéfinition des priorités de l’exécutif, avec pour objectif affiché de bâtir une gouvernance davantage tournée vers l’impact concret et la satisfaction des besoins des citoyens.

  • Opposition en colère à Lomé

    Opposition en colère à Lomé

    La DMP, la DMK, le Front « Touche pas à ma Constitution » et la LDP ont animé une conférence de presse ce matin à Lomé, au siège de la CDPA, en marge du sommet des présidents des Assemblées nationales des pays francophones d’Afrique, qui s’ouvre cet après-midi dans la capitale togolaise. Cet événement coïncide avec la rentrée parlementaire des députés togolais, marquant l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2026.

    À travers cette sortie médiatique, l’opposition togolaise entend faire entendre sa voix. Elle dénonce vivement la tenue de cette session de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) à Lomé, estimant qu’elle constitue une caution au régime en place, qu’elle juge installé depuis plus de soixante ans.

    CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE – DECLARATION LIMINAIRE – LOME 7 AVRIL 2026

    DÉCLARATION LIMINAIRE


    « La jeunesse africaine représente l’avenir de la Francophonie, l’ignorer met en péril l’avenir de l’organisation. »
    La Francophonie est porteuse d’une espérance, parce que son objet est principalement de promouvoir la langue française, la diversité culturelle et linguistique, la paix, la démocratie et les droits de l’homme.
    Au regard de l’importance de la démocratie et des droits de l’homme, l’organisation a adopté la Déclaration de Bamako le 3 novembre 2020 à Bamako, au Mali. Un texte fondateur qui définit les principes relatifs aux pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l’espace francophone. Ce texte majeur est venu renforcer la Déclaration de Saint-Boniface sur la prévention des conflits et la sécurité humaine,
    adoptée le 14 mai 2006 à Saint-Boniface, au Canada.

    Sur les principes de ces textes fondateurs, se tient à Lomé, au Togo, du 7 au 9 avril 2026, la 17ᵉ Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). La conférence se concentrera sur la démocratie, l’État de droit, la coopération interparlementaire, et la situation politique en Afrique, notamment en Afrique de l’Ouest.

    En confiant l’organisation de cette 17e conférence à l’Etat Togolais, la Francophonie fait honneur aux autorités togolaises et leur apporte son prestige. Cela signifie-t-il que la Francophonie considère que les autorités togolaises sont porteuses des valeurs de démocratie et d’État de droit, retenues comme thèmes de la conférence ?

    C’est une question que nous nous posons en tant que Togolais, au regard de la pratique de la démocratie par les autorités togolaises et du rôle de l’OIF dans notre processus de démocratisation.

    Le contexte

    Faure Gnassingbé dirige le Togo depuis 21 ans, en ayant succédé à son père, Gnassingbé Eyadéma, qui a été chef d’Etat pendant 38 ans. Actuellement, tout en président l’Exécutif, Faure Gnassingbé n’a plus aucun mandat électif. C’est la conséquence de l’adoption d’une nouvelle Constitution le 19 avril 2024, sans
    consultation du peuple, par des députés dont le terme législatif a échu plusieurs mois plus tôt.

    Le choix du président de la République au suffrage universel direct a été remplacé par un régime dit parlementaire, dont les caractéristiques ne respectent pas les normes internationales des régimes parlementaires. La nouvelle Constitution ouvre à Faure Gnassingbé une présidence sans limitation de temps et sans obligation d’être élu. Un cas aberrant et unique dans le monde sur lequel l’Organisation Internationale de la Francophonie ne s’est pas prononcée, ni sur la méthode ni sur le contenu.

    La jeunesse Togolaise qui a vigoureusement contesté ce remplacement de la Constitution a subi une violente répression durant le mois de juin 2025, causant 7 morts, de très nombreux blessés et de multiples arrestations. Les organisations de la société civile et les partis politiques ont organisé des conférences de presse et des rencontres de sensibilisation, pour protester contre la nouvelle Constitution. Ils ont
    parfois été dispersés à coups de gaz lacrymogène au siège des partis et même agressés physiquement par des nervis, notamment le 29 septembre 2024, en présence du parlementaire de la CEDEAO, le député sénégalais Guy Marius Sagna qui avait été blessé, comme la député togolaise Brigitte Adjamagbo Johnson, de nombreux journalistes et citoyens.

    Entre les menaces et intimidations des forces pro-démocratie, les interdictions formelles et déguisées de leurs activités, ainsi que les répressions systématiques, l’espace civique est réduit à sa plus simple expression. Une pratique contraire aux valeurs promues par l’OIF.

    Après la libération de 75 détenus politiques le 31 décembre 2025, suite à la grève de la faim de plusieurs d’entre eux, et les dénonciations des organisations de la société civile avec le concours des organisations internationales des droits de l’homme, on compte encore environ 70 personnes toujours détenues pour leurs opinions politiques. Certains sont détenus depuis 2018, sans procès. Suite à des traitements inhumains et dégradants, on a enregistré une dizaine de morts en détention ces dernières années. Et, de nombreux cas de tortures ont été reconnus par la Cour de justice de la CEDEAO qui a demandé les relaxes, en vain.

    Est-ce ce type de démocratie que célèbre à Lomé la 17e conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ?

    Repères déterminants

    L’Assemblée nationale togolaise qui accueille la 17ᵉ Conférence des Présidents d’Assemblée et de Section de la Région Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, est composée à 95,5% de députés du parti au pouvoir. Peut-elle en l’état être représentative du peuple dans une démocratie au XXIème siècle ?
    D’ailleurs, aucun député de l’opposition n’est retenu pour représenter le Togo dans les Assemblées des parlementaires à l’international, y compris l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).

    Le Togo a une Assemblée nationale monocolore issue d’une élection très contestée. Ce résultat calamiteux est aussi le travail des experts de l’OIF qui ont certifié le fichier électoral utilisé en 2024, en déclarant qu’il est « suffisamment fiable ». Tout comme en 2015, les experts de l’OIF avaient déclaré que le fichier était « non fiable, mais consensuel ». Et pourtant, lors de cette évaluation de 2015, les experts de l’OIF avaient fait des recommandations qui n’ont pas fait l’objet de suivi, notamment en soulignant que plus de 75% des électeurs sont inscrits sur témoignage.

    A ce jour, 85% des Togolais n’ont pas de carte nationale d’identité. Dans ces conditions, aucun fichier ne peut être « suffisamment fiable » pour la sincérité d’un scrutin. Au Togo, les élections sont devenues un instrument de confiscation du pouvoir, au lieu de réguler la vie démocratique. Et l’OIF les a régulièrement
    acceptées, en félicitant l’Etat.

    Nos exigences :

    Après plus de 20 ans d’exercice du pouvoir par Faure Gnassingbé, le constat est accablant avec une société fracturée, une économie structurellement défaillante et les libertés fondamentales confisquées. En conséquence, nous, les signataires de cette déclaration, rappelons à l’Organisation Internationale de la Francophonie, les exigences que nous formulons aux autorités togolaises :

    • la libération immédiate et sans condition de l’ensemble des détenus politiques,
      environ 70, ainsi que la reconnaissance officielle et la réparation des injustices et
      violations de droits dont ils ont été victimes ;
    • la garantie du retour libre, volontaire et sécurisé de l’ensemble des exilés
      politiques, afin de permettre à chaque citoyen togolais de participer pleinement
      et sans entrave à la vie publique et politique de son pays.
    • l’ouverture d’un processus politique de transition démocratique, inclusif et
      transparent, visant à refonder les institutions de la République, à rétablir
      pleinement la souveraineté populaire et à permettre l’émergence d’un ordre
      politique véritablement représentatif de la volonté du peuple togolais.
      Appel à l’Organisation Internationale de la Francophonie
      Nous, organisations signataires de cette déclaration, appelons l’OIF :
    • à reconnaitre sa responsabilité dans le désordre institutionnel instauré au
      Togo, par sa validation des élections frauduleuses et son silence face aux
      violations des droits et des valeurs démocratiques ;
    • à mettre en cohérence sa rhétorique sur les valeurs démocratiques, les libertés
      et les droits avec ce que vit concrètement la population ;
    • à mettre la jeunesse africaine au centre de ses missions et objectifs,
      particulièrement la jeunesse togolaise qui est traquée à l’intérieur et dans la
      diaspora, et qui souffre d’une privation de jouissance de ses libertés et d’une
      démocratie de façade ;
    • à sortir de l’enferment des relations avec les Etats, afin de s’ouvrir aux peuples
      de l’espace francophone ;
    • à construire la Francophonie des peuples.
      Hier, les jeunes de l’Afrique francophone, notamment ceux du Togo, rêvaient de la
      France, du Canada et de la Belgique pour leurs études. Aujourd’hui, leurs regards
      sont de plus en plus tournés vers la Chine (environ 80.000 étudiants, contre 2.000 il
      y a vingt ans), la Russie, la Turquie, l’Australie, et le Moyen-Orient (Émirats arabes unis, Arabie Saoudite).


    L’organisation doit faire sa mue et devenir la Francophonie des peuples, pour ne pas être perçue comme un instrument de l’ère de la françafrique qui soutient les dictateurs en Afrique.

    La jeunesse africaine, et togolaise en particulier, représente l’avenir de la Francophonie, il est indispensable que ses attentes soient prises en considération.

    Togolaises et Togolais, restons vigilants et mobilisés.
    Pour la DMK – ORIGINALE Thomas Kokou NSOUKPOE Superviseur Général Pour la DMP Sambiri TARGONE Coordonnateur
    Pour le LDP Tchagnaou OURO-AKPO Président
    Pour le front
    « Touche Pas A Ma Constitution »
    Nathaniel OLYMPIO Premier Porte-Parole

  • Au Togo, 356 gendarmes prêtent serment

    Au Togo, 356 gendarmes prêtent serment

    La Gendarmerie nationale togolaise renforce ses effectifs avec l’intégration de 356 nouvelles recrues issues de la promotion 2024.

    La prestation de serment de ces nouveaux gendarmes, organisée récemment au tribunal de Kpalimé, marque leur entrée officielle dans la carrière et leur engagement au service de la nation.

    Dans une ambiance solennelle, les jeunes gendarmes ont juré de respecter les lois de la République, d’obéir à la hiérarchie et de n’user de la force que dans le strict cadre de leurs missions. Un acte fort qui, selon les autorités présentes, symbolise leur attachement aux valeurs républicaines et leur responsabilité envers les citoyens.

    Avant cette étape décisive, les recrues ont suivi une formation rigoureuse au Centre national d’instruction de Kara ainsi qu’à l’École nationale de gendarmerie de Lomé. Ce parcours leur a permis d’acquérir les compétences techniques et professionnelles indispensables à l’exercice de leurs fonctions, sanctionnées par l’obtention du certificat d’aptitude.

    Les responsables de la Gendarmerie ont profité de l’occasion pour rappeler les exigences du métier, insistant sur l’intégrité, la discipline et le sens du devoir. Ils ont exhorté les nouveaux éléments à faire preuve de professionnalisme et d’exemplarité dans leurs interventions quotidiennes.

    Ce renforcement des effectifs s’inscrit dans une dynamique visant à améliorer la couverture sécuritaire sur l’ensemble du territoire et à répondre plus efficacement aux défis sécuritaires actuels du pays.

  • Une foi discrète, un impact réel

    Une foi discrète, un impact réel

    Souvent associée à ses enseignements spirituels et à son organisation missionnaire, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours demeure pourtant méconnue pour un autre pan essentiel de son action : son engagement humanitaire. À travers le monde, cette Église déploie des initiatives concrètes en faveur des populations vulnérables, loin des projecteurs et parfois dans une discrétion qui interroge.

    Depuis plusieurs décennies, l’institution met en œuvre des programmes d’aide d’urgence, d’accès à l’eau potable, de soutien à l’éducation ou encore de renforcement des systèmes de santé. Que ce soit en Afrique, en Asie ou en Amérique latine, ses interventions se traduisent par la construction de forages, la distribution de matériel médical ou encore l’appui aux communautés rurales pour améliorer leurs conditions de vie.

    Au Togo comme dans plusieurs pays africains, ces actions existent bel et bien, même si elles restent peu visibles dans l’espace public. Des dons de fauteuils roulants, des campagnes de sensibilisation sanitaire ou encore des partenariats avec des organisations locales témoignent d’une volonté d’agir concrètement sur le terrain. Pourtant, une grande partie de la population ignore encore l’ampleur de ces engagements.

    Ce paradoxe s’explique en partie par la culture de discrétion qui caractérise l’Église. Fidèle à des valeurs d’humilité et de service, elle privilégie souvent l’action à la communication. Une posture honorable, mais qui, dans un monde dominé par l’information et l’image, limite la portée de son message. Résultat : ses contributions humanitaires passent inaperçues, laissant place à des perceptions parfois réductrices ou incomplètes.

    Or, à l’heure où les organisations religieuses jouent un rôle croissant dans le développement social, la visibilité devient un enjeu stratégique. Mieux communiquer ne signifie pas renoncer à ses principes, mais plutôt valoriser des actions qui peuvent inspirer, mobiliser et créer des synergies. En mettant davantage en lumière ses initiatives humanitaires, l’Église pourrait non seulement corriger certaines idées reçues, mais aussi renforcer sa crédibilité auprès des partenaires institutionnels et des bénéficiaires potentiels.

    Au-delà de l’aspect humanitaire, cette communication accrue permettrait également de mieux faire comprendre la vision globale de l’Église, qui ne se limite pas au spirituel. En effet, sa doctrine insiste sur l’équilibre entre le bien-être spirituel et le bien-être matériel, considérés comme complémentaires. Une dimension souvent ignorée du grand public.

    Dans un contexte marqué par des défis sociaux majeurs, notamment la pauvreté, l’accès aux soins, l’éducation, les initiatives de solidarité méritent d’être connues et soutenues. L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours dispose d’un potentiel réel pour contribuer davantage encore à ces enjeux, à condition de sortir de l’ombre.

    Il est donc temps pour cette institution de raconter son histoire autrement : celle d’une foi active, engagée, et résolument tournée vers le service des autres. Une manière de rappeler que, parfois, les actions les plus utiles sont aussi les moins visibles, mais qu’elles gagnent à être partagées.

  • Foncier agricole : l’État togolais reprend la main

    Foncier agricole : l’État togolais reprend la main

    Une nouvelle étape dans la réforme du foncier rural au Togo. Elle met en place une cellule de gestion dédiée à la poursuite des actions engagées.

    Cette initiative vise à garantir la continuité d’un projet stratégique destiné à renforcer la productivité agricole, après l’arrêt du financement du Programme Seuil du Millennium Challenge Corporation.

    Conçue comme un levier de consolidation, cette cellule aura pour mission de préserver les acquis déjà enregistrés sur le terrain. Parmi les résultats notables figurent la cartographie de 2 645 hectares de terres agricoles et la résolution de plusieurs conflits fonciers parfois anciens, qui entravaient l’exploitation sereine des espaces ruraux.

    Au-delà de la préservation des avancées, la nouvelle structure s’attèlera à capitaliser les outils et méthodologies développés lors de la phase pilote. L’objectif est clair : permettre une extension progressive et maîtrisée des réformes à l’ensemble du territoire national. Une démarche qui s’inscrit dans une vision à long terme de modernisation du secteur agricole.

    Ces mesures traduisent la volonté des autorités de sécuriser durablement les droits fonciers des populations rurales. En facilitant l’accès à la terre et en clarifiant les mécanismes de gestion, le gouvernement entend également stimuler l’investissement agricole, souvent freiné par l’insécurité foncière.

    En toile de fond, c’est toute une dynamique de transformation du monde rural qui se dessine. Une gestion plus transparente et structurée des terres devrait contribuer à apaiser les tensions sociales liées aux litiges fonciers, tout en créant un environnement propice à une croissance agricole durable.

    À travers cette relance, l’État réaffirme son engagement à faire du foncier un pilier essentiel du développement économique et de la stabilité sociale.

  • Lomé renforce ses liens avec N’Djamena

    Lomé renforce ses liens avec N’Djamena

    En visite officielle à Lomé ce dimanche 5 avril, Lydie Beassemda, la deuxième Vice-présidente du Sénat du Tchad, a exprimé sa satisfaction quant à la solidité des relations diplomatiques entre le Tchad et le Togo.

    À son arrivée, Lydie Beassemda a salué une coopération bilatérale ancienne, marquée par plusieurs décennies de collaboration et de confiance mutuelle.

    Selon elle, ces relations, déjà solides, ne cessent de se renforcer au fil des années, portées par une volonté commune des autorités des deux pays de consolider leurs échanges politiques, économiques et culturels. Cette visite s’inscrit ainsi dans une dynamique de rapprochement et de dialogue continu entre Lomé et N’Djamena.

    Mme Beassemda a également souligné l’importance de multiplier les cadres de concertation afin de promouvoir des initiatives communes, au bénéfice des populations des deux nations. Une déclaration qui témoigne d’une ambition partagée de hisser davantage la coopération bilatérale à un niveau supérieur.

  • US Yoto : la renaissance d’un club ambitieux

    US Yoto : la renaissance d’un club ambitieux

    Portée par le président Ali Adamou, la transformation d’Arabia FC de Tabligbo en US Yoto vise à renforcer l’ancrage territorial du club et à fédérer les populations autour d’un projet commun.

    Le paysage footballistique de la préfecture de Yoto connaît un tournant majeur. Réuni en Assemblée générale ce samedi 4 avril 2026, Arabia FC de Tabligbo, pensionnaire de la deuxième division togolaise (D2), a officiellement changé d’identité pour devenir l’Union Sportive de Yoto (US Yoto). Une décision stratégique qui marque bien plus qu’un simple changement de nom : elle incarne la volonté de refonder le club sur des bases nouvelles, plus solides et résolument tournées vers l’avenir.

    Portée par le président Ali Adamou, cette transformation vise à renforcer l’ancrage territorial du club et à fédérer les populations autour d’un projet commun. En adoptant une appellation plus inclusive, faisant référence à l’ensemble de la préfecture de Yoto, les dirigeants entendent élargir leur base de soutien et créer une véritable dynamique populaire. L’objectif est clair : faire de l’US Yoto un symbole d’unité locale et un moteur du développement du football dans la région.

    Cette Assemblée générale a également été l’occasion de dresser le bilan des années passées. Un rapport d’activités couvrant la période de 2017 à 2025 a été présenté aux participants, mettant en lumière les acquis du club, mais aussi les difficultés rencontrées. Cette rétrospective a permis d’identifier les axes d’amélioration et de définir une nouvelle feuille de route axée sur la structuration et la professionnalisation.

    Dans la foulée, une nouvelle équipe dirigeante a été mise en place pour piloter ce projet ambitieux. Sans surprise, Ali Adamou a été reconduit à la présidence, signe de la confiance renouvelée des membres du club. Il sera épaulé par un bureau exécutif élargi et diversifié, composé notamment de Koudaya Koffi Michel (1er vice-président), Brice Agbéyomé (2e vice-président), Fiomagné Yaovi (3e vice-président), Ouro Agoro Abressi (secrétaire général) et plusieurs autres responsables chargés de secteurs clés tels que la trésorerie, la communication et l’organisation.

    Au-delà de la restructuration administrative, l’US Yoto affiche des ambitions sportives affirmées. Le club entend investir davantage dans la formation des jeunes, améliorer l’encadrement technique et moderniser son fonctionnement interne. À moyen terme, l’objectif est de hisser l’équipe en division supérieure et de s’imposer comme une référence du football togolais.

    Mais l’ambition ne s’arrête pas là. L’US Yoto souhaite également jouer un rôle moteur dans la promotion du football à l’échelle locale. En favorisant l’émergence de nouveaux talents et en renforçant les infrastructures de base, le club espère contribuer activement au développement du sport dans toute la préfecture.

    Cette mue marque ainsi le début d’une nouvelle ère pour le club de Tabligbo. Entre héritage et renouveau, l’US Yoto entend désormais écrire une nouvelle page de son histoire, avec l’ambition de bâtir une équipe compétitive, fédératrice et durablement enracinée dans son territoire.

  • Au Togo, les réformes en ligne de mire au Sénat

    Au Togo, les réformes en ligne de mire au Sénat

    Le Sénat togolais a officiellement ouvert, le 2 avril, sa première session ordinaire de l’année 2026 au Palais des congrès de Lomé. Cette cérémonie solennelle, présidée par Barry Moussa Barqué, a rassemblé sénateurs, membres du gouvernement ainsi que plusieurs personnalités politiques, administratives et diplomatiques. Elle marque le lancement d’une période de travaux axée sur les réformes majeures et le renforcement de la gouvernance institutionnelle.

    Parmi les invités de marque figurait Komi Selom Klassou, dont la présence illustre la volonté de consolider la coopération entre les différentes institutions de la République. Dans son allocution d’ouverture, le président du Sénat a mis en avant la primauté de l’intérêt général dans l’action parlementaire, appelant à une synergie renforcée entre les pouvoirs publics pour répondre efficacement aux attentes des citoyens.

    Revenant sur le bilan des sessions précédentes, Barry Moussa Barqué a salué l’adoption d’une dizaine de lois stratégiques, destinées à relever les défis socio-économiques du pays. Il a également félicité les initiatives gouvernementales dans des secteurs clés tels que l’éducation, la santé, les infrastructures et l’inclusion sociale, notamment en faveur des femmes et des jeunes.

    Au cœur des priorités de cette session figure la régulation du secteur de la microfinance. L’objectif est de garantir une meilleure protection des usagers, renforcer la transparence et lutter contre le surendettement. Sur le plan international, le Sénat se prépare par ailleurs à accueillir à Lomé, du 7 au 9 avril, la 17ᵉ conférence des présidents de parlements de l’espace francophone.

    En clôture, le président du Sénat a rendu hommage aux forces armées pour leur engagement dans la préservation de la sécurité nationale, tout en réaffirmant le rôle central de l’institution dans la consolidation de l’État de droit, de la stabilité et du développement du Togo.

  • Lomé, carrefour parlementaire francophone

    Lomé, carrefour parlementaire francophone

    Du 7 au 9 avril, le Togo s’impose comme un haut lieu du dialogue institutionnel en accueillant la 17ᵉ conférence du secteur Afrique de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF).

    Organisé par le Parlement togolais, cet événement majeur réunit des élus venus de toute l’Afrique francophone autour d’un objectif commun : renforcer la coopération et partager les bonnes pratiques législatives.

    Pendant trois jours, les participants prendront part à des panels de haut niveau consacrés aux défis contemporains des parlements africains. Gouvernance, efficacité de l’action législative et modernisation des institutions figurent au cœur des échanges. En parallèle, des rencontres B2B et des ateliers pratiques offriront un cadre propice à des discussions concrètes, favorisant le transfert d’expériences entre pairs.

    Au-delà des débats, cette conférence traduit la volonté du Togo de promouvoir une démocratie parlementaire dynamique, fondée sur le dialogue, l’équilibre des pouvoirs et une meilleure implication des citoyens dans les processus de développement. Elle s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités des institutions législatives africaines, indispensable face aux enjeux actuels.

    En accueillant cette rencontre d’envergure, Lomé confirme son statut de plateforme stratégique pour le dialogue interparlementaire. Le pays consolide ainsi sa place au sein de l’espace francophone et réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance démocratique renforcée en Afrique.

Radio Renouveau228

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