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  • CNP-Togo : partenariat renforcé avec la GIZ

    CNP-Togo : partenariat renforcé avec la GIZ

    Le Conseil National du Patronat du Togo (CNP-Togo) poursuit le renforcement de ses relations institutionnelles avec ses partenaires stratégiques. Dans cette dynamique, le Président de l’organisation patronale, M. Coami Sedolo Tamegnon, a reçu en audience, ce mercredi 8 avril 2026, le nouveau Chef Programme ProComp/GIZ, M. Vincent Fremondière, dans le cadre d’une rencontre officielle de prise de contact.

    Cette audience marque une nouvelle étape dans les relations entre les deux institutions, unies par une ambition commune : contribuer activement au développement et à la structuration du secteur privé togolais. La rencontre a permis au nouveau responsable du programme ProComp/GIZ de se présenter officiellement au président du CNP-Togo et d’engager des échanges autour des perspectives de collaboration entre les deux structures.

    Au cœur des discussions, les deux personnalités ont évoqué les mécanismes de renforcement du partenariat existant entre le patronat togolais et le programme ProComp/GIZ. Ce dernier, reconnu pour son engagement dans l’accompagnement des initiatives de développement économique et de promotion de la compétitivité, joue un rôle important dans l’appui aux acteurs économiques et aux entreprises locales.

    Pour le CNP-Togo, cette visite témoigne de la solidité des relations entretenues avec ses partenaires techniques et institutionnels, mais aussi de la volonté commune de poursuivre les efforts en faveur d’un environnement économique plus dynamique, inclusif et performant. Le patronat togolais, qui œuvre pour la défense des intérêts du secteur privé national, voit dans cette coopération une opportunité de renforcer les capacités de ses membres et d’accompagner davantage les entreprises dans leur croissance.

    Les échanges ont également permis de mettre en lumière la nécessité d’intensifier les actions conjointes en matière de soutien aux entreprises, d’amélioration de la compétitivité du tissu entrepreneurial et de promotion de l’investissement privé au Togo. Dans un contexte économique marqué par de nombreux défis, les deux parties entendent ainsi mutualiser leurs efforts pour favoriser un climat des affaires plus favorable et plus attractif.

    À travers cette rencontre, le CNP-Togo réaffirme son engagement à consolider ses partenariats stratégiques avec les acteurs qui partagent sa vision du développement économique durable. L’institution patronale ambitionne, avec l’appui de partenaires comme ProComp/GIZ, de continuer à jouer pleinement son rôle de catalyseur de la croissance du secteur privé et de moteur de l’économie nationale.

    Cette audience entre M. Coami Sedolo Tamegnon et M. Vincent Fremondière ouvre ainsi la voie à une nouvelle dynamique de coopération entre le CNP-Togo et ProComp/GIZ, au bénéfice des entreprises togolaises et de l’ensemble de l’économie nationale.

  • Bas-Mono 2 en ordre de marche

    Bas-Mono 2 en ordre de marche

    La commune de Bas-Mono 2 a officiellement lancé, jeudi 9 avril 2026 à Attitogon, sa deuxième session ordinaire de l’année. Une rencontre stratégique dédiée à l’évaluation de la gouvernance municipale et à la définition de nouvelles orientations pour le développement local.

    Les travaux ont été ouverts en présence du préfet de Bas-Mono, Sogbo Amétépé, du maire-sénateur de la commune, l’honorable Sédoufia Komlanvi Afangbedji, de son adjoint, des conseillers municipaux, des chefs traditionnels, des forces de sécurité, ainsi que de plusieurs cadres et représentants des populations locales.

    Prévue du 9 au 16 avril 2026, cette session permettra aux élus municipaux de procéder à l’examen du bilan des activités menées au cours du premier trimestre de l’année. Plusieurs dossiers majeurs sont inscrits à l’ordre du jour, notamment l’étude du compte administratif de la gestion écoulée, l’évaluation de la conformité des dépenses publiques, ainsi que l’analyse des rapports produits par les différentes commissions permanentes.

    Les conseillers municipaux devront également se pencher sur la modernisation de l’administration communale, avec un accent particulier sur l’adoption du règlement intérieur du personnel de la mairie. Une réforme jugée essentielle pour renforcer l’efficacité des services municipaux et améliorer la qualité des prestations offertes aux administrés.

    Dans son allocution de circonstance, le maire de Bas-Mono 2, l’honorable Sédoufia Komlanvi Afangbedji, a salué les efforts de l’ensemble des acteurs engagés dans le développement de la commune, tout en appelant à une mobilisation accrue pour relever les défis à venir.

    « Cette deuxième session ordinaire nous impose un exercice de bilan rigoureux et objectif afin d’évaluer nos actions et de consolider les acquis de notre jeune commune », a-t-il déclaré.

    L’édile a rappelé que l’année 2025 avait constitué une phase de transition et de structuration pour la collectivité, avant de souligner la nécessité d’intensifier les efforts pour accélérer le développement de la commune.

    « Les défis de Bas-Mono 2 sont nombreux, et les décisions que nous prenons aujourd’hui engagent l’avenir de nos enfants », a-t-il insisté, invitant les conseillers municipaux à faire preuve de responsabilité et de hauteur de vue dans l’exercice de leur mission.

    Procédant à l’ouverture officielle des travaux, le préfet de Bas-Mono, Sogbo Amétépé, a félicité la municipalité pour le respect du calendrier institutionnel encadrant la tenue des sessions ordinaires, conformément aux exigences du ministère de tutelle.

    Pour le représentant de l’État, cette session doit permettre aux élus de dresser un état des lieux objectif de la gestion municipale afin d’identifier les avancées enregistrées, mais aussi les insuffisances à corriger.

    Le préfet a, en outre, encouragé les responsables locaux à multiplier les initiatives de partenariat avec les organisations non gouvernementales et autres acteurs de développement, en vue de mobiliser davantage de ressources pour la mise en œuvre des projets communautaires.

    « Seul, on ne peut rien. Mais ensemble, vous pouvez accomplir de grandes choses pour le développement de votre commune », a-t-il lancé à l’endroit des élus.

    La cérémonie d’ouverture a pris fin par une photo de famille réunissant les différentes personnalités présentes, marquant ainsi le lancement officiel de cette deuxième session ordinaire de l’année 2026 dans la commune de Bas-Mono 2.

  • FTTKD : la gouvernance Boyodi sous tension

    FTTKD : la gouvernance Boyodi sous tension

    Moins d’un an après la prise de fonction de Henoc Boyodi à la tête du taekwondo togolais, le climat d’optimisme qui prévalait au début semble avoir laissé place à une profonde crispation, plongeant l’instance dans une ambiance morose. Explication!

    À son élection à la tête de la Fédération togolaise de taekwondo (FTTKD), le 24 novembre 2024, Henoc Boyodi incarnait pour de nombreux acteurs du milieu un symbole de renouveau. Son parcours, forgé à tous les niveaux de la discipline, laissait espérer l’avènement d’une gouvernance modernisée, plus proche des réalités du terrain et davantage en phase avec les attentes des pratiquants. Plusieurs observateurs voyaient alors en son arrivée l’opportunité d’ouvrir un nouveau chapitre pour le taekwondo togolais, après des années marquées par des tensions récurrentes et des défis structurels.

    Mais moins d’un an après sa prise de fonction, ce climat d’optimisme semble avoir laissé place à une profonde crispation. Au sein de la famille du taekwondo, des voix de plus en plus nombreuses dénoncent ce qu’elles considèrent comme une dérive autoritaire dans la gestion de la fédération. Décisions unilatérales, tensions avec certains membres du Bureau exécutif, controverses administratives et interrogations financières nourrissent désormais une crise interne qui fragilise l’équilibre institutionnel de la FTTKD.

    Gouvernance

    Dans toute organisation associative, les statuts et règlements intérieurs constituent le socle du fonctionnement institutionnel. Ils fixent les règles de gouvernance, organisent la répartition des responsabilités et garantissent la transparence des processus décisionnels. Leur respect est indispensable pour assurer la légitimité des actes posés par les dirigeants.

    Or, plusieurs acteurs du milieu du taekwondo reprochent aujourd’hui au président Henoc Boyodi de s’écarter progressivement de ce cadre réglementaire. Selon eux, certaines décisions importantes auraient été prises sans consultation préalable du Bureau exécutif, pourtant reconnu comme l’organe chargé de participer à la définition des grandes orientations stratégiques de la fédération.

    Cette manière de gouverner suscite de vives inquiétudes. Car dans le fonctionnement normal d’une fédération sportive, les décisions majeures doivent s’inscrire dans une logique de concertation, de collégialité et de validation collective. En marginalisant les instances de délibération, la présidence expose la fédération à des contestations internes qui affaiblissent la cohésion institutionnelle et mettent en péril la crédibilité de l’organe dirigeant.

    Perte d’influence

    Le Bureau exécutif, censé être au cœur de la gestion quotidienne et de la régulation interne de la FTTKD, semble progressivement relégué à un rôle secondaire. Plusieurs de ses membres estiment ne plus être pleinement associés aux prises de décision, malgré les responsabilités statutaires qui leur sont reconnues.

    Cette frustration s’est accentuée à la suite de plusieurs actes posés récemment par la présidence. Parmi eux figure la suspension provisoire du secrétaire général de la fédération, Elom Vossah, décision qui a suscité de nombreuses interrogations dans les cercles sportifs. S’y ajoute la révocation du directeur technique national adjoint chargé de la diaspora, Dodji Febon, dans un contexte de désaccords internes particulièrement tendus.

    Ces décisions interviennent alors que des divergences profondes opposeraient certains responsables fédéraux au président Boyodi sur des questions liées à la gestion administrative et technique de la fédération. Le différend le plus marquant porterait sur le refus du président de signer un document d’autorisation relatif à l’organisation d’une compétition internationale à Lomé. Pour justifier cette position, Henoc Boyodi aurait invoqué des préoccupations sécuritaires, sans toutefois apporter de précisions détaillées sur la nature exacte des risques évoqués.

    Cette compétition, organisée sous l’égide de la Fédération internationale de taekwondo, représente pourtant une opportunité majeure pour les athlètes togolais, tant en matière de visibilité internationale que de progression compétitive. Le blocage du processus d’organisation a donc alimenté davantage les critiques, certains y voyant une décision préjudiciable au développement de la discipline.

    Contestation

    Autre sujet de tension : la nomination du secrétaire général adjoint de la fédération. Plusieurs observateurs dénoncent une procédure menée dans la précipitation et en dehors des mécanismes prévus par les textes en vigueur.

    Selon les règles internes de la FTTKD, la désignation à certains postes stratégiques doit obéir à un processus transparent impliquant notamment la présentation de candidatures par les clubs affiliés en règle avec la fédération. Or, certains responsables estiment que cette exigence n’aurait pas été pleinement respectée dans le cadre de cette nomination.

    Cette situation alimente le sentiment d’un affaiblissement progressif des mécanismes démocratiques au sein de l’organisation et renforce les critiques autour d’une gouvernance de plus en plus centralisée.

    Leadership

    Au-delà des questions juridiques et administratives, c’est le style même de leadership de Henoc Boyodi qui fait aujourd’hui débat. Plusieurs acteurs du taekwondo togolais dénoncent une concentration excessive du pouvoir décisionnel entre les mains du président, associée à un déficit de dialogue et à une difficulté croissante à instaurer un climat de confiance.

    Dans un environnement fédéral où la cohésion entre dirigeants, techniciens, clubs et athlètes demeure essentielle, ces tensions internes risquent d’avoir des conséquences durables. Certains craignent déjà une démobilisation progressive de plusieurs cadres techniques et responsables de clubs, lassés par ce qu’ils perçoivent comme une absence d’écoute et de concertation.

    Pour de nombreux observateurs, diriger une fédération ne se limite pas à exercer une autorité administrative. Cela suppose aussi la capacité de fédérer les énergies, de construire le consensus et de porter une vision commune. Sur ce terrain, le président Boyodi semble désormais confronté à un déficit de confiance grandissant.

    Soupçons

    À la crise de gouvernance s’ajoutent également des interrogations liées à la gestion financière de la fédération. Des accusations relayées dans certains milieux du taekwondo font état d’un présumé détournement d’une bourse octroyée par la CONFEJES à une athlète togolaise.

    Le président Henoc Boyodi est cité dans ces allégations, bien qu’aucune conclusion officielle n’ait, à ce jour, été rendue publique sur ce dossier. En l’absence de preuves établies, ces accusations restent au stade de soupçons. Mais leur simple existence contribue à accentuer le malaise autour de la gouvernance actuelle.

    Dans le sport moderne, la transparence financière constitue un impératif majeur. Toute suspicion, même non confirmée, peut ternir durablement l’image d’une institution et fragiliser ses relations avec ses partenaires techniques et financiers.

    Menace

    Cette crise interne pourrait avoir des répercussions bien au-delà du cercle fédéral. La stabilité institutionnelle d’une fédération sportive demeure en effet un critère essentiel dans ses rapports avec les partenaires publics et privés, notamment le ministère des Sports, principal soutien institutionnel de nombreuses disciplines au Togo.

    Une fédération perçue comme divisée, instable ou en proie à des querelles internes risque de voir sa crédibilité affaiblie auprès des autorités de tutelle, avec des conséquences potentielles sur les financements, l’accompagnement technique et la reconnaissance institutionnelle.

    Sursaut collectif

    Face à cette situation, de nombreuses voix appellent à une remise à plat du fonctionnement interne de la FTTKD. Pour plusieurs responsables de clubs, anciens cadres et pratiquants, l’urgence est désormais de restaurer un cadre de gouvernance fondé sur le respect des textes, la collégialité et la transparence.

    L’objectif, insistent-ils, ne doit pas être de nourrir davantage les divisions, mais de préserver l’avenir de la discipline. Le taekwondo togolais, en pleine quête de structuration et de rayonnement international, ne peut durablement évoluer dans un climat de tensions permanentes et de défiance généralisée.

    Car au-delà des querelles de personnes, c’est bien l’image, la crédibilité et la pérennité de la Fédération Togolaise de Taekwondo qui sont aujourd’hui en jeu. Pour beaucoup, seul un retour rapide aux fondamentaux institutionnels permettra d’éviter que la crise actuelle ne se transforme en fracture durable au sein de l’une des principales disciplines d’arts martiaux du pays.

  • Décès d’Abass Kaboua

    Décès d’Abass Kaboua

    Le monde politique togolais est en deuil à la suite du décès du sénateur Abass Kaboua, figure bien connue de la scène publique nationale.

    Selon des sources concordantes, l’homme politique est décédé entre mardi et mercredi. Il suivait depuis plusieurs mois un traitement médical lié à une maladie dont la nature n’a pas encore été officiellement communiquée.

    Personnalité marquante du paysage politique togolais, Abass Kaboua laisse derrière lui le souvenir d’un acteur engagé voire controversé, reconnu pour sa forte gueule dans le débat public. Tout au long de son parcours, il s’est illustré par des prises de position affirmées ainsi qu’une implication régulière dans la vie institutionnelle du pays.

  • Genre et inclusion en débat à l’Université de Lomé

    Genre et inclusion en débat à l’Université de Lomé

    L’Université de Lomé accueille depuis ce mercredi 8 avril 2026 un important colloque international consacré à la problématique du genre et du développement, une rencontre scientifique de haut niveau initiée par le Réseau des Femmes de l’Enseignement supérieur du Togo (ReFEST). Prévu pour se dérouler sur trois jours, jusqu’au 10 avril, cet événement réunit universitaires, chercheurs, experts et étudiants autour du thème : « Genre et développement : mythe ou réalité ».

    La cérémonie d’ouverture s’est tenue dans le grand auditorium de l’Université de Lomé, en présence de plusieurs personnalités du monde académique et institutionnel. Parmi elles figuraient notamment le Dr Ama Dzifa Gameti, directrice de cabinet du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la présidente de l’Université de Kara, Prof. Grâce Prénam Houzou-Mouzou, le premier vice-président de l’Université de Lomé, Prof. Komlan Batawila, ainsi que la présidente du ReFEST et du comité d’organisation, Dr Agnélé Lassey.

    À travers cette initiative, le ReFEST ambitionne d’ouvrir une réflexion approfondie sur la place du genre dans les dynamiques de développement au XXIᵉ siècle, dans un contexte où les inégalités entre hommes et femmes demeurent un enjeu majeur dans plusieurs secteurs de la vie sociale, économique et politique.

    Pendant trois jours, les participants vont analyser, dans une approche critique et pluridisciplinaire, les multiples défis liés à la question du genre. Les discussions porteront notamment sur les inégalités d’accès aux ressources, à l’éducation et aux soins de santé, la participation des femmes à la vie économique et politique, les effets des politiques publiques sensibles au genre, ainsi que les biais persistants dans la production et la transmission des savoirs.

    Pour les organisateurs, ce colloque se veut bien plus qu’un simple cadre d’échanges académiques. Il s’agit d’un espace de réflexion destiné à dépasser les discours théoriques afin de faire émerger des propositions concrètes susceptibles de favoriser un développement plus inclusif, plus équitable et durable.

    « Le genre reste aujourd’hui un facteur déterminant dans l’accès aux opportunités et dans la répartition des ressources. Il est donc essentiel de questionner les mécanismes qui freinent encore l’égalité et de proposer des alternatives réalistes », ont souligné plusieurs intervenants lors de la cérémonie inaugurale.

    Le rendez-vous mobilise des chercheurs et enseignants-chercheurs venus de plusieurs pays, des spécialistes du développement, des représentants d’organisations de la société civile ainsi que de nombreux étudiants, preuve de l’intérêt croissant que suscite la thématique dans les milieux scientifiques et institutionnels.

    Par cette rencontre internationale, l’Université de Lomé confirme son rôle de cadre privilégié de réflexion sur les grands enjeux contemporains, tout en renforçant son engagement en faveur de la promotion de l’égalité et de la justice sociale dans les politiques de développement.

  • Francophonie : Kinshasa courtise Lomé

    Francophonie : Kinshasa courtise Lomé

    En se tournant vers le Togo pour obtenir son appui, la RDC franchit une étape déterminante dans sa campagne diplomatique pour le poste de Secrétaire général de la Francophonie.

    La diplomatie francophone était au cœur des échanges ce mardi 7 avril 2026 à Lomé. Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu en audience une importante délégation de la République démocratique du Congo conduite par Crispin Mbadu Phanzu, ministre délégué en charge des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de la Francophonie. Une visite à forte portée politique qui illustre le rapprochement stratégique entre Lomé et Kinshasa autour des grands enjeux de la Francophonie.

    Envoyé spécial du président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Crispin Mbadu Phanzu était porteur d’un message personnel adressé à Faure Gnassingbé par celui qu’il a présenté comme un « ami et frère ». Au centre de cette mission diplomatique : la candidature de la République démocratique du Congo au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), un enjeu majeur dans les équilibres politiques de l’espace francophone.

    Kinshasa a en effet officiellement désigné Juliana Amato Lumumba comme candidate à cette prestigieuse fonction. Présente au sein de la délégation reçue à Lomé, la candidate congolaise est venue défendre sa vision et solliciter le soutien des autorités togolaises dans la course à la succession à la tête de l’organisation.

    À l’issue de l’audience, Crispin Mbadu Phanzu n’a pas caché les attentes de son pays. « Nous sollicitons à cet effet le soutien du Togo, un pays frère avec des liens historiques », a-t-il déclaré, soulignant l’importance que revêt pour Kinshasa l’appui diplomatique de Lomé dans cette bataille où chaque soutien compte.

    Une candidature stratégique pour la RDC

    Pour la République démocratique du Congo, cette candidature dépasse le simple cadre institutionnel. Elle s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer son influence sur la scène internationale et de jouer un rôle accru dans les grandes instances multilatérales francophones. À travers Juliana Amato Lumumba, Kinshasa entend porter une nouvelle dynamique pour l’OIF, avec l’ambition de promouvoir une Francophonie davantage inclusive, moderne et influente.

    Devant Faure Gnassingbé, la candidate a exposé les grandes lignes de sa vision pour l’organisation, plaidant pour une institution plus forte, plus proche des préoccupations des peuples francophones et davantage tournée vers les défis contemporains de développement, de jeunesse et de coopération internationale.

    Rapprochement bilatéral

    Mais cette rencontre ne s’est pas limitée à la seule question de l’OIF. Les discussions ont également permis aux deux parties de faire un tour d’horizon de la coopération bilatérale entre le Togo et la RDC. Les deux pays ont réaffirmé leur volonté commune de consolider leurs relations diplomatiques, économiques et politiques, dans un contexte africain marqué par de nouveaux enjeux de partenariat et d’intégration.

    Cette audience traduit ainsi un renforcement progressif de l’axe Lomé-Kinshasa, fondé sur des convergences diplomatiques croissantes et une volonté partagée de peser davantage dans les débats continentaux et internationaux.

    Un poste à forte influence

    Le poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie constitue l’une des fonctions les plus stratégiques de l’espace francophone. Son titulaire assure la direction du secrétariat des instances de la Francophonie, préside le Conseil permanent de la Francophonie, conduit l’action politique de l’organisation et participe de droit à la Conférence ministérielle de la Francophonie.

    Élu pour un mandat de quatre ans par les chefs d’État et de gouvernement membres, le secrétaire général fixe les grandes orientations de l’institution et incarne sa voix sur la scène internationale.

    En se tournant vers le Togo pour obtenir son appui, la RDC franchit une étape déterminante dans sa campagne diplomatique. Reste désormais à savoir quelle position adoptera Lomé dans cette bataille de leadership qui s’annonce décisive pour l’avenir de la Francophonie.

  • L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours s’ouvre aux médias à Lomé

    L’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours s’ouvre aux médias à Lomé

    À Lomé, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours a offert aux journalistes un aperçu inédit de ses activités à l’occasion de la célébration de la Pâque et de sa 196ᵉ Conférence générale semi-annuelle.

    Organisée le dimanche 5 avril 2026 à la chapelle de Kégué, cette rencontre a permis aux professionnels des médias de suivre les travaux de la Conférence et de découvrir le Rapport 2025, qui met en lumière l’évolution et les nombreuses actions humanitaires de l’Église au Togo.

    Présente dans le pays depuis 1997, cette confession chrétienne mondiale, fondée au début des années 1830, accompagne ses membres dans leur cheminement spirituel, en les guidant vers une vie plus proche des enseignements du Christ et en les préparant à la vie éternelle. Elle œuvre également à la formation de disciples et à la diffusion du message évangélique à travers le territoire togolais.

    Au-delà de ses missions spirituelles, l’Église LDS se distingue par son engagement humanitaire. Le Rapport 2025 fait état de contributions importantes au développement local, notamment la construction de bâtiments scolaires, de latrines et de centres médico-sociaux. L’Église a également distribué des fauteuils roulants et soutenu financièrement des campagnes de vaccination contre la poliomyélite, touchant ainsi directement la santé et le bien-être des populations vulnérables.

    « Nous souhaitons renforcer notre engagement au Togo et intensifier nos actions humanitaires dans les mois et années à venir », a souligné un responsable local. Cette volonté traduit l’ambition de l’Église de contribuer non seulement à l’épanouissement spirituel de ses fidèles, mais aussi au développement socio-économique du pays.

    La Conférence générale, organisée chaque année en avril et en octobre, constitue un moment fort de la vie de l’Église LDS. Elle rassemble les fidèles à travers le monde – plus de 17 millions de membres en 2024 – pour des sessions de prières, d’enseignements et de partage. L’Église est structurée en « pieux », équivalents de diocèses, regroupant plusieurs paroisses où les fidèles se réunissent chaque dimanche pour le culte et la Sainte-Cène.

    Les temples, distincts des chapelles locales, occupent une place particulière au sein de cette organisation religieuse. Considérés comme sacrés, ils sont réservés à des ordonnances spécifiques telles que le mariage éternel, symbolisant l’engagement des fidèles dans la durée.

    L’initiative d’ouverture aux journalistes témoigne de la volonté de l’Église de renforcer sa visibilité au Togo et de mieux faire connaître ses actions. Pour ses responsables, il s’agit d’informer la société sur la double mission de l’Église : spirituelle et humanitaire. Cette démarche vise également à encourager le dialogue et la collaboration avec d’autres acteurs de développement et avec la communauté locale, contribuant ainsi à la construction d’un environnement plus inclusif et solidaire.

    En permettant aux journalistes de découvrir ses activités de l’intérieur, l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours affirme sa détermination à être un acteur reconnu du développement et du bien-être au Togo, tout en poursuivant sa mission spirituelle avec rigueur et engagement.

  • Faux médecin : la supercherie dévoilée

    Faux médecin : la supercherie dévoilée

    Une supercherie incroyable secoue le monde médical togolais. Un individu arrêté à Lomé se faisait passer pour médecin, avec un parcours académique entièrement fabriqué. Du certificat d’études primaires au doctorat, tout était faux.

    Selon l’Ordre National des Médecins du Togo (ONMT), le suspect avait minutieusement confectionné de faux diplômes pour chaque étape de sa prétendue formation. Il affirmait même avoir étudié dans une université d’Europe du Nord, ce qui avait immédiatement éveillé les soupçons des autorités.

    Les incohérences de son dossier ont poussé l’Ordre à enquêter. Pendant près de deux ans, chaque institution citée a été contactée. Verdict : aucune inscription ne correspondait aux documents fournis. Chaque diplôme, du plus modeste au plus prestigieux, était un faux. Une imposture totale.

    Anthony Beketi Katanga, président de l’ONMT, s’inquiète : « Ce n’est pas qu’une fraude administrative, c’est un danger pour la santé publique. Des vies auraient pu être mises en péril. » Le suspect est en détention à la prison civile de Lomé et poursuivi pour usage de faux et tentative d’exercice illégal de la médecine. La justice doit maintenant trancher sur ce dossier hors norme.

    Cette affaire illustre le risque réel posé par les faux professionnels de santé. Des patients non avertis auraient pu recevoir des soins dangereux, mettant en péril la confiance dans le système médical togolais. Les autorités sanitaires rappellent l’importance de vérifications strictes et de vigilance continue.

    Au-delà de la fraude, ce cas choque par son audace et sa sophistication. Il montre que même les institutions les mieux établies peuvent être la cible d’imposteurs déterminés. Les Togolais, eux, sont désormais avertis : l’apparence de diplôme ne garantit pas toujours la compétence.

    Alors que la justice suit son cours, le message est clair : l’exercice illégal de la médecine ne sera jamais toléré. Et pour les patients, il reste impératif de vérifier la légitimité de ceux à qui ils confient leur santé. Une leçon douloureuse, mais nécessaire, pour tout un pays.

  • Kokou Ekouagou : l’art comme chemin vers la paix

    Kokou Ekouagou : l’art comme chemin vers la paix

    Originaire du quartier de Kodjoviakopé à Lomé, le plasticien togolais Kokou Ekouagou s’impose aujourd’hui comme l’une des figures majeures de l’art contemporain en Afrique de l’Ouest. Polyvalent et engagé, il explore des disciplines variées – peinture, sculpture, photographie, installation et performance – pour porter un message universel : l’art est un vecteur de réflexion, de dialogue et de transformation sociale.

    L’œuvre de Kokou Ekouagou se distingue par une profondeur conceptuelle rare. Il s’intéresse à l’identité, au multiculturalisme et aux relations humaines, et questionne les récits dominants qui façonnent notre perception du monde. Pour lui, l’art ne se limite pas à une expression esthétique : il est un outil capable de déconstruire les stéréotypes, de créer du lien et de proposer des visions inclusives de nos sociétés. Chaque création est pensée comme une invitation à la réflexion et au dialogue, incitant le spectateur à remettre en question ses propres repères et à envisager la cohabitation des différences sous un angle nouveau.

    Parmi ses symboles les plus puissants, l’oiseau revient régulièrement. Métaphore du lien, du message et de la transmission, il guide les hommes vers un idéal de concorde et d’harmonie sociale. Dans certaines œuvres, cet oiseau devient un vecteur de paix, illustrant le chemin vers une coexistence plus juste et équilibrée. À travers ce symbole, Kokou Ekouagou traduit sa conviction profonde : la paix n’est pas seulement l’absence de conflit, elle se construit au quotidien, par le dialogue, la tolérance, le respect des différences et la solidarité face aux défis communs.

    Son engagement dépasse l’esthétique pour s’inscrire dans une démarche citoyenne. Ses créations questionnent les sociétés sur leur capacité à dépasser les frontières culturelles, sociales et géographiques, et à construire un avenir partagé. La cohésion sociale et la responsabilité collective deviennent alors des thèmes centraux de son travail, en particulier face aux crises contemporaines qui fragilisent les communautés. Chaque œuvre invite le spectateur à réfléchir sur les conditions d’une paix durable et sur le rôle que chacun peut jouer dans le vivre-ensemble.

    Kokou Ekouagou réussit ainsi à mêler symbolisme, critique sociale et dialogue interculturel. Son art ne se contente pas de dénoncer ou d’illustrer : il propose une vision humaniste du monde. Compréhension, empathie et unité deviennent les piliers de sa démarche, offrant au spectateur un espace où se conjuguent esthétique et conscience sociale. Le spectateur n’est plus passif : il est convié à participer à la réflexion, à envisager de nouvelles façons de coexister et à se questionner sur sa propre responsabilité dans la construction d’une société pacifique.

    En plaçant l’art au service de la paix, Kokou Ekouagou confirme que la création artistique peut dépasser la simple contemplation pour devenir un véritable moteur de transformation sociale. Dans un contexte où les tensions culturelles, sociales et politiques se multiplient, son travail rappelle que l’art a le pouvoir de rapprocher les individus, de favoriser le dialogue interculturel et de susciter l’action collective.

    Ainsi, l’œuvre de Kokou Ekouagou s’inscrit dans une dynamique rare et précieuse : celle d’un art engagé, profondément humaniste, capable de tracer un chemin vers une société plus harmonieuse et solidaire. Chaque toile, chaque sculpture ou performance devient un appel à la réflexion et un manifeste pour la paix. Dans un monde souvent fragmenté, son message résonne avec force : l’art n’est pas seulement un miroir de notre société, il est aussi un guide vers sa meilleure version.

  • Taekwondo togolais : la tempête fédérale

    Taekwondo togolais : la tempête fédérale

    La Fédération togolaise de taekwondo (FTTKD) est aujourd’hui plongée dans une crise profonde qui menace de fissurer durablement l’unité de cette discipline autrefois citée en exemple dans le paysage sportif national.

    Entre querelles internes, accusations croisées et défiance grandissante entre dirigeants, l’instance dirigeante du taekwondo togolais traverse l’une des périodes les plus troubles de son histoire récente.

    Au cœur de cette tempête, plusieurs voix dénoncent une gouvernance de plus en plus contestée au sein de la fédération. Depuis plusieurs mois, des tensions opposent des responsables du bureau exécutif à certains cadres administratifs et acteurs influents du milieu, chacun accusant l’autre de mauvaise gestion et de pratiques peu orthodoxes dans la conduite des affaires fédérales.

    Selon plusieurs observateurs du monde sportif, le climat s’est considérablement détérioré avec la multiplication de désaccords sur la gestion financière et administrative de l’institution. Des critiques récurrentes évoquent un manque de transparence dans certaines décisions stratégiques ainsi qu’une centralisation excessive du pouvoir, alimentant frustrations et ressentiments au sein de la grande famille du taekwondo.

    Dans les coulisses, la crise dépasse désormais le simple cadre administratif. Elle prend des allures de guerre de positionnement, où ambitions personnelles, rivalités d’influence et luttes de leadership semblent avoir pris le dessus sur l’intérêt supérieur de la discipline. Une situation qui inquiète de nombreux maîtres de salles, entraîneurs et pratiquants, préoccupés par les conséquences de cette instabilité sur l’avenir du taekwondo national.

    Car pendant que les dirigeants s’affrontent, les athlètes, eux, assistent impuissants à la dégradation du climat fédéral. Plusieurs acteurs craignent que cette crise ne compromette la préparation des compétitions, la détection des talents et la progression internationale des représentants togolais.

    Face à cette situation explosive, des appels se multiplient pour réclamer un retour à la sérénité et l’ouverture d’un dialogue sincère entre les différentes parties. Pour beaucoup, une chose est claire : si aucune solution rapide n’est trouvée, la crise actuelle pourrait laisser des séquelles profondes et durablement fragiliser l’une des disciplines les plus emblématiques du sport togolais.

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