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  • Clubs santé SOS Docteur TV : sept leviers pour transformer la jeunesse

    Clubs santé SOS Docteur TV : sept leviers pour transformer la jeunesse

    Face aux défis sanitaires et sociaux qui touchent les jeunes, les clubs santé SOS Docteur TV déploient une stratégie ambitieuse articulée autour de sept axes majeurs. Pensé comme un véritable écosystème éducatif et citoyen, ce programme place les élèves au cœur de la promotion de la santé, du leadership et du vivre-ensemble.

    Au premier rang de ces initiatives figure l’Académie Génie IMHOTEP, un concept innovant qui combine apprentissage et divertissement. À travers des jeux de culture générale axés sur la santé publique, les élèves renforcent leurs connaissances tout en développant leur esprit critique. Inspiré des approches modernes d’éducation ludique, cet axe contribue à rendre les thématiques sanitaires plus accessibles et engageantes.

    Le deuxième axe met l’accent sur la sensibilisation et l’éducation. Les clubs organisent régulièrement des campagnes d’information sur des sujets essentiels tels que l’éducation à la vie et aux valeurs, la santé sexuelle, ainsi que les problématiques spécifiques aux adolescents et aux jeunes. En s’appuyant sur les journées mondiales de santé et les thématiques portées par la division de la santé des adolescents et des jeunes (DSAJ), ces actions visent à corriger les idées reçues et à prévenir les comportements à risque en milieu scolaire.

    Dans une démarche participative, le troisième axe encourage la production et la diffusion d’émissions de santé réalisées par les élèves eux-mêmes sur SOS Docteur TV. Cette approche donne la parole aux jeunes, les responsabilise et favorise une meilleure appropriation des messages de santé. Elle contribue également à développer des compétences en communication et en médias.

    Le quatrième axe s’inscrit dans la promotion d’un mode de vie sain à travers le sport et la culture. En organisant et en soutenant des activités sportives et culturelles dans les établissements scolaires, les clubs santé encouragent l’épanouissement physique et social des élèves. Ces initiatives participent aussi à la prévention de certaines maladies liées à la sédentarité et au stress.

    La solidarité et l’excellence sont au cœur du cinquième axe. À travers l’octroi de bourses d’excellence, le parrainage des orphelins et la distinction des acteurs les plus engagés, le programme valorise le mérite et renforce l’inclusion sociale. Cette dynamique crée un environnement motivant où chaque élève peut aspirer à se dépasser.

    Le sixième axe se concentre sur le développement personnel et le leadership transformationnel. En promouvant des valeurs telles que la masculinité positive, l’égalité de genre et le mentorat entre pairs, les clubs santé contribuent à former une jeunesse responsable, consciente de son rôle dans la société. L’accompagnement par des personnes ressources vient renforcer cette dynamique d’encadrement et d’inspiration.

    Enfin, le septième axe englobe la promotion de la santé dans toutes ses dimensions : mentale, environnementale et sociale. En œuvrant pour un cadre de vie sain et une meilleure cohésion sociale, les clubs santé SOS Docteur TV s’attaquent aux déterminants globaux du bien-être des jeunes.

    À travers ces sept axes stratégiques, SOS Docteur TV propose un modèle intégré qui va bien au-delà de la simple sensibilisation. Il s’agit d’un véritable projet de transformation sociale, où l’école devient un espace de construction de citoyens éclairés, engagés et en bonne santé.

  • Taekwondo : défi lancé, compétition maintenue

    Taekwondo : défi lancé, compétition maintenue

    Malgré une opposition formelle, la séance d’entraînement et la compétition de taekwondo prévues le dimanche 12 avril 2026 n’ont pas été annulées. Initialement programmées sur le site du complexe sportif de Kotocoli-Zongo, ces activités ont finalement été délocalisées et se sont tenues dans l’enceinte du centre communautaire de Bè, avec l’appui de plusieurs bonnes volontés.

    Dans une correspondance officielle adressée au maire de la commune Agoè-Nyivé 4 en date du 10 avril 2026, Henoc Boyodi, président de la Fédération togolaise de taekwondo (FTTKD), avait clairement exprimé son opposition à l’organisation de ces activités. Il y indiquait que ni la séance d’entraînement ni la compétition ne bénéficiaient d’une autorisation fédérale, soulignant que seule la Fédération est habilitée à encadrer ce type d’initiatives sur le plan institutionnel. Il avait, en conséquence, demandé leur suspension, invoquant des préoccupations liées à la crédibilité, à la sécurité et à la bonne organisation du mouvement sportif.

    Cependant, sur le terrain, les faits ont pris une autre tournure. L’événement s’est bel et bien déroulé, mais dans un autre cadre. Le centre communautaire de Bè a servi de point de repli pour les organisateurs, permettant ainsi la tenue effective des activités prévues. Selon plusieurs sources concordantes, cette relocalisation a été rendue possible grâce à l’implication de soutiens locaux et de passionnés de la discipline, soucieux de ne pas priver les pratiquants, notamment les plus jeunes, de cette opportunité.

    Au-delà de la controverse institutionnelle, cette journée a surtout été marquée par la forte mobilisation de jeunes pratiquants de taekwondo. Entre exercices techniques, démonstrations et affrontements encadrés, l’événement a offert un espace d’expression sportive à une jeunesse en quête de repères et de perspectives. Pour certains encadreurs présents, il s’agissait avant tout de promouvoir les valeurs éducatives du sport, telles que la discipline, le respect et la persévérance.

    Cette issue peut être interprétée, avec prudence, comme un nouvel épisode illustrant les tensions persistantes au sein du milieu du taekwondo togolais. Pour certains observateurs, le maintien de l’événement, en dépit de la position exprimée par le président de la Fédération, s’apparente à une forme de désaveu ou, à tout le moins, à une remise en question de l’autorité fédérale sur certaines initiatives locales initiées par des acteurs engagés.

    Néanmoins, il convient de rappeler que la question de la régulation des activités sportives reste un enjeu central pour les fédérations, notamment en matière de sécurité, de conformité et de reconnaissance officielle. De ce point de vue, l’appel à un cadre structuré et concerté, formulé dans la lettre du président de la FTTKD, demeure un élément important du débat.

    Entre volonté d’encadrement institutionnel et initiatives de terrain portées par les acteurs engagés, l’épisode du 12 avril met en lumière les défis actuels du développement du taekwondo au Togo. Une chose est certaine : pour les jeunes participants, l’essentiel aura été de pouvoir pratiquer leur discipline et vivre pleinement leur passion, le temps d’une journée qui, malgré les obstacles, a bel et bien eu lieu.

  • Cabinet ministériel : l’heure du bilan et des ajustements

    Cabinet ministériel : l’heure du bilan et des ajustements

    Réuni le 23 mars 2026 sous la présidence de la ministre Moni Sankaredja-Sinandja, le cabinet ministériel a tenu sa toute première réunion trimestrielle depuis le début de l’année. Une rencontre stratégique consacrée à l’évaluation du travail accompli, à l’identification des insuffisances et à la définition de nouvelles pistes d’amélioration pour renforcer l’efficacité de l’action publique.

    Dès l’ouverture des travaux à 15h40, la ministre a donné le ton. Cette réunion, a-t-elle souligné, vise à dresser un état des lieux du chemin parcouru après trois mois d’activités, tout en appréciant la qualité de la collaboration interne. L’objectif est clair : corriger les éventuelles erreurs et optimiser les performances du cabinet au service des populations.

    Acquis salués, dynamique à consolider

    Au chapitre des points positifs, les collaborateurs ont unanimement salué l’engagement et le leadership de la ministre, ainsi que la bonne ambiance de travail qui prévaut au sein du cabinet. La solidarité entre agents et la ponctualité ont également été relevées comme des signaux encourageants.

    La ministre s’est félicitée de cette dynamique collective, appelant toutefois à redoubler d’efforts pour consolider ces acquis. Elle a insisté sur la nécessité de préserver des relations professionnelles harmonieuses et de cultiver un esprit d’équipe propice à la performance.

    Difficultés structurelles à corriger

    Malgré ces avancées, plusieurs dysfonctionnements ont été identifiés. Les secrétaires ont notamment évoqué une surcharge de travail, aggravée par l’absence de certains avantages liés à leur fonction. Le service de comptabilité fait face à des contraintes similaires, avec un volume de tâches jugé excessif.

    Sur le plan technique, l’instabilité de la connexion Wi-Fi a été pointée du doigt, freinant l’exécution efficace des missions quotidiennes. À cela s’ajoute un sentiment de marginalisation exprimé par le conseiller technique, qui estime ne pas être suffisamment impliqué dans les dossiers stratégiques.

    Par ailleurs, le nombre limité de médias partenaires a été jugé insuffisant pour assurer une visibilité optimale des actions du ministère. Les retards dans la planification des activités et dans la transmission des courriers ont également été dénoncés comme des entraves à la fluidité du travail administratif.

    Face à ces constats, la ministre a exhorté ses collaborateurs à faire preuve de discipline, de maîtrise de soi et d’un sens accru des responsabilités, afin de renforcer l’efficacité collective.

    Orientations stratégiques réaffirmées

    La réunion a également permis de rappeler les grandes orientations du ministère, alignées sur la politique gouvernementale. Celles-ci portent notamment sur l’action sociale, la protection de l’enfance, la prise en charge des personnes âgées et des personnes handicapées, ainsi que la promotion de la femme.

    L’interaction avec les partenaires techniques et financiers constitue également un axe majeur de cette stratégie. La ministre a invité l’ensemble des directions à harmoniser leurs actions autour de ces priorités, dans l’intérêt des couches sociales les plus vulnérables.

    Organisation interne à repenser

    Sur le plan organisationnel, la nécessité d’un meilleur accompagnement de la ministre lors des audiences a été soulignée. Désormais, les assistants seront désignés en fonction de leurs compétences et de la nature des sujets abordés.

    Les collaborateurs ont, de leur côté, exprimé le souhait d’être davantage associés aux dossiers et activités du ministère. Une implication accrue qui, selon eux, permettra de renforcer leurs capacités et d’améliorer leur compréhension des enjeux institutionnels.

    Levier stratégique

    La question de la communication interne et de la gestion de l’information a occupé une place centrale dans les échanges. La ministre a insisté sur l’importance d’une circulation fluide de l’information, condition essentielle à la rapidité et à l’efficacité du travail.

    Elle a également rappelé le strict respect du secret professionnel et la nécessité d’un traitement rigoureux des dossiers administratifs, afin d’éviter toute fuite ou dysfonctionnement.

    Vers une culture de résultats

    Aucun point n’ayant été inscrit à l’ordre des divers, la ministre a clôturé la séance à 17h en appelant ses collaborateurs à redoubler d’efforts pour atteindre les objectifs fixés. Elle a annoncé l’instauration de réunions hebdomadaires élargies, qui se tiendront chaque lundi de 8h à 10h.

    Cette nouvelle dynamique vise à instaurer une culture de suivi régulier, de redevabilité et de performance au sein du cabinet. Un cap résolument tourné vers l’efficacité, dans un contexte où les attentes des populations restent fortes.

  • Corridors et fret : le Togo s’ouvre à la Russie

    Corridors et fret : le Togo s’ouvre à la Russie

    Porté par une ambition logistique affirmée, le Togo renforce son ancrage international en nouant un partenariat stratégique avec la Russie.

    À travers ce mémorandum d’entente, Lomé entend fluidifier ses échanges commerciaux, moderniser ses infrastructures et s’imposer comme un carrefour incontournable du transport en Afrique de l’Ouest.

    Le Togo franchit une nouvelle étape dans le renforcement de ses relations économiques internationales. Le ministre délégué chargé de l’Économie maritime, Edem Kokou Tengue, a annoncé la signature d’un mémorandum d’entente entre le Togo et la Russie, marquant un tournant dans la coopération bilatérale.

    Ce partenariat ambitionne de fluidifier la circulation des marchandises et d’améliorer l’efficacité des liaisons de transport. Dans un contexte de mondialisation accrue, l’initiative vise à positionner le Togo comme un hub logistique incontournable en Afrique de l’Ouest. L’accord prévoit notamment l’exploration de corridors de transport international, la mise en place de services intégrés de fret, ainsi que le développement d’infrastructures communes.

    Au-delà des intérêts nationaux, cette collaboration pourrait bénéficier à l’ensemble de la sous-région en facilitant les échanges commerciaux et en réduisant les coûts logistiques. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de diversification des partenaires économiques du Togo, avec une ouverture accrue vers de nouveaux marchés stratégiques.

    Selon les autorités togolaises, ce mémorandum constitue une première étape vers des projets plus ambitieux. Il devrait à terme favoriser l’émergence de solutions logistiques innovantes, capables de soutenir la croissance économique et d’attirer davantage d’investissements.

    Ce résultat est également présenté comme le fruit de la vision diplomatique du Président du Conseil, Faure Gnassingbé. Sous son impulsion, le Togo multiplie les initiatives visant à renforcer sa présence sur la scène internationale et à nouer des partenariats structurants sur plusieurs continents.

    Avec cet accord, Lomé confirme ainsi son ambition de devenir une plateforme logistique de premier plan, au service du commerce régional et mondial.

  • FTTKD : l’isolement du président Boyodi interroge

    FTTKD : l’isolement du président Boyodi interroge

    La Fédération togolaise de taekwondo (FTTKD) traverse une période de fortes turbulences internes. Au cœur de cette situation, le président Henoc Boyodi semble faire face à une contestation persistante au sein même du bureau exécutif. Plusieurs signaux récents laissent entrevoir une fracture profonde entre le dirigeant et une partie significative des acteurs de la discipline.

    Depuis plusieurs mois, des divergences apparaissent quant à la gestion des activités fédérales, donnant l’impression d’un fonctionnement en ordre dispersé. Des initiatives prises par le président ne semblent pas toujours faire l’unanimité, alimentant un climat de méfiance et de désaccord. Alors qu’il a pris fonction cela ne fait même pas longtemps.

    Activités organisées en solo

    Certains événements récents illustrent cette situation. L’« Open de réconciliation » organisé le 10 janvier, tout comme la phase de sélection des grands combattants tenue le lundi de Pâques, ont été marqués par une participation jugée limitée. Plusieurs clubs majeurs de la discipline auraient décliné l’invitation, laissant place à une mobilisation restreinte.

    Si quelques structures ont répondu à l’appel, l’absence de nombreux clubs importants interroge sur le niveau d’adhésion aux initiatives portées par la présidence. Cette faible mobilisation contraste avec l’objectif affiché de rassembler la famille du taekwondo togolais autour d’activités fédératrices.

    Contraste frappant avec d’autres initiatives

    À l’opposé, des activités organisées par l’autre partie du bureau exécutif connaissent un engouement notable. L’Open d’Adétikopé, par exemple, a attiré un large public et une forte participation des clubs. Cet événement a été marqué par une mobilisation significative, tant au niveau des athlètes que des encadreurs et des amateurs de la discipline. In fine, le champion est reparti avec une moto de presqu’un (1) million de FCFA.

    Ce contraste entre les différentes initiatives renforce l’impression d’un paysage sportif fragmenté, où deux dynamiques semblent coexister sans véritable convergence. Ce qui n’est pas de nature à contribuer au développement de la discipline.

    Gouvernance questionnée

    Dans ce contexte, la question de la gouvernance de la FTTKD se pose avec acuité. En effet, plusieurs observateurs s’interrogent sur la capacité du président à fédérer l’ensemble des composantes de la discipline. Le manque de consensus autour de la plupart des décisions et l’organisation d’activités perçues comme unilatérales alimentent les débats. Et laissent des traces qui fragilisent l’instance faîtière.

    La situation a pris une nouvelle dimension avec la correspondance adressée au maire de la commune Agoè-Nyivé 4, visant à s’opposer à la tenue d’activités prévues au complexe sportif de Kotocoli-Zongo. Cette démarche suscite des interrogations, notamment sur ses motivations et ses implications pour la cohésion du taekwondo national.

    Crise de légitimité ?

    Au-delà des faits, certains acteurs du milieu s’interrogent ouvertement : le problème ne résiderait-il pas finalement dans le leadership actuel ? Cette question, bien que sensible, revient de manière récurrente dans les discussions.

    Toutefois, il convient de rester prudent. Les tensions observées peuvent également être le reflet de divergences stratégiques ou de visions différentes quant à l’avenir de la discipline. Dans un environnement sportif souvent marqué par des rivalités internes, les conflits de gouvernance ne sont pas rares.

    Quelle issue pour la FTTKD ?

    Face à cette situation, l’enjeu principal reste la préservation de l’unité et du développement du taekwondo au Togo. Une clarification des positions, ainsi qu’un dialogue inclusif entre les différentes parties, apparaissent comme des pistes essentielles pour apaiser les tensions.

    La capacité des responsables à dépasser les clivages actuels sera déterminante pour l’avenir de la fédération. À défaut, le risque est de voir la discipline s’enliser dans une crise durable, au détriment des athlètes et de son rayonnement national.

    Dans ce contexte, une question demeure en suspens : la FTTKD saura-t-elle retrouver un équilibre, ou les divisions actuelles continueront-elles de fragiliser son fonctionnement ? C’est le wait and see!

  • Robert Dussey porte la voix du panafricanisme à Rio

    Robert Dussey porte la voix du panafricanisme à Rio

    Face à un public attentif et engagé, le chef de la diplomatie togolaise a plaidé pour une relecture des dynamiques historiques globales avec un accent mis sur la nécessité d’une meilleure reconnaissance du rôle des peuples africains et de leurs diasporas.

    En visite académique à l’Université de Rio de Janeiro, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a animé une rencontre d’échanges avec les étudiants de la faculté de philosophie et des sciences sociales. Au cœur des discussions : le panafricanisme, ainsi que la place de l’Afrique et des afro-descendants dans la gouvernance mondiale et l’écriture de l’histoire universelle.

    Face à un public attentif et engagé, le chef de la diplomatie togolaise a plaidé pour une relecture des dynamiques historiques globales, insistant sur la nécessité d’une meilleure reconnaissance du rôle des peuples africains et de leurs diasporas. Selon lui, l’Afrique ne doit plus être perçue comme un simple acteur périphérique, mais comme une force motrice capable d’influencer les grandes orientations du monde contemporain.

    Les échanges, décrits comme « fructueux » par les organisateurs, ont permis aux étudiants d’interroger les enjeux actuels du panafricanisme, notamment dans un contexte marqué par les mutations géopolitiques et les revendications identitaires croissantes. Robert Dussey a également encouragé la jeunesse à s’approprier ces questions et à contribuer activement à la construction d’un récit plus inclusif et équilibré.

    Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre l’Afrique et sa diaspora, particulièrement en Amérique latine. Elle illustre la volonté des autorités togolaises de promouvoir une diplomatie intellectuelle et culturelle, tournée vers le dialogue, la réflexion et le partage des idées.

  • Diaspora : un levier enfin activé

    Diaspora : un levier enfin activé

    Le Togo s’apprête à redéfinir les contours de sa stratégie de développement en plaçant un acteur longtemps sous-exploité au centre de sa réflexion : sa diaspora. Loin des ressources naturelles ou des infrastructures économiques classiques, c’est désormais dans le capital humain disséminé à travers le monde que les autorités entendent puiser un nouveau souffle.

    Richesse hors des frontières

    Ils vivent à Paris, Montréal, Dakar ou Bruxelles. Ingénieurs, entrepreneurs, chercheurs ou cadres qualifiés, ces Togolais de l’étranger constituent un vivier de compétences, de réseaux et de ressources encore insuffisamment mobilisé. Pourtant, beaucoup d’entre eux nourrissent le désir de contribuer au développement de leur pays d’origine.

    Conscient de cet enjeu, le gouvernement togolais a décidé de passer à une nouvelle étape. Il ne s’agit plus simplement d’encourager les bonnes volontés, mais de structurer un véritable partenariat avec la diaspora, en l’intégrant pleinement dans les politiques publiques.

    Concertation pour structurer l’engagement

    C’est dans cette dynamique qu’une concertation a été lancée jeudi à Lomé, à l’initiative de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM Togo), en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères et celui de la Sécurité.

    Autour de la table, une diversité d’acteurs : responsables publics, partenaires techniques et financiers, ainsi que des représentants de la diaspora venus de plusieurs pays africains, notamment le Sénégal, le Maroc, le Rwanda, le Mali et le Burkina Faso.

    Les discussions ont porté sur des problématiques concrètes et stratégiques. Comment organiser efficacement le transfert de compétences ? Quels mécanismes mettre en place pour faciliter les investissements de la diaspora ? Comment créer des outils financiers innovants capables de canaliser les ressources vers des projets prioritaires ?

    Vers un cadre institutionnel solide

    L’objectif affiché est clair : dépasser les approches ponctuelles et émotionnelles pour bâtir un cadre institutionnel structuré et durable. Il s’agit de permettre aux Togolais de l’extérieur de s’engager de manière organisée, avec des règles claires, des interlocuteurs identifiés et des mécanismes fiables.

    Cette démarche vise également à instaurer un climat de confiance, condition indispensable pour encourager les investissements et les collaborations à long terme. En d’autres termes, la diaspora ne doit plus être un acteur périphérique, mais un partenaire à part entière du développement national.

    Pari stratégique pour l’avenir

    La vision portée par Lomé, avec l’appui de ses partenaires comme l’OIM et la Banque africaine de développement (BAD), repose sur une conviction forte : le développement durable du Togo ne peut se faire sans l’implication de tous ses talents, y compris ceux établis à l’étranger.

    Au-delà des transferts financiers, c’est surtout le partage de savoir-faire, l’innovation et l’ouverture sur le monde que la diaspora peut apporter. Reconnecter ces compétences au pays, même à distance, constitue un défi majeur mais aussi une opportunité stratégique.

    En misant sur sa diaspora, le Togo fait le choix d’un développement inclusif, fondé sur l’intelligence collective et la valorisation de son capital humain global. Une orientation qui pourrait, à terme, transformer en profondeur son modèle de croissance.

  • STELLA : former aujourd’hui les talents de demain

    STELLA : former aujourd’hui les talents de demain

    Avec STELLA, le Togo ambitionner amorcer un virage décisif, celui d’un système éducatif davantage tourné vers l’action, l’innovation et l’emploi.

    Le décalage entre la formation universitaire et les besoins du marché de l’emploi reste un défi majeur au Togo, comme dans de nombreux pays africains. Chaque année, des milliers de diplômés sortent des universités avec des compétences souvent jugées insuffisamment adaptées aux réalités du monde professionnel. C’est pour répondre à cette problématique structurelle que le projet STELLA (Sciences, Technologie et Éducation pour le Leadership depuis Lomé pour l’Afrique) a été lancé.

    Porté conjointement par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, ce programme est le fruit d’une coopération entre le Togo et le Luxembourg, à travers l’agence LuxDev. Son ambition est claire : former une nouvelle génération de talents dans les domaines scientifiques et technologiques, capables de répondre efficacement aux exigences du marché du travail, tant au niveau national que continental.

    Le projet STELLA s’appuie sur des leviers concrets pour transformer en profondeur le système éducatif togolais. Il prévoit notamment la modernisation des infrastructures universitaires, afin d’offrir aux étudiants des conditions d’apprentissage en adéquation avec les standards internationaux. À cela s’ajoute une refonte des curricula, avec l’intégration de compétences pratiques et professionnelles directement alignées sur les besoins des entreprises.

    L’amélioration de la qualité de l’enseignement constitue également un axe central du projet. Cela passe par le renforcement des capacités des enseignants, mais aussi par l’introduction de méthodes pédagogiques innovantes, favorisant l’apprentissage par la pratique et la résolution de problèmes. En parallèle, un accent particulier est mis sur la gouvernance du secteur éducatif, afin de garantir une meilleure coordination entre les acteurs de la formation et ceux du monde professionnel.

    Pour les autorités togolaises, l’enjeu va bien au-delà de la simple insertion professionnelle des jeunes diplômés. Il s’agit de faire de l’éducation un véritable levier de transformation économique. Lors du lancement du projet, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a souligné l’importance stratégique de STELLA, le qualifiant d’outil clé pour stimuler l’innovation, renforcer l’employabilité et soutenir la croissance du pays.

    En réalité, STELLA s’inscrit dans une vision à long terme. Le projet vise à préparer le Togo de demain, celui de 2030, qui aura besoin de profils hautement qualifiés tels que des ingénieurs, des data scientists, des chercheurs et des experts en technologies. En investissant dès aujourd’hui dans la formation de ce capital humain, le pays se donne les moyens de réussir sa transformation économique et de s’imposer comme un acteur compétitif sur la scène africaine.

    Avec STELLA, le Togo amorce ainsi un virage décisif : celui d’un système éducatif davantage tourné vers l’action, l’innovation et l’emploi.

  • Génie Imhotep : la bataille finale s’annonce

    Génie Imhotep : la bataille finale s’annonce

    La première édition du championnat national « Génie Imhotep » entre dans une phase décisive au Togo. Après plusieurs mois de compétitions à la base, l’initiative éducative portée par l’ONG AIMES-Afrique franchit une étape majeure avec le lancement de la phase nationale. Lors d’une conférence de presse, le Professeur émérite Kodom Serge Michel a dressé le bilan des étapes précédentes tout en dévoilant les ambitions d’un projet qui dépasse largement le cadre d’un simple concours scolaire.

    Compétition au service de l’excellence éducative

    Pensé comme un levier de transformation du système éducatif, « Génie Imhotep » ambitionne de promouvoir à la fois l’excellence académique et la culture de la santé chez les jeunes apprenants. L’initiative s’inscrit dans une dynamique innovante qui associe savoir, savoir-être et responsabilité sociale.

    En marge de la conférence de presse, un match d’exhibition a opposé le Lycée de Tokoin 1 au Lycée de Gbenyedji. Cette confrontation, à la fois intense et instructive, s’est soldée par la victoire du Lycée de Tokoin 1 avec un score de 200 points contre 120. Au-delà du résultat, cette démonstration a permis d’apprécier le niveau de préparation des élèves et leur capacité à mobiliser leurs connaissances dans un esprit de compétition saine.

    Par ailleurs, des trophées et attestations ont été remis aux meilleures équipes issues des phases préfectorales, consacrant ainsi les efforts fournis par les élèves et leurs encadreurs.

    Sélection nationale rigoureuse

    La première phase du championnat a permis d’identifier les établissements les plus performants à l’échelle nationale. Au total, 42 lycées champions ont été retenus pour poursuivre l’aventure dans la phase nationale.

    Cette sélection tient compte des réalités territoriales. Certaines zones, notamment les préfectures du Golfe et d’Agoè-Nyivé, ont bénéficié d’un quota spécifique avec respectivement trois et deux établissements qualifiés. Une approche qui vise à garantir une représentation équitable sur l’ensemble du territoire.

    La prochaine étape, prévue le 25 avril, correspondra à la phase des inspections pédagogiques. À l’issue de cette étape, 18 établissements seront retenus pour accéder aux phases régionales. La grande finale nationale, prévue après les examens du baccalauréat, réunira les meilleures équipes du pays, avec une organisation envisagée à Lomé ou à Kara.

    Programme éducatif centré sur la santé

    Au-delà de l’aspect compétitif, « Génie Imhotep » repose sur un projet éducatif structuré autour de la santé. L’initiative s’appuie notamment sur la mise en place de clubs de santé au sein des établissements scolaires.

    Selon le Professeur Kodom, cet axe constitue le socle du programme. Inspiré de la définition de la santé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le projet adopte une approche globale intégrant le bien-être physique, mental et social.

    Pour accompagner cette vision, des contenus pédagogiques progressifs sont proposés aux élèves. On compte environ 2 000 questions pour le niveau collège et jusqu’à 3 000 pour le lycée. Ces ressources visent à renforcer les connaissances des apprenants tout en stimulant leur esprit critique.

    « Nous ne voulons pas seulement former des élèves performants aux examens, mais des citoyens équilibrés », a insisté le promoteur du projet, mettant en avant la dimension transformative de l’initiative.

    Leadership et citoyenneté au cœur de l’apprentissage

    L’un des aspects les plus innovants du championnat « Génie Imhotep » réside dans les valeurs qu’il promeut. Le programme met l’accent sur le leadership transformationnel, le civisme, la responsabilité et la citoyenneté.

    Contrairement aux modèles classiques souvent centrés sur la performance individuelle, cette initiative valorise le travail en équipe. Les clubs de santé deviennent ainsi des espaces d’échange, de réflexion collective et de développement personnel.

    Les élèves y apprennent à collaborer, à partager leurs connaissances et à développer des compétences essentielles pour leur avenir. « L’école doit devenir un lieu de révélation des talents et des vocations », a rappelé le Professeur Kodom.

    Mobilisation saluée par les encadreurs

    Le succès de cette première édition repose en grande partie sur l’engagement des enseignants et encadreurs. Ces derniers n’ont pas ménagé leurs efforts pour accompagner les élèves tout au long de la compétition.

    Passouky Anantom, encadreur au lycée de Noépé et président national des encadreurs, souligne l’impact positif de l’initiative : « Cette compétition nous a permis de découvrir l’énorme potentiel des élèves. Malgré les efforts supplémentaires, nous avons adhéré pleinement au projet pour le bien de nos apprenants. »

    Chaque équipe, composée de six élèves, bénéficie d’un encadrement rigoureux, avec des séances d’entraînement régulières. Un dispositif qui contribue à renforcer la discipline, la rigueur et l’esprit d’équipe.

    Elèves engagés et tournés vers l’avenir

    Du côté des participants, l’enthousiasme est palpable. Les élèves voient dans « Génie Imhotep » une opportunité unique d’apprentissage et de dépassement de soi.

    Lawson-Hellu Laté Godson, élève en Terminale C4, témoigne : « Ce prix prouve notre engagement. Même en cas de défaite, nous avons appris énormément. La victoire est aussi en dehors du terrain. »

    Un autre participant, Ephrem, abonde dans le même sens : « Ce prix symbolise notre détermination. Nous accordons plus de valeur à ce que nous apprenons qu’aux récompenses reçues. »

    Ces témoignages traduisent l’esprit du championnat, qui privilégie l’acquisition de connaissances et le développement personnel à la seule quête de récompenses.

    Outil de transformation sociale

    Avec son envergure nationale et l’adhésion qu’il suscite, « Génie Imhotep » s’impose comme un véritable levier de transformation sociale. En combinant éducation, santé et valeurs citoyennes, l’initiative contribue à façonner une jeunesse consciente, responsable et engagée.

    Au-delà de la compétition, le projet porte une ambition forte, celle de préparer une génération capable de relever les défis du développement du Togo. Une vision qui, au regard de l’engouement observé, semble déjà en marche.

  • Mgr Gaglo à la tête de Lomé

    Mgr Gaglo à la tête de Lomé

    L’Église catholique togolaise ouvre une nouvelle page de son histoire avec la désignation de Mgr Isaac Jogues Gaglo comme nouvel archevêque métropolitain de Lomé. L’annonce officielle a été faite ce vendredi devant les prêtres, religieux et fidèles laïcs réunis à la cathédrale de Lomé, mettant ainsi fin à près de deux années de transition à la tête de l’archidiocèse, après le décès de Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan.

    Cette nomination marque un tournant majeur pour l’archidiocèse de Lomé, principal siège de l’Église catholique au Togo et centre névralgique de la vie ecclésiale nationale. Depuis la disparition de Mgr Barrigah-Bénissan, l’archidiocèse fonctionnait sous administration provisoire, dans l’attente d’une décision du Vatican. Le choix porté sur Mgr Isaac Jogues Gaglo vient désormais restaurer une gouvernance stable à la tête de cette institution influente.

    À 67 ans, le nouveau prélat est une figure bien connue du paysage religieux togolais. Né le 7 octobre 1958 à Kpémé, dans la préfecture des Lacs, Mgr Gaglo dirigeait jusqu’ici le diocèse d’Aného, après avoir été nommé évêque en 2007. Son parcours pastoral, son expérience du terrain et sa connaissance approfondie des réalités socioculturelles du pays ont sans doute pesé dans la balance au moment du discernement conduit par le Vatican.

    Sa nomination s’inscrit dans la tradition de l’Église catholique qui exige, pour accéder à une telle responsabilité, des qualités de solidité doctrinale, de fidélité à l’institution ecclésiale, d’exemplarité morale et de sens élevé du gouvernement pastoral. À ces exigences spirituelles s’ajoutent également des critères pratiques tels que l’expérience, la santé physique et la capacité à comprendre les enjeux locaux. Dans le cas de Lomé, ces critères prennent une importance particulière, tant ce siège archiépiscopal occupe une place stratégique dans l’organisation de l’Église au Togo.

    En tant qu’archevêque métropolitain, Mgr Gaglo ne sera pas uniquement responsable de la conduite pastorale de l’archidiocèse de Lomé. Il assumera aussi un rôle de coordination vis-à-vis des autres diocèses de la province ecclésiastique, tout en incarnant une autorité morale influente au sein de la société togolaise. Dans un pays où la parole de l’Église est régulièrement écoutée sur les grandes questions nationales, cette mission revêt une portée qui dépasse largement le cadre religieux.

    Le nouveau chef de l’archidiocèse succède en effet à une personnalité particulièrement marquante. Mgr Nicodème Barrigah-Bénissan avait imprimé son empreinte bien au-delà de l’Église, notamment par son engagement dans les processus de dialogue politique et de réconciliation nationale. Son leadership et sa voix avaient fait de lui un acteur respecté dans les débats de société. En prenant sa succession, Mgr Gaglo hérite donc d’un important patrimoine spirituel, institutionnel et moral.

    Sa mission s’annonce exigeante dans un contexte marqué par l’évolution des attentes des fidèles, les défis sociaux grandissants et les mutations du rapport entre l’Église et la société. Le nouvel archevêque devra conjuguer fidélité à l’héritage de son prédécesseur et adaptation aux réalités contemporaines, notamment sur les questions liées à l’éducation, à la gouvernance, à la justice sociale et à la proximité pastorale.

    Au Togo, l’Église catholique demeure en effet un acteur central dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’éducation, la santé et le plaidoyer social. À Lomé, cette influence est encore plus forte en raison du poids politique, économique et démographique de la capitale. La nomination de Mgr Isaac Jogues Gaglo intervient donc à un moment charnière où l’institution est appelée à consolider son rôle de veille morale, de médiation sociale et d’accompagnement spirituel des populations.

    Avec cette désignation, l’Église catholique togolaise mise sur la continuité, l’expérience et la stabilité pour écrire une nouvelle étape de son histoire pastorale.

Radio Renouveau228

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