Étiquette : Togo

  • Coris Bank, moteur du Festival Media Foot

    Coris Bank, moteur du Festival Media Foot

    À Lomé, une nouvelle dynamique est en marche pour rapprocher le monde des médias et celui du sport. Le Festival Togo Media Foot vient d’ officialiser un partenariat stratégique avec Coris Bank International Togo. Une alliance qui augure d’un événement ambitieux et porteur d’impact, à quelques semaines de sa première édition.

    Signée le 15 avril 2026, cette convention marque bien plus qu’un simple soutien institutionnel. Elle symbolise la volonté commune de bâtir un rendez-vous structurant pour les professionnels des médias, autour des valeurs universelles du sport : fair-play, cohésion et dépassement de soi. Dans un contexte où les initiatives fédératrices se font parfois rares, le Festival Togo Media Foot s’impose déjà comme un projet novateur.

    Cadre inédit pour les acteurs des médias

    Pensé comme un espace de rencontre et d’expression, le Festival Togo Media Foot ambitionne de réunir journalistes, techniciens et professionnels de la communication autour du football. L’objectif est clair : valoriser les talents du secteur médiatique tout en renforçant les liens entre ses acteurs.

    La participation annoncée de 16 équipes pour cette première édition, prévue le 2 mai à Lomé, témoigne de l’engouement suscité par cette initiative. Au-delà de la compétition sportive, l’événement se veut un creuset d’échanges, de fraternité et de saine émulation. Il offre ainsi une plateforme originale où le sport devient un levier de cohésion professionnelle.

    Partenariat stratégique et structurant

    L’implication de Coris Bank International Togo apparaît comme un atout majeur pour la réussite du festival. En s’associant à cet événement, l’institution bancaire apporte non seulement un soutien financier, mais aussi une expertise en matière d’innovation, notamment à travers sa solution de paiement électronique Coris Money.

    Ce partenariat renforce la crédibilité du festival et lui confère une dimension moderne. Grâce à Coris Money, les transactions liées à l’événement pourront être simplifiées, rapides et accessibles, répondant ainsi aux exigences actuelles en matière de digitalisation. Une avancée qui contribue à professionnaliser l’organisation et à améliorer l’expérience des participants et du public.

    Au-delà de l’aspect technologique, ce rapprochement traduit également une convergence de valeurs. En soutenant une initiative dédiée aux médias et au sport, Coris Bank s’inscrit dans une logique de responsabilité sociétale, en accompagnant des projets à fort impact social et culturel.

    Levier pour le développement du sport et des médias

    L’importance du Festival Togo Media Foot réside aussi dans sa capacité à créer des ponts entre deux secteurs essentiels au développement du pays. Le sport, vecteur d’unité et de passion populaire, et les médias, piliers de l’information et de la démocratie, trouvent ici un terrain d’expression commun.

    En mettant en lumière les professionnels des médias à travers une activité sportive, l’événement contribue à humaniser ces acteurs souvent perçus uniquement à travers leur travail. Il favorise également l’esprit d’équipe, la collaboration et le respect mutuel, des valeurs indispensables dans le paysage médiatique.

    Ambition appelée à grandir

    Avec ce partenariat stratégique, le Festival Togo Media Foot pose les bases d’un projet durable et prometteur. L’engagement des organisateurs, conjugué au soutien de partenaires solides comme Coris Bank, laisse entrevoir une montée en puissance de cette initiative dans les années à venir.

    En somme, cette collaboration illustre parfaitement comment le sport peut devenir un catalyseur d’innovation, de cohésion et de développement. À Lomé, le coup d’envoi d’une aventure qui pourrait bien s’imposer comme un rendez-vous incontournable est désormais imminent.

  • L’art à l’épreuve du numérique

    L’art à l’épreuve du numérique

    Aujourd’hui, un artiste peut émerger sans passer par les circuits traditionnels que sont les galeries, les institutions ou les critiques d’art.

    À l’heure où nous célébrons la Journée Mondiale de l’Art, il devient urgent de questionner, sans naïveté ni complaisance, la place qu’occupent désormais les réseaux sociaux dans la création artistique contemporaine. Présentés comme des outils de démocratisation et de liberté, ils redéfinissent en profondeur les règles du jeu, au point d’imposer de nouveaux cadres à l’expression artistique.

    Oui, les réseaux sociaux ont bouleversé l’accès à la visibilité. Aujourd’hui, un artiste peut émerger sans passer par les circuits traditionnels que sont les galeries, les institutions ou les critiques d’art. Cette transformation est majeure. Elle a permis à des milliers de créateurs, notamment issus de contextes longtemps marginalisés, de faire entendre leur voix et de partager leur univers avec le monde entier.

    Mais cette liberté affichée mérite d’être interrogée.

    Car derrière cette ouverture se cache une nouvelle forme de régulation, plus diffuse mais tout aussi puissante : celle des algorithmes. Ces systèmes, conçus pour maximiser l’engagement, déterminent en grande partie ce qui est vu, partagé et valorisé. Ils privilégient le contenu immédiat, accrocheur, émotionnel. En d’autres termes, ils orientent la création vers ce qui plaît, et non nécessairement vers ce qui questionne ou innove.

    Dès lors, une dérive s’installe. L’artiste ne crée plus uniquement pour exprimer une vision ou porter un regard singulier sur le monde, mais aussi — et parfois surtout — pour répondre aux exigences d’un système numérique qui valorise la performance mesurable : les “likes”, les partages, les commentaires. La création devient alors, insidieusement, une production calibrée.

    Peut-on encore parler de liberté artistique dans ces conditions ?

    À cette première tension s’ajoute une autre réalité, souvent sous-estimée : la saturation. L’illusion de la visibilité universelle se heurte à un flux incessant de contenus. Chaque jour, des millions d’images, de vidéos, d’œuvres sont publiées. Exister dans cet espace devient un défi permanent. L’attention est fragmentée, volatile, difficile à capter.

    Et comme si cela ne suffisait pas, les artistes se retrouvent dans une situation de dépendance vis-à-vis de plateformes dont ils ne maîtrisent ni les règles ni les évolutions. Un changement d’algorithme, une suspension de compte, et c’est parfois des années de travail qui s’effondrent. À cela s’ajoutent des problématiques récurrentes : plagiat, reproduction non autorisée, perte de contrôle sur la diffusion des œuvres.

    Dans ce contexte, la pression à produire devient constante. Il ne suffit plus de créer, il faut publier, alimenter, maintenir une présence. Cette logique de flux continu peut nuire à la qualité, à la réflexion, au temps long pourtant indispensable à toute démarche artistique exigeante.

    Plus préoccupant encore : l’influence grandissante des tendances virales. Les “trends” dictent les formats, les styles, parfois même les contenus. Nombre de créateurs s’y conforment dans l’espoir d’accroître leur visibilité. Mais à quel prix ? Celui d’une uniformisation progressive des œuvres, où l’originalité cède le pas à la répétition de codes déjà validés par le système.

    Faut-il alors rejeter en bloc ces nouvelles dynamiques ? Certainement pas.

    Car les réseaux sociaux sont aussi des espaces d’expérimentation. Ils ont permis l’émergence de formes artistiques hybrides, mêlant disciplines, technologies et interactions. Ils ont rapproché les artistes de leur public, instauré un dialogue direct, parfois fécond. Ils ont transformé le spectateur en acteur, en participant, en relais.

    Mais cette transformation ne doit pas se faire au détriment de l’essence même de l’art.

    L’artiste d’aujourd’hui est confronté à une équation complexe : être visible sans se trahir, exister dans le flux sans se diluer, utiliser les outils numériques sans en devenir dépendant. Cela suppose une vigilance constante, une capacité à prendre du recul, à résister à certaines injonctions.

    Créer, ce n’est pas seulement produire du contenu. C’est proposer une vision, interroger le réel, ouvrir des perspectives. C’est parfois déranger, ralentir, aller à contre-courant. Or, tout dans l’écosystème numérique pousse à l’inverse : accélération, conformité, instantanéité.

    Il ne s’agit pas de regretter un passé révolu, ni de diaboliser les outils du présent. Il s’agit de redonner à l’artiste sa pleine souveraineté. D’affirmer que la valeur d’une œuvre ne se mesure pas uniquement à son nombre de vues. De rappeler que la création ne peut être réduite à une logique d’algorithme.

    Les réseaux sociaux ne sont ni des ennemis, ni des sauveurs. Ils sont ce que nous en faisons. Des leviers, certes puissants, mais qui exigent discernement et maîtrise.

    En cette Journée Mondiale de l’Art, il est peut-être temps de poser un choix clair : voulons-nous être des créateurs guidés par les tendances, ou des artistes capables de les inventer ?

    Car au fond, l’enjeu est là.
    Et la réponse, elle, appartient à chacun d’entre nous.

    Kokou Ekouagou
    Artiste Plasticien | Consultant | Manager Culturel
    Journée Mondiale de l’Art 2026

  • Santé du football africain : Lomé au cœur des décisions

    Santé du football africain : Lomé au cœur des décisions

    La capitale togolaise s’est imposée, ce mardi 14 avril 2026, comme un carrefour incontournable du football africain en accueillant la réunion annuelle de la Commission Médicale de la Confédération Africaine de Football.

    Cette rencontre de haut niveau a réuni des décideurs médicaux venus de tout le continent, témoignant de l’importance croissante accordée à la santé dans la gouvernance du football africain.

    Rencontre stratégique sous le signe de l’excellence

    Parmi les personnalités présentes figuraient le président de la Fédération Togolaise de Football, le Colonel Guy Kossi Akpovy, également membre du Comité exécutif de la CAF. Les travaux ont été officiellement lancés par Kurt Okraku, président de la Fédération ghanéenne de football et 2e vice-président de la CAF, marquant ainsi le caractère institutionnel et stratégique de cette réunion.

    Togo, vitrine de stabilité et d’ambition

    Dès l’ouverture des travaux, le Colonel Guy Kossi Akpovy a exprimé la fierté du Togo d’accueillir un tel événement continental. Il a salué le leadership du président de la CAF, Patrice Motsepe, dont les réformes contribuent à moderniser et structurer durablement le football africain.

    Dans un discours empreint de solennité, il a également rendu hommage aux autorités togolaises pour leurs efforts en matière de paix, de sécurité et de stabilité, conditions essentielles à l’organisation d’événements d’envergure. Au-delà du cadre protocolaire, son intervention a surtout mis en lumière un pilier souvent discret mais fondamental : la médecine du sport.

    « La santé du footballeur est le fondement silencieux sur lequel repose toute la splendeur de notre sport », a-t-il déclaré, soulignant le rôle déterminant des équipes médicales dans la performance et la longévité des joueurs.

    Médecine du sport au cœur des priorités

    La tenue de cette réunion à Lomé revêt une importance capitale pour l’avenir du football africain. Les décisions qui en découleront devraient influencer directement les politiques médicales appliquées dans les compétitions et les clubs à travers le continent.

    Avant même le début des travaux, les membres de la commission ont effectué une visite à l’hôpital Docta Lafia, une structure médicale de référence. Cette immersion de terrain s’inscrit dans la volonté de la CAF d’identifier et de collaborer avec des centres d’excellence capables de répondre aux exigences du football moderne.

    Cette démarche traduit une vision stratégique : celle de bâtir un réseau continental de structures médicales performantes, aptes à accompagner les joueurs tout au long de leur carrière, de la formation à l’élite.

    Enjeux majeurs pour l’avenir du football africain

    Les discussions ont porté sur plusieurs problématiques cruciales. Parmi elles, la lutte contre la fraude sur l’âge dans les compétitions de jeunes, notamment chez les U-17, a occupé une place importante. La mise en place d’un test IRM unique par joueur a été évoquée comme une solution pour garantir plus d’équité et de transparence.

    Autre sujet majeur : la stratégie antidopage pour la période 2026-2030. En présence notamment de Shérif Hamed Abou El Enein, les échanges ont permis de poser les bases d’un dispositif renforcé visant à préserver l’intégrité du sport.

    La gestion des pandémies, désormais intégrée aux réflexions stratégiques, a également été abordée. L’objectif est d’anticiper les crises sanitaires futures et de garantir la continuité des compétitions dans des conditions sécurisées.

    Par ailleurs, des innovations technologiques ont été au cœur des débats, notamment la surveillance en temps réel des paramètres physiologiques des joueurs. Cette approche, déjà en développement dans d’autres régions du monde, pourrait révolutionner la prévention des blessures et l’optimisation des performances.

    Enfin, la création d’une plateforme continentale de formation médicale continue a été proposée. Elle permettrait de renforcer les compétences des professionnels de santé du football africain et d’harmoniser les pratiques à l’échelle du continent.

    Expertise togolaise reconnue

    La présence du Dr Victorien Kayana Bikéla au sein de la Commission Médicale de la CAF depuis 2022 illustre la montée en puissance de l’expertise togolaise dans le domaine de la médecine du sport. Médecin urgentiste certifié par la FIFA et médecin des Éperviers, il contribue activement aux réflexions stratégiques de l’instance continentale.

    Cette reconnaissance internationale confirme le rôle croissant du Togo dans les dynamiques de développement du football africain, bien au-delà du terrain.

    Engagement réaffirmé pour la santé des joueurs

    En ouvrant officiellement les travaux, Kurt Okraku a salué l’engagement des acteurs médicaux du continent et réaffirmé la volonté de la CAF de placer la santé des joueurs au cœur de son projet de développement.

    Cette orientation marque une évolution significative dans la gouvernance du football africain, où les questions médicales ne sont plus reléguées au second plan, mais intégrées comme un levier stratégique de performance et de durabilité.

    Lomé, carrefour du football africain

    Au terme de cette journée, le Colonel Guy Kossi Akpovy a formulé le vœu que ce séjour à Lomé soit à la fois fructueux et mémorable pour l’ensemble des participants. Dans un esprit de collaboration et de partage, cette rencontre pourrait marquer un tournant dans la structuration de la médecine du sport en Afrique.

    En accueillant cette réunion de la Commission Médicale de la CAF, Lomé confirme son statut de plateforme d’échanges et de décisions pour le football continental. Une dynamique qui illustre l’ambition du Togo de jouer un rôle de premier plan dans l’évolution du sport roi en Afrique.

  • Agriculture : le Togo muscle ses investissements

    Agriculture : le Togo muscle ses investissements

    À travers une hausse significative des financements publics, le Togo affiche une ambition renouvelée pour le développement de son agriculture.

    Le Togo affiche une ambition renouvelée pour son agriculture. À travers une hausse significative des financements publics, les autorités entendent faire de ce secteur un pilier central de la transformation économique. L’agriculture, qui englobe également la pêche et l’élevage, bénéficie ainsi d’un soutien budgétaire renforcé destiné à stimuler la production locale et à garantir une meilleure sécurité alimentaire.

    Entre 2025 et 2026, les crédits alloués à ces activités connaissent une progression remarquable. Ils passent d’environ 50,7 milliards à 74,6 milliards de francs CFA, soit une augmentation proche de 47 %. Cette évolution traduit une volonté claire des pouvoirs publics d’accélérer la modernisation du secteur et de le positionner comme un véritable moteur de croissance.

    Cet effort financier s’articule autour de plusieurs axes stratégiques. Une part importante des ressources est consacrée à la modernisation des équipements agricoles, afin d’améliorer la productivité des exploitations. L’accès aux intrants, notamment les semences améliorées et les engrais, est également renforcé pour soutenir les rendements. Par ailleurs, le développement des infrastructures d’irrigation constitue un levier clé pour sécuriser la production face aux aléas climatiques.

    L’appui technique aux producteurs figure aussi parmi les priorités. Il s’agit de renforcer leurs capacités à travers des formations et un accompagnement adapté, favorisant l’adoption de pratiques agricoles plus performantes et durables. En parallèle, les filières de la pêche et de l’élevage ne sont pas en reste, avec des investissements destinés à structurer davantage ces sous-secteurs et à améliorer leur contribution à l’économie nationale.

    Au-delà de la simple augmentation des budgets, cette dynamique vise un objectif stratégique : réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires. En renforçant la production locale, le Togo espère mieux répondre aux besoins de sa population tout en améliorant sa balance commerciale.

    Les résultats commencent d’ailleurs à se faire sentir dans certaines filières. Des cultures comme le manioc ou le soja enregistrent déjà des progrès notables, témoignant de l’impact positif des politiques mises en œuvre. À moyen et long terme, ces investissements devraient permettre de bâtir une agriculture plus résiliente, capable de soutenir une croissance inclusive et durable.

    En misant sur ce secteur clé, le Togo envoie un signal fort : celui d’un engagement à valoriser ses ressources internes pour assurer son développement et renforcer sa souveraineté alimentaire.

  • Au Togo, l’inflation sous contrôle selon l’INSEED

    Au Togo, l’inflation sous contrôle selon l’INSEED

    L’inflation demeure largement maîtrisée au Togo en mars 2026, selon les dernières données publiées par Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED). Le taux s’établit à 0,1 %, un niveau stable par rapport à février et bien en dessous du seuil de convergence de 3 % fixé par Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

    Cette performance confirme une tendance baissière amorcée depuis fin 2024. À titre de comparaison, l’inflation atteignait encore 2,9 % en décembre de cette année-là, avant de ralentir progressivement pour atteindre des niveaux historiquement faibles. Cette évolution traduit une dynamique de désinflation durable sur plus d’un an, renforçant la stabilité du cadre macroéconomique national.

    Selon l’INSEED, cette maîtrise des prix intervient pourtant dans un environnement international incertain. Les tensions géopolitiques, la volatilité des prix de l’énergie et les perturbations persistantes des chaînes d’approvisionnement continuent de peser sur de nombreuses économies. Malgré ces facteurs exogènes, le Togo parvient à contenir les pressions inflationnistes.

    Les autorités attribuent ces შედეგats aux politiques publiques mises en œuvre dans le cadre de la feuille de route gouvernementale 2020-2025. Plusieurs mesures ont été déployées pour soutenir le pouvoir d’achat et stabiliser les prix. Il s’agit notamment du renforcement de la production agricole, de la subvention des intrants, du contrôle des prix des produits de première nécessité, ainsi que du maintien des tarifs de l’énergie. Des allègements fiscaux et des aides ciblées aux ménages ont également été introduits.

    Ces dispositifs ont permis de maintenir relativement stables les prix de produits essentiels tels que les céréales, les huiles, les farines, mais aussi les carburants, le gaz, l’électricité et l’eau. Une stabilité qui contribue directement à la modération de l’inflation ressentie par les ménages.

    Le secteur agricole joue un rôle central dans cette dynamique. Les investissements publics dans les zones d’aménagement agricoles planifiées (ZAAP), l’accès facilité au crédit et l’amélioration des infrastructures de transport ont favorisé une hausse régulière de la production. Cette progression de l’offre contribue à limiter les tensions sur les prix alimentaires.

    Dans cette lancée, le gouvernement a lancé en 2025 le Programme de modernisation de l’agriculture (ProMAT 2025-2034). Ce programme ambitionne d’accroître la productivité, de structurer les chaînes de valeur et d’attirer davantage d’investissements privés dans le secteur.

    Au total, les indicateurs confirment une baisse continue de l’inflation, passée de 2,8 % en février 2025 à 0,1 % en mars 2026. Une évolution qui témoigne de la résilience de l’économie togolaise face aux chocs extérieurs et de l’efficacité des politiques économiques engagées.

  • Jonas Daou, l’architecte discret du progrès économique

    Jonas Daou, l’architecte discret du progrès économique

    Reconduit en juin 2023 à la présidence de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), Jonas Daou joue un rôle central dans la structuration du secteur privé.

    Parcours

    Son ascension repose sur une combinaison de rigueur, de persévérance et d’un sens aigu des responsabilités. Ce parcours, souvent cité comme un exemple de réussite locale, reflète une vision du travail fondée sur la discipline et l’engagement durable.

    Reconduit en juin 2023 à la présidence de l’Association des Grandes Entreprises du Togo (AGET), Jonas Daou joue un rôle central dans la structuration du secteur privé. L’organisation, qui regroupe plus de 80 entreprises majeures, contribue significativement aux recettes de l’État. Sous sa direction, l’AGET s’inscrit dans une dynamique de consolidation économique, avec un accent particulier sur la compétitivité et la résilience des entreprises togolaises.

    Son action se distingue notamment par un plaidoyer constant en faveur d’un dialogue renforcé entre les autorités publiques et les acteurs économiques. Cette approche vise à améliorer le climat des affaires et à encourager les investissements, dans un contexte régional marqué par des défis multiples.

    Réussite diversifiée

    En parallèle de ses fonctions institutionnelles, Jonas Daou dirige plusieurs entreprises de premier plan. À la tête de Zener, spécialisée dans la distribution de gaz butane, et de Diwa International, concessionnaire automobile, il a su bâtir des structures solides et compétitives.

    Ces entreprises illustrent une stratégie axée sur la diversification et la maîtrise des secteurs clés. Leur développement progressif témoigne d’une capacité à anticiper les besoins du marché tout en s’adaptant aux évolutions économiques.

    Impact

    L’action de Jonas Daou ne se limite pas aux indicateurs financiers. À travers ses activités, il contribue à des enjeux essentiels du développement national. Dans le domaine énergétique, la distribution de gaz domestique participe à l’amélioration des conditions de vie des ménages, tout en favorisant des pratiques plus respectueuses de l’environnement.

    Sur le plan régional, l’expansion de ses entreprises, notamment avec un investissement de 13,5 milliards de FCFA en Guinée-Bissau, traduit une volonté d’ouverture et de rayonnement au-delà des frontières togolaises. Cette dynamique s’inscrit dans une logique d’intégration économique sous-régionale.

    Figure d’inspiration

    Sacré Entrepreneur africain de l’année 2021, Jonas Daou bénéficie d’une reconnaissance qui dépasse le cadre national. Toutefois, son influence réside également dans la portée symbolique de son parcours. Pour de nombreux jeunes, il représente un exemple de réussite accessible, fondée sur le travail et l’intégrité.
    Sans posture ostentatoire, il s’impose comme un acteur clé du développement économique togolais. Son itinéraire met en lumière les possibilités offertes par un environnement en mutation, tout en rappelant l’importance d’un leadership ancré dans la durée et la responsabilité.

  • FTF : plainte de Ouadja rejetée, Barracuda condamné à payer 200.000

    FTF : plainte de Ouadja rejetée, Barracuda condamné à payer 200.000

    La Fédération Togolaise de Football (FTF) a tranché dans le différend opposant l’entraîneur Ouadja Lantame Sakibou au club AC Barracuda, dans une affaire portant sur la rupture de son contrat de travail. La décision, rendue par la Commission de Discipline, apporte un éclairage nuancé sur les responsabilités des deux parties.

    Saisie du dossier, la Commission a d’abord jugé la plainte recevable sur la forme, après avoir examiné les pièces fournies, entendu les différentes parties et analysé les termes du contrat liant l’entraîneur à son ancien club. Mais sur le fond, les conclusions ne sont pas allées dans le sens du technicien.

    En effet, l’instance disciplinaire a rejeté la demande principale de Ouadja Lantame Sakibou, estimant qu’elle n’était pas suffisamment fondée pour établir l’existence d’une rupture unilatérale fautive de son contrat par AC Barracuda. Une décision qui écarte ainsi toute reconnaissance de responsabilité du club dans une éventuelle rupture abusive.

    Cependant, tout n’est pas allé en faveur du club. La Commission a enjoint AC Barracuda à verser à l’entraîneur la somme de 200 000 francs CFA, correspondant au solde de son salaire du mois de juin 2025. Le club dispose d’un délai de trente jours à compter de la notification pour s’exécuter.

    Par ailleurs, toutes les autres demandes formulées par le plaignant ont été rejetées. Il s’agit notamment des indemnités de rupture, des frais d’avocat, des frais de procédure ainsi que des intérêts réclamés.

    Cette décision entre en vigueur conformément aux textes en vigueur. Toutefois, les deux parties conservent la possibilité de contester ce verdict. Elles disposent d’un délai de dix jours pour introduire un recours devant la Commission de recours de la FTF, conformément au Code disciplinaire en vigueur.

  • Savanes : la jeunesse en rempart contre la désinformation

    Savanes : la jeunesse en rempart contre la désinformation

    À Dapaong, à près de 600 kilomètres de Lomé, de jeunes leaders communautaires se sont réunis les 9 et 10 avril 2026 dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités. Au centre des échanges : la lutte contre la désinformation et la prévention de l’extrémisme violent, deux défis majeurs dans une région confrontée à des tensions sécuritaires et à une circulation accrue de fausses informations.

    L’initiative a permis d’outiller ces jeunes acteurs afin qu’ils deviennent des relais efficaces de paix et de cohésion sociale au sein de leurs communautés.

    Partenaires

    Organisé dans le cadre du Programme d’Urgence de Renforcement de la Résilience dans la région des Savanes (PURS), l’atelier bénéficie de l’appui du Programme des Nations unies pour le développement. Il s’inscrit dans un projet sous-régional couvrant plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Ghana.

    Financée par le Danemark et la Norvège, cette initiative traduit une volonté commune de renforcer la résilience des communautés face aux menaces informationnelles.

    Résistance

    L’objectif principal de la rencontre est de doter les participants d’outils pratiques pour identifier, analyser et contrer les fausses informations. À travers des sessions interactives, les jeunes apprennent à vérifier les sources, décrypter les contenus manipulés et concevoir des messages de paix adaptés aux réalités locales.

    Dans un contexte où les technologies numériques amplifient la propagation de la désinformation, les organisateurs insistent sur la nécessité d’une riposte structurée et proactive.

    Stabilité

    Représentant la résidente du PNUD au Togo, Kombaté Yendoukoa Aimé a souligné le rôle central des jeunes dans la prévention de l’extrémisme violent. Selon lui, une jeunesse informée, formée et engagée constitue un véritable rempart contre les facteurs de déstabilisation.

    Même son de cloche du côté de Yaguissagou Guillaume, représentant du directeur national du PURS, qui a mis en garde contre les dérives liées à l’usage des technologies, notamment l’intelligence artificielle. Il a rappelé que « tout ce qui est techniquement possible n’est pas forcément moralement acceptable », appelant à une utilisation responsable des outils numériques.

    Il a exhorté les participants à devenir de véritables « ambassadeurs de la vérité », capables de promouvoir la vigilance citoyenne et la cohésion sociale.

    Engagement

    Procédant à l’ouverture officielle des travaux, Kombaté Sanwogou, secrétaire général de la préfecture de Tône, a salué une initiative qui renforce les capacités locales face aux menaces informationnelles. Il a également exprimé sa reconnaissance au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour les efforts consentis en faveur de la paix sociale et de la résilience des populations.

    Réponse

    Aujourd’hui, la désinformation, qu’elle soit volontaire ou involontaire, représente une menace sérieuse pour la stabilité des sociétés. En attisant les divisions et en exploitant les frustrations, elle fragilise particulièrement les communautés les plus vulnérables.

    Dans ce contexte, la formation d’une jeunesse consciente, critique et engagée apparaît comme une réponse essentielle. À Dapaong, ces jeunes leaders repartent ainsi avec une mission claire : défendre la vérité, promouvoir la paix et contribuer activement à la préservation du tissu social dans la région des Savanes.

  • Zio : un enseignant retrouvé pendu, l’émoi à Dalavé

    Zio : un enseignant retrouvé pendu, l’émoi à Dalavé

    Selon des informations rapportées par une source proche du dossier, plusieurs heures de recherches infructueuses ont précédé la macabre découverte.

    La préfecture de Zio est sous le choc après le décès tragique de Dawoune Wadja, professeur de français au Lycée de Dalavé. Le drame s’est produit le samedi 11 avril 2026, alors que l’enseignant était sorti tôt le matin pour une séance de sport, sans jamais regagner son domicile.

    Selon des informations rapportées par une source proche du dossier, plusieurs heures de recherches infructueuses ont précédé la macabre découverte. Le corps sans vie de l’enseignant a finalement été retrouvé dans sa nouvelle maison située à Dalavé. D’après cette même source, il aurait été découvert pendu, dans des circonstances qui restent à élucider.

    À ce stade, aucune communication officielle n’a encore précisé les causes exactes de ce décès, laissant place à de nombreuses interrogations au sein de la communauté éducative et locale.

  • Opposition togolaise : l’unité retrouvée, cap sur le 9 mai

    Opposition togolaise : l’unité retrouvée, cap sur le 9 mai

    L’opposition togolaise amorce un nouveau tournant stratégique. Face aux tensions politiques liées au récent changement de Constitution, plusieurs formations et organisations de la société civile ont décidé de resserrer les rangs en vue d’une action commune.

    Les détracteurs du régime togolais veulent travailler ensemble. Cette volonté de convergence s’est matérialisée par la transformation du Cadre de réflexion et d’action pour le changement au Togo (CRAC) en Cadre national de concertation pour le changement au Togo (CNCC).

    L’annonce a été faite ce lundi 13 avril 2026 à Lomé, lors d’une conférence de presse marquée par la signature d’une charte révisée par l’ensemble des membres. Initié à la suite de concertations engagées depuis juin 2024, le regroupement avait été officialisé une première fois le 3 mars 2025, avant de connaître aujourd’hui un élargissement significatif.

    Pour ses initiateurs, cette évolution répond à une nécessité politique majeure : celle de renforcer la cohésion des forces dites de résistance. « L’esprit de convergence est en marche. Nous avons compris qu’il est nécessaire que les forces qui partagent les mêmes valeurs de liberté et de souveraineté travaillent ensemble, sur des bases bien définies », a expliqué le professeur David Dosseh, premier porte-parole du Front citoyen Togo Debout (FCTD), membre du Cadre.

    Le CNCC accueille désormais de nouveaux adhérents, notamment le Pacte socialiste pour le renouveau (PSR) et l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI). Ces formations rejoignent ainsi les membres fondateurs que sont l’Alliance nationale pour le changement (ANC), les Forces démocratiques pour la République (FDR), le FCTD et Novation Internationale.

    Au-delà de cet élargissement, les responsables du Cadre insistent sur son caractère inclusif. L’organisation se veut ouverte à toute entité politique ou citoyenne, au Togo comme dans la diaspora, partageant ses principes et son opposition à la Constitution de la Ve République, qualifiée d’illégale par ses membres.

    La charte révisée met en avant des valeurs jugées essentielles pour la réussite de cette dynamique : la vérité, la solidarité et le respect mutuel entre acteurs. Dans ce contexte, les membres lancent également un appel à l’apaisement interne. « Il est temps de mettre un terme aux attaques entre alliés qui ont fait tant de mal à la lutte », soulignent-ils, dénonçant par ailleurs des comportements assimilés à des logiques de manipulation au profit du pouvoir en place.

    Pour marquer cette nouvelle étape et mobiliser l’opinion, le CNCC annonce l’organisation d’un meeting populaire le samedi 9 mai 2026 à Lomé. Le lieu précis reste à définir, mais l’événement se veut déjà un test grandeur nature de la capacité de l’opposition à parler d’une seule voix et à fédérer largement autour de ses revendications.

Radio Renouveau228

Ceci fermera dans 0 secondes