Étiquette : Togo

  • Tournée bloquée : Kafui Adjamagbo-Johnson dénonce une entrave grave

    Tournée bloquée : Kafui Adjamagbo-Johnson dénonce une entrave grave

    La mission parlementaire de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP) dans le nord du Togo s’est transformée en véritable bras de fer avec les autorités administratives et sécuritaires. Dans une déclaration liminaire rendue publique, la députée et son équipe dénoncent une « expulsion injuste et anticonstitutionnelle », ainsi qu’une entrave manifeste à l’exercice du contrôle de l’action gouvernementale.

    Dès l’entame, la délégation rend hommage aux militants et responsables locaux de Dapaong et de Kara, saluant leur mobilisation malgré les risques. Elle exprime également sa gratitude envers les acteurs politiques, la société civile et la diaspora pour leur soutien face à une situation jugée préoccupante.

    Une mission stoppée net à Dapaong

    Arrivée à Dapaong dans le cadre d’une tournée de reddition de comptes, la délégation affirme avoir respecté toutes les procédures administratives, notamment en informant les ministères concernés. Pourtant, dès le lendemain, les autorités locales invoquent l’absence d’autorisation liée à l’état d’urgence sécuritaire pour interdire toute activité.

    Face au refus de la députée de se soumettre à cette exigence, jugée contraire à son mandat, la décision tombe : expulsion immédiate de la région des Savanes, sous escorte des forces de sécurité. La scène, décrite comme impressionnante par la délégation, inclut un déploiement massif de gendarmes, policiers et militaires, appuyés par un dispositif aérien.

    Kara sous tension, mission suspendue

    Après cet épisode, la poursuite de la mission à Kara devient incertaine. Malgré plusieurs tentatives de contact avec les autorités locales, aucune garantie sécuritaire n’est obtenue. À cela s’ajoutent des appels anonymes dissuadant la délégation de se rendre dans la région.

    Dans ce contexte, la députée décide finalement de suspendre l’étape de Kara, invoquant la nécessité de préserver des vies humaines. Une décision lourde, mais assumée comme un choix de responsabilité face à un climat jugé hostile.

    Des interrogations sur la gestion publique

    Au-delà de l’incident, la déclaration met en lumière de nombreuses zones d’ombre concernant des projets d’infrastructures dans les régions des Savanes et de la Kara. Barrages, routes, marchés, ponts : autant de chantiers financés à coups de milliards, mais dont l’état réel et l’impact sur les populations restent flous.

    La délégation évoque notamment :

    • des retards importants dans les travaux routiers à Dapaong,
    • un accès insuffisant à l’eau potable malgré des infrastructures existantes,
    • des marchés fonctionnant dans des conditions précaires,
    • des projets inachevés ou relancés opportunément.

    Ces constats soulèvent, selon elle, une question centrale : celle de la transparence et de la redevabilité dans la gestion des fonds publics.

    Une charge politique frontale

    Dans un ton résolument critique, la déclaration accuse le pouvoir en place de verrouiller les régions septentrionales et d’empêcher toute action de l’opposition susceptible d’éveiller les consciences. Elle dénonce un « régime autocratique » davantage préoccupé par son maintien que par le respect des principes démocratiques.

    Pour la DMP, empêcher un élu de mener une mission de contrôle revient à remettre en cause les fondements mêmes du rôle parlementaire. Une situation jugée d’autant plus préoccupante qu’elle intervient dans un contexte où le pays affiche des ambitions de gouvernance parlementaire.

    « Les Togolais méritent mieux »

    En conclusion, la délégation appelle à des réponses claires du gouvernement sur la gestion des projets publics et les restrictions imposées à l’opposition. Elle insiste sur les attentes des populations : des infrastructures fonctionnelles, un accès équitable aux services de base et une gouvernance responsable.

    « Ce n’est pas une faveur. C’est une exigence », martèle la déclaration, appelant les autorités à rendre compte.

    Au-delà de l’incident, cet épisode révèle un climat politique tendu et relance le débat sur l’équilibre des pouvoirs et les libertés démocratiques au Togo.

  • 25 milliards FCFA pour stabiliser et relancer le nord Togo

    25 milliards FCFA pour stabiliser et relancer le nord Togo

    Dans les régions septentrionales du Togo, longtemps fragilisées par des défis économiques et des tensions sécuritaires, une dynamique nouvelle est en marche. Porté par le Projet de cohésion sociale des régions nord du Golfe de Guinée (Coso), un vaste programme de développement redessine progressivement le quotidien des populations, en misant sur la résilience, l’inclusion et la solidarité.

    Conçu comme une réponse globale aux vulnérabilités structurelles du nord du pays, le Coso déploie une approche intégrée alliant sécurité humaine, développement économique et cohésion sociale. Sur le terrain, les résultats sont visibles : regain de confiance, multiplication des initiatives locales et renforcement du tissu social.

    Projet ancré dans les réalités locales

    L’une des forces du Coso réside dans son ancrage communautaire. Loin d’une intervention descendante, le projet s’appuie sur les besoins réels des populations. Il cible en priorité les groupes les plus vulnérables, notamment les jeunes et les femmes, à travers des actions concrètes d’insertion économique.

    Formations professionnelles, appui aux activités génératrices de revenus et soutien aux initiatives locales permettent aux bénéficiaires de retrouver une autonomie et de se projeter dans l’avenir. Dans des zones où les opportunités étaient limitées, ces mécanismes ouvrent de nouvelles perspectives et réduisent les facteurs de précarité.

    Depuis son lancement en 2022, le projet affiche un taux de décaissement de 52,29 %, soit 25,6 milliards de francs CFA mobilisés jusqu’à fin décembre 2025 pour financer ces actions.

    Cohésion sociale : un rempart contre l’instabilité

    Au-delà de son impact économique, le Coso joue un rôle clé dans le renforcement du vivre-ensemble. Dans un contexte régional exposé aux risques de déstabilisation, le projet privilégie le dialogue et la participation citoyenne.

    Des cadres d’échanges ont été mis en place pour encourager l’implication des populations dans les décisions locales. Les leaders communautaires sont mobilisés afin de favoriser une gouvernance inclusive et apaisée.

    Au total, 929 Comités villageois de développement (CVD) et 46 Comités cantonaux de développement (CCD) ont été créés ou restructurés. Ces structures, dotées de plans d’action adaptés, contribuent à renforcer les capacités locales et à prévenir les tensions sociales.

    Infrastructures au service des populations

    Le projet se traduit également par la réalisation d’infrastructures de proximité essentielles. Points d’eau, établissements scolaires, centres de santé et pistes rurales améliorent concrètement les conditions de vie dans les localités concernées.

    Ces investissements facilitent l’accès aux services sociaux de base, soutiennent les activités économiques et participent à l’attractivité des territoires. Dans des zones souvent enclavées, ils constituent un levier majeur de transformation.

    Levier stratégique pour la stabilité

    Dans un environnement sécuritaire sensible, le Coso s’impose comme un outil de prévention efficace. En s’attaquant aux causes profondes de la vulnérabilité – chômage, marginalisation et manque d’opportunités – il contribue à réduire les risques de fragilisation sociale.

    Au nord du Togo, ce programme incarne ainsi une réponse structurante et durable. Plus qu’un projet de développement, il apparaît aujourd’hui comme un pilier essentiel de la stabilité et de la cohésion nationale.

  • Sécurité au Sahel : le Togo, première étape de la mission de João Cravinho

    Sécurité au Sahel : le Togo, première étape de la mission de João Cravinho

    Le représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, João Cravinho, amorce une nouvelle séquence diplomatique en Afrique de l’Ouest. Surnommé le « Monsieur Sahel » à Bruxelles, il prépare une tournée régionale qui le conduira notamment au Togo, au Sénégal et en Gambie, dans un contexte de recomposition sécuritaire et géopolitique dans la région.

    Lomé, point de départ stratégique

    Selon plusieurs sources concordantes, João Cravinho est attendu à Lomé le 18 avril prochain pour prendre part à une conférence dédiée aux enjeux sécuritaires. Cette étape togolaise n’a rien d’anodin. Le pays s’impose depuis plusieurs mois comme un acteur discret mais actif dans les médiations régionales, notamment entre partenaires occidentaux et États sahéliens.

    La tenue de cette rencontre à Lomé illustre également le rôle croissant du Golfe de Guinée dans les stratégies de lutte contre l’expansion des groupes armés venus du Sahel. Le Togo, à l’instar de ses voisins côtiers, fait face à une pression sécuritaire accrue au nord de son territoire, ce qui renforce l’importance des initiatives diplomatiques et militaires coordonnées.

    Tournée à forte portée régionale

    Après son escale togolaise, João Cravinho poursuivra sa tournée au Sénégal, où il doit participer au Forum de Dakar prévu les 20 et 21 avril, avant de se rendre en Gambie. Cette séquence traduit la volonté de l’Union européenne de consolider ses partenariats avec les pays d’Afrique de l’Ouest, au moment où son influence est mise à l’épreuve.

    En effet, ces dernières années ont été marquées par une dégradation des relations entre l’UE et plusieurs pays du Sahel central, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel. Face à cette situation, Bruxelles tente de redéfinir sa stratégie en misant davantage sur les États côtiers et les cadres de coopération régionale.

    Nouvelle approche européenne

    La mission confiée à João Cravinho s’inscrit dans cette volonté de « nouvelle approche » prônée par l’Union européenne dans la région. Celle-ci repose sur un équilibre entre dialogue politique, soutien sécuritaire et accompagnement au développement, avec une attention accrue aux dynamiques locales.

    L’objectif est double : maintenir un canal de discussion avec les régimes sahéliens tout en renforçant les capacités des pays voisins pour contenir la menace djihadiste. Dans ce schéma, des pays comme le Togo, le Sénégal ou encore le Ghana deviennent des partenaires clés.

    Contexte géopolitique sous tension

    Cette tournée intervient dans un environnement marqué par une recomposition des alliances internationales en Afrique de l’Ouest. Le recul de certaines puissances occidentales, conjugué à la montée en puissance de nouveaux acteurs, oblige l’Union européenne à revoir son positionnement.

    En multipliant les déplacements et les rencontres, João Cravinho cherche ainsi à réaffirmer la présence européenne dans une région stratégique, tout en adaptant son discours aux nouvelles réalités politiques.

    Au-delà des symboles, cette tournée pourrait permettre de poser les bases d’une coopération renouvelée entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouest. Reste à savoir si cette diplomatie de terrain suffira à restaurer la confiance et à répondre aux défis sécuritaires persistants dans le Sahel.

  • Nephthali Ledy: ”Le football, comme le journalisme, est une affaire d’équipe”

    Nephthali Ledy: ”Le football, comme le journalisme, est une affaire d’équipe”

    Commissaire général du Festival Togo Media Foot, Nephthali Messanh Ledy précise les contours de cette compétition, qui “se veut donc et avant tout, un événement de rassemblement et de célébration de la presse togolaise”, dans l’interview ci-après.

    Voudriez -vous présenter le Festival Togo Media Foot.

    Le festival Togo Media Foot est une initiative portée par des professionnels des médias togolais, réunis au sein de D.A F.C. À travers ce festival, notre ambition est de créer un cadre fédérateur où les acteurs des médias peuvent se retrouver autrement, dans un esprit de fraternité, de convivialité et de solidarité autour du sport. Le Togo Media Foot se veut donc et avant tout, un événement de rassemblement et de célébration de la presse togolaise. 

    Pourquoi un festival “Togo Media Foot” ?

    Nous avons lancé Togo Media Foot parce que nous sommes convaincus que le football, tout comme le journalisme, est une affaire d’équipe. À travers cette initiative, nous voulons renforcer les liens confraternels entre journalistes, techniciens et professionnels des médias, qu’ils viennent de la télévision, de la radio, de la presse écrite ou du web. C’est aussi une manière originale et forte de célébrer la Journée mondiale de la liberté de la presse, dans un cadre sportif, festif et rassembleur.

    Où en êtes-vous avec l’organisation et comment va se dérouler le festival ?

    Aujourd’hui, nous pouvons dire que l’organisation avance plutôt bien. Une étape importante a déjà été franchie ce mardi avec l’annonce officielle des 14 équipes retenues pour cette première édition. Cinq médis nous viennent du monde de l’audiovisuel : New World TV, Direct 7, Radio Mokpokpo, Radio Carré Jeunes et Radio Djena. Nous avons 2 journaux écrits qui sont Focus Infos et Liberté. Le journal en ligne Agridigitale aussi des nôtres.

    A leurs côtés, nous avons le SYNJIT, le CONAPP et l’ATOPPEL qui participent, ainsi que deux autres équipes de journalistes (D.A F.C et PSC) et équipe du ministère de la Communication.  

    C’est le lieu de remercier tout ce monde qui nous a fait confiance en se joignant à cette noble initiative qu’on veut dans un esprit d’inclusion et de partage. L’objectif n’est pas seulement de jouer au football, mais aussi de faire vivre l’esprit d’unité, de fair-play et de cohésion qui fonde cette initiative. 

    Un message ou un appel au public ?

    Nous voulons lancer un appel fraternel à tous les participants, aux professionnels des médias, aux partenaires et au public : venez faire de cette première édition une réussite collective. Togo Media Foot, ce n’est pas seulement une compétition, c’est un symbole d’unité, de respect mutuel, de solidarité et de valorisation de la presse togolaise. Nous invitons chacun à venir vivre cette journée dans un esprit de fair-play, de convivialité et de célébration. 

    Nous adressons également un message particulier aux sponsors, partenaires et bonnes volontés : rejoignez cette initiative ambitieuse dès sa première édition. Ensemble, nous pouvons faire du Festival Togo Media Foot un rendez-vous annuel majeur, utile pour la corporation médiatique et porteur de belles valeurs pour notre pays.

  • Déclarations de vidéosurveillance : le Togo passe au numérique

    Déclarations de vidéosurveillance : le Togo passe au numérique

    La digitalisation des déclarations de vidéosurveillance marque une avancée significative dans l’amélioration de l’accès aux services administratifs, en réduisant les contraintes liées aux déplacements physiques et aux longues procédures.

    Une plateforme en ligne pour simplifier les démarches

    À partir du 1er avril 2026, les procédures de déclaration des systèmes de vidéosurveillance et de vidéoprotection au Togo connaîtront une transformation majeure. L’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) a en effet annoncé, dans un communiqué publié le 24 mars 2026 à Lomé, la mise en service d’une plateforme digitale dédiée. Cette initiative vise à moderniser et simplifier les formalités administratives pour les particuliers, les entreprises et les administrations publiques.

    Désormais, les usagers pourront effectuer leurs déclarations en ligne via le portail officiel du Guichet national des services publics. Cette digitalisation marque une avancée significative dans l’amélioration de l’accès aux services administratifs, en réduisant les contraintes liées aux déplacements physiques et aux longues procédures.

    Un service sécurisé et accessible à tous

    La nouvelle plateforme offre plusieurs fonctionnalités destinées à faciliter l’expérience des utilisateurs. En plus de la soumission en ligne des demandes, les déclarants auront la possibilité de suivre en temps réel l’évolution de leurs dossiers. L’interface, conçue pour être intuitive et sécurisée, garantit la confidentialité des informations transmises.

    Une fois la déclaration validée, les usagers pourront obtenir un récépissé officiel ainsi que les pictogrammes réglementaires indispensables à l’installation des dispositifs de vidéosurveillance. Toutefois, pour ceux qui le souhaitent, le retrait physique des documents reste possible au siège de l’IPDCP ainsi que dans les bureaux de La Poste.

    Une réforme inscrite dans la transformation numérique du pays

    Cette innovation s’inscrit dans la dynamique de transformation numérique engagée par le gouvernement togolais. Elle est portée par le ministère de l’Efficacité du Service public et de la Transformation numérique, avec l’appui de l’Agence Togo Digital, en charge de la mise en œuvre des projets digitaux de l’État.

    À travers cette réforme, les autorités entendent rapprocher davantage l’administration des citoyens, tout en renforçant la transparence, la rapidité et l’efficacité des services publics. La digitalisation des démarches administratives constitue en effet un levier stratégique pour améliorer la gouvernance et répondre aux attentes des usagers à l’ère du numérique.

    Un accompagnement renforcé des usagers

    Consciente des défis liés à l’adoption des outils numériques, l’IPDCP a intégré un dispositif d’assistance directement sur la plateforme. Un outil de discussion en ligne permettra aux utilisateurs de poser leurs questions et d’obtenir des réponses en temps réel. En complément, des canaux classiques tels que le courrier électronique et le téléphone restent disponibles pour accompagner les usagers dans leurs démarches.

    Cet accompagnement vise à garantir une prise en main rapide et efficace du service, tout en évitant les éventuelles difficultés liées à l’utilisation des technologies numériques.

    Sécurité et protection des données au cœur des priorités

    Au-delà de la simplification administrative, l’initiative rappelle l’importance du respect du cadre légal en matière de vidéosurveillance. La déclaration des dispositifs demeure une obligation essentielle pour assurer la sécurité des personnes et des biens, tout en protégeant les données personnelles et la vie privée.

    Avec la mise en place de ce service digital, le Togo confirme sa volonté de bâtir une administration moderne, accessible et en phase avec les exigences du monde numérique. Une évolution qui témoigne d’un engagement clair en faveur d’une gouvernance plus efficace et orientée vers les citoyens.

  • Concours national : le ministère de l’Environnement recrute

    Concours national : le ministère de l’Environnement recrute

    Le gouvernement togolais lance un nouveau concours national de recrutement de fonctionnaires au profit du ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique.

    Cette annonce a été faite à travers un communiqué officiel publié le 24 mars 2026 par le ministère de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social.

    Ce concours s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer les capacités humaines de l’administration publique, notamment dans les secteurs liés à la protection de l’environnement et à la lutte contre les effets du changement climatique. Il est ouvert aux candidats des deux sexes, désireux de faire carrière dans la fonction publique et de contribuer aux politiques environnementales du pays.

    Selon les informations communiquées, les dépôts de dossiers se dérouleront du 30 mars au 30 avril 2026. Les candidats pourront soumettre leurs dossiers tous les jours ouvrables, entre 7h00 et 17h00, dans les groupements de gendarmerie de Lomé ainsi que dans les chefs-lieux de région. Cette organisation vise à faciliter l’accès au concours sur l’ensemble du territoire national.

    Le calendrier des épreuves est également connu. Les épreuves écrites sont prévues pour le 22 juin 2026. Elles seront suivies des épreuves sportives, programmées du 10 au 14 juillet 2026. Les autorités précisent que le respect strict de ces dates est essentiel pour le bon déroulement du processus.

    À travers ce recrutement, l’État entend consolider ses efforts en matière de gestion durable des ressources naturelles et de protection du littoral. Les futurs agents auront un rôle clé à jouer dans la mise en œuvre des politiques publiques environnementales.

    Les candidats sont invités à consulter les conditions détaillées du concours sur le site officiel du ministère de la Fonction publique afin de mieux préparer leur participation.

  • Togbe Agbodjan Jad Fozis: au début était le commencement

    Togbe Agbodjan Jad Fozis: au début était le commencement

    Togbe Agbodjan Jad Fozis, plus connu sous l’acronyme TAJF, est un artiste-musicien togolais dont le parcours s’inscrit dans la durée, entre enracinement local et rayonnement régional. Sa carrière, amorcée au début des années 2000, témoigne d’une évolution constante et d’une volonté affirmée de porter la musique togolaise au-delà des frontières.

    C’est au sein du groupe Vanity System que TAJF se fait d’abord remarquer. À travers des prestations scéniques dynamiques et une identité artistique en construction, il parvient à capter l’attention du public et des acteurs culturels. Cette première étape marque le point de départ d’une trajectoire prometteuse dans l’univers musical ouest-africain.

    L’année 2004 constitue un tournant important dans sa carrière avec sa participation au festival des Nuits Atypiques de Koudougou, au Burkina Faso. Cet événement de référence, dédié aux expressions artistiques contemporaines africaines, lui offre une vitrine de choix et renforce sa crédibilité sur la scène régionale. Cette expérience contribue à élargir son réseau et à affirmer son ambition artistique.

    Dans cette dynamique, l’artiste affirme avoir représenté le Togo lors de la Coupe du Monde de football 2006 en Allemagne. Une étape symbolique qui traduit sa volonté d’inscrire son art dans une dimension internationale et de porter haut les couleurs de la culture togolaise sur de grandes scènes.

    Au fil des années, TAJF consolide sa présence en Afrique de l’Ouest à travers diverses collaborations et apparitions médiatiques. En 2022, il est notamment invité de l’émission télévisée « Tukungana » au Mali, animée par le célèbre producteur Boncana Maïga. La même année, il se produit à Cotonou lors du concert « Oh Yes Papa », confirmant ainsi sa visibilité et son attractivité auprès des publics béninois et maliens.

    Plus récemment, l’artiste a poursuivi son élan créatif en multipliant les prestations scéniques. L’année 2026 marque un nouveau cap avec la sortie de son titre « Mamadé », en collaboration avec Sir T. Ce morceau, qui s’inscrit dans les tendances actuelles tout en conservant une touche personnelle, illustre la capacité de TAJF à se renouveler et à rester en phase avec son époque.

    Au-delà de ses performances, TAJF s’impose progressivement comme un ambassadeur de la culture togolaise. Son parcours reflète une démarche artistique cohérente, faite de persévérance, d’ouverture et d’adaptation aux évolutions du paysage musical.

    En somme, Togbe Agbodjan Jad Fozis incarne une génération d’artistes africains qui, tout en restant fidèles à leurs racines, n’hésitent pas à explorer de nouveaux horizons. Son itinéraire, riche d’expériences et de rencontres, laisse entrevoir un potentiel encore plus grand pour les années à venir.

  • A New York, le Togo porte la voix des femmes

    A New York, le Togo porte la voix des femmes

    À New York, au siège de l’Organisation des Nations unies, les travaux de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme se poursuivent, réunissant gouvernements, organisations internationales et acteurs de la société civile autour des grands défis liés aux droits des femmes.

    Dans ce cadre, la délégation togolaise, conduite par la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance, Moni SANKAREDJA-SINANDJA, a pris part à une réunion de haut niveau consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles. Cette rencontre a mis en lumière la nécessité d’intensifier les actions de prévention, de protection et de prise en charge des victimes, dans un contexte mondial où les violences basées sur le genre restent un phénomène préoccupant.

    En marge des travaux de la Commission, la ministre a également participé à une conférence ministérielle organisée par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, axée sur un enjeu crucial : la levée des obstacles financiers à la participation politique des femmes et la promotion de leur leadership en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont porté sur l’évaluation du coût réel de l’engagement politique féminin, un facteur souvent sous-estimé mais déterminant dans l’accès des femmes aux sphères de décision.

    Dans la sous-région ouest-africaine, les femmes représentent pourtant plus de la moitié de la population. Cependant, leur présence dans les institutions politiques reste largement insuffisante, en dépit des ambitions démocratiques affichées par les États. Les participants ont reconnu que, malgré les progrès réalisés grâce à des réformes juridiques et à des mécanismes innovants favorisant la participation féminine, les barrières économiques continuent de freiner l’émergence des femmes leaders.

    Le coût élevé des campagnes électorales, l’accès limité au financement et les inégalités structurelles constituent encore des obstacles majeurs. Ces défis rendent difficile la compétition politique pour de nombreuses femmes, même lorsqu’elles disposent de compétences et d’un fort ancrage communautaire. Les échanges ont insisté sur la nécessité de mettre en place des mécanismes de financement plus équitables et des politiques publiques inclusives.

    Dans ce débat régional, l’expérience du Togo, partagée par la ministre, a été particulièrement saluée. Le pays a mis en œuvre plusieurs initiatives visant à renforcer la participation des femmes à la vie publique, notamment à travers des réformes institutionnelles et des programmes d’accompagnement. Cette dynamique a été perçue comme un exemple encourageant au sein de l’espace CEDEAO.

    Par ailleurs, Moni SANKAREDJA-SINANDJA a co-présidé une session interactive consacrée au baromètre de genre de la CEDEAO, un indice régional permettant d’évaluer les progrès en matière d’égalité entre les sexes. Cet outil est considéré comme un levier important pour orienter les politiques publiques et mesurer les avancées concrètes dans les pays membres.

    À travers sa participation active, le Togo réaffirme son engagement en faveur de l’égalité de genre et de l’autonomisation des femmes. Les travaux de New York soulignent ainsi une conviction partagée : sans inclusion politique et économique des femmes, aucun développement durable ni aucune démocratie solide ne peut pleinement s’épanouir en Afrique de l’Ouest.

  • Grégoire Adjanouvi Sossou s’en est allé

    Grégoire Adjanouvi Sossou s’en est allé

    L’inspecteur Grégoire Adjanouvi Sossou, un grand serviteur du sport et du développement local, s’éteint ce jeudi 19 mars à 72 ans. Hommage!

    Les villages d’Aklakou-Hétchiavi et d’Agbanakin sont en deuil. Ils pleurent la disparition de l’Inspecteur Grégoire Adjanouvi Sossou, ancien Administrateur civil à la retraite du secteur de la jeunesse et des sports, décédé le 19 mars. Sa disparition survient dans un contexte particulièrement douloureux, alors que les préparatifs pour l’inhumation de son épouse étaient encore en cours. Un double choc qui laisse famille, proches et communautés dans une profonde consternation.

    Ancien footballeur, l’Inspecteur Sossou a marqué de son empreinte le football togolais, notamment en évoluant sous les couleurs de l’Agaza Omnisports de Lomé. Surnommé affectueusement « Petit », il fut un joueur respecté pour son engagement, sa rigueur et son esprit d’équipe. Après sa carrière sportive, il est resté proche du milieu footballistique, évoluant au sein de plusieurs associations d’anciens joueurs au Togo, où il continuait de partager son expérience et sa passion.

    Au-delà du sport, le défunt s’est illustré comme un véritable acteur du développement communautaire. Originaire du village d’Agbanakin, il a consacré une grande partie de son énergie à l’amélioration des conditions de vie de sa localité natale. Il s’est également fortement impliqué dans le village de Aklakou-Hétchiavi, terre d’origine de sa défunte mère, qu’il avait récemment accompagnée à sa dernière demeure, un épisode encore frais dans les mémoires.

    Administrateur civil de la jeunesse et des sports à la retraite, il laisse derrière lui le souvenir d’un homme de terrain, rigoureux, accessible et profondément engagé pour la jeunesse. Son expertise était régulièrement sollicitée par plusieurs structures locales, notamment l’Union Fraternelle des Ressortissants d’Aklakou-Hétchiavi (UFRAH-Lomé), au sein de laquelle il a occupé différentes fonctions importantes. Ses pairs saluent unanimement sa disponibilité, son sens du devoir et sa capacité à fédérer.

    Pour ses proches et les membres de la communauté, la disparition de Grégoire Adjanouvi SOSSOU laisse un vide difficile à combler. Il incarnait à la fois la mémoire vivante du sport local et un pilier du développement communautaire, toujours prêt à soutenir les initiatives en faveur des jeunes et des villages.

    Dans les hommages qui se multiplient, un message revient avec insistance : celui d’un homme généreux, travailleur et profondément attaché à ses racines. Son parcours inspire respect et reconnaissance, tant pour son engagement sportif que pour son implication sociale.

    Inspecteur Sossou, dit « Petit », s’en est allé, mais son œuvre demeure vivante dans les cœurs et dans les actions qu’il a initiées. Les communautés d’Aklakou-Hétchiavi et d’Agbanakin lui rendent un dernier hommage empreint d’émotion.

Radio Renouveau228

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