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  • Polio : le Togo intensifie la riposte

    Polio : le Togo intensifie la riposte

    La lutte contre la poliomyélite au Togo reste une priorité sanitaire de premier plan. Face à cette maladie hautement contagieuse aux conséquences parfois irréversibles, les autorités maintiennent une mobilisation constante pour protéger les enfants et préserver les acquis enregistrés au fil des années.

    Entre campagnes de vaccination de masse, surveillance épidémiologique renforcée et sensibilisation des populations, le pays affiche une détermination claire : éradiquer durablement le poliovirus sur toute l’étendue du territoire.

    Menace toujours présente

    La poliomyélite touche principalement les enfants de moins de cinq ans. Elle peut provoquer des paralysies irréversibles, voire entraîner la mort dans les cas les plus graves. Si la maladie a fortement reculé au Togo grâce aux efforts de vaccination, elle n’a pas totalement disparu, d’où la nécessité d’une vigilance permanente.

    Dans cette dynamique, le pays s’inscrit pleinement dans l’objectif mondial d’éradication de la polio. La stratégie nationale repose sur une combinaison d’actions coordonnées visant à prévenir toute résurgence du virus et à détecter rapidement d’éventuels cas.

    Vaccination au cœur de la stratégie

    Les campagnes nationales de vaccination constituent le pilier de cette lutte. Organisées régulièrement, elles mobilisent des milliers d’agents de santé, de volontaires et de relais communautaires sur l’ensemble du territoire. Leur mission est d’administrer gratuitement le vaccin oral aux enfants, y compris dans les zones les plus enclavées.

    Ces opérations d’envergure permettent de couvrir un grand nombre d’enfants en un temps record. Elles s’accompagnent également d’activités de sensibilisation destinées à informer les parents sur l’importance de la vaccination et à lever les éventuelles réticences.

    Nouvelle offensive nationale

    Dans cette logique, une nouvelle campagne de vaccination ciblant les enfants de 0 à 59 mois a été lancée par le ministère en charge de la Santé. Organisée en deux phases, elle s’inscrit dans une stratégie de riposte rapide face à toute menace.

    Le premier passage s’est déroulé du 12 au 14 mars 2026, tandis que le second est prévu du 16 au 18 avril. Cette initiative fait suite à la détection d’un cas de poliomyélite dans la région Centrale le 20 février dernier. Une alerte qui a immédiatement déclenché la réaction des autorités sanitaires, illustrant la réactivité du système de surveillance épidémiologique.

    L’objectif affiché est ambitieux : vacciner au moins 95 % des enfants concernés, soit environ 1 778 500 enfants de moins de cinq ans. Au-delà de la vaccination, la campagne permet également de rechercher activement, dans les ménages, d’éventuels cas de paralysie flasque aiguë, un indicateur clé pour détecter la circulation du virus.

    Stratégie de proximité

    Pour atteindre toutes les familles, les autorités ont mis en place une approche de proximité. Les équipes se déplacent de maison en maison afin de garantir que chaque enfant soit vacciné, indépendamment de sa localisation ou de la situation sociale de sa famille.

    La gratuité du vaccin constitue également un levier essentiel pour assurer une large adhésion des populations. Cette politique inclusive contribue à renforcer la confiance envers le système de santé et à améliorer la couverture vaccinale.

    Vers l’éradication durable

    À travers ces efforts soutenus, le Togo consolide les progrès réalisés dans la lutte contre la poliomyélite. La combinaison d’une forte mobilisation communautaire, d’une surveillance rigoureuse et d’une volonté politique affirmée permet au pays de se rapprocher progressivement de l’objectif d’éradication.

    Plus largement, cette dynamique s’inscrit dans un engagement global en faveur d’un système de santé plus résilient, capable de protéger efficacement les générations futures contre les maladies évitables.

  • Togo: cap sur une gestion publique axée sur les résultats

    Togo: cap sur une gestion publique axée sur les résultats

    La gestion des finances publiques connaît une transformation majeure avec l’adoption progressive du budget programme au Togo. Plus qu’un simple outil de répartition des ressources, ce mécanisme s’impose désormais comme un levier stratégique pour améliorer l’efficacité de l’action publique et renforcer l’impact des politiques sur le quotidien des citoyens.

    Dans un contexte marqué par des attentes croissantes en matière de transparence et de résultats, le budget programme introduit une logique nouvelle : chaque dépense de l’État doit être justifiée par des objectifs précis et mesurables. L’époque des budgets centrés uniquement sur les moyens laisse ainsi place à une approche orientée vers la performance.

    Gestion axée sur les résultats

    Le principe est clair : les ministères et institutions ne se contentent plus d’exécuter des crédits. Ils doivent démontrer l’utilité de leurs actions à travers des résultats concrets. Cette exigence marque une évolution vers une administration plus rigoureuse, où la culture de la performance prend progressivement racine.

    Les politiques publiques sont désormais structurées autour de programmes bien définis, chacun assorti d’indicateurs permettant d’évaluer les progrès réalisés. Cette organisation facilite non seulement le suivi des actions, mais aussi l’identification des ajustements nécessaires pour améliorer l’efficacité des interventions de l’État.

    Le budget programme offre également une meilleure lisibilité de l’action publique. Il permet à l’ensemble des parties prenantes — gouvernement, société civile, partenaires techniques et financiers — de s’assurer que les ressources mobilisées sont utilisées de manière optimale, dans le respect des principes d’économie, d’efficacité et d’efficience.

    Cohérente des politiques publiques

    Dans sa mise en œuvre, le projet de budget programme de l’État pour la période 2025-2027 intègre les contributions de 33 ministères et de 12 institutions. Chaque programme est associé à des objectifs stratégiques précis, accompagnés d’indicateurs de performance et de cibles annuelles.

    Cette approche permet une meilleure planification des actions gouvernementales et renforce la cohérence entre les différents secteurs d’intervention. Les priorités nationales, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, des infrastructures et de l’agriculture, sont ainsi traduites en programmes structurés et suivis dans le temps.

    Par ailleurs, le Togo intègre des dimensions transversales essentielles dans sa gestion budgétaire. La budgétisation sensible au genre vise à promouvoir l’égalité entre les sexes et à améliorer les conditions de vie des femmes et des groupes vulnérables. Dans le même temps, la budgétisation verte prend en compte les enjeux environnementaux et les défis liés au changement climatique.

    Transparence

    Au-delà de ses aspects techniques, le budget programme s’affirme comme un véritable outil d’aide à la décision. Il permet aux autorités publiques de mieux orienter les ressources vers les actions les plus pertinentes, tout en renforçant la redevabilité.

    Cette exigence de transparence contribue à instaurer un climat de confiance entre l’État et les citoyens. En rendant plus lisible l’utilisation des fonds publics, elle favorise une meilleure compréhension des choix budgétaires et de leurs impacts.

    Efficacité

    En définitive, le budget programme s’impose comme un pilier de la modernisation de la gestion publique au Togo. Il traduit une conviction forte : la rigueur, la transparence et la recherche de résultats constituent des conditions essentielles pour un développement durable.

    À travers cet outil, le pays affirme sa volonté de bâtir une gouvernance plus performante, capable de répondre efficacement aux besoins des populations et de relever les défis économiques et sociaux à venir.

  • Doufelgou, modèle de performance sanitaire

    Doufelgou, modèle de performance sanitaire

    Dans la région de la Kara, le district sanitaire de Doufelgou s’impose comme une référence en matière de performance sanitaire. Avec 98 % des activités programmées réalisées en 2025, cette entité territoriale illustre les effets concrets des réformes engagées pour renforcer le système de santé au Togo et améliorer l’accès aux soins pour les populations, notamment rurales.

    Une dynamique portée par l’engagement collectif

    Au fil des années, Doufelgou a su bâtir une organisation solide, fondée sur la mobilisation des agents de santé et l’appui constant des autorités publiques. Cette synergie a permis de consolider les acquis et d’inscrire le district dans une trajectoire de progression continue.

    Dans un contexte où les défis sanitaires restent nombreux, notamment en zones rurales, les efforts déployés traduisent une volonté claire : rapprocher les services de santé des communautés et garantir une meilleure qualité de prise en charge. Le district apparaît ainsi comme un exemple de résilience et d’efficacité à l’échelle nationale.

    Des indicateurs en nette amélioration

    Les performances enregistrées ces dernières années témoignent de cette dynamique positive. En matière de santé maternelle et infantile, les résultats sont particulièrement encourageants. En 2025, 67 % des femmes enceintes ont effectué au moins quatre consultations prénatales, contre 50 % en 2024, marquant une progression significative.

    Le taux d’accouchements assistés par du personnel qualifié a également connu une hausse, passant de 75 % à 79 % sur la même période. Par ailleurs, 77 % des femmes ont bénéficié d’au moins trois doses de traitement préventif intermittent, contre 63 % un an plus tôt.

    Ces avancées traduisent une amélioration de la fréquentation des structures de santé et une meilleure sensibilisation des populations aux enjeux liés à la santé maternelle et néonatale.

    Des efforts soutenus en prévention et en prise en charge

    Au-delà de la santé maternelle, le district sanitaire de Doufelgou enregistre aussi des progrès dans la prévention et la gestion des maladies. Les initiatives menées dans les centres de santé encouragent les consultations précoces et la diffusion de bonnes pratiques sanitaires.

    La disponibilité des médicaments, longtemps considérée comme un défi majeur, s’améliore progressivement. En 2025, 61 % des formations sanitaires n’ont enregistré aucune rupture de stock, contre 50 % en 2024, soit une hausse notable de 11 points.

    Dans la lutte contre la tuberculose, les résultats sont particulièrement remarquables. Le taux de succès thérapeutique a atteint 100 % en 2025, contre 82 % l’année précédente, signe d’une meilleure prise en charge des patients et d’un suivi rigoureux des traitements.

    S’agissant de la malnutrition aiguë sévère, les efforts de prise en charge se poursuivent, avec des résultats déjà significatifs. En 2024, 91 % des enfants touchés avaient été pris en charge, témoignant d’une forte mobilisation des équipes de santé sur cette problématique.

    Une performance globale proche de la perfection

    Au total, le district a réalisé 115 des 117 activités prévues en 2025, soit un taux d’exécution de 98,3 %. Derrière ce chiffre se cache le travail quotidien des professionnels de santé, dont l’engagement constitue le socle de ces performances.

    Cette réussite repose également sur une meilleure appropriation des objectifs sanitaires par les acteurs locaux, ainsi qu’une coordination efficace entre les différents niveaux du système de santé.

    Des perspectives encourageantes

    La trajectoire suivie par Doufelgou offre des perspectives prometteuses pour l’avenir. Elle démontre qu’avec une organisation rigoureuse, des ressources humaines mobilisées et un accompagnement institutionnel adapté, il est possible d’améliorer durablement les indicateurs de santé.

    À travers ces résultats, le district sanitaire de Doufelgou confirme qu’il est possible de transformer les défis en opportunités et de faire progresser significativement le bien-être des populations. Une performance qui pourrait inspirer d’autres districts du pays dans la quête d’un système de santé toujours plus efficace et inclusif.

  • Santé publique : le personnel médical en forte progression

    Santé publique : le personnel médical en forte progression

    Le secteur de la santé au Togo connaît depuis quelques années une dynamique soutenue de renforcement de ses ressources humaines. À travers une politique active de recrutement, les autorités sanitaires multiplient les initiatives pour combler le déficit en personnel qualifié dans les formations sanitaires publiques, dans un contexte marqué par une demande croissante de soins.

    Montée progressive des effectifs

    En 2023, le système de santé public comptait environ 13 000 agents. Ce chiffre, déjà significatif, a connu une évolution notable grâce à une série de concours organisés entre 2024 et 2026. Ces recrutements successifs ont permis d’intégrer de nouveaux professionnels dans les domaines médical, paramédical, administratif et d’appui, contribuant ainsi à renforcer progressivement la capacité opérationnelle des structures sanitaires.

    Cette stratégie de recrutement s’inscrit dans une volonté claire : améliorer l’offre de soins et répondre aux besoins croissants des populations, aussi bien en milieu urbain que rural.

    Concours majeur pour 2 235 postes

    L’un des faits marquants récents reste la publication, le 11 mars 2026, des résultats du concours de recrutement direct régional organisé pour le compte du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Les épreuves, tenues le 31 mai 2025, ont permis de sélectionner des candidats pour un total de 2 235 postes.

    Dans le détail, 202 postes concernent le personnel médical, 1 420 sont destinés au personnel paramédical, et 613 au personnel administratif et d’appui. Ce recrutement massif vise à renforcer les équipes dans les hôpitaux et centres de santé à travers le pays, afin d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients.

    Recrutements ciblés pour réduire les inégalités régionales

    Au-delà des concours nationaux, plusieurs recrutements régionaux ont été organisés afin de mieux répondre aux besoins spécifiques des localités. En septembre 2024, 1 964 agents ont été recrutés, dont 1 709 affectés au ministère de la Santé et 255 déployés dans les unités de soins périphériques de la région des Savanes, une zone particulièrement déficitaire en personnel sanitaire.

    Cette approche ciblée vise à corriger les déséquilibres persistants entre les régions, notamment la forte concentration du personnel dans la capitale et ses environs.

    Dans la même dynamique, le concours national d’internat des hôpitaux, organisé en décembre 2025, a permis l’admission de 29 internes, dont 28 en médecine et un en pharmacie. Ces jeunes spécialistes viennent renforcer la chaîne de formation et de spécialisation dans les hôpitaux du pays.

    Progression significative des effectifs

    À la fin de l’année 2023, la répartition du personnel révélait déjà des disparités régionales importantes : 36 % des agents étaient concentrés à Lomé, contre des proportions plus faibles dans les autres régions. Les recrutements successifs ont contribué à atténuer ces déséquilibres.

    Au total, plus de 4 228 nouveaux agents ont été intégrés entre 2024 et 2026. En cumulant ces chiffres aux effectifs de 2023, le Togo compterait désormais plus de 17 000 agents de santé dans le secteur public, soit une progression estimée à environ 31 % en trois ans.

    Cette évolution traduit un engagement fort des autorités en faveur du renforcement du système de santé, avec pour objectif ultime une meilleure couverture sanitaire et un accès plus équitable aux soins sur l’ensemble du territoire national.

  • Microfinance : 4,7 millions de vies impactées

    Microfinance : 4,7 millions de vies impactées

    Les services financiers décentralisés s’imposent aujourd’hui comme un levier central de l’inclusion financière au Togo. Longtemps tenues à l’écart du système bancaire classique, de larges franges de la population accèdent désormais à des solutions adaptées grâce à la microfinance. Crédit, épargne sécurisée et accompagnement économique permettent à des millions de Togolais d’améliorer leurs conditions de vie et de développer des activités génératrices de revenus.

    Une inclusion financière en marche

    La microfinance repose sur une ambition claire : rendre les services financiers accessibles à tous, notamment aux populations historiquement exclues. Contrairement aux banques traditionnelles, souvent concentrées dans les grandes villes et exigeant des garanties importantes, les institutions de microfinance proposent des offres plus flexibles et adaptées aux réalités locales.

    Dans les zones urbaines comme rurales, ces structures jouent un rôle de proximité déterminant. Elles permettent à des profils variés — commerçants, artisans, agriculteurs ou encore travailleurs du secteur informel — d’accéder à des financements jusque-là inaccessibles. Ce rapprochement des services financiers contribue à réduire les inégalités et à stimuler l’économie locale.

    Les crédits accordés servent à financer le lancement ou le développement d’activités économiques. Ils permettent l’achat d’équipements, la constitution de stocks ou encore la consolidation d’entreprises naissantes. Parallèlement, les dispositifs d’épargne offrent aux bénéficiaires des solutions fiables pour sécuriser leurs ressources, favorisant ainsi une meilleure gestion financière au quotidien.

    Une progression notable des indicateurs

    Les chiffres témoignent de la vitalité du secteur. À la fin du mois de décembre 2025, la microfinance comptait plus de 4,69 millions de bénéficiaires, un chiffre en nette progression par rapport à l’année précédente. En effet, ils étaient un peu plus de 4,45 millions à fin 2024, avant d’atteindre près de 4,7 millions un an plus tard.

    L’encours des dépôts, qui représente le volume total des fonds confiés aux institutions, s’élève à 447,5 milliards de francs CFA. Ce niveau, en hausse par rapport aux 401 milliards enregistrés en 2024, illustre la confiance croissante des populations envers ces structures.

    Du côté des crédits, l’encours atteint 352,1 milliards de francs CFA, en légère baisse par rapport aux près de 359 milliards de l’année précédente. Cette diminution est interprétée positivement : elle traduit une capacité accrue des emprunteurs à honorer leurs engagements, signe d’une meilleure discipline financière.

    Selon les données du ministère des Finances et du Budget, l’ensemble des actifs du secteur dépasse désormais 578 milliards de francs CFA. Une performance qui confirme la solidité et l’expansion continue de la microfinance dans le pays.

    Un maillage territorial dense

    Le succès des services financiers décentralisés repose également sur leur forte implantation à travers le territoire. Plus de 140 structures sont aujourd’hui recensées, offrant aux populations un accès de proximité à des services financiers adaptés.

    Ces institutions constituent des points de contact réguliers pour de nombreux Togolais. Elles proposent des crédits à des conditions jugées accessibles, avec des taux d’intérêt modérés et des exigences moins contraignantes que celles des circuits bancaires traditionnels.

    Parmi ces structures, 63 sont regroupées au sein de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD), une organisation qui contribue à la structuration et à la professionnalisation du secteur.

    Un outil de transformation sociale

    La microfinance ne se limite pas à un simple mécanisme financier. Elle s’affirme comme un véritable outil de transformation économique et sociale. En facilitant l’accès au crédit et à l’épargne, elle favorise l’autonomisation des populations, notamment des femmes, des jeunes et des personnes vulnérables.

    Les ménages peuvent ainsi mieux faire face aux aléas économiques, investir dans des activités productives et améliorer leur niveau de vie. Les micro-entrepreneurs, quant à eux, trouvent dans ces dispositifs un appui essentiel pour lancer ou développer leurs initiatives.

    Cette dynamique contribue à renforcer le tissu économique local, à créer des emplois et à encourager l’esprit entrepreneurial. Elle participe également à la réduction de la pauvreté et à la promotion d’une croissance plus inclusive.

    Au regard de ces avancées, la question de l’impact de la microfinance au Togo ne se pose presque plus. Les résultats observés sur le terrain, combinés à l’évolution des indicateurs, confirment que les services financiers décentralisés sont devenus un pilier du développement économique et social du pays.

  • FNFI : le pari gagnant de la croissance inclusive

    FNFI : le pari gagnant de la croissance inclusive

    L’investissement public ne se limite plus à la simple dépense au Togo. Il s’inscrit désormais dans une logique de transformation durable, où chaque franc mobilisé doit générer de la valeur économique et sociale. À travers plusieurs mécanismes innovants, l’État structure des fonds capables de dynamiser l’économie, de favoriser l’inclusion et de créer des opportunités à grande échelle.

    Une stratégie publique orientée vers l’impact

    Le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), le mécanisme Tinga, le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (Faiej) – aujourd’hui intégré à l’ADTPME – ainsi que le Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT) incarnent cette vision. Bien que distincts dans leurs missions, ces dispositifs convergent vers un objectif commun : faire de la dépense publique un levier de croissance durable.

    Le FNFI, moteur de l’inclusion financière

    Parmi ces instruments, le FNFI se distingue par des résultats tangibles. En 2025, il a généré près de 932 millions de francs CFA de revenus financiers. Sur la même période, plus de 34 000 crédits ont été octroyés, injectant plus de 4 milliards dans l’économie nationale.

    Depuis sa création en 2013, le FNFI affiche des performances remarquables : 1,94 million de crédits distribués pour un volume global de 117,7 milliards de francs CFA, avec un taux de remboursement avoisinant les 95 %. Ces chiffres traduisent non seulement l’efficacité du mécanisme, mais aussi la confiance des bénéficiaires. En facilitant l’accès au financement pour les populations exclues du système bancaire classique, le FNFI contribue à élargir la base économique du pays.

    Tinga, l’énergie au service du développement

    Dans un registre différent, le programme Tinga s’attaque à un obstacle majeur : l’accès à l’électricité. Longtemps considéré comme coûteux pour de nombreux ménages, le raccordement devient désormais accessible grâce à un modèle innovant. Moyennant un paiement initial de 1 000 francs CFA, les bénéficiaires peuvent étaler le reste du coût sur plusieurs années, selon leurs capacités financières.

    Au 30 juin 2025, près de 80 000 foyers ont été raccordés dans plusieurs régions du pays. Au-delà du confort domestique, l’électricité transforme les dynamiques économiques locales. Les commerces prolongent leurs שעות d’activité, les ateliers améliorent leur productivité et de nouveaux services émergent. Ce cercle vertueux est renforcé par le principe de remboursement progressif, qui alimente en continu le fonds et assure sa durabilité.

    Entrepreneuriat : des jeunes au cœur de la dynamique

    Le soutien à l’entrepreneuriat constitue un autre pilier de cette stratégie. À travers le Faiej, plus de 6 900 projets ont été financés à fin 2024, générant plus de 27 000 emplois durables. Près de 9,6 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour accompagner ces initiatives.

    Au-delà du financement, le dispositif proposait un accompagnement technique, sécurisant ainsi les parcours des jeunes entrepreneurs. Chaque projet soutenu devient un moteur de production, contribuant à renforcer le tissu économique national et à offrir des perspectives à une jeunesse en quête d’opportunités.

    Des territoires mieux structurés

    Le FACT, quant à lui, agit au niveau local en finançant des infrastructures essentielles. En cinq ans, plus de 41,8 milliards de francs CFA ont été alloués aux collectivités territoriales. Les dotations ont connu une progression significative, passant de 2,63 milliards en 2020 à 9,5 milliards en 2025, avec des projections encore plus ambitieuses pour 2026.

    Ces investissements permettent la construction d’écoles, de forages, d’extensions électriques ou encore de centres d’état civil. S’ils ne génèrent pas directement de revenus financiers, ils créent un environnement propice à l’activité économique et améliorent les conditions de vie des populations.

    Un cercle vertueux en construction

    À travers ces différents mécanismes, le Togo démontre que l’investissement public peut être un puissant catalyseur de développement. Revenus financiers, inclusion sociale, création d’emplois et structuration des territoires s’articulent pour former un écosystème cohérent.

    Plus qu’une politique, il s’agit d’une vision : celle d’un État stratège, capable de transformer ses ressources en opportunités concrètes pour ses citoyens. Un modèle qui, progressivement, installe les bases d’une croissance inclusive et durable.

  • Décision disciplinaire : ASKO FC blanchi dans l’affaire face à l’ASCK

    Décision disciplinaire : ASKO FC blanchi dans l’affaire face à l’ASCK

    La Commission de Discipline de la Fédération Togolaise de Football (FTF) a rendu sa décision concernant le match opposant l’ASKO FC à l’ASCK, disputé le 23 novembre 2025 au stade municipal de Kara, dans le cadre du championnat national de première division.

    Après examen des faits et des éléments versés au dossier, l’instance disciplinaire a statué en faveur du club de Kara. Elle a en effet rejeté les accusations de comportement antisportif portées contre l’intendant de l’ASKO, M. Gnimwédéou Kagnaya, estimant que l’infraction n’était pas établie.

    Cette décision prend effet immédiatement dès sa notification officielle aux parties concernées. Toutefois, celles-ci disposent d’un délai de dix jours pour introduire un recours devant la Commission de recours de la FTF, conformément aux dispositions en vigueur du Code de discipline.

  • Santé : des avancées qui parlent

    Santé : des avancées qui parlent

    Au Togo, les signaux sont de plus en plus encourageants dans le secteur de la santé. D’un district sanitaire à l’autre, les indicateurs témoignent d’une amélioration progressive des performances, traduisant des efforts soutenus en matière d’accès, de qualité et d’efficacité des soins. L’année 2025 s’inscrit ainsi comme une étape charnière, consolidant une dynamique déjà perceptible dans plusieurs localités du pays.

    Une dynamique nationale en pleine consolidation

    Cette évolution se lit à travers les différentes revues annuelles de performance organisées dans les districts sanitaires et les structures hospitalières. Ces rencontres, devenues essentielles dans la gouvernance du système de santé, permettent d’évaluer les actions menées, d’identifier les insuffisances et de définir des perspectives. Elles s’inscrivent dans la mise en œuvre du Plan national de développement sanitaire (PNDS), véritable feuille de route du secteur.

    Une utilisation accrue des services de santé

    L’un des indicateurs les plus révélateurs de cette progression reste l’utilisation des soins curatifs. Dans le district sanitaire d’Assoli, les résultats sont particulièrement parlants. Le taux d’utilisation des soins est passé de 85 % en 2024 à 90 % en 2025, signe d’une confiance accrue des populations envers les structures sanitaires.

    Au-delà de cet indicateur, d’autres progrès significatifs ont été enregistrés. L’accessibilité géographique des formations sanitaires s’est améliorée, atteignant 67 % en 2025 contre 65 % l’année précédente. Sur les 40 indicateurs suivis dans ce district, 31 ont connu une évolution positive, traduisant une performance globale en nette hausse.

    Autre élément marquant : le niveau d’exécution des activités programmées. Sur 113 actions prévues, 112 ont été réalisées, soit un taux d’exécution de 99 %. Un résultat qui témoigne d’une meilleure organisation des équipes et d’un suivi plus rigoureux des interventions.

    Des performances en forte progression dans le nord

    Dans le district sanitaire de Tône, la progression est tout aussi notable. En 2025, 78 % des indicateurs programmatiques ont été atteints, contre seulement 43 % en 2024 et 41 % en 2023. Cette évolution spectaculaire illustre les efforts conjoints des autorités sanitaires et des équipes locales pour renforcer l’offre de soins.

    Le Centre hospitalier préfectoral (CHP) de Sotouboua constitue également un exemple concret de cette amélioration. Le nombre de consultations y a atteint 13 203 patients en 2025, contre 12 871 en 2024. Parallèlement, les taux d’occupation des lits et de guérison ont fortement progressé, passant de 68 % à 86 %.

    Dans l’ensemble du district, la performance globale est passée de 62 % à 68 %, tandis que le taux d’utilisation des soins curatifs a atteint 92 %. Ces résultats s’expliquent notamment par les efforts déployés dans le domaine de la santé maternelle et infantile, avec l’appui du programme Wezou, qui a contribué à améliorer la qualité des services et les compétences du personnel.

    Des avancées notables au sud du pays

    Dans le district sanitaire du Golfe, les progrès sont également visibles, notamment en matière de santé maternelle et de prise en charge des maladies. La couverture en consultation prénatale (CPN4) est passée de 39 % en 2024 à 45 % en 2025, traduisant une meilleure sensibilisation des femmes enceintes et un accès accru aux services.

    Plus impressionnant encore, la proportion des formations sanitaires assurant une prise en charge intégrée des maladies non transmissibles est passée de 9 % à 100 % en une année. Une avancée majeure dans un contexte où ces pathologies représentent un défi croissant pour les systèmes de santé.

    Ces progrès sont soutenus par des investissements en infrastructures. Dans la région centrale, trois nouvelles formations sanitaires ont été construites grâce au projet SSECQU, améliorant ainsi l’accessibilité des soins. Dans le Golfe, plusieurs centres médico-sociaux ont été construits ou réhabilités, notamment à Ségbé et à Kodjoviakopé.

    Des efforts soutenus, mais des défis persistants

    Ces résultats encourageants ne sont pas le fruit du hasard. Ils traduisent la volonté des autorités togolaises de garantir un accès équitable à des soins de qualité. L’appui en personnel qualifié, la mobilisation des partenaires techniques et financiers, ainsi que la mise en œuvre de programmes ciblés ont joué un rôle déterminant dans cette dynamique.

    Cependant, malgré ces avancées, des défis subsistent. L’amélioration continue des infrastructures sanitaires reste une priorité, tout comme la disponibilité des médicaments essentiels. Le renforcement des capacités du personnel de santé demeure également un enjeu majeur pour maintenir et amplifier les progrès enregistrés.

    Vers un système de santé plus résilient

    En définitive, les performances observées dans les différentes localités du Togo traduisent une transformation progressive du système de santé. Les indicateurs sont en hausse, les services gagnent en efficacité et la confiance des populations se renforce.

    Si le chemin vers un système de santé pleinement performant reste encore long, les bases d’une amélioration durable sont désormais posées. Le défi consiste désormais à consolider ces acquis et à poursuivre les efforts pour répondre aux attentes croissantes des populations.

    Plus qu’une simple évolution statistique, ces avancées traduisent une réalité tangible : celle d’un système de santé en mutation, résolument tourné vers l’amélioration du bien-être des citoyens.

  • Réfugiés au Togo : une réponse forte et solidaire

    Réfugiés au Togo : une réponse forte et solidaire

    Face aux turbulences sécuritaires qui secouent la sous-région et aux déplacements massifs de populations, le Togo fait le choix d’une réponse résolue, fondée sur la protection et la cohésion sociale. Pour les autorités, garantir la sécurité et la dignité de toute personne vivant sur le territoire national n’est pas une option, mais une exigence.

    Dans cette dynamique, le gouvernement a récemment lancé le Plan de réponse conjoint 2026-2027, inscrit dans le Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés (PURS). Doté d’un financement de 18 milliards de francs CFA, ce dispositif ambitieux vise à renforcer la protection des réfugiés tout en consolidant le vivre-ensemble.

    Pression démographique bien réelle

    Le Togo accueille aujourd’hui près de 58 945 réfugiés et demandeurs d’asile issus de 28 nationalités. Mais au-delà de ces chiffres, c’est une réalité humaine beaucoup plus vaste qui se dessine. Environ 1,3 million de personnes sont affectées, directement ou indirectement, par les mouvements de populations, incluant déplacés internes, communautés hôtes et ménages vulnérables.

    Dans ce contexte, les défis sont multiples : précarité des conditions de vie, pression sur les ressources locales, et fragilité accrue des zones d’accueil. Une situation qui impose une réponse structurée, coordonnée et durable.

    Priorités pour une action ciblée

    Le Plan de réponse conjoint repose sur trois axes majeurs : protéger, assister et renforcer la résilience.

    Le premier pilier vise à garantir les droits fondamentaux et la sécurité des populations concernées. Plus de 151 000 personnes bénéficieront d’un accès renforcé aux services de protection, avec une attention particulière portée à la protection de l’enfance et à la lutte contre les violences basées sur le genre. L’objectif est clair : offrir un environnement sécurisé où chaque individu peut faire valoir ses droits dans le respect de sa dignité.

    Le deuxième axe s’attaque aux besoins essentiels. Plus de 430 000 personnes sont ciblées, dont 134 000 en situation d’insécurité alimentaire et 47 000 nécessitant un appui en matière d’abris. Cette assistance humanitaire s’inscrit dans la continuité des actions déjà menées sur le terrain.

    Ainsi, en octobre 2025, une opération conjointe a permis de distribuer des kits de biens essentiels et d’hygiène à 1 190 ménages, soit près de 5 800 bénéficiaires, dont une majorité d’enfants. De même, en 2023, plus de 930 000 personnes ont profité de programmes sociaux, incluant réfugiés et déplacés internes.

    Le troisième pilier, quant à lui, se projette dans le long terme. Il ambitionne de renforcer les systèmes locaux de santé et d’éducation, tout en soutenant les moyens de subsistance des populations déplacées et des communautés hôtes. Une approche qui vise à transformer la gestion de crise en opportunité de développement inclusif.

    Engagement salué sur la scène régionale

    L’action du Togo ne passe pas inaperçue. Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a salué les efforts du pays, notamment l’organisation du Dialogue de Lomé en mars 2024, destiné à anticiper les défis liés aux flux migratoires et aux risques de déstabilisation.

    Cette dynamique s’est également traduite par une coopération régionale renforcée. Le 4 juillet 2025, à Lomé, le Togo a signé une déclaration commune avec plusieurs pays voisins, affirmant une volonté partagée de gérer de manière concertée les mouvements de populations en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

    Dignité humaine comme boussole

    Au cœur de cette stratégie, une conviction demeure : placer l’humain au centre de l’action publique. Chaque initiative, qu’il s’agisse de protéger les enfants, de fournir une assistance alimentaire ou de renforcer les infrastructures sociales, vise à garantir respect et dignité aux personnes déplacées.

    En conjuguant sécurité, solidarité et vision à long terme, le Togo affirme ainsi une ligne claire : aucune vie ne doit être reléguée au second plan. Dans un contexte régional incertain, cette approche apparaît comme un modèle de résilience et de responsabilité partagée.

  • Identité civile : clé de l’émancipation féminine au Togo

    Identité civile : clé de l’émancipation féminine au Togo

    Au Togo, l’accès à l’identité civile s’impose désormais comme un levier majeur de promotion des droits des femmes. Longtemps marginalisées par l’absence de documents officiels, de nombreuses Togolaises voient aujourd’hui leur situation évoluer grâce à une volonté politique affirmée et à des initiatives concrètes visant à garantir à chacune une existence légale et reconnue.

    Une réalité encore préoccupante

    Dans plusieurs localités du pays, notamment en zones rurales et dans le secteur informel, l’absence d’acte de naissance constitue un frein majeur à l’épanouissement des femmes. Ce document, pourtant fondamental, reste inaccessible pour une frange importante de la population féminine.

    Sans acte de naissance, il devient pratiquement impossible d’obtenir une carte nationale d’identité, de s’inscrire à l’école, d’accéder aux soins de santé modernes ou encore d’ouvrir un compte bancaire. Cette invisibilité administrative limite également la participation des femmes à la vie économique et citoyenne, les confinant souvent à des activités précaires et informelles.

    Conscient de cette réalité, l’État togolais a décidé de placer l’accès à l’identité civile au cœur de ses politiques publiques en matière d’inclusion sociale et d’égalité de genre.

    Une mobilisation nationale pour les droits des femmes

    La célébration officielle en différé de la Journée internationale des droits des femmes, le 9 mars 2026 à Lomé, a illustré cet engagement. À cette occasion, 5 000 femmes issues des 39 préfectures du pays ont reçu leur acte de naissance.

    Au-delà du geste symbolique, cette initiative vise à lever les obstacles administratifs et à favoriser l’autonomisation des bénéficiaires. Pour ces femmes, disposer enfin de ce document représente une véritable renaissance sociale, ouvrant la voie à de nouvelles opportunités.

    Cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large portée par les autorités togolaises, déterminées à réduire les inégalités et à promouvoir une citoyenneté inclusive.

    L’acte de naissance, premier passeport des droits

    Souvent considéré comme un simple document administratif, l’acte de naissance est en réalité la clé d’accès à l’ensemble des droits civiques et sociaux. Il constitue le premier jalon de l’existence juridique d’un individu.

    Sans lui, les démarches les plus élémentaires deviennent un parcours du combattant. L’accès à l’éducation, aux services financiers, aux programmes sociaux ou encore à la participation électorale dépend directement de cette reconnaissance officielle.

    Pour de nombreuses femmes togolaises, obtenir un acte de naissance revient donc à récupérer une identité, mais aussi une dignité. C’est un outil d’émancipation qui leur permet de sortir de l’ombre et de s’affirmer pleinement dans la société.

    Des actions concrètes en faveur des plus vulnérables

    L’initiative de 2026 n’est pas un fait isolé. Elle s’inscrit dans une série d’actions engagées ces dernières années pour corriger les inégalités d’accès à l’état civil.

    En 2025 déjà, 1 000 femmes vulnérables avaient bénéficié de jugements supplétifs tenant lieu d’actes de naissance, à raison de 200 bénéficiaires par région. Cette mesure visait à pallier les difficultés administratives rencontrées par celles qui n’avaient jamais été déclarées à la naissance.

    Par ailleurs, depuis janvier 2022, l’établissement des actes de naissance est devenu gratuit sur toute l’étendue du territoire. Une décision majeure qui a permis de lever un obstacle financier important, notamment pour les familles les plus modestes. Pour assurer la pérennité du service, l’État compense cette gratuité en versant une subvention de 1 000 francs CFA aux communes pour chaque acte délivré.

    Le numérique au service de l’inclusion

    Dans sa volonté de moderniser l’administration publique, le Togo a également entrepris la digitalisation de son système d’état civil. Avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), une plateforme de télédéclaration des naissances a été mise en place.

    Ce dispositif permet de simplifier les démarches et d’assurer l’enregistrement des naissances dans le délai légal de 45 jours. Expérimenté depuis avril 2024 dans la commune de Golfe 3, il a déjà montré des résultats encourageants : près de 14 800 actes de naissance délivrés en huit mois, dont 5 920 au profit de femmes.

    En parallèle, un guichet national en ligne permet désormais aux citoyens de demander des copies d’actes d’état civil et de suivre leurs dossiers en temps réel. Déployé dans plusieurs communes pilotes, ce système garantit à la fois efficacité, transparence et confidentialité.

    À terme, cette transformation numérique ambitionne de couvrir l’ensemble du territoire, rapprochant ainsi l’administration des populations et réduisant les inégalités d’accès aux services publics (https://service-public.gouv.tg/etat-civil).

    Être reconnue pour mieux exister

    Au-delà des chiffres et des politiques publiques, l’accès à l’identité civile porte une dimension profondément humaine. Pour ces milliers de femmes, obtenir un acte de naissance signifie être reconnue, visible et capable d’agir.

    C’est un pas décisif vers l’autonomie, un moyen de participer pleinement à la vie sociale, économique et politique du pays. En garantissant ce droit fondamental, le Togo pose les bases d’une société plus juste et inclusive.

    L’identité civile apparaît ainsi comme bien plus qu’un document administratif : elle est un véritable instrument de liberté et un pilier essentiel de l’émancipation féminine.

Radio Renouveau228

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