Une procédure d’acquisition d’un véhicule de service évalué à 15,9 millions de FCFA fait l’objet de vives interrogations après la publication d’une délibération de l’ARCOP qui relève plusieurs irrégularités et renvoie le dossier vers les institutions compétentes.
L’acquisition d’un véhicule de service par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts se retrouve aujourd’hui au centre d’une affaire administrative sensible. Dans sa délibération n°023-2026/ARCOP/CRD du 19 juin 2026, l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) fait état de nombreuses irrégularités qui auraient entaché la procédure de passation du marché.
L’enquête, ouverte à la suite d’une dénonciation anonyme enregistrée en février 2026, conclut notamment à un contournement des mécanismes prévus par la réglementation des marchés publics.
Selon le document, la Personne responsable des marchés publics (PRMP), légalement chargée de conduire ce type de procédure, aurait été totalement écartée du processus.
Le Directeur des affaires administratives et financières (DAAF), Yaovi Kéké, apparaît comme le principal responsable administratif mis en cause. L’ARCOP lui reproche notamment une intervention hors du cadre légal, la mise en place d’une concurrence qualifiée de « vraie-fausse concurrence » ainsi que la production d’un procès-verbal de réunion qui n’aurait jamais eu lieu. Il aurait également reconnu avoir reproduit des signatures afin de régulariser a posteriori certains documents.
Le nom du ministre du Tourisme, Isaac Tchiakpé, est également mentionné dans la délibération. D’après les témoignages recueillis par l’ARCOP auprès de plusieurs responsables administratifs, certaines décisions relatives au choix du fournisseur auraient été prises sous son autorité. L’autorité de régulation précise toutefois qu’aucune sanction directe n’a été prononcée contre le membre du gouvernement à ce stade.
L’ARCOP rappelle en effet que ses prérogatives ne lui permettent pas de sanctionner disciplinairement les ministres. Le dossier a donc été transmis à la Cour des comptes et à la Direction nationale du contrôle de la commande publique afin d’examiner d’éventuelles suites administratives, financières ou autres prévues par les textes.
Au-delà du cas d’espèce, cette affaire relance le débat sur la transparence dans la gestion des deniers publics et sur le respect des procédures administratives. Elle rappelle surtout qu’une délibération administrative constitue un constat d’irrégularités présumées qui devra, le cas échéant, être complété par les conclusions des institutions compétentes avant toute détermination définitive des responsabilités.
Dans la préfecture de Haho, quatre associations de jeunes viennent d’être distinguées pour la qualité de leurs projets environnementaux innovants, dans le cadre du programme YEWA II.
Financé par le ministère des Affaires étrangères du Danemark à travers Danida, ce programme vise à renforcer la résilience des communautés face aux effets des changements climatiques. L’initiative BOOST, mise en œuvre par l’ONG Jourdain-Vie et Santé avec l’appui de Plan International Togo, a permis de stimuler l’émergence de micro-projets verts.
Lancé du 2 mai au 5 juin 2026, l’appel à projets a mobilisé 17 associations locales parmi 23 bénéficiaires. Après une sélection rigoureuse conduite par un jury d’acteurs techniques et communautaires, quatre initiatives ont été retenues pour leur pertinence et leur impact potentiel. La cérémonie officielle de récompense s’est tenue le 12 juin à Notsè, en présence des autorités locales et des partenaires.
Les projets primés concernent la production de biopesticides et d’engrais verts, la gestion des déchets plastiques, la fabrication d’engrais biologiques liquides et la promotion d’un maraîchage durable. Ces innovations s’inscrivent dans une dynamique de développement local respectueux de l’environnement.
Le président du Comité Cantonal de Développement (CCD) de Notsè a salué l’engagement des jeunes et encouragé la mise en œuvre effective des projets financés, soulignant leur rôle dans le renforcement de la crédibilité communautaire.
Du côté des bénéficiaires, la satisfaction est palpable. Pour Emmanuel, représentant des lauréats, cette distinction marque « un nouveau départ » et un engagement renforcé en faveur de la gestion durable des ressources.
À travers cette initiative, YEWA II confirme son rôle de catalyseur de l’innovation verte et de l’autonomisation des jeunes dans la préfecture de Haho.
À Lomé, la chicha s’impose chez les jeunes comme une pratique banalisée, alors que les spécialistes alertent sur ses graves dangers pour la santé.
Le phénomène prend de l’ampleur dans la capitale togolaise où des groupes de jeunes se retrouvent au bord des rues pour consommer ce mélange de tabac, de sirops et d’arômes fruités importé du Moyen-Orient et devenu un effet de mode.
Selon N’takinawé Kondoh, rapporte le confrère Letabloïd, chargé de suivi-évaluation au Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP), une séance d’une heure équivaut à l’inhalation de la fumée de 100 cigarettes, voire plus, car l’eau ne filtre pas les toxines mais les masque simplement.
Il ajoute que la nicotine contenue favorise une addiction rapide et augmente les risques pulmonaires, la fumée atteignant directement les poumons sans réelle protection.
Ayaovi Montcho, coordonnateur de la Croix Bleue du Togo, toujours selon le confrère cité plus haut, insiste sur le caractère trompeur de la chicha, qui donne l’impression d’une consommation douce grâce aux arômes et au dispositif de refroidissement.
C’est du tabac fumé à travers un dispositif qui permet de l’adoucir, explique-t-il, ce qui conduit les consommateurs à fumer sans en mesurer la quantité réelle.
Selon lui, certaines pratiques aggravent encore le danger, notamment le remplacement de l’eau par des boissons alcoolisées et l’usage de résine de cannabis ou d’autres substances psychoactives dans le dispositif.
Il souligne également le risque accru de transmission de maladies lié au partage du même embout entre plusieurs consommateurs.
Face à cette tendance en hausse, les professionnels de santé appellent à une prise de conscience urgente et à un renforcement des campagnes de prévention en direction des jeunes, particulièrement exposés à cette mode perçue à tort comme inoffensive.
Les autorités sanitaires rappellent que la chicha n’est pas une alternative sûre et qu’elle peut constituer une porte d’entrée vers d’autres addictions plus sévères chez les jeunes aujourd’hui urbains.
Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) veut placer les préoccupations quotidiennes des Togolais au cœur du débat public. À travers une nouvelle édition de son espace d’échanges « Je Dis Politique », le parti entend susciter une réflexion collective sur les délestages et les inondations qui affectent de nombreuses populations.
Prévu pour le jeudi 25 juin 2026 à 16 heures GMT, ce rendez-vous sera diffusé sur le compte TikTok CAR-Togo. L’initiative s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation, d’information et de dialogue autour de deux problématiques majeures qui rythment le quotidien des citoyens.
En choisissant le thème « Délestage et inondations au Togo, quelles solutions ? », le Comité d’Action pour le Renouveau met en lumière des défis qui touchent aussi bien les ménages que les entreprises, les établissements scolaires et les activités économiques.
Les coupures récurrentes d’électricité perturbent en effet la vie des populations et freinent le développement des activités productives. Parallèlement, les inondations, de plus en plus fréquentes en période de pluies, provoquent d’importants dégâts matériels et exposent plusieurs quartiers à des risques sanitaires.
À travers cette plateforme numérique, le CAR souhaite favoriser un débat ouvert, permettant aux citoyens, aux experts et aux acteurs politiques d’échanger sur des pistes de solutions durables.
À Adétikopé, le Togo accélère sa transition écologique en misant sur une industrie innovante au service de l’assainissement durable et de la lutte contre les inondations.
Le Togo franchit une nouvelle étape dans sa politique de développement durable. Une usine de préfabrication de tuyaux à faible empreinte carbone a été inaugurée le 19 juin 2026 à Adétikopé, dans le cadre du projet de Réseau d’Assainissement par Intercepteurs pour la Non-inondation de nos Espaces (RAINE).
Cette infrastructure, implantée dans la zone industrielle d’Adétikopé, illustre la volonté des autorités togolaises de conjuguer croissance économique, modernisation des infrastructures et préservation de l’environnement.
La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, d’autorités administratives ainsi que des partenaires techniques et financiers impliqués dans la mise en œuvre du projet.
Inscrit dans la stratégie nationale de résilience climatique, le projet RAINE vise à renforcer les capacités des villes togolaises à faire face aux inondations, devenues récurrentes sous l’effet des changements climatiques et de l’urbanisation croissante.
Portée par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, cette initiative bénéficie également de l’engagement du ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, qui en fait un levier important de transformation des infrastructures nationales.
L’usine est spécialisée dans la fabrication de tuyaux destinés aux réseaux d’assainissement, à l’adduction d’eau potable et à divers ouvrages urbains. Sa particularité réside dans l’utilisation du béton bas carbone, une technologie innovante qui permet de réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre associées au secteur de la construction.
Au-delà de son impact environnemental, le projet répond également à des enjeux économiques. La production locale permettra de diminuer la dépendance du pays aux importations de matériaux de construction tout en réduisant les coûts et les émissions liées au transport international.
Selon les prévisions annoncées par les autorités, l’usine produira dès sa première année d’exploitation plus de 2 200 tuyaux de fonçage de grand diamètre ainsi que plusieurs milliers de mètres cubes de béton bas carbone. Une capacité qui devrait contribuer à accélérer la réalisation des infrastructures d’assainissement sur l’ensemble du territoire.
Le projet présente également un intérêt majeur en matière d’emploi et de transfert de compétences. De nombreux emplois directs et indirects devraient être générés, tandis que des compétences locales seront développées dans des domaines liés à l’industrie verte et aux infrastructures durables.
Les entreprises PFO Construction et BESSAC Togo, partenaires de cette réalisation, ont été saluées pour leur contribution à ce projet stratégique.
Avec cette nouvelle usine, Adétikopé consolide davantage sa position de pôle industriel émergent. Cette réalisation témoigne de l’ambition du Togo de bâtir une économie plus résiliente, compétitive et respectueuse de l’environnement, au service des générations actuelles et futures.
L’alcool représente près de 39 % des substances consommées au Togo, tandis que les jeunes de 10 à 25 ans demeurent les plus exposés à ce phénomène inquiétant.
La lutte contre les addictions aux produits psychoactifs devient un enjeu majeur de santé publique au Togo. Réunis le 3 juin 2026 dans le cadre des « Rendez-vous du REMAPSEN », des professionnels des médias ont échangé avec les responsables du Programme national des addictions aux produits psychoactifs (PNAPP) afin de mieux comprendre l’ampleur du phénomène et renforcer la sensibilisation auprès des populations.
Les chiffres présentés par le coordonnateur du PNAPP, le Pr Francis Balaka, sont particulièrement préoccupants. Selon les données du réseau épidémiologique national et du rapport WENDU de la CEDEAO, l’alcool arrive largement en tête des substances les plus consommées avec 38,83 % des cas recensés. Une consommation qui concerne notamment le sodabi et les alcools frelatés.
Le cannabis occupe la deuxième place avec 23,59 %, soit près d’un quart des consommations observées. La cocaïne représente quant à elle 2,3 % des usages, tandis que d’autres substances comme le tramadol, le tabac et la chicha gagnent également du terrain en raison de leur grande accessibilité sur le marché informel.
Le profil des personnes les plus vulnérables interpelle davantage. Les jeunes âgés de 10 à 25 ans constituent la principale cible des addictions, avec une implication quotidienne dans la consommation d’alcool et de drogues.
Sur le plan géographique, le phénomène touche l’ensemble du pays, mais certaines zones apparaissent particulièrement exposées. Le Grand Lomé, la région Maritime et la région de la Kara figurent parmi les territoires les plus affectés.
Au-delà des statistiques, les conséquences sont lourdes. Les spécialistes évoquent des abandons scolaires, des pertes de mémoire, des lésions cérébrales, des atteintes du foie, des risques accrus de cancers et même des arrêts cardiaques.
Face à cette situation, le PNAPP, créé en 2020, articule son action autour de trois piliers majeurs : la prévention et l’éducation à la santé, la prise en charge médicale et l’accompagnement psychosocial.
Les responsables du programme lancent également un appel aux parents et aux médias. Les premiers sont invités à renforcer leur vigilance auprès des enfants, tandis que les journalistes sont encouragés à multiplier les actions de proximité afin de briser la chaîne des addictions.
Une certitude se dégage de cette rencontre : lorsque près de 4 consommateurs sur 10 sont concernés par l’alcool et que les adolescents et jeunes adultes deviennent les premières victimes, l’urgence n’est plus seulement sanitaire, elle est désormais sociétale.
Le Lycée de Tchamba s’impose au terme d’une finale régionale intense et décroche son ticket pour la grande finale nationale de Génie Imhotep 2026 à Lomé.
Après une finale riche en rebondissements disputée à Sokodé, ce lundi 22juin, le Lycée de Tchamba s’est imposé face au Collège privé catholique Notre-Dame-de-la-Paix de Sotouboua et représentera la région centrale lors de la grande finale nationale du championnat de culture générale en santé Génie Imhotep, prévue le 27 juin à Lomé.
Nette victoire
La région centrale tient désormais son champion. Au terme d’une confrontation intense mêlant savoir, stratégie et maîtrise des questions sanitaires, le Lycée de Tchamba a décroché son billet pour la finale nationale du concours Génie Imhotep 2026, une compétition qui s’impose progressivement comme l’un des plus importants rendez-vous éducatifs consacrés à la culture générale en santé au Togo.
La finale régionale, organisée dans la grande salle Fazao du Lycée moderne de Sokodé, a tenu toutes ses promesses. L’atmosphère y était, à un moment donné, électrique, portée par des plusieurs supporters venus encourager leurs équipes respectives.
Bien avant le début des épreuves, les élèves du Lycée de Tchamba avaient déjà donné le ton. Chants, applaudissements et slogans d’encouragement ont rapidement transformé la salle en véritable chaudron. Une démonstration de ferveur qui laissait présager une domination sans partage de leur équipe.
Mais sur le terrain de la connaissance, les débats ont été beaucoup plus équilibrés qu’annoncés.
Face à eux, le Collège privé catholique Notre-Dame-de-la-Paix de Sotouboua n’a jamais tremblé. Les deux formations se sont engagées dans un véritable duel intellectuel où chaque point était arraché avec détermination.
À deux reprises, les adversaires se sont retrouvés à égalité parfaite, maintenant un suspense permanent dans la salle.
Le choix stratégique du collège de Sotouboua, qui a misé sur une équipe composée exclusivement de jeunes filles, a d’ailleurs failli faire basculer la rencontre en sa faveur. Les protégées des Sœurs de Notre-Dame-de-la-Paix ont pris les commandes lors des deux premières phases du concours, menant successivement 120 points contre 100, puis 130 points contre 110.
Mais le scénario allait finalement tourner à l’avantage des élèves de Tchamba.
Joie et promesses
Lors de l’ultime manche, consacrée aux thématiques sanitaires et médicales, ils ont démontré une impressionnante maîtrise des sujets abordés. Réponses précises, rapidité d’exécution et sang-froid leur ont permis de creuser progressivement l’écart avant de s’imposer largement sur le score final de 470 points contre 280. Une victoire qui propulse désormais l’établissement au rang de porte-étendard de toute la région Centrale.
Le capitaine de l’équipe victorieuse, Kudjaki Essouhouna, n’a pas caché sa joie à l’issue de la compétition. « Nous sommes très heureux et très fiers de cette victoire. Après plusieurs rencontres disputées tout au long de la compétition, notre établissement a été sacré champion de la région. C’est une immense satisfaction pour toute notre équipe », a-t-il déclaré.
Mais pour les champions régionaux, cette qualification n’est qu’une étape. C’est ce que rappelle leur capitaine : « Nous allons poursuivre les préparatifs avec sérieux afin de représenter dignement la région Centrale à Lomé et, pourquoi pas, revenir avec le trophée national ».
Au-delà de la dimension compétitive, Kudjaki Essouhouna souligne surtout l’impact pédagogique du concours. En effet, a-t-il enchaîné, « Cette compétition nous a permis d’acquérir de nombreuses connaissances dans le domaine de la santé et de la médecine. Elle suscite même chez certains d’entre nous l’envie de devenir médecin ou d’exercer un métier lié à la santé. »
Du côté du Collège Notre-Dame-de-la-Paix, la déception était palpable, mais sans amertume, le Fai-play oblige. Le capitaine Affoh-Kassan Kadoukpê a préféré retenir les leçons positives de cette aventure. « Permettez-moi de citer Nelson Mandela qui disait : “Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends”. Tout au long de cette aventure, j’ai appris, je me suis découverte personnellement et j’ai énormément progressé sur le plan intellectuel », a-t-elle confié.
Et d’ajouter : « Nous repartons sans le titre, mais avec beaucoup de satisfaction. Cette expérience restera gravée dans nos mémoires et nous reviendrons plus forts lors des prochaines éditions. »
Présent lors de cette finale, le Directeur régional de l’éducation de la région centrale, Kankwé Adama, a salué l’engagement des participants ainsi que la pertinence de cette initiative portée par le professeur Kodom Serge Michel, président de AIMES-AFRIQUE.
Cap sur la capitale
Pour lui, cette compétition constitue bien plus qu’un simple jeu de connaissances. « La santé est une question fondamentale pour le développement de nos sociétés. À travers les clubs santé et cette compétition, les élèves développent des compétences essentielles pour la vie », a-t-il insisté, souhaitant que ces jeunes deviennent progressivement des ambassadeurs de la sensibilisation sanitaire au sein de leurs établissements, de leurs familles et de leurs communautés.
« Je suis convaincu que parmi ces élèves se trouvent les futurs médecins, biologistes, pharmaciens, infirmiers et autres professionnels de santé dont notre pays aura besoin », a-t-il ajouté.
La prochaine étape se déroulera à Lomé. Les équipes qualifiées y sont attendues dès ce 24 juin pour une immersion pédagogique comprenant des visites à l’Espace Orange Jeunes de l’UNFPA, au CHU Campus, au siège d’AIMES-AFRIQUE et de SOS Docteur TV ainsi qu’à l’Assemblée nationale.
Le 27 juin marquera l’apothéose de cette aventure avec les quarts de finale, les demi-finales, le match de classement et la grande finale nationale.
Vocations
Porté par AIMES-AFRIQUE à travers les Clubs Santé SOS Docteur TV, le concours Génie Imhotep s’affirme aujourd’hui comme un véritable incubateur de vocations. En associant éducation, santé publique et citoyenneté, le programme contribue à former une jeunesse mieux informée et davantage impliquée dans les enjeux du développement national.
Après son sacre régional, le Lycée de Tchamba portera désormais les espoirs de toute la région centrale dans la conquête du prestigieux trophée national Génie Imhotep 2026.
Des experts, décideurs et acteurs du secteur halieutique se réunissent à Lomé pour repenser l’avenir de la pêche artisanale dans l’Atlantique Centre-Est.
Du 22 au 26 juin 2026, Lomé accueille la huitième réunion du Groupe de travail sur la pêche artisanale du Comité des pêches pour l’Atlantique Centre-Est (COPACE) de la FAO. Cet important rendez-vous régional rassemble des représentants gouvernementaux, des experts scientifiques et des partenaires techniques venus réfléchir aux solutions pour assurer la durabilité de la pêche artisanale, un secteur vital pour des millions de personnes en Afrique de l’Ouest.
Organisée par le ministère togolais de l’Agriculture, de la Pêche, des Ressources animales et de la Souveraineté alimentaire, avec l’appui du secrétariat du COPACE de la FAO et du programme WASOP financé par l’Union européenne, cette rencontre se veut un cadre stratégique de concertation autour des défis qui fragilisent les communautés de pêcheurs.
Considérée comme la principale plateforme régionale d’échanges de connaissances sur la pêche à petite échelle, cette huitième réunion s’inscrit dans la continuité des travaux menés à Dakar en 2023. Elle ambitionne de renforcer la coopération entre les États membres et de consolider les politiques de gestion durable des ressources halieutiques.
Pendant cinq jours, les participants examineront le plan de travail 2026-2028 et les amendements proposés au mandat du Groupe de travail. Ils se pencheront également sur la caractérisation des pêcheries artisanales de la région, l’amélioration des systèmes de collecte des données et l’évaluation des sites de débarquement.
Les discussions porteront aussi sur des problématiques émergentes comme l’industrie des aliments pour animaux à base de poisson, qui suscite de plus en plus d’interrogations quant à son impact sur la disponibilité des ressources destinées à la consommation humaine.
La question de la sardinelle partagée, espèce emblématique et fortement exploitée dans la sous-région, sera également au centre des débats à travers une collaboration renforcée avec le projet EAF-Nansen afin d’élaborer un cadre régional de gestion.
Au-delà des aspects techniques, la rencontre accordera une place importante aux enjeux sociaux et environnementaux. La cogestion des ressources, les migrations humaines liées aux activités de pêche, l’égalité des sexes et la revitalisation de la Plateforme des acteurs non étatiques de la pêche et de l’aquaculture en Afrique de l’Ouest (PANEPAO) figurent parmi les thèmes transversaux retenus.
Face aux effets du changement climatique, à la surexploitation des ressources marines et à la fragilité économique des communautés côtières, les participants sont appelés à formuler des recommandations concrètes pour bâtir un modèle de pêche artisanale plus résilient et plus durable.
En accueillant cette rencontre régionale, le Togo confirme sa volonté de s’imposer comme un acteur majeur de la gouvernance des ressources marines en Afrique de l’Ouest et de contribuer à la souveraineté alimentaire des populations de la sous-région.
Face à la progression des addictions au Togo, le REMAPSEN-Togo et l’ONG RAPAA scellent un partenariat stratégique pour renforcer la prévention et la sensibilisation auprès des populations.
Face à la montée inquiétante des addictions qui touchent toutes les couches de la société togolaise, le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement au Togo (REMAPSEN-Togo) et l’ONG Recherche, Action, Prévention, Accompagnement des Addictions (RAPAA) ont décidé de renforcer leur collaboration pour mieux sensibiliser les populations.
Une délégation du REMAPSEN-Togo a effectué, vendredi 19 juin 2026, une visite immersive au siège de l’ONG RAPAA à Lomé. Cette rencontre avait pour objectif de découvrir les actions menées par l’organisation et d’explorer des pistes de partenariat autour de la lutte contre les addictions.
Accueillis par Mme Kama-Djonna Akoura, vice-présidente du conseil d’administration et coordonnatrice des activités de RAPAA, les journalistes ont échangé sur l’ampleur du phénomène et les réponses à apporter.
Dans son intervention, Mme Kama-Djonna a insisté sur le rôle déterminant des médias dans la prévention. Selon elle, les addictions constituent aujourd’hui un véritable défi sociétal qui n’épargne personne, y compris les enfants. Elle a ainsi appelé à une mobilisation collective pour renforcer les actions de sensibilisation.
De son côté, Mme Mémêdé, représentant le REMAPSEN-Togo, a rappelé que cette rencontre s’inscrit dans une vaste campagne nationale d’information et de sensibilisation lancée en mai 2026. Cette initiative prévoit une série de « Rendez-vous du REMAPSEN » qui culmineront avec une grande conférence consacrée aux addictions et à leurs conséquences sur la santé publique.
Le programme prévoit également des échanges avec plusieurs acteurs institutionnels, notamment les responsables du Programme national des addictions aux produits psychoactifs, la direction nationale des pharmacies, le Centre de prise en charge des addictions ainsi que le Comité national anti-drogue.
La rencontre s’est achevée par des débats enrichissants, une présentation des missions respectives des deux structures et une remise symbolique de supports de communication.
L’ONG RAPAA a par ailleurs invité le REMAPSEN-Togo à participer à une conférence sur les addictions prévue le 26 juin prochain, preuve supplémentaire d’une collaboration appelée à s’inscrire dans la durée.
Entre discrétion culturelle et manque de valorisation sociale, la fête des pères peine encore à s’imposer dans les habitudes des Togolais.
Le 21 juin marque la célébration de la fête des pères dans plusieurs pays du monde. Pourtant, cette journée semble être passée presque sous silence au Togo, loin de l’engouement observé lors de la fête des mères ou encore des célébrations du 8 mars dédiées aux droits des femmes.
Chaque année, les réseaux sociaux, les commerces et les familles se mobilisent massivement pour honorer les mères. Les pères, eux, restent souvent dans l’ombre. Une situation qui interroge sur la place accordée à la figure paternelle dans la société contemporaine.
Plusieurs facteurs expliquent cette discrétion. D’abord, la fête des mères bénéficie d’un fort ancrage culturel et commercial. Ensuite, le 8 mars est devenu un rendez-vous international porté par des enjeux sociaux, économiques et politiques majeurs autour de la condition féminine. À l’inverse, la fête des pères ne dispose ni de la même visibilité ni d’une véritable dynamique collective.
À Lomé, certains citoyens regrettent cette situation. « Un père qui se bat tous les jours pour sa famille mérite autant de reconnaissance qu’une mère », estime Kossi, commerçant de 42 ans.
Pour Akouvi, fonctionnaire de 35 ans, la responsabilité est aussi familiale. « Nous avons pris l’habitude de tout organiser pour les mamans et nous oublions les papas. Cela doit changer », affirme-t-elle.
Même son de cloche chez Yaovi, étudiant. « Beaucoup de pères sont des modèles de sacrifice, mais ils ne demandent rien. C’est peut-être aussi cette discrétion qui les rend invisibles », analyse-t-il.
Au-delà des cadeaux, la fête des pères est une occasion de valoriser leur rôle dans l’éducation, la protection et la stabilité des familles. Car une société équilibrée se construit autant avec des mères épanouies qu’avec des pères pleinement reconnus.
Peut-être est-il temps de redonner au 21 juin la place qu’il mérite dans le cœur des Togolais.