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  • Génie IMHOTEP 2026 : Adétikopé sur le toit de l’excellence scolaire

    Génie IMHOTEP 2026 : Adétikopé sur le toit de l’excellence scolaire

    Le Lycée d’Adétikopé s’impose comme le premier champion national de Génie IMHOTEP, une compétition qui célèbre l’excellence, le talent et l’innovation à l’école.

    Le Lycée d’Adétikopé est entré dans l’histoire de l’éducation togolaise. En remportant, samedi 27 juin 2026, au Palais des congrès de Lomé, la première édition du Championnat national Génie IMHOTEP, l’établissement ne s’est pas seulement offert un trophée. Il a démontré que l’école peut être un véritable creuset de talents, d’innovation et de leadership, au-delà de sa mission traditionnelle de transmission des savoirs.

    Au terme d’une finale disputée au Palais des Congrès de Lomé, le Lycée d’Adétikopé a dominé le Lycée scientifique de Kara sur le score de 490 points contre 360, décrochant ainsi le titre national. Les nouveaux champions repartent avec un trophée, des médailles et une récompense financière de 1,5 million de francs CFA.

    Cette confrontation de haut niveau, articulée autour d’épreuves de culture générale, de sciences et de santé publique, a illustré le niveau de préparation des deux finalistes. Placée sous le thème « L’école, un lieu de révélation des talents et des vocations », la compétition a rassemblé élèves, enseignants, parents et responsables éducatifs autour d’une même conviction : l’excellence scolaire se construit aussi par des approches pédagogiques innovantes.

    Une autre vision de l’école

    Pour le promoteur de l’initiative, le Professeur Michel Serge Kodom, cette première édition est une réussite qui dépasse largement le cadre d’un simple concours. « Nous sommes très satisfaits de cette grande finale qui a opposé deux établissements très talentueux, d’un très bon niveau. C’est une victoire pour la jeunesse togolaise», s’est-il réjoui.

    Le médecin et acteur humanitaire estime que l’école doit désormais évoluer vers un modèle capable de révéler les aptitudes individuelles des élèves.

    Et d’ajouter: « L’école doit être un lieu de révélation des talents. Nous devons enseigner autrement et amener les élèves à découvrir le talent qui est en eux. »

    À travers le concept de ludopédagogie, le Professeur Kodom entend promouvoir un apprentissage fondé sur le jeu, favorisant non seulement l’acquisition des connaissances, mais aussi le développement du leadership, de la résilience et des compétences sociales. Il a d’ailleurs annoncé la généralisation des Clubs Santé dans les collèges et lycées du Togo ainsi que l’organisation de la deuxième édition du championnat entre janvier et avril 2027, durant les semaines culturelles.

    Le sacre d’Adétikopé, fruit de la persévérance

    Pour les vainqueurs, cette consécration récompense plusieurs mois d’efforts et de préparation. Le capitaine de l’équipe du Lycée d’Adétikopé, Ali Bienvenue, a exprimé sa satisfaction après cette victoire acquise face à un adversaire de grande qualité: « Remporter ce défi malgré les hauts et les bas est une immense fierté. Cette compétition est bien plus qu’une simple victoire : c’est l’une des meilleures initiatives actuelles pour valoriser la jeunesse et ses talents.»

    Selon lui, les connaissances acquises tout au long de la compétition constitueront un précieux atout pour la poursuite des études et la future carrière professionnelle des participants.

    Les autorités éducatives séduites

    La Directrice régionale de l’Éducation du Grand Lomé, Djani Akossiwa, voit dans Génie IMHOTEP un outil pertinent pour répondre aux défis actuels du système éducatif. C’est pourquoi elle précise que « Face aux défis de l’éducation, le Club Santé et son jeu Génie IMHOTEP révèlent le potentiel de nos enfants. Après cette victoire du Grand Lomé, notre ambition est de généraliser cette initiative dans tous les établissements. »

    Pour la responsable éducative, cette approche contribue à renforcer la culture générale, la confiance en soi, l’esprit d’équipe et les capacités de leadership des élèves, autant de qualités devenues indispensables dans le monde actuel.

    Les parents saluent une initiative éducative

    Même satisfaction du côté des parents d’élèves. La Présidente du Conseil d’administration de l’Union Togolaise des associations des parents d’élèves,Tamekloe Sitsope, reste impressionnée par la qualité des prestations offertes par les candidats.

    « Je suis impressionnée par les talents révélés des élèves. Cette initiative détourne les jeunes des écrans au profit de la recherche, de la lecture et de l’apprentissage. Nous nous engageons à accompagner activement le promoteur», a-t-elle déclaré à l’issue de la finale.

    Elle a réaffirmé la volonté de son organisation de sensibiliser davantage les familles afin qu’elles encouragent leurs enfants à participer à ce type de compétition qui favorise l’épanouissement intellectuel.

    Un nouveau rendez-vous de l’excellence

    Au-delà du sacre du Lycée d’Adétikopé, cette première édition de Génie IMHOTEP marque l’émergence d’un nouveau rendez-vous majeur de l’éducation togolaise. En conciliant culture générale, sciences, santé publique et développement personnel, la compétition ouvre la voie à une pédagogie plus participative et plus inclusive.

    Dans un contexte où les systèmes éducatifs sont appelés à former des jeunes capables de s’adapter à un monde en constante évolution, Génie IMHOTEP apporte une réponse concrète en misant sur les compétences, l’innovation et la créativité.

    Le succès de cette première édition, l’adhésion des autorités éducatives, des enseignants, des élèves et des parents, ainsi que les perspectives déjà annoncées pour 2027, laissent entrevoir l’installation durable de cette compétition dans l’agenda scolaire national. Plus qu’un jeu de culture générale, Génie IMHOTEP s’affirme désormais comme un levier de promotion de l’excellence, de découverte des talents et de formation d’une jeunesse prête à relever les défis du développement du Togo.

  • Génie Imhotep : quatre lycées à deux pas du sacre

    Génie Imhotep : quatre lycées à deux pas du sacre

    Les demi-finales du Championnat national Génie Imhotep sont désormais connues, avec quatre lycées qui se disputeront ce samedi au Palais des Congrès de Lomé une place en finale après des quarts de finale riches en suspense et en démonstrations de talent.

    Le suspense est désormais à son comble au Championnat national Génie Imhotep. À l’issue des quarts de finale disputés vendredi au Palais des Congrès de Lomé, le dernier carré de cette compétition nationale de culture générale en santé est désormais connu. Le Lycée Avétonou, le Lycée de Tchamba, le Lycée Scientifique de Kara et le Lycée d’Adétikopé se sont qualifiés pour les demi-finales, prévues ce samedi 27 juin.

    La rencontre la plus spectaculaire de la journée a opposé le Lycée Avétonou au Lycée de Dalavé. Repêchée après avoir terminé meilleur perdant des tours précédents, l’équipe d’Avétonou semblait pourtant condamnée face à un adversaire qui comptait jusqu’à 110 points d’avance. Mais les élèves n’ont jamais baissé les bras. Après plusieurs égalités successives à 250, 330 puis 340 points, une révision des scores a totalement relancé les débats. Dans la série décisive des dix dernières questions, Avétonou a fait preuve d’un remarquable sang-froid pour s’imposer sur le fil, 410 contre 400, au terme d’un duel riche en rebondissements.

    Les autres affiches ont également confirmé le niveau élevé de cette première édition du championnat. Le Lycée de Tchamba s’est imposé avec autorité face au Lycée de Naki-Est (610-400), tandis que le Lycée Scientifique de Kara est venu à bout du Lycée de Wahala sur le score de 550 à 490. De son côté, le Lycée d’Adétikopé n’a laissé aucune chance à son adversaire en s’imposant largement 610 à 450.

    Au-delà des résultats, cette compétition met en lumière des jeunes capables de conjuguer excellence académique, esprit d’équipe et solides connaissances en matière de santé publique. Chaque épreuve révèle une préparation rigoureuse et une volonté de promouvoir la culture scientifique auprès des élèves.

    Les demi-finales promettent ainsi un spectacle de haut niveau entre quatre formations déterminées à décrocher une place en finale. Le public est attendu nombreux au Palais des Congrès de Lomé pour assister à cette ultime ligne droite d’un championnat qui s’impose déjà comme un rendez-vous majeur de la promotion de la santé et de l’excellence intellectuelle en milieu scolaire.

  • Conflits territoriaux : l’urgence d’une délimitation claire des communes

    Conflits territoriaux : l’urgence d’une délimitation claire des communes

    Les différends entre plusieurs communes relancent le débat sur la nécessité d’une délimitation administrative claire et définitive des territoires.

    Sept ans après l’installation des premiers conseils municipaux issus de la décentralisation, la question des limites territoriales entre certaines communes continue d’alimenter des interrogations. Si la réforme a permis un rapprochement de l’administration des citoyens, elle a également mis en lumière des difficultés liées à la délimitation de plusieurs collectivités territoriales. Dans certains cas, ces incertitudes sont à l’origine de différends portant sur les compétences administratives et la perception de certaines recettes locales.

    C’est dans ce contexte que, le 28 mai 2026, le comité chargé d’étudier et de proposer des solutions aux différends relatifs aux limites territoriales entre les communes a entamé ses travaux. Mis en place par le ministère de l’Administration territoriale, cet organe a pour mission de contribuer à une clarification des frontières administratives et des champs de compétence des différentes communes.

    En attendant les conclusions de ce comité, plusieurs collectivités font état de divergences d’interprétation concernant certaines portions de territoire.

    Dans les préfectures du Golfe et des Lacs, par exemple, des situations de chevauchement territorial ont déjà été rapportées. Des responsables locaux évoquent des interventions d’agents municipaux dans des zones dont l’appartenance administrative fait l’objet de discussions.

    La capitale n’est pas non plus épargnée. Par le passé, des désaccords avaient opposé les communes Golfe 1 et Golfe 4 à la suite d’accusations d’incursion formulées par des membres d’un Comité de développement du quartier (CDQ). Cette situation avait alimenté les tensions déjà existantes entre les responsables municipaux concernés.

    Le cas d’Agoè-Nyivé 1 et Agoè-Nyivé 4

    Dans la préfecture d’Agoè-Nyivé, les communes Agoè-Nyivé 1 et Agoè-Nyivé 4 figurent également parmi celles où des interrogations subsistent sur la délimitation de certaines zones.

    Selon une source locale interrogée, « dans la réalité, le conflit ne devait pas exister entre les communes Agoè-Nyivé 1 et Agoè-Nyivé 4, pour la simple raison que la grande route dénommée échangeur matérialise la limite entre Agoè-Nyivé et Togblékopé ».

    D’après cette même source, Agoè-Nyivé 1 relève du canton d’Agoè-Nyivé tandis qu’Agoè-Nyivé 4 est rattachée au canton de Togblékopé, qui en constitue également le chef-lieu.

    Toutefois, plusieurs acteurs locaux affirment que des situations d’intervention d’agents municipaux dans des secteurs revendiqués par la commune voisine auraient été observées. Ces affirmations n’ont, à ce stade, pas fait l’objet d’une confirmation officielle des autorités compétentes. Selon certains observateurs, de telles situations peuvent être sources d’incompréhensions entre les populations et les administrations locales.

    Plusieurs personnes interrogées estiment que les enjeux économiques pourraient contribuer à expliquer ces différends. Les recettes issues notamment des patentes, des droits de place sur les marchés, des taxes de voirie ou encore des permis de construire représentent des ressources importantes pour les collectivités territoriales, en particulier dans les zones en forte croissance démographique.

    Certaines sources proches de la commune d’Agoè-Nyivé 4 avancent également que des divergences d’interprétation impliquant des autorités traditionnelles pourraient contribuer au maintien d’un certain flou sur les limites administratives. Ces affirmations n’ont pas pu être corroborées de manière indépendante et les personnes citées n’ont pas publiquement réagi à ces allégations.

    Entente mutuelle entre Agoè-Nyivé 3 et Agoè-Nyivé 5

    À l’inverse, les communes Agoè-Nyivé 3 et Agoè-Nyivé 5 ont privilégié une approche concertée pour traiter la question de leurs limites territoriales.

    Début mars 2026, les responsables des deux collectivités ont organisé une visite conjointe de terrain, précédée d’une séance de travail technique à la mairie de Vakpossito. Selon les informations publiées par la commune d’Agoè-Nyivé 3, cette initiative visait à « clarifier certaines limites territoriales et à renforcer la collaboration intercommunale dans la gestion des espaces concernés ».

    Cette démarche est perçue par plusieurs observateurs comme une illustration du dialogue pouvant permettre de prévenir ou d’apaiser les différends territoriaux.

    Dans l’attente des conclusions du comité mis en place par le ministère de l’Administration territoriale, certains spécialistes plaident pour le recours à des outils modernes de cartographie, notamment l’imagerie satellitaire et les systèmes d’information géographique, afin d’établir des limites administratives précises et largement partagées. Une clarification officielle pourrait contribuer à réduire les conflits de compétence et à renforcer la sécurité juridique de l’action des collectivités territoriales.

  • Ve République au Togo : le désaveu retentissant de la Cour de la CEDEAO

    Ve République au Togo : le désaveu retentissant de la Cour de la CEDEAO

    La Cour de justice de la CEDEAO inflige un sérieux revers juridique à la Ve République togolaise en jugeant anticonstitutionnelle la réforme constitutionnelle de 2024.

    La réforme constitutionnelle ayant instauré la Ve République au Togo vient de subir un sérieux revers sur le plan juridique régional. Dans un arrêt rendu public cette semaine, la Cour de justice de la CEDEAO a estimé que la révision constitutionnelle de mars 2024 constitue un « changement de gouvernement inconstitutionnel », au regard de l’article 23 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance.

    Saisie par des partis politiques de l’opposition et des organisations de la société civile, la juridiction communautaire reproche notamment à cette réforme d’avoir été adoptée par une Assemblée nationale dont le mandat était arrivé à expiration, tout en modifiant profondément l’architecture institutionnelle du pays. La réforme a supprimé l’élection du président de la République au suffrage universel direct et instauré un régime parlementaire, avec un Président du Conseil détenant l’essentiel du pouvoir exécutif.

    Cette décision conforte les critiques formulées depuis deux ans par une partie de la classe politique et de la société civile, qui dénonçaient une réforme destinée à maintenir le pouvoir en place sous une nouvelle configuration institutionnelle. Pour l’opposition, il s’agit d’un désaveu politique, juridique et moral du processus ayant conduit à la Ve République.

    Toutefois, la portée de l’arrêt demeure limitée. La Cour n’a ni annulé la Constitution de la Ve République ni prononcé de sanctions contre l’État togolais. Elle s’est plutôt contentée d’ordonner aux autorités de veiller à ce que toute future réforme constitutionnelle respecte les engagements internationaux du pays et les principes démocratiques.

    Reste désormais une question essentielle : quelle sera la réaction des autorités togolaises face à cette décision ? Si l’arrêt de la Cour de la CEDEAO constitue un précédent majeur dans le débat sur la gouvernance au Togo, son impact dépendra surtout de la volonté politique de tirer les conséquences de ce jugement.

  • Trucage présumé de matches : l’Assemblée nationale met la pression, mais l’enquête ira-t-elle jusqu’au bout ?

    Trucage présumé de matches : l’Assemblée nationale met la pression, mais l’enquête ira-t-elle jusqu’au bout ?

    Les promesses d’une enquête indépendante sur les allégations de trucage de matchs suscitent l’espoir, mais les Togolais attendent désormais des résultats concrets.

    Le ministre délégué chargé de la Jeunesse et des Sports, Dr Abdul-Fahd Fofana, est allé plus loin en annonçant la mise en place prochaine d’une commission d’enquête indépendante, en collaboration avec la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage du Togo. Cette commission devra entendre toutes les parties concernées, examiner les preuves et rendre publiques ses conclusions dans des délais jugés raisonnables.

    L’intérêt manifesté par l’Assemblée nationale dans ce dossier constitue une bonne nouvelle. Les soupçons de manipulation de résultats sont trop graves pour être balayés d’un revers de main ou relégués au rang de simple polémique. Le football togolais, qui cherche à renforcer sa crédibilité, ne peut se permettre que cette affaire soit traitée avec légèreté.

    Reste toutefois une interrogation majeure : cette enquête aboutira-t-elle réellement ? Au Togo, les annonces d’enquêtes se multiplient souvent à la faveur de dossiers sensibles, mais leurs conclusions se font rarement connaître du public. Pour convaincre l’opinion, le gouvernement devra cette fois aller jusqu’au bout de la démarche, publier les résultats de l’enquête et, le cas échéant, sanctionner les responsables. C’est à ce prix que la confiance pourra être restaurée.

  • CAR : entre appel à la mobilisation financière et offensive contre les délestages et les inondations

    CAR : entre appel à la mobilisation financière et offensive contre les délestages et les inondations

    Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) multiplie les initiatives pour préparer son avenir politique tout en haussant le ton contre les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les Togolais.

    Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) occupe le devant de la scène politique avec deux annonces majeures. D’un côté, le parti lance une campagne de collecte de fonds baptisée « 100 FCFA par semaine pour le CAR » afin de préparer son sixième congrès statutaire prévu en 2027. De l’autre, il interpelle le gouvernement sur les délestages récurrents et les inondations qui affectent plusieurs localités du pays.

    Dans un communiqué publié le 25 juin, le président national du parti, Yao Daté, invite militants, sympathisants et « toute personne de bonne volonté » à contribuer à hauteur de 100 FCFA par semaine pour soutenir les activités de la formation politique. Selon le CAR, cette mobilisation financière vise à permettre au parti de poursuivre « sa mission dans la lutte pour l’instauration de la démocratie au Togo ». Les contributions sont attendues via des comptes de paiement mobile.

    Le même jour, au cours de son traditionnel « Je dis politique », le CAR a consacré son intervention aux délestages et aux inondations, deux phénomènes qu’il juge persistants depuis plusieurs décennies. Le parti estime que le changement des responsables de la Compagnie Énergie Électrique du Togo (CEET) ne constitue pas une réponse durable aux coupures d’électricité. Il appelle notamment les autorités à présenter un bilan des investissements réalisés dans les centrales thermiques et solaires ainsi que de l’utilisation des fonds destinés à l’éclairage public.

    Le CAR attire également l’attention sur les poteaux électriques endommagés dans plusieurs quartiers de Lomé, estimant qu’ils représentent un risque pour les populations en période de pluies.

    Concernant les inondations, le parti décrit une situation préoccupante dans plusieurs zones de Lomé et de l’intérieur du pays, où routes, marchés et habitations sont régulièrement submergés à chaque saison pluvieuse. Pour y remédier, il propose une série de mesures, parmi lesquelles l’amélioration du drainage, le curage des égouts, l’installation de pompes de relevage dans certains marchés, un plan global d’assainissement du Grand Lomé ainsi que des actions de sensibilisation contre l’occupation des zones inondables.

    Au-delà de ces propositions, le CAR appelle à un dialogue politique inclusif et estime qu’une meilleure gouvernance constitue une condition essentielle pour apporter des réponses durables aux préoccupations des populations.

  • Droits humains : l’ASVITTO dénonce un recul malgré les réformes

    Droits humains : l’ASVITTO dénonce un recul malgré les réformes

    À quelques mois du quatrième cycle de l’Examen périodique universel (EPU), l’ASVITTO et des journalistes ont passé en revue les engagements du Togo en matière de lutte contre la torture, soulignant des avancées juridiques mais aussi des préoccupations persistantes quant à leur application effective.

    À la veille de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture, célébrée chaque 26 juin, l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO), avec l’appui d’Amnesty International, a réuni ce 25 juin à Lomé des défenseurs des droits humains et des journalistes pour faire le point sur la mise en œuvre des engagements du Togo en matière de lutte contre la torture. Une rencontre marquée par une évaluation critique des recommandations formulées lors du troisième cycle de l’Examen périodique universel (EPU) en 2022.

    L’initiative intervient dans un contexte où les organisations de la société civile préparent déjà leurs contributions pour le quatrième cycle de l’EPU, prévu en janvier 2027. Pour l’ASVITTO, il était important d’associer les professionnels des médias à cette réflexion afin de recueillir leurs observations sur le respect des engagements internationaux du pays.

    « En tant qu’organisation de la société civile, nous avons commencé le processus d’élaboration des rapports alternatifs et voulu partager, avec les journalistes, nos préoccupations par rapport à la mise en œuvre de ces recommandations », a expliqué Kao Atcholi, ancien président du Conseil d’administration de l’ASVITTO, récemment nommé directeur exécutif de l’organisation.

    Les recommandations adressées au Togo en matière de prévention de la torture et d’amélioration des conditions de détention étaient au nombre de vingt-quatre. Selon l’ASVITTO, plusieurs avancées ont été enregistrées sur le plan juridique. L’organisation cite notamment la nouvelle loi organique relative à la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), l’intégration du Mécanisme national de prévention de la torture ainsi que la criminalisation formelle de la torture dans le nouveau Code pénal, qui en consacre également l’imprescriptibilité.

    Cependant, ces progrès législatifs ne se traduiraient pas suffisamment dans la pratique. « Depuis que le cadre juridique a été institué, on a eu un semblant de mise en œuvre ; mais il y a eu un grand recul dans la mise en pratique des engagements pris pour la prévention de la torture », a regretté Kao Atcholi. Il évoque notamment les événements survenus en 2025, au cours desquels des allégations d’actes de torture sur des manifestants, y compris des femmes et des enfants, ont été rapportées par plusieurs organisations de défense des droits humains.

    Au-delà de l’évaluation des engagements du Togo, la rencontre a également permis de renforcer les capacités des participants sur les mécanismes nationaux, régionaux et internationaux de protection des droits humains. Les organisateurs ont insisté sur les principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance qui guident les actions de plaidoyer en faveur des victimes.

    À quelques mois du prochain examen du Togo devant les instances onusiennes, l’ASVITTO entend poursuivre son travail de veille afin que les engagements pris sur la scène internationale se traduisent davantage par des résultats concrets pour les citoyens

  • L’inhumation de sa Majesté METO AWOUSSAN IX a lieu ce 27 juillet à Aklakou

    L’inhumation de sa Majesté METO AWOUSSAN IX a lieu ce 27 juillet à Aklakou

    Sa Majesté METO AWOUSSAN IX, Roi des XWLAS d’Agbanakin, Le Chef de la Collectivité SANOUGAH d’Agbanakin, décédé le 3 janvier 2026 à son domicile à Aklakou, sera inhumé ce samedi 27 juillet dans la même localité.

    AVIS DE DECES

    Sa Majesté METO AWOUSSAN IX, Roi des XWLAS d’Agbanakin

    Le Chef de la Collectivité SANOUGAH d’Agbanakin

    Egah Kokou Somousso AHOLOU III, Chef de la Communauté Gota- Fon d’Aklakou

    • SANOUGAH- AMOUSSOU Ahouangbé Angélo, ses épouses et ses enfants en Allemagne

    M.TOULABO Komlan Magloire, marin à Lomé, sa femme et ses enfants

    Veuve FRANCEY Jeanne à Lomé, ses frères, sœurs et leurs enfants

    Les familles : SANOUGAH-AMOUSSOU, ZOKI-HOKANMETO, HILLAH , ALAKPO, ATTIGAH

    Ont la douleur de vous faire part de leur très cher et regretté :

          KPONHINTO Hounnougbo

    SANOUGAH-AMOUSSOU

    Guérisseur traditionnel

    Rappelé à Dieu le 03 janvier 2026 à son domicile à Aklakou

    Dans sa 90è année

    Vous renouvellent leurs sincères remerciements et vous prient d’assister aux cérémonies d’adieu dont voici le programme :

    Vendredi 26 Juin 2026

    22 heures 30 : Veillée de prières traditionnelles (chants et danses)

    Samedi 27 Juin 2026

    09 heures 30 : Cérémonies traditionnelles d’adieu suivies de l’inhumation dans l’intimité familiale

    11 heures : Début des funérailles

    12 heures : Réception et réjouissants

    Maison Mortuaire : Maison KPAKOSSOU, non loin de l’EPP Groupe “D” d’Aklakou Fon-Komé

  • Génie Imhotep : l’élite des Clubs Santé scolaires en route vers la grande finale nationale

    Génie Imhotep : l’élite des Clubs Santé scolaires en route vers la grande finale nationale

    Après plusieurs mois de compétition à travers les sept régions éducatives du Togo, le championnat national de culture générale en santé publique « Génie Imhotep » s’apprête à connaître son épilogue. Les meilleures équipes scolaires du pays se retrouveront les 26 et 27 juin 2026 à Lomé pour la phase nationale de cette première édition.

    L’événement est organisé par AIMES-AFRIQUE et SOS Docteur TV, en collaboration avec l’UNFPA-Togo, sous le patronage conjoint du ministère de l’Éducation nationale, du ministère de la Santé, du ministère des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’enfance ainsi que du ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports.

    Cette compétition, qui met en avant les connaissances des élèves en matière de santé publique, a mobilisé des établissements scolaires de tout le pays autour des enjeux de prévention, de promotion de la santé et de citoyenneté.

    Au terme des phases régionales, sept Clubs Santé représentant les sept régions éducatives du Togo se disputeront le titre suprême. Un seul établissement sera sacré premier champion national de Génie Imhotep.

    Le programme prévoit les quarts de finale le vendredi 26 juin 2026 à partir de 9 heures au Studio Professeur James. Les demi-finales et la grande finale se dérouleront le samedi 27 juin dès 8h30 au Palais des Congrès de Lomé.

    L’événement sera retransmis en direct sur SOS Docteur TV afin de permettre au grand public de suivre cette ultime confrontation intellectuelle.

    Au-delà de la compétition, Génie Imhotep se veut un outil innovant de sensibilisation des jeunes aux questions de santé publique. Cette initiative ambitionne de renforcer la culture sanitaire en milieu scolaire et de faire émerger une nouvelle génération d’ambassadeurs de la santé au Togo.

    Tous les regards sont désormais tournés vers Lomé, où sera connu le tout premier champion national de cette compétition appelée à s’inscrire durablement dans le paysage éducatif togolais.

  • Savanes : le climat passe à l’action

    Savanes : le climat passe à l’action

    La région des Savanes accélère sa riposte face au changement climatique en se dotant d’outils et de mécanismes pour protéger durablement les populations les plus vulnérables.

    La région des Savanes franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de résilience climatique. Les 22 et 23 juin 2026, la ville de Dapaong a accueilli un atelier régional consacré à la diffusion du Plan régional d’adaptation (PRA) et au renforcement des capacités des acteurs chargés de sa mise en œuvre.

    Cette rencontre a réuni les membres du Comité régional du PRA et du Comité de coordination autour des enjeux liés à la gouvernance climatique, au suivi-évaluation et à la formulation des projets d’adaptation.

    L’initiative est portée par le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme, en collaboration avec le ministère de l’Environnement et des Ressources forestières et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Elle s’inscrit dans le cadre du projet NAP Readiness, financé par le Fonds vert pour le climat.

    L’ambition est désormais de passer de la planification à l’action à travers la mise en œuvre des 41 mesures prévues dans le Plan régional d’adaptation des Savanes pour la période 2026-2030. Ces mesures visent notamment à lutter contre la dégradation des terres, les sécheresses répétitives, les inondations, la raréfaction des ressources en eau et les perturbations agricoles.

    Représentant le gouverneur de la région, Kegbero Latifou Seigneur a rappelé l’urgence de renforcer les capacités des communautés locales. « Face à ces défis, il est indispensable de doter les communautés à la base des outils et des moyens nécessaires pour s’adapter durablement aux nouvelles réalités climatiques », a-t-il déclaré.

    À travers cette nouvelle feuille de route, les Savanes entendent mieux anticiper les risques climatiques et construire un modèle de développement plus résilient.

Radio Renouveau228

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